Ce film historique sur la période très sombre de la période stalinienne est dur et glaçant à visionner. Bien que l’on se doute des atrocités de cette sinistre époque, le réalisateur nous les restituent dans ce film avec réalisme. A travers le parcours de ce jeune procureur, on découvre avec lui l’ampleur des exactions de ce régime totalitaire où le coté humain n’a plus vraiment sa place. La réalisation austère avec des plans fixes et des gros plans restitue bien ce monde horrible.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse au Club 13 à PARIS)
Film qui met beaucoup de temps à démarrer. Rythme lent et pesant. Plus le film avance, plus l’intérêt augmente. À réserver aux spectateurs avertis quant au rythme.
Vu au festival de Cannes 2025 Ma note est ici à prendre avec des pincettes. Le film est un des derniers vus pendant le marathon du festival de Cannes 2025 (32 films en 6 jours) et je n'ai pas pu supporter la lenteur de la mise en scène jusqu'au bout. Dans un très beau 4/3, magnifiquement cadré et éclairé, qui apporte une angoisse voulue par le réalisateur, le jeu très théatral pourra paraître quand même assez caricatural. Et le temps est étiré dans toute sa splendeur... Le réalisateur n'hésite pas par exemple à placer le personnage principal dans une salle d'attente, et chacun des autres personnages en attente sont appelés un par un dans un plan fixe qui dure, dure... Donc ma note est ici une note technique, mais pas sur le scénario que je n'ai pas juger sur un visionnage complet.
Adapté du roman soviétique "Dva prokourora" de Gueorgui Demidov, le réalisateur Sergueï Loznitsa signe ici un film dramatique mais surtout profondément froid et pessimiste. Retour en 1937 dans une Russie dirigée d'une main de fer par Staline qui organise des Grandes Purges. Parmi elles, beaucoup de gens sont bien-sûr enfermés à tort et toutes leurs lettres sont brulées. Mais un procureur va essayer de tout faire changer en prenant la défense d'un prisonnier. Bon bien évidemment, on sait comment tout cela va finir mais c'est surtout le combat que tente de mener ce procureur qui va être intéressant. D'autant plus que, pour être honnête, je ne m'y connait pas bien en histoire, surtout lorsque cela touche à l'URSS, le film nous en apprenant alors beaucoup sur l'ambiance pas ouf qui régnait à l'époque. Nous avons alors sous les yeux un jeune procureur qui rêve de justice mais dont les espoirs vont bien-sûr être petit à petit complètement réduits à néant. Un jeune homme cassé par un système répressif dont il en découvre les rouages lorsqu'il rend visite à ce fameux prisonnier. Toutes ces scènes sont d'ailleurs assez difficiles, d'une profonde affliction dans un contexte sacrément sinistre. Et c'est peut-être également le point faible du film, c'est-à-dire qu'à force de vouloir montrer du sinistre à outrance, le réalisateur finit par presque en perdre son spectateur. Alors cependant, je reconnais que cette représentation est nécessaire, difficile de s'imaginer un tel scénario dans un ambiance moins morose mais les plans fixes sur des portes de prison qui durent dix minutes, c'est vite fatiguant ! Le film donne pourtant tout de suite le ton avec sa scène d'introduction comprenant un plan fixe dans lequel des lettres sont brûlées, plan qui s'éternise mais qui est beau visuellement parlant et puis qui montre également la quantité hallucinantes de lettres et donc de prisonniers accusés à tort. Mais, encore une fois, pendant deux heures, c'est fatiguant et on se retrouve alors devant le cliché du film d'auteur russe super lent (coucou Tarkovski, même si je t'aime bien quand même). Ainsi, malgré un sujet très intéressant et même nécessaire, "Deux Procureurs" ne parvient malheureusement pas à captiver le spectateur sur la durée.
20min sympa ensuite chiantos on dirait une parodie du film russe de base mdr long et mal fait en mode bandeur de staline, sinon il y'a quelques plan très bien mise en scène bie cadres en grand angle avec un colorimétrie a peu près froid mais sur le long le film ne magasin emporté malheureusement
Initialement séduit par Deux Procureurs, récit prenant place dans une Russie bolchévique où un jeune proc' se heurte à l'administration soviétique pour faire valoir les droits d'un prisonnier. De ce simple canevas, Loznitsa déroule à mon sens quelque chose de trop programmatique pour vraiment convaincre, délayant constamment chaque séquence jusqu'à une fin attendue. Pourtant, la mise en scène austère et monolithique est cohérente avec le propos, jusque dans sa composition précise des cadres. Anecdotique quand même !
Film vu en avant-première au festival de Cannes. Si vous chercher un film d’action passer votre chemin. Sergeï Loznitsz utilise la lenteur à la perfection. Les acteurs sont géniaux. Un vrai film d’auteur qui fait du bien.