J'ai rarement vu un concept aussi prometteur : explorer des espaces liminaux incohérents et labyrinthiques pour en faire un film d'horreur, être à l'arrivée aussi convenu et plat. Je crois que passé la séquence d'introduction qui a l'avantage d'être un peu intrigante et de nous plonger directement dans le cœur de l'action, tout le reste me semble tellement vain et déjà vu. On a une séquence lunaire chez le psy pour bien expliquer lourdement le passé du personnage principal (psy jouée par Renate Reinsve qui a toujours donc 0 bon film à son actif), c'est long, vraiment long en plus d'être clairement surécrit et pas naturel pour un sous. J'y crois pas à ces personnages. Le héros, la psy, tous... Et là le film m'a perdu. Coupe ce passage, il ne sert à rien, c'est pas comme si la psychologie des personnages étaient intéressante amenée comme ça et si c'est pour en faire un cliché, autant s'abstenir je pense.
Le concept était bon : faire explorer des espaces liminaux, le faire en found foutage, pourquoi pas, mais il fallait vraiment axer le film sur ça, pas faire de la psychologie de comptoir, tenter de développer des personnages inintéressants, tenter de justifier tout ça. Nan, tu as une idée, pousse la à fond. Des mecs explorent les backrooms, tentent de trouver la sortie et se perdent dans ces couloirs étonnamment familiers et pourtant étranges. Pourquoi tu veux donner un sens à ça ? Tiens ton exploration pendant 1h20 et c'est très bien.
Là le film est atrocement long, 1h50 pour rien... En fait il n'arrive à faire ce qu'avait réussi Barbarian en son temps, c'est à dire changer de personnage principal à la moitié du film, réussir à instaurer un trouble sur les personnages et surtout, surtout, donner un côté vertigineux et angoissant à ce labyrinthe découvert sous la maison.
Même au niveau des décors je suis déçu, il y avait moyen d'aller plus loin, limite dans Severance ça a plus de gueule et c'est plus angoissant (je dis ça alors que je n'aime que très moyennement cette série moyenne pour gens moyens). En fait toute l'étrangeté vient d'un coup, sans que la tension ait le temps de monter. Ah ok en fait il y a un labyrinthe sous le magasin et il y a des cris étranges et des gens qui te pourchassent sans que tu saches pourquoi. Ok, ben cool. C'est nul. Où est la montée progressive en puissance ? Toutes les idées sont balancées dans les premières secondes. Il n'y a plus rien ensuite. Si ce n'est de la psychologie de comptoir assez insupportable.
En fait il y a indéniablement de bonnes idées, mais très mal exécutées, le film au départ est mal écrit, la mise en scène est mal pensée... Et par pitié virez les explications esotérico-freudiennes.
Quel ratage !
On dit partout que le réalisateur n'a que vingt ans, et bien ça se voit. Tout ça est attendu, coche des cases et pas abouti pour un sous. Il faut épurer. Peut-être qu'en court métrage ça passe mieux, parce qu'il n'a pas le temps de parler de psychologie... mais ça ne règle pas le problème de la mise en scène qui ne rend pas hommage aux décors labyrinthiques et angoissants.
On retrouve l'ambiance oppressante des backrooms, mais le tout est mélangé à une interprétation psychanalytique qui n'apporte pas grand-chose à mon sens. C'est intéressant que l'histoire ne soit pas juste une course-poursuite dans des couloirs sans fin, je comprends l'idée, mais c'est beaucoup trop lent et destructuré pour que les deux puissent se combiner vraiment. Au final, j'aurai préféré un film moins ambitieux mais plus carré dans son rythme, un peu à la manière de The Descent ou As above So below.
Heureusement, le jeu de Chiwetel Ejiofor est superbe, ainsi que la photographie. Il y a un vrai effort de respecter cet univers creepypasta et son esthétique, et pas juste de surfer sur l'engouement des jeux backrooms. Au final, beaucoup de symboles et peu d'explications.
Backrooms est un chef d'œuvre. Mais j'ai vu dans les critiques des choses vraiment que je trouve absurdes. Beaucoup de gens disent que le film est ennuyeux et qu'il ne se passe pas beaucoup de chose. Mais enfin C'EST KE BUT. Vous allez voir un film qui parle des backrooms, pas des entités des backrooms, les backrooms cest juste le lieu. De base, la chose la plus dangereuse dans les backrooms c'est de fondre de solitude. C'est comme aller voir Jurassic Park et dire "c'est mauvais, j'aime pas le dinosaures". Ce qui fait que le film est bien, cest que c'est justement ennuyant pour que d'un coup cette règle se brise et la intervient une apparition choquante d'une entité. Et c'est tres bien tenu, au début on nois dit qu'il y a une entité, et arrive un moment donné ou la tension augmente pour que ca éclate et que la fuite commence. Je trouve le film tres réussi, en sachant que cest parson qui l'a fait (il est tres jeune). Je trouve ca vraiment réussi, bravo
Heureusement que je n'ai pas vu ça au cinéma. Un film d'horreur ? C'est une blague ? Un moment j'ai failli croire que cela allait être bien...et puis non, même pas du tout. J'ai beaucoup de mal à saisir l'engouement autour de ce film. Concept inexploité, on s'ennuie ferme. C'est aussi nul que le dernier Silent Hill. Ça devient rare un bon film d'horreur, et c'est pas Scream 7 qui va sauver le navire...
J'ai dû passer à côté de toute la philosophie du film (et à priori je ne suis pas le seul), bien qu'un certain nombre de spectateurs y voient un chef d’œuvre. Visuellement, la charte graphique et certains plans apportent une dose d'anxiété et d’angoisse indéniable, mais il n'y a pas grand chose au delà de ça. Les acteurs sont bons mais il ne se passe rien, l'ennui s'installe rapidement et ne disparaît jamais vraiment. Je ne connaissais pas les Backrooms avant cette sortie salle, je ne suis pas allé voir sur Youtube (et cela ne m'a pas donné envie de creuser). Après avoir vu le film, j'ai essayé d'en chercher le sens sur le net sans vraiment trouver autre chose que des théories et les interviews de Kane Parsons n'apportent rien de plus, ce dernier refusant souvent de répondre car "ses fans prennent ses paroles trop sérieusement". Pour moi cela résonne plutôt comme une excuse parce que l'on a pas vraiment la réponse à la question. Au moins Nolan l'avouait pour Tenet : "ne cherchez pas à comprendre, ça n'a pas de sens".
Le concept de l'espace caché, fictif et labyrintique est intrigant. La mise en scène de ce nouveau monde fascinant est extrêmement travaillé, pensé en détails, comme une création d'art contemporaine mais géante. C'est en cela que suscite l'effroi, en ajoutant l'enfermement, un danger qui guette. Il est aisé de faire le parallèle avec la psychanalyse, la complexité infinie du subconscient : peurs enfantines, souvenirs déformés, folie mentale, lieux rassurants etc. Autant de lectures laissées au spectateur induites par de multiples influences (cinéma ou littérature), et un savant mélange entre réel et abstrait. Un projet innovant, troublant et bien mené, par un tout jeune réalisateur.
Backrooms, une métaphore de l'enlisement dans des schémas absurdes, sous-jacent de la folie
Dans Backrooms, l'espace semble proposer une infinité de chemins alors que les personnages reproduisent continuellement les mêmes raisonnements. C'est là que le labyrinthe devient réellement inquiétant. Clark cherche à le cartographier, à transformer l'incompréhensible en architecture intelligible. Mary possède ses propres outils pour ordonner les comportements et leurs causes. Async poursuit finalement la même entreprise avec des moyens scientifiques. Trois approches différentes se heurtent au même problème : chacun persiste à chercher une solution à l'intérieur du système intellectuel qui l'empêche précisément de la trouver. Le film fait ainsi de la répétition moins une conséquence de l'enfermement que l'une de ses causes.
Le film joue sur nos peurs, notre manière à faire des choix. Pourquoi on prend toujours les mêmes chemins ? Nous sommes comme enfermés dans un labyrinthe où nous avons inconsciemment la clé pour nous en sortir, mais on ne veut jamais la choisir ! Un film qui adapte un jeu culte, avec une Renate Reinsve terrifiée ! En voyant ce film, on ne peut s'empêcher de faire un parallèle à Exit 8 de Genki Kawamura et adapté du jeu vidéo culte.
Cette proximité tient notamment à la manière dont l'anomalie oblige à regarder autrement un environnement que l'habitude rend presque invisible. Dans Backrooms, la banalité des bureaux, des néons et des couloirs devient anxiogène parce que le cerveau reconnaît chaque élément séparément sans parvenir à reconstruire un ensemble cohérent. L'espace familier cesse d'être rassurant. Il devient un piège cognitif où persister dans une stratégie connue procure momentanément davantage de sécurité que choisir une possibilité inconnue.
L'entretien final avec les spécialistes d'Async pousse cette idée encore plus loin. L'institution peut enregistrer, observer et cartographier le Complexe sans parvenir à comprendre ce qu'elle étudie. La rationalité n'est donc pas présentée comme inutile, mais comme potentiellement enfermante lorsqu'elle devient incapable d'interroger ses propres méthodes. L'absurde prend alors une forme presque administrative : recommencer méthodiquement une procédure infructueuse parce que celle-ci reste la seule procédure que l'on maîtrise.
C'est ici que le sous-jacent de la folie devient particulièrement intéressant. Elle ne passe pas nécessairement par une rupture spectaculaire avec le réel. Elle peut naître d'une cohérence poussée jusqu'à l'obsession, lorsque l'individu continue d'appliquer le même raisonnement malgré l'accumulation des preuves de son inefficacité. Le spectateur se retrouve ainsi devant une question beaucoup moins confortable que celle consistant à trouver la sortie des Backrooms : combien de nos propres labyrinthes continuons-nous à parcourir simplement parce que changer de chemin implique d'abandonner les repères qui nous ont construits ?
De Kane Parsons (2026) . Kane Parsons , célèbre youtubeur d'une vingtaine d'années , parvient au moins en première partie à transposer son univers week au cinéma et faire mouche tant on a envie comme lui d'ouvrir les portes, de traverser les murs et d'explorer . Pas de gore, de profusion d'hémoglobine et d'effets sonores tapageurs ou de jumpscares ! La première partie du film fonctionne bien et témoigne d'une bonne maitrise cinématographique mais assez vite l'ennui gagne car on a plus que l'impression que le film en se répétant , tourne en rond voce à la fin tourne dans le vide . De plus inutile de chercher une explication rationnelle . L'autre effet dévastateur est cet aller retour incessant entre le réel et l'imaginaire . Ce qui fonctionne bien dans un format web donc plus court atteint bien vite ses limites en grand format ! Avec Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve, Mark Duplass .
Honnêtement, je suis déçu par le film. J’avais des attentes bien plus élevées que le résultat final. Je ne m’attendais pas à une approche aussi simpliste, surtout quand on connaît l’immense potentiel et la richesse de l’univers des Backrooms. La réalisation n’est d’ailleurs pas oufissime, ce qui n’aide pas à rendre l’ensemble plus convaincant. Avec un concept aussi vaste et mystérieux, le film aurait pu proposer quelque chose de bien plus marquant et ambitieux. Au final, je reste sur ma faim.