Ce film est le prolongement au cinéma d’une série de vidéos diffusées sur YouTube par Kane Pixels (de son vrai nom Kane Parsons), explorant le mythe urbain des backrooms, ces lieux fictifs en marge de la réalité. Ici : en marge d’un magasin de meubles, une enfilade labyrinthique de pièces aux murs jaunes, vides ou parsemées d’objets hétéroclites, ou traversées par quelques créatures inquiétantes. Le concept du film est intrigant. La conception des espaces, assez extraordinaire. Et la réalisation, sans surenchère d’effets, efficacement flippante. Mais pas que. Ce que l’on peut apprécier dans ce projet, c’est qu’il dépasse assez vite le simple exercice de style en matière d’épouvante pour donner à envisager des espaces mentaux dont les espaces physiques sont les concrétisations mystérieuses et fascinantes. Des espaces de formation et de déformation de souvenirs. Un labyrinthe de l’inconscient, avec ses traumas et ses monstres. Un lieu d’anéantissement, aussi. On aurait aimé que l’auteur creuse davantage le fond. Mais il y a déjà là une bonne matière à réflexion, sans clé narrative évidente et donc ouverte aux interprétations. C’est un petit “précipité” psychanalytique et surréaliste, avec une scène mémorable (la scène du repas), une fin troublante et un ensemble de références bien choisies, bien exploitées. On est quelque part entre Le Passe-muraille de Marcel Aymé, Alice au pays des merveilles, les œuvres de Dali, les films d’épouvante en mode “found footage”, le Being John Malkovich de Spike Jonze, l’univers de David Lynch… Des influences brillamment digérées et une perspective inédite, par un cinéaste qui a tout juste passé 20 ans. Et qui promet.
J’ai particulièrement aimé Backrooms car derrière son scénario en apparence assez simple se cache une véritable richesse d’interprétation. Le film fonctionne par couches successives et laisse chacun libre d’y projeter sa propre lecture.
La photographie est magnifique, avec des cadres et des lumières qui installent un malaise constant sans jamais forcer l’effet. J’ai aussi beaucoup apprécié la manière dont le film brouille progressivement la frontière entre réalité et psyché. À mesure que l’on suit Mary, on perd nos repères en même temps qu’elle, sans toujours savoir ce qui relève du réel, de l’inconscient ou d’une mémoire déformée.
C’est également ce qui rend la relation entre Mary et son patient Clark si fascinante. Une question demeure tout au long du film : Mary est-elle réellement prisonnière de l’univers mental tourmenté de Clark, ou est-ce au contraire le travail thérapeutique qu’elle mène avec lui qui fait remonter ses propres traumatismes enfouis ? Plus le récit avance, plus les frontières entre leurs psychés semblent se confondre, jusqu’à faire de Clark autant un patient qu’un révélateur des blessures intérieures de Mary.
Cette ambiguïté nourrit une multitude de lectures. On peut y voir une descente dans l’inconscient, une réflexion sur le deuil, la culpabilité, le traumatisme ou encore sur notre rapport à des espaces modernes à la fois familiers et profondément déshumanisés. Le film ne cherche jamais à imposer une réponse unique et gagne en profondeur à mesure qu’on y réfléchit. Chaque spectateur peut y trouver sa propre interprétation, ce qui donne envie d’en discuter longtemps après la séance.
Une œuvre immersive, troublante et intelligente, qui continue de me retourner l’esprit bien après le géné’ai particulièrement aimé Backrooms car derrière son scénario en apparence assez simple se cache une véritable richesse d’interprétation. Le film fonctionne par couches successives et laisse chacun libre d’y projeter sa propre lecture.
La photographie est magnifique, avec des cadres et des lumières qui installent un malaise constant sans jamais forcer l’effet. J’ai aussi beaucoup apprécié la manière dont le film brouille progressivement la frontière entre réalité et psyché. À mesure que l’on suit le personnage principal, on perd nos repères en même temps que lui, sans toujours savoir ce qui relève du réel ou de son monde intérieur.
C’est aussi ce qui fait la force du film : il peut être lu de multiples façons. On peut y voir une descente dans l’inconscient, une réflexion sur le deuil, la culpabilité ou encore sur notre rapport à des espaces modernes à la fois familiers et profondément déshumanisés. Le film ne cherche jamais à imposer une réponse unique et gagne en profondeur à mesure qu’on y réfléchit.
Une œuvre immersive, troublante et intelligente, qui continue de me retourner l’esprit bien après la séance.
J’ai plutôt bien aimé Backrooms, même si ce n’est pas un film qui m’a totalement convaincu. On retrouve tous les éléments qu’on attend d’une adaptation des Backrooms : une ambiance oppressante, des lieux immenses et inquiétants, ainsi qu’un véritable sentiment d’être perdu dans un monde qui n’a aucun sens. Certaines scènes sont vraiment réussies, notamment les courses-poursuites avec le Capitaine Clark, qui rappellent parfois l’atmosphère de jeux vidéo d’horreur comme Poppy Playtime.
Visuellement, le film est très intéressant et propose plusieurs séquences marquantes qui exploitent bien le concept des Backrooms. En revanche, certaines scènes sont moins captivantes et le rythme connaît quelques baisses par moments. La fin est également assez particulière et laisse beaucoup de questions en suspens, avec une conclusion très ouverte qui pourra autant intriguer que frustrer selon les spectateurs.
Au final, c’est un film intéressant qui respecte bien l’univers des Backrooms et qui propose plusieurs moments mémorables. Je ne l’ai pas adoré, mais j’ai passé un bon moment devant et je pense que les fans de cet univers y trouveront ce qu’ils étaient venus chercher.
C'est un film rare Avec son propre monde ça peut faire penser à Lynch Et plus évident Shining (mais ça doit être une ref du réal je pense) Quand tu sors du film, tu peux acquérir un regard "Backrooms" sur la vie Après la séance Je me suis surpris à regarder les magasins La rue Les gens qui passent avec ce regard poisseux Dérangeant Critique aussi Sur notre société moderne Dénaturalisée Peu de film arrive à faire un truc pareil Il y a donc une maîtrise réelle de l'univers Et une réal qui colle parfaitement à cet univers Pas évident pour un mec de 20 piges Et Pas évident le projet sur le papier Le mec sur YouTube avec son style found foutage réalisé sur blender n'avait presque pas de tournage Tout sur ordi En plus il réussit ça en évitant la case "humour" (en tout cas humour volontaire, le film peut être éventuellement drôle à cause parfois de son aspect limite grotesque) Le film respecte sa propre ambiance Travaille son atmosphère Sa cohérence Un peu dommage l'acteur principal qui est trop série Z mais c'est assez cohérent avec le personnage malgré tout Donc Chapeau !!!!
Cela faisait 3 ans que j'attendais ce film. Et franchement, je n'ai pas été déçu ! ✨ L'ambiance est très psychologique, c'est surtout les effets sonores qui mettent l'ambiance glauque des Backrooms. L'histoire est la même que les vidéos originelles avec une exception : spoiler: les entités. Elles ne correspondent pas à celles qu'on avait pu voir dans les vidéos, mais elles restent supers intéressantes et terrifiantes ! . spoiler: La fin était très intéressante, surtout avec la version entité de Mary : j'ai vraiment hâte de voir la suite ! Les spoiler: jumpscares étaient très réussis ! ✨ J'ai beaucoup apprécié, ce n'était pas très gore, mais c'est pas grave ! Je précise cependant qu'il y a quelques de violences psychologiques et physiques, mais ça passait très bien J'attends avec impatience la suite, spoiler: pour découvrir spoiler: Mary en entité ! En tant que fan des Backrooms, moi et ma meilleure amie approuvons totalement le film et le recommandons a tous ceux fans des vidéos YouTube de Kane Pixels et à tous ceux qui ont suivi le lore sur 4chan et Reddit ! ✨ Aucun doute sur le fait que c'est mon film préféré de l'année ❤️
Excellent film d'horreur, entre les univers de Lynch et de la franchise CUBE. Le jeune cinéaste a un talent fou et parvient à distiller une ambiance de mystère dans un récit que ne délivre pas toutes ses clefs et s'avère être à multiples lectures. Superbe travail sur le décor et l'ambiance. Du grand art.
5 pour le coup de génie de ce jeune réalisateur de 20 ans, qui fait le buzz avec cette oeuvre horrifique, found footage, parfois poétique et très surréaliste. Backrooms ou l'antichambre de nos démons intérieurs, un cauchemar sanglant pour tous ceux qui s'y font piéger. Rentrer dans ce monde labyrinthique. les décors sont dingues, et l'ambiance ou plutôt l'atmosphère si spéciale est vraiment la clé du succès du film. Pour tout les fans comme moi de l'étrange, c'est la séance idéale pour voyager dans les arcanes les moins avouables. Le rythme monte crescendo et l'issu de l'histoire apporte encore plus son lot d'énigmes. Contrairement à ce que disent certains, ce film n'est absolument pas réalisé par un débutant mais un vrai amateur de film fantastique.
Je commente pas énormément mais la c’est un film vraiment très étrange j’ai jamais ressenti ça auparavant, pour moi c’est un sans faute, un bon film à regarder en juin.
En l'espace d'un mois, la planète cinéma s'est mise à tourner en boucle autour de deux phénomènes horrifiques qui ont réussi à mettre à genoux Star Wars et Les Maîtres de l'Univers. Le premier, Obsession, est parti pour devenir un classique de la génération Z. Et le second, Backrooms, achève de convaincre que les vidéastes Youtube méritent mieux que d'être considérés comme des turbines à références pop. Pensez-vous, le film de Kane Parsons tire son concept d'une simple photographie publiée sur les forums 4chan en 2011. Un espace liminaire, des couloirs sans fin, des tapisseries jaunes et des néons. Il n'en faut pas plus pour que les internautes de tous poils y injectent leurs créativité...et leurs angoisses. Kane Parsons est de ceux-là, il créé sa propre web-série sur le phénomène internet. Et quatre ans plus tard, le voilà à la tête d'un premier film à 10 millions sur le même sujet. Pour un jeune cinéaste de 20 ans, Parsons fait déjà montre d'un style indéniable dans la première heure, qui déroule son programme et la découverte de ce lieu caché avec un mélange parfait de minimalisme et de tension. Les cadres sont travaillés, les plans fixes et mouvements font travailler l'esprit du spectateur et sans effort, l'amène à juxtaposer ces immenses salles vides avec notre monde matériel (la maison, le parking, le magasin de meubles,...). Idée toute simple mais imparable pour diffuser un sentiment d'inconfort quasi-inexplicable. Et la manière d'utiliser les focales courtes, déformant les perspectives, fait littéralement ressentir que les personnages sont inexorablement écrasés par leur environnement. Certains éléments restent soumis à l'interprétation, tant mieux. Car c'est dans la seconde partie, plus explicative, que Backrooms se prend les pieds dans le tapis. À partir du moment où le personnage de Mary (Renate Reinsve, parfaite) prend les commandes, le récit s'égare dans la thérapie peu inspirée et dévoile un antagoniste un peu trop grotesque pour être réellement flippant. Et on peut trouver à redire sur le développement de Clark (Chiwetel Ejiofor, très bon). Comme souvent, ce qui fait le plus peur c'est ce qu'on ne voit pas, ce que l'on projette. Et finalement, Backrooms est une œuvre d'atmosphère plus qu'un moment de terreur, qui nous met face à quelque chose qu'on croit reconnaître mais sur lequel on arrive jamais vraiment à saisir le sens. Donc, plutôt pas mal pour un premier film.
Difficile de ranger ce film dans une catégorie tellement il ambitionne d'explorer de genres. Finalement il n'y a rien de bien intéressant, un vide labyrinthique comme ces pieces, sinon une mouche....je me garde de spolier ce moment. Je propose l'équipe des décors pour les Oscars.
Heureusement que je note le film a froid, il gagne 1 étoile supplémentaire, après réflexion c'est un très bon premier film d'une potentiel longue histoire, certaines scènes sont à écourté, parfois trop longues, mais la fin s'accélère drastiquement et tout se déroule parfaitement. Les pièces du puzzle s'assemblent, l'univers, l'ambiance, les effets caméras, le scénario, on peut assister au meilleur démarrage de l'année comme le début d'une descente aux enfers. Chose dont je doute. Le réalisateur nous mène tout droit vers son univers qui, je l'espère va nous combler et nous surprendre, très bon premier film, je recommande.
Je suis sorti de Backrooms sans connaître tout l’univers dont tout le monde parle, et je dois dire que j’ai été agréablement surpris. L’horreur n’est pas du tout là où on l’attend. Pour moi, le film est avant tout une expérience psychologique : il joue davantage sur la folie, le malaise et son style visuel que sur une horreur classique. Il n’y a finalement que très peu d’horreur au sens traditionnel du terme. J’ai immédiatement pensé à Blair Witch, que je n’avais pourtant pas apprécié. Mais ici, je ne me suis jamais ennuyé et je n’ai jamais eu cette impression de réalisation brouillonne ou fatigante. Le côté found footage est bien mieux maîtrisé et sert réellement l’ambiance sans devenir un obstacle à l’immersion. Toute la première partie est particulièrement intelligente. À partir du moment où l’actrice principale entre dans le magasin, le film devient excellent et parvient à créer une véritable tension. Malheureusement, l’acte final m’a laissé perplexe : je l’ai trouvé difficile à comprendre et sa conclusion m’a paru ratée. C’est dommage, car jusqu’à ce dernier acte, Backrooms proposait une expérience originale.
Visuellement impactant et scénaristiquement bien construit, Backroom fait monter une tension et réussit dans ce quasi huit clos a nous faire croire, a nous duper, a nous faire peur et surtout a nous faire vivre une vraie expérience. La musique, La colorimétrie, la réalisation font de ce premier long métrage une franche réussite !
Une phrase est venue spontanément lorsque le générique s'est conclu : il l'a fait !
À seulement 20 ans, Kane Parsons prouve à tout le monde que son talent transcende le cadre du court-métrage Blender sur YouTube. Doué d'une maîtrise déjà professionnelle du cadrage, du design sonore, de la narration environnementale et d'un symbolisme fort, son premier long-métrage à budget (10 millions de dollars) étonne par son esthétique visuelle et auditive parfaite.
Toutes les peurs, justifiées, qui ont accompagnées l'annonce du phénomène internet au cinéma sont magnifiquement effacées par un film angoissant, intriguant, ouvert aux moults théories - sans pour autant se confondre dans un mélange pompeux et incompréhensible comme d'autres productions A24.
Une traversée dans la psyché de personnages torturés matérialisée par un décor aux allures de vallée de l'étrange. Kane Parsons, en parlant aux traumas de sa génération via les moyens d'expression de sa même génération, continue de prouver qu’un renouveau cinématographique est déjà en chemin.