Bon, j'avoue que je n'avais pas été très tendre avec le quatrième "Toy Story" que je trouvais clairement opportuniste, qui cassait la boucle parfaite opérée par le troisième avec en plus une conclusion qui ne m'avait pas convaincu. Mais alors avec ce cinquième épisode, pourtant réalisé par Andrew Stanton, on est vraiment sur un épisode plus que dispensable, voire insipide.
Et pourtant, le tout partait d'une idée assez originale : les jouets sont progressivement remplacés par des objets technologiques. Effectivement, à une heure où l'on parle de "génération IPad kids" pour désigner des enfants accros à leur tablette, "Toy Story" avait choisi un moment opportun pour revenir. Bon, comme dans les derniers épisodes, il est encore une fois question de "peur de mise au placard" mais cette fois-ci d'une manière différente.
Alors que Bonnie a du mal à se faire des amis, elle trouve refuge dans une tablette pour enfants tout en délaissant ses jouets, notamment Jessie et Pile-Poil. Sans le vouloir, Jessie appelle Woody à la rescousse et, accompagnés de Buzz, ils vont tout tenter pour redonner de l'importance à l'imagination et au jeu tout en essayant de trouver une nouvelle amie à Bonnie.
Oui, j'ai bien dit "Woody, Jessie, Pile-Poil et Buzz" puisque les autres personnages ne servent absolument à rien. Presque comme un aveu d'échec, ils sont littéralement mis dans un carton et on leur répond que leur aide ne leur est d'aucune utilité. Alors effectivement, depuis le premier film, de nombreux personnages se sont accumulés au fil des épisodes mais tous les films avaient réussi à leur trouver une petite place, un petit moment. Ici, une vanne et c'est torché, le film se concentre sur les quatre personnages principaux sans les faire évoluer non plus d'ailleurs.
Non, le film est d'ailleurs principalement centré sur Jessie qui revit le trauma associé à sa première propriétaire. C'est intéressant sur la forme, ça agite la carte de la nostalgie mais dans le fond, ça ne raconte pas grand-chose puisque le film manque cruellement de profondeur, un comble qui Pixar qui était le fleuron de l’animation américaine à ce niveau-là ! Au lieu de ça, le film préfère nous présenter de nouveaux personnages qui sont certes drôles mais n'apportent rien à l'ensemble.
Ah et oui, on a aussi une intrigue secondaire comprenant une armée de Buzz, intrigue complètement lunaire qui sort du chapeau et qui peine franchement à raccrocher les wagons avec la principale. Puis, une heure et demi pour une morale à base de "les jouets c'est bien et les écrans c'est mal", bon le film a un peu dix ans de retard quoi même si elle reste touchante dans le contexte de la saga, notamment pour un spectateur comme moi qui a littéralement grandi avec.
Bref, force est de constater que ce "Toy Story 5" est le plus faible de la franchise avec son histoire qui ennui plus qu'elle ne procure de frissons comme pouvaient le faire les trois premiers.