Toy Story 5
Note moyenne
4,0
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266 critiques spectateurs

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Dierdiboc
Dierdiboc

2 abonnés 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2026
très bon dessin animé qui traite avec intelligence le pouvoir des écrans auprès des jeunes. Très belle histoire pleine de tendresse.
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 190 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2026
Cinquième retour du groupe de Woody, qui cette fois-ci, emmené par Jessie, va être confronté à une nouvelle menace de taille, la technologie. C'est une aventure rythmée, pleine d'énergie, d'empathie, d'humour et d'optimisme, réinterrogeant sans cesse les émotions de l'enfant à travers son rapport au jouet, objet d'histoire, de mémoire, qui ont toujours favorisé l'imagination de l'enfance, cherchant une connectivité de cœur, dans une réalité de plus en plus distante et fractionnée par les réseaux sociaux, avec la pression sociale, le harcèlement, l'addiction à ces jeux d'éveil, qui conduisent davantage à la perte d'identité, de créativité, et de sa propre capacité de réflexion.

L'évolution ne se joue pas sur l'obstacle d'un nouveau jouet, mais d'une nouvelle façon de vivre, de grandir, et tente de combiner et d'intégrer le nouveau dans l'ancien, à l'image de cette nouvelle génération de films.

D'un autre côté, même si l'on retrouve par instants fugaces cette touche d'autrefois, le film ne fait qu'évoquer, rappeler ce qui est connu, ce qui a déjà été vécu et résolu.

Le retour de Woody comme si de rien n'était annule la valeur des adieux du précédent, l'armée des Buzz est inutile et n'a aucun développement par rapport à Buzz lui-même, qui n'a d'intérêt que le mariage, et les autres sont délaissés, effacés, relégués au placard, devenant une sorte de masse dont on ne sait plus que faire, exprimant eux-mêmes dans le métrage leur inutilité. Il en va de même pour Woody, qui spécifie à sa bergère, le menant par le bout du nez, n'avoir eu qu'à suivre Jessie, validant, affirmant par ce héros vieillissant la reprise du flambeau par une femme moderne et dynamique, malgré qu'elle soit de la même collection, de la même génération que lui, tout aussi âgée.

Woody et Buzz n'interviennent jamais dans l'intrigue alors qu'ils en ont pourtant déjà l'expérience, se retrouvant plutôt dans un combat de coqs et d'ego qui ne fait que les rabaisser, les dévaloriser pendant que l'héroïne gère et s'occupe de tout, œuvrant seule pour l'avenir des jouets et de Bonnie. Des enfants considérés comme spéciaux, voire des élus, qui montrent que "c'était mieux avant".

On cherche l'émancipation, mais elle ne fait que prendre la place de Woody dans le premier opus, en reprenant la même trame, les mêmes phrases que lui, et tout ce qu'elle apprend et comprend ici était déjà limpide, son arc d'émotion devient répétition et surexplication.

Ce spin-off au girl power, féminisé à outrance, est obligé de détruire ce qui avait été construit, d'amoindrir le masculin, pour permettre à Jessie de briller. Cette étoile devient celle d'un nouveau guide, d'une nouvelle orientation, la femme au command, devant laquelle toute une armée de Buzz va s'agenouiller. Humiliées et ridiculisées, les figures emblématiques des précédents ne sont plus que des figurants, pour que le spectateur lui-même se dise qu'ils ne sont plus nécessaires à la saga, qui peut désormais parfaitement évoluer sans eux, sans Woody.

Toy Story est devenu une formule, celle que l'on répète, celle que l'on recycle, où chaque film n'est plus qu'un épisode de transition annonçant la suite, sans que plus rien ne soit définitif.

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sept-max
sept-max

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2026
Plutôt bien apprécié. J'ai trouvé ça plus intéressant que le 4. Notamment la façon dont les jouets récents sont traités (jouets à piles et tablettes). J'avais peur d'un énième Toys Story, mais c'était plutôt une agréable surprise.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

13 abonnés 217 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2026
Est-ce c'est du déjà vu au sein de la même saga? Oui! Est-ce qu'il y a un manque total de finesse? Aussi. Est-ce surprenant? Pas vraiment. En gros, c'est une mise à jour pas nécessaire; une découverte pour la nouvelle génération et le maintien d'une franchise. Un divertisseemnt familiale très consensuel
tisma

356 abonnés 2 313 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2026
Un Toy Story supplémentaire qui a une bonne thematique de base mais qui s’embourbe dans quelques histoires annexes qui deforment le tout. On est fan de les retrouver, d’avoir Jessie comme protagoniste central, ô a des bons dialogues... Mais le tout manque de saveur pour etre vraiment memorable !
Fred Tusseau
Fred Tusseau

2 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2026
vu pendant la fête du cinéma, l'histoire est un peu simpliste, on retrouve les personnages, mais plus d'incohérences par rapport aux épisodes précédents. bref c'est le mieux de la série, mais on passe un bon moment quand même. A voir si vous avez encore votre âme d'enfant.
znurlf
znurlf

6 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2026
Encore une suite réussie pour Toy Story, mais comme pour les 3 et 4, j'ai l'impression de voir un film pour adulte avec des éléments pour plaire aux enfants : le film jour sur un mélange de nostalgie de notre enfance (jouets oubliés car l'enfant passe à autre chose) et des messages pour les parents sur le danger des écrans qui ne doivent pas devenir un substitut à la vrai vie, le danger des réseaux sociaux trop jeune (moquerie, sortie trop tôt de l'insouciance et de l'enfance à vouloir trop tôt se conformer au regard des autres). Il est peu probable qu'un enfant de 8ans comprennent ces messages, ou de moins aient un impact.
Soba Tapion
Soba Tapion

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 juin 2026
Quelle déception... Trop long, histoire lente et surtout pas du tout d'humour!! On vient chercher un bon moment de rire que nous n'avons pas retrouvé...
Flavito
Flavito

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2026
Le film est excellent, il est drôle, émouvant, inventif, dénonciateur, bien rythmé et j'en passe... Je suis âgé de 27 ans et je suis allé le voir au cinéma avec mes parents et les 3 nous avons adoré !!!
QuelquesFilms.fr

356 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2026
Ce cinquième opus reprend un argument classique de la franchise, le sentiment d’abandon des jouets oubliés, associé à un thème moderne, la prise de pouvoir des écrans sur les centres d’intérêt des enfants. Le canevas narratif est assez basique, mais intelligemment développé, sans manichéisme au final entre ce que seraient de bons ou de mauvais jouets. Le film préfère célébrer le “vivre-ensemble” (parmi les êtres humains comme parmi les jouets), en plaçant au-dessous de tout ce qui stimule l’imagination des enfants et favorise les belles relations.
On retrouve avec plaisir le mélange de tendresse, de drôlerie et d’action qui a fait le succès de la franchise. On retrouve aussi cette façon habile de parler aux enfants comme aux adultes. On retrouve enfin ce sens du détail et du clin d’œil qui fait mouche (la calvitie de Woody…). Toy Story 5 est probablement moins surprenant et plus gentillet que Toy Story 4, mais la qualité est toujours au rendez-vous : scénario bien construit, réalisation efficace, montage enlevé. Du bon divertissement.
Theo
Theo

35 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2026
Toy Story 5 a quelque chose d’assez fascinant : c’est un film qui sait très bien pourquoi il existe, mais qui ne parvient pas toujours à transformer cette raison d’être en nécessité absolue. Il ne donne jamais l’impression d’être cynique ou paresseux ; au contraire, il est visiblement fabriqué avec soin, intelligence et respect pour ce que la saga représente. Mais il reste traversé par une tension presque permanente entre l’élan sincère du récit et la conscience un peu trop lourde de devoir prolonger une mythologie qui avait déjà trouvé plusieurs formes d’aboutissement.

Le film trouve pourtant une porte d’entrée pertinente. En confrontant l’univers du jouet à celui des écrans, Andrew Stanton et McKenna Harris ne choisissent pas seulement un thème actuel : ils touchent à une inquiétude intime, presque existentielle, qui a toujours été au cœur de Toy Story. Ces films n’ont jamais parlé uniquement de jouets vivants ; ils ont parlé de leur utilité affective, de leur peur d’être remplacés, de leur dignité silencieuse face au temps qui passe. Ici, cette peur change simplement de visage. L’enfant ne grandit plus seulement vers d’autres jeux, d’autres âges, d’autres priorités : il est absorbé par un objet qui capte son attention avec une efficacité froide, douce, presque invisible.

C’est dans cette idée que Toy Story 5 est le plus fort. Le film comprend que la technologie n’a pas besoin d’être monstrueuse pour être inquiétante. Elle n’arrive pas comme un méchant tonitruant ; elle s’installe comme une évidence. Elle occupe l’espace, réduit le silence, remplace l’attente, simplifie le lien. Le scénario a la finesse de ne pas transformer ce conflit en sermon anti-écran. Il cherche plutôt à observer ce que l’attention numérique modifie dans la chambre d’un enfant : la disponibilité au rêve, la lenteur du jeu, la possibilité de s’ennuyer assez longtemps pour inventer quelque chose.

Cette subtilité donne au film ses meilleurs moments. On y retrouve par éclats cette mélancolie propre à la saga : la sensation qu’un jouet n’est jamais aussi vivant que lorsqu’il risque de ne plus compter. Le film réussit alors à faire naître une émotion discrète, jamais écrasante, autour d’une question très simple : que devient l’imaginaire lorsqu’il doit rivaliser avec une machine conçue pour ne jamais perdre l’attention ? C’est une belle question, et le film a suffisamment d’élégance pour ne pas y répondre de façon binaire.

Visuellement, l’ensemble demeure d’une maîtrise remarquable. Pixar n’a plus grand-chose à prouver dans le domaine de la texture, de la lumière ou de l’animation expressive, mais Toy Story 5 impressionne surtout par sa manière de différencier les espaces mentaux. Le monde des jouets conserve cette précision matérielle, cette science du plastique, du tissu, de la poussière et des surfaces familières ; mais les séquences liées à l’imagination enfantine gagnent en souplesse, en fantaisie, en sensation de bricolage intérieur. Le film est souvent très beau, non pas seulement parce qu’il est techniquement irréprochable, mais parce qu’il cherche parfois à rendre visible la manière dont un enfant transforme le banal en aventure.

Le problème, c’est que cette beauté formelle et cette pertinence thématique ne suffisent pas toujours à masquer une construction assez chargée. Toy Story 5 veut être à la fois un film de transmission, une comédie d’aventure, une réflexion sur le numérique, un retour de figures aimées, une redéfinition du rôle de certains personnages et une nouvelle étape émotionnelle pour la saga. À force de vouloir honorer tout le monde, le récit perd parfois en tranchant. Il avance avec énergie, mais pas toujours avec évidence. Certaines idées auraient gagné à être creusées davantage ; d’autres semblent présentes parce qu’un film de franchise se sent obligé d’entretenir plusieurs moteurs à la fois.

C’est particulièrement sensible dans le rythme. Le film n’est jamais ennuyeux, mais il est parfois trop occupé. Il multiplie les enjeux secondaires, les péripéties, les respirations comiques et les rappels affectifs, au risque d’affaiblir son centre émotionnel. On sent régulièrement le grand film qu’il aurait pu devenir s’il avait accepté d’être plus simple, plus frontal, plus douloureux aussi. Car son sujet est fort : la dépossession progressive du jeu par la captation numérique. Mais le film préfère souvent arrondir les angles, rassurer, relancer l’action, retrouver le confort d’un spectacle familial parfaitement huilé.

Les personnages, eux, restent le principal refuge du film. Même lorsque l’écriture se disperse, leur présence garde une chaleur immédiate. Jessie, Buzz, Woody et les autres ne sont pas seulement des icônes reconnaissables : ce sont des corps affectifs, des voix, des gestes, des réflexes émotionnels que le spectateur connaît presque instinctivement. Le film a l’intelligence de ne pas les traiter comme de simples mascottes. Il essaie réellement de leur donner une place dans ce nouvel équilibre, même si certains arcs paraissent plus aboutis que d’autres.

L’humour fonctionne de manière inégale, mais souvent agréable. Les meilleurs gags sont ceux qui naissent de la logique interne du monde : des jouets qui interprètent mal les comportements humains, des objets qui prennent leur mission trop au sérieux, des situations ordinaires vues comme des opérations de survie. Quand le film retrouve cette mécanique-là, il redevient très savoureux. En revanche, certaines séquences comiques plus démonstratives donnent l’impression de combler l’espace plutôt que de nourrir le récit.

Ce qui manque surtout à Toy Story 5, c’est une forme de vertige. Il possède le sujet, les personnages, la beauté et l’intelligence nécessaires pour atteindre quelque chose de véritablement bouleversant, mais il s’arrête souvent juste avant. Il observe la fragilité de l’enfance contemporaine sans la regarder jusqu’au bout. Il effleure la tristesse du remplacement, mais refuse de s’y abandonner pleinement. Il veut interroger la fin d’un monde tout en garantissant que ce monde peut encore tenir debout. Cette retenue est à la fois honorable et frustrante.

Pour autant, il serait injuste de réduire le film à une suite trop prudente. Toy Story 5 possède une vraie sincérité, une belle clarté émotionnelle et plusieurs idées qui prolongent dignement la saga. Il ne retrouve pas toujours la puissance déchirante des meilleurs chapitres, mais il ne trahit pas leur esprit. C’est un film qui comprend profondément ce que ces jouets symbolisent : non pas l’enfance elle-même, mais la part de l’enfance qui demande du temps, de l’attention, du désordre et de la présence.

Au fond, Toy Story 5 est une œuvre solide, sensible, parfois brillante, mais moins indispensable qu’elle ne voudrait l’être. Elle impressionne par son intelligence de surface, touche par moments grâce à la tendresse intacte de ses personnages, mais laisse aussi l’impression d’un film qui aurait pu aller plus loin dans la mélancolie, dans la cruauté douce de son constat, dans la radicalité de son propos. C’est une belle continuation, pas un sommet. Un film honorable, attachant, visuellement superbe, mais dont la sagesse finit par limiter l’impact.

Spoilers:

spoiler: Toy Story 5 est un film intelligent, souvent attachant, techniquement somptueux, parfois très drôle, mais aussi un film qui sent par endroits le poids de son propre héritage. Il avance avec une vraie idée contemporaine — l’enfance absorbée par les écrans — mais il la traite avec une prudence qui l’empêche de devenir le grand geste mélancolique qu’il aurait pu être. Le meilleur choix du film est de déplacer le centre émotionnel vers **Jessie**. En faisant d’elle la shérif de la chambre de Bonnie, le récit cesse d’être seulement une nouvelle variation sur Woody et Buzz. Jessie n’est plus seulement la survivante d’un abandon ancien : elle devient la gardienne d’une enfant qui, sans renier ses jouets, commence à douter de leur légitimité sociale. Le film touche juste quand il montre que Bonnie n’abandonne pas le jeu par lassitude, mais par honte. La vraie menace n’est donc pas la tablette en elle-même ; c’est le regard des autres enfants, ce moment brutal où l’imaginaire devient quelque chose qu’on cache. Lilypad est, à ce titre, une antagoniste plus intéressante qu’elle n’en a l’air. Elle n’est pas écrite comme un monstre numérique, mais comme une auxiliaire trop sûre d’elle : elle optimise, connecte, arrange, devance. Greta Lee lui donne une douceur légèrement inquiétante, cette politesse des objets conçus pour ne jamais paraître violents tout en modifiant tout un environnement. Le film comprend bien que la technologie contemporaine n’entre pas dans la chambre en cassant la porte ; elle entre avec une voix rassurante, une interface mignonne et une promesse d’aider l’enfant à ne pas être seule. C’est là que Toy Story 5 trouve sa meilleure veine satirique. Visuellement, Pixar reste dans une maîtrise presque insolente. Les scènes d’imagination de Bonnie, pensées dans une esthétique plus artisanale, pastel, tactile, cherchent à distinguer sa manière de jouer de celle d’Andy : moins western mythologique, plus bricolage mental, plus collages, textures, costumes improvisés, théâtralité d’enfant. Ces passages ont quelque chose de fragile et de vivant ; on y sent enfin que le film ne se contente pas de répéter la grammaire de la saga, mais essaie de représenter une autre enfance. Le problème, c’est que le scénario veut trop concilier. Il veut dénoncer la captation numérique sans devenir réactionnaire. Il veut préserver la noblesse du jouet sans diaboliser l’écran. Il veut rappeler Woody sans annuler son départ. Il veut donner à Jessie son grand film tout en gardant Buzz dans la lumière. Il veut introduire Blaze, Smarty Pants, Atlas, Snappy, les multiples Buzz high-tech, la crise de Bonnie, la culpabilité de Lilypad, la mémoire d’Emily, le mariage ludique de Jessie et Buzz, et les adieux de Woody. Tout cela crée un film dense, animé par de bonnes intentions, mais trop souvent dispersé. La sous-intrigue des Buzz en série est symptomatique : l’idée est amusante, et parfois très efficace comiquement, mais elle donne au film une agitation mécanique. On comprend l’utilité narrative de cette armée de figurines coincées dans une logique de mission, mais elle transforme parfois le récit en course-poursuite accessoire alors que le cœur du film est ailleurs : Jessie face à l’effacement progressif du jeu, Bonnie face à la peur d’être ridicule, Lilypad face aux limites de son idée du lien social. Chaque fois que le film revient à ce trio-là, il gagne en finesse. Chaque fois qu’il s’éparpille, il perd en nécessité. Le retour de Woody est à la fois réconfortant et problématique. Réconfortant, parce que Tom Hanks retrouve immédiatement cette gravité chaleureuse, cette inquiétude sous le sourire, ce mélange de loyauté et de fatigue. Problématique, parce que Toy Story 4 avait donné à Woody une conclusion forte, presque définitive. Ici, son retour fonctionne dans l’instant, mais il affaiblit un peu la portée de son départ précédent. Le film le sait, tente de le traiter comme une visite, une parenthèse, une mission de secours plutôt qu’une réinstallation. Mais le simple fait de le rappeler donne parfois l’impression que la franchise a peur de laisser Jessie porter seule l’intégralité du mythe. La plus belle idée dramatique reste la découverte liée à Emily : Jessie comprend qu’elle n’a pas été simplement oubliée, qu’elle a laissé une trace suffisamment profonde pour qu’un prénom survive. C’est un geste délicat, presque trop bref, qui répare quelque chose sans l’effacer. Le passé de Jessie n’est pas annulé ; il est recontextualisé. Sa blessure ne disparaît pas, mais elle cesse d’être uniquement une preuve d’abandon. Dans un film plus resserré, cette scène aurait pu être dévastatrice. Ici, elle émeut réellement, mais elle arrive au milieu d’un troisième acte déjà chargé. La résolution avec Blaze est moralement plus intéressante que spectaculaire. Bonnie ne “guérit” pas en rejetant Lilypad ; elle trouve quelqu’un avec qui son imaginaire peut circuler dans le monde réel. Le film assume donc une conclusion de compromis : la technologie peut isoler, mais elle peut aussi servir de pont vers une présence incarnée. C’est une conclusion honnête, mais aussi un peu sage. Elle évite la facilité anti-écran, ce qui est louable ; elle évite aussi le vertige plus sombre de son propre sujet, ce qui est plus frustrant. C’est là que le film révèle sa limite principale : **il est plus lucide qu’audacieux**. Il sait exactement ce qu’il observe — la solitude des enfants connectés, la pression sociale, l’obsolescence symbolique du jouet, l’ambiguïté des outils numériques — mais il transforme cette matière en aventure familiale très balisée. Les émotions sont présentes, les idées sont pertinentes, le savoir-faire est considérable, mais la mise en crise ne va jamais jusqu’au point de rupture. On sent un film qui veut troubler, puis rassurer assez vite. Reste un objet très solide. Les gags fonctionnent mieux quand ils naissent de la logique des personnages que lorsqu’ils surgissent comme des numéros. Smarty Pants apporte une irrévérence bienvenue, Lilypad a une vraie personnalité, Jessie mérite amplement sa place centrale, et Bonnie est traitée avec une douceur rare : le film ne la juge jamais. Il comprend que grandir, ce n’est pas seulement laisser ses jouets derrière soi ; c’est parfois apprendre à protéger ce qu’on aime du ridicule social. Toy Story 5 n’est donc ni le miracle émotionnel que son sujet promettait, ni la suite inutile que son existence pouvait faire craindre. C’est un film sincère, brillant par éclats, un peu trop encombré, parfois trop prudent, mais traversé par une idée forte : les jouets ne rivalisent pas seulement avec les écrans, ils rivalisent avec la peur moderne d’être seul. Quand le film regarde cette peur en face, il touche quelque chose de très juste. Quand il revient à la machinerie de franchise, il redevient simplement efficace. Au fond, c’est un beau film imparfait : généreux, émouvant par endroits, visuellement superbe, mais pas assez radical pour transformer sa très bonne idée en grand chapitre définitif.
Thomas S
Thomas S

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2026
Au dessus du 4 sans problème. J'avais peur d'être déçu mais pas du tout. Un vrai plaisir et un beau message. Voilà un film qui n'est pas inutile et qui porte un message. ça va être difficile de faire un 6. ;)
Pedro
Pedro

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2026
Un très bon film il représente bien la nouvelle générations à travers les écrans !
Peut être un toy story 6 ?
Kylian
Kylian

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2026
Ça aurait été un bon film si ça avait été un remake de *Vice Versa*. Les jouets à la place des émotions dans la tête pour aider son humain à franchir les étapes de la vie ( spoiler: se faire des amies
), en contrôlant un peu (beaucoup) ses choix et en la guidant vers ce qu'ils estiment bien pour leur humain.

Mais ici, à la base, on est censé voir *Toy Story*, pas des petites fées et leur humain. Bref.

Outre cela, le fait que Bonnie n'a pas que 3 ans entre les deux films qui ont eux 7 ans d'écart... je ne sais pas vraiment comment ils vont conclure cette trilogie de Bonnie comme ils ont fait avec Andy (lui a eu le droit à un bond de 7 ans sur 11 ans écoulés en réalité, de 10 à 17 ans). Ici, Bonnie n'a encore que 8 ans et on verra peut-être pour elle son adolescence (au vu de la version *Vice Versa* qui est en train d'être adoptée comme scénario, il y a des chances...).
Enfin, arrêtons les spéculations, revenons sur le présent. Ce que je veux dire par là (le tournant *Vice Versa*), c'est qu'on ne connaît pas vraiment la vie d'Andy : le 1, on va chez le voisin ; le 2, il est en voyage ; le 3, il part à l'université (et les jouets ont malencontreusement été amenés au camp N*z* des jouets...). Ici, Bonnie a vraiment le droit à un développement et même ses parents (un chouilla dépassés même s'ils veulent bien faire). Je n'aime pas trop cette tournure scénaristique. Ça ne tient qu'à moi, je trouve que la trilogie d'Andy est meilleure pour ça. Enfin, si on avait eu la même chose pour Andy, je n'aurais pas eu cet avis, c'est un peu la différence de traitement qui me gêne car je ne comprends pas pourquoi Bonnie a le droit à des anges gardiens alors qu'Andy avait juste le droit à des jouets fidèles.
Filmement vôtre
Filmement vôtre

3 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2026
Cinquième volet de la saga Toy Story, trente ans après le premier, dans lequel les jouets sont confrontés à une menace de notre époque : les écrans. Menée par la cowgirl Jessie, une lutte s’engage afin que Bonnie arrête d’être accrochée à sa tablette au lieu de jouer comme avant.
L’histoire est très sympathique, le rythme est enlevé et l’émotion est présente. On suit avec envie cette aventure mêlant harmonieusement humour, légèreté et tendresse.
Le message est bien amené, faisant écho à un véritable enjeu de notre société actuelle. Il était presque indispensable que la saga en parle.
Néanmoins, certains choix scénaristiques auraient pu être plus aboutis afin de rendre l’ensemble plus riche et vraiment excellent, mais cela ne gêne pas le plaisir du visionnage.
Un film agréable, qui donne même envie de revoir les quatre premiers.

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