Premier long-métrage de Drew Hancock, Companion s’impose comme un thriller horrifique aussi tendu qu’efficace, porté par une mise en scène nerveuse et une écriture ciselée. Le film suit Iris (Sophie Thatcher), une jeune femme invitée dans la maison de campagne de son nouveau compagnon (Jack Quaid), où un week-end romantique vire rapidement au cauchemar.
Ce qui frappe d’abord, c’est la maîtrise narrative : chaque élément du scénario semble pensé pour revenir plus tard, donnant au film une structure presque mécanique mais diablement satisfaisante. Le rythme s’accélère après un twist bien amené (quoique un peu éventé par la bande-annonce), et ne faiblit plus jusqu’au générique final.
Le ton oscille habilement entre tension, horreur et humour noir, rappelant des œuvres comme Wedding Nightmare ou Don't Worry Darling, tout en injectant une critique sociale sur les dynamiques de pouvoir dans les relations amoureuses. Certains y verront une satire féministe assumée, d'autres un divertissement bien ficelé, mais tous s’accordent sur la performance magnétique de Sophie Thatcher et la direction artistique soignée.
Malgré quelques facilités scénaristiques et des influences parfois trop visibles (Westworld, Ex Machina, Les Femmes de Stepford), Companion réussit à tirer son épingle du jeu grâce à son énergie, son humour grinçant et son regard acéré sur les rapports humains.
L’idée aurait pu être mieux scénarisée, c’est un peu pauvre surtout que y avait beaucoup de potentiel, peut-être pas le bon casting, ça manque de charisme et d’intensité de jeu.
Divertissant et frais Companion est un petit bonbon doux amer suffisamment malin et efficace pour être bien noté. Les thèmes abordés sont intelligemment traités, les acteurs sont convaincants, les twists sont nombreux et la cadence ne souffre d'aucune lenteur. Sans être non plus un chef d'œuvre de l'horreur ce film acidulé à le mérite de faire passer un bon moment, d'être esthétique et de faire un peu réfléchir.
Je ne suis pas un fan de film sur l'intelligence artificielle. Malgré tout, j'étais attiré par ce film sans savoir pourquoi. Je suis agréablement surpris. Il nous tient en haleine et je l'ai trouvé excellent et surtout surprenant.
Il met en vedette Jack Quaid (The Boys) et Sophie Thatcher (Yellowjackets), dans une relecture contemporaine des récits d'androïdes et de relations toxiques.
Sophie Thatcher livre une performance remarquable, incarnant avec intensité l'évolution d'Iris, passant d'une compagne soumise à une entité consciente en quête de liberté. Jack Quaid, quant à lui, campe un Josh inquiétant, dont le charme initial masque une personnalité manipulatrice et toxique. Leurs interactions mettent en lumière les dynamiques de pouvoir et les dérives des relations fondées sur le contrôle.
Drew Hancock signe une mise en scène efficace, alliant suspense et moments de tension. Le film adopte une esthétique rétro-futuriste, évoquant l'univers de Black Mirror, avec une touche de comédie noire. La photographie et la bande-son contribuent à créer une atmosphère oppressante, renforçant le malaise suscité par les thèmes abordés.
Companion explore des thématiques contemporaines telles que l'intelligence artificielle, le consentement, la manipulation émotionnelle et la quête d'identité. Le film questionne la frontière entre l'humain et la machine, tout en critiquant les rapports de domination dans les relations amoureuses. Il offre une réflexion sur la manière dont la technologie peut être utilisée pour contrôler et exploiter autrui.
Companion est un thriller intelligent et audacieux, qui parvient à divertir tout en abordant des sujets profonds et actuels. Grâce à une réalisation soignée et des performances convaincantes, il s'impose comme une œuvre marquante dans le paysage cinématographique de 2025. Un film à voir pour les amateurs de récits dystopiques et de réflexions sur la condition humaine à l'ère de l'intelligence artificielle.
Companion est le premier long-métrage de cinéma de Drew Hancock. Auparavant, le cinéaste a travaillé à la télévision et cela peut expliquer le style visuel du film. Effectivement, ce dernier possède une photographie colorée. Heureusement, ce style volontairement proche d’un sitcom n’est pas une faute de goût mais donne un style joyeux et optimiste qui permet de contraster avec les personnalités réelles des personnages et la violence de leurs comportements. Grâce à un scénario très ingénieux et une interprétation excellente (dont une Sophie Thatcher qui sortait juste de l’effrayant Heretic), Drew Hancock crée un suspense assez prenant qui devrait satisfaire les amateurs de thriller de science-fiction sans pour autant marquer le genre.
Companion est une réussite : un scénario bien ficelé, un casting solide, des thèmes multiples abordés ( amour, "me too", amitié, trahison, cupidité, etc ), des surprises, un rythme entrainant, du suspense. Et surtout, une morale profonde inattendue, dans une époque où le robot s'apprête à vivre avec l'humain. Bien joué !
Fusion originale entre science-fiction, horreur et comédie noire, "Companion" suit un couple en apparence idéal, dont le week-end entre amis prend une tournure inattendue lorsque l'on découvre qu'Iris est en réalité une androïde programmée pour être la compagne parfaite. Sophie Thatcher incarne avec justesse une Iris en quête d'identité, tandis que la réalisation de Hancock parvient à instaurer une ambiance à la fois tendue et captivante. On constate néanmoins des longueurs et un développement insuffisant des personnages secondaires. Une narration plus concise aurait permis de renforcer l'impact de l'histoire.
Avant tout : ne regardez pas la bande-annonce. D’ailleurs, exceptionnellement, je ne vous la partage pas, car autrement, vous allez juste être spoilés de tout le film. C’est clairement plus cool de le découvrir sans en savoir trop à son propos.
En vrai, c’était un film sympa pour se changer les idées. Entre toute autre chose, il dénonce l’emprise psychologique de façon un peu satirique, et on aurait plus tendance à classer le film dans la catégorie comédie plutôt que drame. Déjà, on part sur un huis-clos à base de villa luxueuse perdue au milieu des bois et d’un groupe d’amis (vraiment ?) réunis pour le week-end. Ça commence bien, tout beau, tout joli, c’est la fête, qu’est-ce qu’on s’amuse. Jusqu’au premier dérapage d’une longue série, là où nos personnages vont se dévoiler. Iris, la perso principale jouée par Sophie Thatcher m’a beaucoup plu, grâce à un charisme évident. Iris est littéralement la compagne idéale et Josh.. un gros pervers narcissique.
Mais pour être honnête, bien que ce film soit super sympa à regarder, il ne restera pas en mémoire (d’ailleurs, pour être honnête, j’ai déjà oublié la fin, alors que je l’ai vu la semaine dernière).
Toutefois, si vous aimez Black Mirror et que les dérives de l’intelligence artificielle vous intéresse, il pourrait vous plaire (j’vous en dis pas plus..)
Companion, c'est un épisode de Black Mirror d'1h 30 avec notre Hughie Campbel, où un robot va tuer des gens, mais toujours avec un fond social bien chargé !
C'est vraiment le genre de film qui est efficace, qui fait passer un bon moment et peut déclencher une phobie pour les tire-bouchons automatiques..
Le film s'approche très souvent du genre horrifique sans jamais franchir le pas en gardant une forme de sarcasme qui l'éloigne de l'horreur et le rend plus regardable.
C'est très bien fichu, de nombreux éléments sont sous nos yeux, et servent l'intrigue d'une manière tout sauf prévisible, mention spéciale au tire-bouchon automatique...
Le film livre une critique maligne sur le couple, l'emprise de l'homme sur la femme, et jusqu'où cela peut mener.
Allez voir Compagnion, c'est vraiment réussi mais débarrassez vous de votre tire-bouchon automatique, ça vous évitera de mauvaises idées...Conseil d'ami...
Dans la mouvance revenge movie/survival avec une photographie colorée, des acteurs et actrices qui se font plaisir, sur fond de SF robotique. À la fois drôle sans être burlesque, et quand même cauchemardesque !
Bon film ! Original, divertissant et même assez drôle par moment. Film qui pose des vrais questions sur le chemin pris par nos sociétés modernes. À voir !