On reprend les mêmes ingrédients mais il manque quelque chose : L'émotion. Mais, le récit reflète bien la réalité ; les "vieux" jouets qui se confrontent à la "tech". Et justement, la tech des années 2010 et celle d'aujourd'hui est plutôt violente, et ne fait pas de cadeau aux jouets qu'elle cherche à écraser et à faire oublier... On le comprend très bien tout au long du film. Mais la chose qui me chagrine le plus si je puis dire,
ce sont ces pauvres jouets qui se font malmener tout du long, et qui, quand ils deviennent amis avec la tech, cette dernière ne s'excuse pas de son mauvais comportement et d'avoir porté un jugement sévère.
J'aurai aimé que la dimension du pardon et de la compréhension de l'autre soit aussi véhiculé, et pas que dans un sens comme on le voit justement dans la vraie vie. Ceci dit, cela reflète vraiment notre réalité où l'on voit nos enfants qui se tournent de plus en plus sur la technologie, les écrans interposés, un véritable problème sociétal à mon sens ; moi qui est grandi dans les années 90.
Tout de même, malgré que je n'ai pas retrouvé l'essence de Toy Story, et que Jessy soit un copié-collé d'Andy, sans compter que ce vieil Andy n'apparaisse quelques minutes malheureusement, j'ai trouvé utile que l'on traite le sujet des interactions sociales entre enfants (et même les adultes vis à vis de la tech), de l'amitié rendue difficile, des rencontres, de la vision de l'enfant vis à vis de la façon de s'amuser dans le film. Et puis... j'ai beaucoup l'humour, toujours présent, mais dans ce 5e volet assez peu présent, et la petite référence à Bob L'Eponge (volontaire ?) quand Andy découvre ses cheveux, et que ses vieux amis disent "mais tu brilles !", j'ai pensé au roi de la mer de Bob L'Eponge (qui a une grande calviitie) et où l'on entend ses sujets crier "chauve chauve !" "mes yeeeeux !!".
A voir au moins une fois, avec ses enfants pour les sensibiliser.