Toy Story 5
Note moyenne
4,0
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334 critiques spectateurs

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SpiderGogo
SpiderGogo

54 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2026
J'aime toujours car ça reste Toy Story et que cette saga a une place particulière pour moi, mais je pense que là Pixar tire un peu trop sur la corde. La thématique de la technologie est intéressante, Jessie boucle son arc narratif démarré dans le 2, mais les autres personnages sont beaucoup moins bien traités (le retour de Woody est décevant et enlève toute l'émotion de la fin du 4). Le moins bon de la franchise, et pourquoi il n'y a pas "Je suis ton ami" ?
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2026
J’ai passé un très bon moment devant ce Toy Story 5 ! On sent malgré tout que la licence commence à tourner un peu en rond, avec un brin de fan service pas toujours utile et quelques personnages comme Buzz et Woody qui tournent complètement en rond voir régressent comparé aux précédents films, ce qui me laisse penser que Pixar devrait abandonner cette franchise… pourtant, malgré tout, Pixar étant Pixar, Toy Story 5 arrive à garder une certaine fraîcheur : comme d’habitude le film est parfait pour tous les publics avec un humour particulièrement réussi, j’ai ri à voix haute à plusieurs reprises ! Les nouveaux personnages sont toujours une plus value énorme comme dans le 4, et quelques scènes touchantes fonctionnent toujours aussi bien, notamment Bonnie qui est très touchante. Bref : ça reste un très bon film mais était-il nécessaire dans l’univers dans Toy Story ? Pas sur, je ne boude pas mon plaisir cependant. À noter quelques idées de mise en scène très cool notamment les moments joués en dessins faits mains ! Excellent !
Kirob
Kirob

47 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2026
spoiler: Quelle originalité ptn, ça déborde de blagues, de jeux de mots, et d'inventivité. Il fallait bien que ça arrive : un 'Toy Story' sur les nouvelles technologies, et cette thématique du "has-been", qui a ma foi était un peu trop laissé de côté vers la seconde moitié du film, mais qui est justement une excellente prise de décision avec une histoire qui a su placer les beaux messages sur l'amitié, la famille, la créativité, ainsi que l'émotion (Bonnie qui pleure olala que de larmes, la pauvre chou). Plus le film avançait, mieux il devenait, clairement. Les premières minutes manquaient de subtilité, avec les machines annoncées brutalement comme une catastrophe monumentale, et les confrontations entre les jouets de Bonnie et Lilipad sont devenues rapidement lassantes. Le scénario s'est laissé aller, et cette mécanique en 4 actes utilisée dans 'Arcane' notamment, mais surtout dans 'South Park', qui laisse une mise en bouche constante, avec des twists systématiques : c'est juste excellent. Le changement visuel lorsque les enfants jouent et s'imaginent, c'est vraiment génial et ça marche parfaitement bien pour nous, spectateurs, et c'est une nouveauté de la série de films qui aurait dû apparaître avant. On arrive parfaitement à se place à l'intérieur de l'imaginaire des enfants, et les blagues, petites apparitions complètent ça tellement bien, ça marche du tonnerre. Justement, le film était tellement drôle. Le doublage était excellent, la performance de Pierre Niney en fourchette est vraiment bonne, et surtout Jonathan Cohen pour la petite machine à proprété, c'était vraiment hilarant. Une invention visuelle comme il y en a peu aujourd'hui dans les films d'animations (ça me rappelle la richesse d'idées des 'Zootopie'), énormément de sketchs qui marchent bien, niveau humour il n'y a juste rien à dire. L'animation est nickel également c'était super beau. J'ai eu un peu de mal toutefois avec l'intrigue sur tous les Buzz l'éclair que je trouvais un peu trop loufoque et déconnecté, mais était au final sympathique, et le "Star Command" était bien trouvé. Il en va de même pour la scène avec tous les Buzz qui se transforment en drone c'était beau à voir, et c'est sorti un peu de nulle part tout en restant cohérent. Je suis content que le personnage de Jessie soit enfin mise en lumière, et en étant la protagoniste de ce film, elle a été dépeinte comme il fallait. Ses différents traumas liés à son abandon, sa peur d'être rejeté encore une fois, son désir de tout donner pour Bonnie, c'était juste trop bien et elle a lead le film superbement. Et là, le point que j'ai le plus aimé dans cette oeuvre je pense, pour continuer avec Jesse : la relation amoureuse entre elle et Buzz. Juste absolute Cinema en fait ✋駱. C'était mignon, touchant, et bordel on l'attendait en fait mais je ne pensais pas que ça allait être fait un jour, comme bon nombre de romances dans les dessins animés. Ça nous a donné des scènes rigolotes avec un Buzz timide un peu comme Wall-E, et une superbe scène de BISOU entre 2 jouets c'est juste trop trop bien. En prime, j'ai trouvé ça très intéressant, même si ça n'a pas été creusé du tout, d'introduire un love interest. Une romance, qui au final, remet en question l'existence même de Buzz l'éclair. Durant tous les Toy-Story, les jouets se lient d'amitié, oui, mais au final, chacun à pour mission réelle de satisfaire les enfants car ils sont créés pour cette fonction précise. Là où c'est devenu intéressant, c'est lorsque Bonnie n'est plus la priorité pour Buzz, car Jessie est en danger, et c'est elle qu'il veut protéger et voir heureuse. Sa fonction en tant que simple jouet est reniée car dorénavant, il existe pour être heureux avec Jessie. Il y avait déjà eu des semblants dans les précédents 'Toy Story' si je ne me trompe pas, avec Zorg s'identifiant comme le père de Buzz, et bien sûr Lotso qui dénie sa fonction première dans le 3. 'Toy Story 5' est une agréable surprise. Un film bon vivant, agréable, drôle, touchant et émotionnel sur plein d'aspects, et même si le scénario est en proie à quelques facilités scénaristiques, c'est inventif, la cohérence reste complète, l'histoire est superbe, les dynamiques géniales, et les messages dressés aux spectateurs fonctionnent à merveille
Mélany T
Mélany T

44 abonnés 819 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2026
Le récit est prenant, drôle, intelligent et des plus émouvants. On regrette l'insistance sur le mariage mais les clichés hommes-femmes sont mis à mal, c'est déjà ça. L'ensemble reste donc excellent.
Clément Arques
Clément Arques

42 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2026
Le cinquième me plait . Depuis des générations différentes a aujourd'hui , ça reste du grand classique des disney pixar . J'ai hates de voir les deux prochains ( TOY STORY 6 & 7 )
Pierre842
Pierre842

42 abonnés 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2026
Pour le 5ème film de la franchise Toy Story.
Ça nous montre une triste réalité, la dépendance des écrans dès le plus jeune âge.
Je l’ai vu comme une critique de l'utilisation des technologies auprès des enfants.

J'étais ravi de revoir Jessie Buzz et Woody notamment. Cette fois c’edt Jessie qui est au centre du film.

Ce fu9t touchant de voir la situation de la petite fille. Qui a du mal à se faire des amis.
Pour ce qui est des jouets, comme toujours j’ai apprécié leurs aventures.
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2026
Pixar tente tout pour recréer les scènes émouvantes des anciens Toy Story, mais ça ne marche plus vraiment sur moi. Néanmoins, le film parvient à être plus drôle qu’émouvant.
Cedric C.
Cedric C.

37 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2026
Bon ça commence quand même vraiment à s’essouffler, c’est sympa pour les enfants . J’ai préféré les minions alors que je pensais l’inverse
Theo
Theo

37 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2026
Toy Story 5 a quelque chose d’assez fascinant : c’est un film qui sait très bien pourquoi il existe, mais qui ne parvient pas toujours à transformer cette raison d’être en nécessité absolue. Il ne donne jamais l’impression d’être cynique ou paresseux ; au contraire, il est visiblement fabriqué avec soin, intelligence et respect pour ce que la saga représente. Mais il reste traversé par une tension presque permanente entre l’élan sincère du récit et la conscience un peu trop lourde de devoir prolonger une mythologie qui avait déjà trouvé plusieurs formes d’aboutissement.

Le film trouve pourtant une porte d’entrée pertinente. En confrontant l’univers du jouet à celui des écrans, Andrew Stanton et McKenna Harris ne choisissent pas seulement un thème actuel : ils touchent à une inquiétude intime, presque existentielle, qui a toujours été au cœur de Toy Story. Ces films n’ont jamais parlé uniquement de jouets vivants ; ils ont parlé de leur utilité affective, de leur peur d’être remplacés, de leur dignité silencieuse face au temps qui passe. Ici, cette peur change simplement de visage. L’enfant ne grandit plus seulement vers d’autres jeux, d’autres âges, d’autres priorités : il est absorbé par un objet qui capte son attention avec une efficacité froide, douce, presque invisible.

C’est dans cette idée que Toy Story 5 est le plus fort. Le film comprend que la technologie n’a pas besoin d’être monstrueuse pour être inquiétante. Elle n’arrive pas comme un méchant tonitruant ; elle s’installe comme une évidence. Elle occupe l’espace, réduit le silence, remplace l’attente, simplifie le lien. Le scénario a la finesse de ne pas transformer ce conflit en sermon anti-écran. Il cherche plutôt à observer ce que l’attention numérique modifie dans la chambre d’un enfant : la disponibilité au rêve, la lenteur du jeu, la possibilité de s’ennuyer assez longtemps pour inventer quelque chose.

Cette subtilité donne au film ses meilleurs moments. On y retrouve par éclats cette mélancolie propre à la saga : la sensation qu’un jouet n’est jamais aussi vivant que lorsqu’il risque de ne plus compter. Le film réussit alors à faire naître une émotion discrète, jamais écrasante, autour d’une question très simple : que devient l’imaginaire lorsqu’il doit rivaliser avec une machine conçue pour ne jamais perdre l’attention ? C’est une belle question, et le film a suffisamment d’élégance pour ne pas y répondre de façon binaire.

Visuellement, l’ensemble demeure d’une maîtrise remarquable. Pixar n’a plus grand-chose à prouver dans le domaine de la texture, de la lumière ou de l’animation expressive, mais Toy Story 5 impressionne surtout par sa manière de différencier les espaces mentaux. Le monde des jouets conserve cette précision matérielle, cette science du plastique, du tissu, de la poussière et des surfaces familières ; mais les séquences liées à l’imagination enfantine gagnent en souplesse, en fantaisie, en sensation de bricolage intérieur. Le film est souvent très beau, non pas seulement parce qu’il est techniquement irréprochable, mais parce qu’il cherche parfois à rendre visible la manière dont un enfant transforme le banal en aventure.

Le problème, c’est que cette beauté formelle et cette pertinence thématique ne suffisent pas toujours à masquer une construction assez chargée. Toy Story 5 veut être à la fois un film de transmission, une comédie d’aventure, une réflexion sur le numérique, un retour de figures aimées, une redéfinition du rôle de certains personnages et une nouvelle étape émotionnelle pour la saga. À force de vouloir honorer tout le monde, le récit perd parfois en tranchant. Il avance avec énergie, mais pas toujours avec évidence. Certaines idées auraient gagné à être creusées davantage ; d’autres semblent présentes parce qu’un film de franchise se sent obligé d’entretenir plusieurs moteurs à la fois.

C’est particulièrement sensible dans le rythme. Le film n’est jamais ennuyeux, mais il est parfois trop occupé. Il multiplie les enjeux secondaires, les péripéties, les respirations comiques et les rappels affectifs, au risque d’affaiblir son centre émotionnel. On sent régulièrement le grand film qu’il aurait pu devenir s’il avait accepté d’être plus simple, plus frontal, plus douloureux aussi. Car son sujet est fort : la dépossession progressive du jeu par la captation numérique. Mais le film préfère souvent arrondir les angles, rassurer, relancer l’action, retrouver le confort d’un spectacle familial parfaitement huilé.

Les personnages, eux, restent le principal refuge du film. Même lorsque l’écriture se disperse, leur présence garde une chaleur immédiate. Jessie, Buzz, Woody et les autres ne sont pas seulement des icônes reconnaissables : ce sont des corps affectifs, des voix, des gestes, des réflexes émotionnels que le spectateur connaît presque instinctivement. Le film a l’intelligence de ne pas les traiter comme de simples mascottes. Il essaie réellement de leur donner une place dans ce nouvel équilibre, même si certains arcs paraissent plus aboutis que d’autres.

L’humour fonctionne de manière inégale, mais souvent agréable. Les meilleurs gags sont ceux qui naissent de la logique interne du monde : des jouets qui interprètent mal les comportements humains, des objets qui prennent leur mission trop au sérieux, des situations ordinaires vues comme des opérations de survie. Quand le film retrouve cette mécanique-là, il redevient très savoureux. En revanche, certaines séquences comiques plus démonstratives donnent l’impression de combler l’espace plutôt que de nourrir le récit.

Ce qui manque surtout à Toy Story 5, c’est une forme de vertige. Il possède le sujet, les personnages, la beauté et l’intelligence nécessaires pour atteindre quelque chose de véritablement bouleversant, mais il s’arrête souvent juste avant. Il observe la fragilité de l’enfance contemporaine sans la regarder jusqu’au bout. Il effleure la tristesse du remplacement, mais refuse de s’y abandonner pleinement. Il veut interroger la fin d’un monde tout en garantissant que ce monde peut encore tenir debout. Cette retenue est à la fois honorable et frustrante.

Pour autant, il serait injuste de réduire le film à une suite trop prudente. Toy Story 5 possède une vraie sincérité, une belle clarté émotionnelle et plusieurs idées qui prolongent dignement la saga. Il ne retrouve pas toujours la puissance déchirante des meilleurs chapitres, mais il ne trahit pas leur esprit. C’est un film qui comprend profondément ce que ces jouets symbolisent : non pas l’enfance elle-même, mais la part de l’enfance qui demande du temps, de l’attention, du désordre et de la présence.

Au fond, Toy Story 5 est une œuvre solide, sensible, parfois brillante, mais moins indispensable qu’elle ne voudrait l’être. Elle impressionne par son intelligence de surface, touche par moments grâce à la tendresse intacte de ses personnages, mais laisse aussi l’impression d’un film qui aurait pu aller plus loin dans la mélancolie, dans la cruauté douce de son constat, dans la radicalité de son propos. C’est une belle continuation, pas un sommet. Un film honorable, attachant, visuellement superbe, mais dont la sagesse finit par limiter l’impact.

Spoilers:

spoiler: Toy Story 5 est un film intelligent, souvent attachant, techniquement somptueux, parfois très drôle, mais aussi un film qui sent par endroits le poids de son propre héritage. Il avance avec une vraie idée contemporaine — l’enfance absorbée par les écrans — mais il la traite avec une prudence qui l’empêche de devenir le grand geste mélancolique qu’il aurait pu être. Le meilleur choix du film est de déplacer le centre émotionnel vers **Jessie**. En faisant d’elle la shérif de la chambre de Bonnie, le récit cesse d’être seulement une nouvelle variation sur Woody et Buzz. Jessie n’est plus seulement la survivante d’un abandon ancien : elle devient la gardienne d’une enfant qui, sans renier ses jouets, commence à douter de leur légitimité sociale. Le film touche juste quand il montre que Bonnie n’abandonne pas le jeu par lassitude, mais par honte. La vraie menace n’est donc pas la tablette en elle-même ; c’est le regard des autres enfants, ce moment brutal où l’imaginaire devient quelque chose qu’on cache. Lilypad est, à ce titre, une antagoniste plus intéressante qu’elle n’en a l’air. Elle n’est pas écrite comme un monstre numérique, mais comme une auxiliaire trop sûre d’elle : elle optimise, connecte, arrange, devance. Greta Lee lui donne une douceur légèrement inquiétante, cette politesse des objets conçus pour ne jamais paraître violents tout en modifiant tout un environnement. Le film comprend bien que la technologie contemporaine n’entre pas dans la chambre en cassant la porte ; elle entre avec une voix rassurante, une interface mignonne et une promesse d’aider l’enfant à ne pas être seule. C’est là que Toy Story 5 trouve sa meilleure veine satirique. Visuellement, Pixar reste dans une maîtrise presque insolente. Les scènes d’imagination de Bonnie, pensées dans une esthétique plus artisanale, pastel, tactile, cherchent à distinguer sa manière de jouer de celle d’Andy : moins western mythologique, plus bricolage mental, plus collages, textures, costumes improvisés, théâtralité d’enfant. Ces passages ont quelque chose de fragile et de vivant ; on y sent enfin que le film ne se contente pas de répéter la grammaire de la saga, mais essaie de représenter une autre enfance. Le problème, c’est que le scénario veut trop concilier. Il veut dénoncer la captation numérique sans devenir réactionnaire. Il veut préserver la noblesse du jouet sans diaboliser l’écran. Il veut rappeler Woody sans annuler son départ. Il veut donner à Jessie son grand film tout en gardant Buzz dans la lumière. Il veut introduire Blaze, Smarty Pants, Atlas, Snappy, les multiples Buzz high-tech, la crise de Bonnie, la culpabilité de Lilypad, la mémoire d’Emily, le mariage ludique de Jessie et Buzz, et les adieux de Woody. Tout cela crée un film dense, animé par de bonnes intentions, mais trop souvent dispersé. La sous-intrigue des Buzz en série est symptomatique : l’idée est amusante, et parfois très efficace comiquement, mais elle donne au film une agitation mécanique. On comprend l’utilité narrative de cette armée de figurines coincées dans une logique de mission, mais elle transforme parfois le récit en course-poursuite accessoire alors que le cœur du film est ailleurs : Jessie face à l’effacement progressif du jeu, Bonnie face à la peur d’être ridicule, Lilypad face aux limites de son idée du lien social. Chaque fois que le film revient à ce trio-là, il gagne en finesse. Chaque fois qu’il s’éparpille, il perd en nécessité. Le retour de Woody est à la fois réconfortant et problématique. Réconfortant, parce que Tom Hanks retrouve immédiatement cette gravité chaleureuse, cette inquiétude sous le sourire, ce mélange de loyauté et de fatigue. Problématique, parce que Toy Story 4 avait donné à Woody une conclusion forte, presque définitive. Ici, son retour fonctionne dans l’instant, mais il affaiblit un peu la portée de son départ précédent. Le film le sait, tente de le traiter comme une visite, une parenthèse, une mission de secours plutôt qu’une réinstallation. Mais le simple fait de le rappeler donne parfois l’impression que la franchise a peur de laisser Jessie porter seule l’intégralité du mythe. La plus belle idée dramatique reste la découverte liée à Emily : Jessie comprend qu’elle n’a pas été simplement oubliée, qu’elle a laissé une trace suffisamment profonde pour qu’un prénom survive. C’est un geste délicat, presque trop bref, qui répare quelque chose sans l’effacer. Le passé de Jessie n’est pas annulé ; il est recontextualisé. Sa blessure ne disparaît pas, mais elle cesse d’être uniquement une preuve d’abandon. Dans un film plus resserré, cette scène aurait pu être dévastatrice. Ici, elle émeut réellement, mais elle arrive au milieu d’un troisième acte déjà chargé. La résolution avec Blaze est moralement plus intéressante que spectaculaire. Bonnie ne “guérit” pas en rejetant Lilypad ; elle trouve quelqu’un avec qui son imaginaire peut circuler dans le monde réel. Le film assume donc une conclusion de compromis : la technologie peut isoler, mais elle peut aussi servir de pont vers une présence incarnée. C’est une conclusion honnête, mais aussi un peu sage. Elle évite la facilité anti-écran, ce qui est louable ; elle évite aussi le vertige plus sombre de son propre sujet, ce qui est plus frustrant. C’est là que le film révèle sa limite principale : **il est plus lucide qu’audacieux**. Il sait exactement ce qu’il observe — la solitude des enfants connectés, la pression sociale, l’obsolescence symbolique du jouet, l’ambiguïté des outils numériques — mais il transforme cette matière en aventure familiale très balisée. Les émotions sont présentes, les idées sont pertinentes, le savoir-faire est considérable, mais la mise en crise ne va jamais jusqu’au point de rupture. On sent un film qui veut troubler, puis rassurer assez vite. Reste un objet très solide. Les gags fonctionnent mieux quand ils naissent de la logique des personnages que lorsqu’ils surgissent comme des numéros. Smarty Pants apporte une irrévérence bienvenue, Lilypad a une vraie personnalité, Jessie mérite amplement sa place centrale, et Bonnie est traitée avec une douceur rare : le film ne la juge jamais. Il comprend que grandir, ce n’est pas seulement laisser ses jouets derrière soi ; c’est parfois apprendre à protéger ce qu’on aime du ridicule social. Toy Story 5 n’est donc ni le miracle émotionnel que son sujet promettait, ni la suite inutile que son existence pouvait faire craindre. C’est un film sincère, brillant par éclats, un peu trop encombré, parfois trop prudent, mais traversé par une idée forte : les jouets ne rivalisent pas seulement avec les écrans, ils rivalisent avec la peur moderne d’être seul. Quand le film regarde cette peur en face, il touche quelque chose de très juste. Quand il revient à la machinerie de franchise, il redevient simplement efficace. Au fond, c’est un beau film imparfait : généreux, émouvant par endroits, visuellement superbe, mais pas assez radical pour transformer sa très bonne idée en grand chapitre définitif.
Julien
Julien

34 abonnés 131 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2026
Toy Story 5 réussit avec brio à se hisser au même niveau d’excellence que les premiers opus de la saga, surpassant le quatrième volet. Là où Toy Story 4 avait divisé les fans par son approche plus introspective et parfois moins dynamique, ce cinquième épisode revient aux fondamentaux qui ont fait le succès de la série : une aventure riche en émotions, un humour subtil et des personnages attachants qui évoluent avec naturel.

Ce qui distingue particulièrement le film, c’est l’intégration intelligente et soignée des nouvelles technologies dans le scénario. L’utilisation de ces innovations n’est pas simplement un effet de style ou un gadget visuel, mais un élément narratif central qui enrichit l’histoire et approfondit les enjeux des personnages. Cette approche réfléchie montre un véritable respect pour l’univers établi tout en le modernisant avec finesse.

L’animation, toujours aussi impeccable, bénéficie de ces avancées technologiques pour offrir des scènes d’une fluidité et d’un réalisme impressionnants. Le scénario, quant à lui, mêle habilement nostalgie et fraîcheur, réussissant à captiver aussi bien les anciens fans que les nouvelles générations.

Toy Story 5 est un chef-d’œuvre qui renouvelle la magie de la franchise avec intelligence et émotion, confirmant que Pixar sait encore surprendre et émouvoir. Un incontournable qui mérite amplement un 10 sur 10.

A voir en 4DX ️
Maperrinx
Maperrinx

36 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2026
Excellent moment. Le message est clair, plus que contradictoire. Il parle aux adultes et aux enfants, mais surtout toutes les qualités artistiques sont présentes.
Dahrar
Dahrar

33 abonnés 155 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2026
Meilleur que le 4ème, mais jamais génial comme l'étaient les trois premiers. Ça reste très soigné du côté de l'animation et on trouve quelques bonnes idées, cependant ça reste beaucoup trop timide. Dommage que Pixar s'en tienne à des franchises plutôt qu'à explorer de nouveaux univers.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

37 abonnés 357 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2026
Et oui c'est déjà le 5e volet de cette franchise : ça ne nous rajeunit pas tout ça !

Cette fois, c'est Jessie qui vole la vedettes au duo qu'on avait l'habitude de voir et ça fait du bien de voir une héroïne qui se bat pour ses convictions !

J'ai eu plaisir à retrouver les héros de mon enfance même si j'ai été un peu frustrée par le peu de présence à l'écran.

Ce nouveau volet se met à la page avec l'arrivée des jouets électroniques qui prennent peu à peu la place des "vrais" jouets. On assiste à un vrai questionnement sur le monde actuel avec des enfants de plus en plus jeunes qui ne jouent plus... Par jouer j'entends se créer un vrai univers avec une histoire inventée et des personnages et une aventure.

Toy Story ne révolutionne rien car il nous met face à une situation qui nous est familière et qui est un véritable fléau : des jeunes amorphes, obnubilés par les écrans très tôt et n'ayant plus d'imagination.

C'est un film qui plaira aux petits comme au grands, la nostalgie prenant le dessus sur le reste !

Ce n'est pas le meilleur de la franchise, mais j'ai trouvé ça mignon tout plein : il rempli parfaitement son job !
Auré
Auré

32 abonnés 106 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2026
vraiment très chouette ! Une franchise qui a su prendre de bons virages et adopter l'évolution du temps
DirtEagle
DirtEagle

26 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2026
Le film dans son ensemble est plutôt bien fichu et divertissant, mais on ne retrouve pas la magie des premiers opus. On sent terriblement le changement de réalisateur, même si la volonté est de coller à l'esprit de la saga, je ne comprends pas qu'on intervertisse Woody et Jessie, en faisant de cette dernière le nouveau personnage principal. C'est logique quant à l'histoire, mais ça tue tout l'esprit des premiers films. Les nouveaux personnages sont à peine attachants, d'autres ne font que de brèves apparitions histoire de (Bo, Duke Kaboom, Bunny et Ducky) alors que ces personnages là étaient bien plus drôles et mieux écrits que les nouveaux. Au final on reste un peu sur sa faim, ce qui aurait pu être une belle suite d'une saga mythique n'est en fait qu'un opus de plus pour empocher des billets, gâchis.
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