Woody et sa bande se retrouvent menacés par les jouets technologiques…
Alors que l’on croyait la saga définitivement terminée
(la séquence tire-larmes du 4ème opus où l’on voyait Woody quitter (de plein gré) ses amis pour rejoindre Bo, la bergère et Jessie qui prenait du galon pour le remplacer),
finalement, il n’en est rien puisqu’ils sont tous de retour 7 ans plus tard.
Qu'allaient-ils bien pouvoir inventer pour justifier un énième volet, qui plus est, pour les 30 ans de la franchise ? Cette fois-ci, il s’agit de la confrontation entre les jouets et les nouvelles technologies. On le sait, la nouvelle génération est biberonnée aux écrans (quitte à les abrutir en les abreuvant d’images dès le plus âge). L’addiction aux écrans est même devenue (depuis plusieurs années) un enjeu sociétal à l’échelle de l’humanité.
C’est donc sur ce postulat que se base cette nouvelle aventure et c’est bien évidemment une très bonne idée de pointer du doigt à la fois l’addiction et le cyberharcèlement en ligne, qui sont des enjeux majeurs pour la santé mentale de nos enfants et de nos ados
(on pourrait aussi parler des parents, comme en atteste cette mère de famille, assise devant moi et qui est restée les yeux rivés sur son smartphone pendant toute la séance)
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Côté scénario, plusieurs histoires viennent s'entrechoquer, conférant au récit un côté décousu (et fourre-tout). Ainsi, on se retrouve avec une intrigue principale (faire que Bonnie se fasse des amis), accolée à des histoires secondaires (la maison d’enfance de Jessie et un lot de figurines Buzz l'Éclair tente de rejoindre Star Command).
Si le scénario ne convainc qu’à moitié, on appréciera que le film puisse aborder les dangers des réseaux sociaux et des appareils numériques chez les plus jeunes (ainsi qu’une petite pique envers la domotique). Mais contrairement aux opus précédents, on ne retrouve pas la fougue, l’humour et l’aventure si caractéristique de Toy Story. Néanmoins, on sera ravis d’y retrouver toute la bande de Woody, ainsi que quelques nouveaux protagonistes dont Smarty Pants (ou "Rouleau Pote" dans la VF) le jeu éducatif en forme de rouleau papier toilette. On y retrouve aussi le temps d’un court instant Capitaine Mousse (Rex le roi de la fête ! - 2012), ainsi que Commando Carl (Angoisse au motel - 2013).
Toy Story 5 (2026) reste toujours ce plaisir immuable, celui de retrouver cette bande de potes qui nous suit depuis 3 décennies. D’un point de vue technique, Pixar continue toujours et encore de bluffer (le côté photoréaliste est encore plus accentué que dans le précédent volet). Mais il faut aussi se l’avouer, cette énième suite s’avère bien moins inspirée (on a clairement l’impression d’avoir fait le tour du sujet) et rare sont les fois où il nous aura été permis d’en rire (en dehors de la calvitie éblouissante de Woody).
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