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Raz OrB
9 abonnés
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4,0
Publiée le 19 juillet 2026
Dérangeant, pesant, énigmatique, atypique, beaucoup de superlatifs pour un film étrange où il faut sortir des sentiers battus et réfléchir hors des cases pour comprendre le concept. Visuellement très réussi, plutôt bien réalisé autant qu'interprété, un peu longué et quelque peu laborieux dans certains plans séquences, on saluera la créativité alambiquée du jeune réalisateur de 20 ans et un mise en scène certes déjà vue mais qui fonctionne toujours.
Backrooms n’est jamais aussi perturbant que lorsqu’il arpente inlassablement les couloirs identiques desservant des pièces identiques et pourtant dérèglées, résultats d’un architecte fou ou de modifications impossibles du bâti, matière d’un cauchemar qui nous renvoie à nos propres peurs. L’intérêt esthétique rencontre ici un discours anticapitaliste bienvenu : le choix d’un vendeur de meubles désespéré par le vide de son magasin et de sa profession – aucun client – réfléchit dans un miroir invisible, ce même miroir spoiler: derrière lequel reste bloquée l’employée que nous ne voyons pas , l’inertie de notre condition humaine et les dégradations que nous lui faisons subir dans l’espoir de réussite économique ; en cela, spoiler: la métamorphose du commercial en pirate monstrueux et décharné ne fait que synthétiser son corps avec celui du mannequin participant à une stratégie publicitaire purement américaine, à grand renfort de décalage parodique facile, de slogans creux et de paroles hautes, tous deux greffés à cette ombre mystérieuse et dévorante.
Il est dommage que le réalisateur se plaise à jouer au petit malin, énumérant les explications pour mieux les invalider et ainsi asseoir son pouvoir : au lieu de décupler la force des « backrooms » par la mise en scène, les séquences psychologiques, portées par des discours mal écrits, tendent à les circonscrire, à les cloisonner et à en faire disparaître la valeur traumatique. Restent quelques moments de malaise réussis.
Un film angoissant, psychologique et parfois terrifiant. J’ai bien aimé l’ensemble haletant. Apres c’est particulier aussi maos on sait ce qu’on vient voir avec des moments frissons .
Franchement, par rapport à d'autres films, je trouve vraiment ce film Backrooms incroyable, la photographie, les prises de vues, la colorimétrie etc... Ça se voit que Kane Pixel est un passionné de cinéma, il aime l'art et ca ce voit. Les plans sont propres et maîtrisés. Pour un réalisateur de 21 ans, CHAPEAU ! J'ai passé un super moment.
Un film qui mélange dérangement et horreur. Un malaise palpable qui nous fait traverser l'écran et entré dans l'univers insalubre des backrooms, le film est intéressant à analyser qu'à voir cela dit toujours près à nous faire frissonner.. Le jeu spoiler: des acteurs, les types de cadrages, de musique, et les jeux de lumière nous plonge dans une ambiance pesante et nous mène vers l'angoisse. Je recommande ce film !
Le film est bien. L’ambiance est pas mal, c’est ce qui rend le film un peu anxiogène. L’histoire était un peu lente au début, mais vers le milieu du film ça décolle. L’intrigue commence à peine à se poser…. Quand le réalisateur décide de nous laisser sur notre faim et ne donne pas la réponses à de nombreuses questions, à tort ou à raison.
Backrooms : L'architecture clinique d'un deuil impossible
Il est des films qui avancent masqués sous les oripeaux du cinéma de genre pour mieux dissimuler un drame intime d'une violence inouïe. À première vue, *Backrooms* se présente comme l'adaptation habile d'un mythe numérique moderne : ce labyrinthe infini de cloisons jaunies et de néons bourdonnants où la réalité semble avoir bugué. Pourtant, à mesure que le récit se déploie, le spectateur comprend que le véritable sujet ne réside pas dans cette science-fiction de surface, mais dans les replis d'une mémoire profondément fracturée. *Backrooms* n'est pas un film d'horreur fantastique ; c'est l'autopsie clinique et poignante d'un traumatisme d'enfance.
Dès les premières séquences, le long-métrage s'écarte du réalisme pour épouser une logique purement onirique, presque lynchienne. La protagoniste, une psychologue habituée à sonder l'esprit des autres, se retrouve prisonnière d'une architecture qui n'est autre que la projection macroscopique de son propre subconscient. La matrice de cet espace absurde est biographique : c'est l'appartement de sa mère, femme atteinte d'une folie paranoïaque qui s'y barricadait jadis en occultant les vitres et en empilant des chaises dans l'entrée. Le film réussit le tour de force de matérialiser ce huis clos originel en un labyrinthe sans fin. Courir dans les Backrooms, c'est, pour cette enfant devenue adulte, arpenter à nouveau la psyché maternelle et revivre l'enfermement.
La mise en scène multiplie les indices de cette grille de lecture thérapeutique. Le glissement dans les niveaux inférieurs prend des airs de chute dans le terrier d'Alice, révélant une corniche vertigineuse où s'empilent des pièces ajourées à l'infini : une métaphore visuelle saisissante de la dissociation psychique, où chaque case mentale isole un souvenir trop lourd à porter. Le passé ne s'y efface pas, il s'y accumule de manière physique à travers un processus d'ensevelissement de la matière, rappelant les barricades de la mère qui saturent l'espace présent.
Dans ce théâtre mental, les figures monstrueuses perdent leur anonymat. Le croque-mitaine aux traits du Capitaine Crochet, dévoreur d'enfants issu de l'imaginaire enfantin, se confond avec un mystérieux architecte raté. Cet homme, qui passe du statut de victime geignarde à celui de persécuteur, incarne le grand angle mort de cette enfance : le père défaillant. La protagoniste n'agit pas ici en victime terrifiée, mais en analyste animée d'une pulsion de réparation. En tentant de soigner cet homme avant de le renvoyer à ses propres responsabilités, elle rejoue la scène primitive pour tenter de se libérer d'une culpabilité héritée.
La conclusion du film abandonne définitivement toute promesse de salut hollywoodien pour sceller une tragédie clinique. La multinationale, autrefois spécialisée dans les IRM et désormais occupée à cartographier ce labyrinthe, apparaît comme le reflet froid de l'institution psychiatrique. Les scientifiques en combinaisons de décontamination jaunes, évoquant le personnel de l'asile où fut internée la mère, ne viennent pas sauver l'héroïne, mais contenir sa folie. Malgré la lueur de paix transitoire apportée par Phil — rémanence rassurante d'un médecin de l'enfance —, la chute finale s'avère d'une noirceur lucide. Réduite à errer parmi les facettes figées de ses propres souvenirs lors d'une scène de repas éprouvante, la psychologue accepte son sort. Elle ne guérit pas du labyrinthe ; elle se résigne à habiter le paysage de son trauma, définitivement cartographiée par la science. Une œuvre puissante et vertigineuse sur l'impossibilité d'échapper aux coulisses de notre propre histoire.
C'est un film qui mélange horreur, thriller, science-fiction. spoiler: Par contre je n'ai toujours pas compris la scène post-generique qui dure au moins 10 minutes. J'ai vu le film le 18 juillet et oui il y a une scène post générique filmé en caméra subjective.
L'idée de départ est excellente. L'univers des Backrooms est fascinant et les décors créent une véritable sensation de malaise, comme un cauchemar dont on ne peut pas s'échapper. Malheureusement, un bon concept ne suffit pas à faire un grand film.
Le principal défaut est le scénario. On suit le personnage qui passe d'une pièce à l'autre sans jamais comprendre où le film veut nous emmener. L'impression de tourner en rond finit par prendre le dessus et le récit manque de progression. Le mystère est intéressant au début, mais il remplace peu à peu l'histoire au lieu de la servir.
Autre point faible : l'absence d'émotion. Les personnages sont peu développés et il est difficile de s'y attacher. Résultat, les scènes censées être angoissantes perdent une partie de leur impact.
Impossible de ne pas penser à Cube, qui utilisait lui aussi un lieu mystérieux et oppressant. La différence, c'est que Cube proposait un véritable objectif, une évolution constante et des personnages qui donnaient envie de connaître leur destin.
Au final, Backrooms est une belle démonstration d'ambiance et de direction artistique, mais il manque selon moi l'essentiel : une histoire qui captive et des personnages qui font naître une véritable émotion.
Un film excellent qui ne cherche pas a faire peur mais a créer du stress et a oppresser les spectateurs le seul defaut du film est le fait qu’il n’est pas assez long et tous les gens qui disent que le film est nul ils n’ont juste rien compris et ne connaissent rien aux backrooms pareil pour tous ceux qui s’attendaient a un film qui reprenait les elements des jeux lmce film parle des backrooms de Kane Parsons pas des backrooms des wikis et des jeux donc comprenez le film avant de cracher dessus