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bobmorane63
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4,0
Publiée le 17 novembre 2024
J'avais pas trop adhéré au précédent long métrage de Grand Corps malade et Medhi Idir avec "Une vie scolaire" mais la ils se sont surpassés en offrant un biopic sur le Chanteur Franco/Arménien Charles Aznavour dans les salles fait de façon honorable à la personne ! Cela commence de façon classique de l'enfance jusqu'à la gloire et comme je ne savais pas grand chose de la vie du chanteur, j'en ai appris des nouvelles , les secrets des chansons, les diverses femmes, ses collaborations avec des artistes comme Édith Piaf par exemple. Une œuvre qui nous emporte dans son histoire, nous transporte aussi, dans la vie de l'artiste tout comme dans l'histoire de la France comme au début pendant la seconde guerre mondiale, transmettant sa passion pour ses textes de chants et son public au fil des années. Tahar Rahim endosse le costume avec bravoure avec de superbes maquillages qui ressemble au personnage, impressionnant de justesse. Il y a aussi Bastien Bouillon au casting et de très bons comédiens dans les seconds rôles. Un biopic honnête.
Quelle interprétation de Tahar, exceptionnelle, on sent qu'il est vraiment dans le personnage qu il vit le film, on ressort de la salle complètement chamboulé. A voir absolument.
Mehdi Idir et Grand Corps Malade offrent au spectateur un beau biopic musical populaire, ambitieux et passionnant.
Il se déroule sur plus de 80 ans, depuis l’enfance de Charles Aznavour avant la guerre de 39/45 jusqu’après les années 2000, sur plusieurs continents. Cela implique des décors, véhicules et costumes de chaque époque, des images de plusieurs pays, aussi des choix scénaristiques. En effet, comment raconter une vie de 94 années très mouvementée en 2 heures ?
Cela a aussi nécessité de trouver des incarnations pour les célébrités que Charles Aznavour a côtoyées ou rencontrées : Edith Piaf, Charles Trenet, Johnny Halliday, Gilbert Bécaud …
J’ai trouvé le film vraiment à la hauteur de ses ambitions.
J’ai beaucoup aimé les années de jeunesse très intéressantes : l’enfance à Paris dans une famille très unie, la période d’occupation et les liens de la famille Aznavourian avec Missak Manouchian, l’amitié artistique avec Pierre Roche qui mène Aznavour jusqu’au Canada ; Sa rencontre avec Edith Piaf qui finit par accepter son émancipation ; les débuts laborieux sous le feu des critiques sans pitié.
Les cinéastes explorent les zones d’ombre de l’artiste et les coulisses du succès. La famille et la vie sentimentale trouvent aussi leur place dans le biopic. Jusqu’à un drame qui va mener le grand homme vers une fuite en avant.
Tahar Rahim avait déjà le rôle d’un jeune arménien dans « The Cut » en 2014. Dans « Monsieur Aznavour » son jeu est fin, il habite avec ses tripes cette personnalité complexe, volontariste au talent exceptionnel. Même si les traits des 2 hommes sont très différents.
Les choix des chansons a dû être difficile, mais pertinent. On retrouve des chansons dans le générique final. Un très bel hommage que je conseille. Mon blog : larroseurarrose.com
Echec du film ou limite du personnage, à part l'envie de succès et la boulimie de travail, on ne retient pas grand chose de Charles Aznavour. Le mimétisme de Tahar Rahim, indiscutablement impressionnant, se met probablement en travers de l'émotion. Les parents, qui pourraient être des personnages importants du film, sont caricaturaux et peu crédibles. C'est finalement le personnage d'Edith Piaf qui apporte une touche un peu plus humaine et originale dans un film qui ne convainc pas.
En voulant trop étreindre, Monsieur Aznavour étreint mal. L’approche chronologique d’un scénario soucieux de retranscrire la naissance puis la confirmation d’un artiste contraint le film à une structure épisodique, faite de morceaux de vie qui résonnent comme autant de passages obligés : il faut notre chanteur spoiler: témoin des déportations, acteur de la Libération – donnant lieu au moment le plus ridicule du long métrage, plan-séquence de reconstitution historique pour les nuls durant lequel spoiler: on brûle un drapeau nazi, on crie « vive la liberté » en suivant les chars américains … – puis vu aux côtés de Manouchian, Truffaut, Sinatra. S’ils témoignent d’un indéniable savoir-faire en matière technique, Mehdi Idir et Grand Corps Malade ne disposent d’aucun point de vue sur l’homme qu’ils représentent, par conséquent, de manière hagiographique et servile ; manque un dialogue entre artistes, ce même « un artiste s’entretient avec un artiste » qui faisait le geste esthétique d’un Baz Luhrmann sur Elvis (2022) ou d’une Valérie Lemercier sur Aline (2020). Quant à la direction d’acteurs, nous ne pouvons que déplorer qu’un espace de jeu restreint leur soit proposé, réduisant Tahar Rahim à une confusion physique, à grands renforts de prothèses et de manipulations numériques : celui-ci n’interprète jamais, disparaît toujours derrière le grand « monsieur » qu’il campe. Le film dure plus de deux heures, pourrait doubler ou tripler ce temps : un unique mouvement le régit avec des chansons comme liant, des scènes opportunistes ayant chacune leur intérêt de tonalité – post-it retrouvailles frère/sœur, émotion et larmes ; post-it relation Aznavour/Piaf, comique sous couvert de domination, etc. Il semble appliquer à la lettre un manuel de scénario atrophiant la sensibilité, enfermant l’humain dans un destin placé – et on l’aura compris ! – sous le signe du travail. Quant à la cause arménienne, qui apparaît pourtant dès les premières minutes par le biais d’archives, elle devient une toile de fond avant de revenir en clausule, négligée alors même qu’elle définissait Charles Aznavour et son rapport au monde.
vraiment un chef d œuvre, M Rahim a un jeu d acteur de folie, les mimiques, la voix, le maquillage... vraiment top je ne met pas 5 étoiles car dans un biopic j aime lorsqu ils mettent les dates on situe plus l événement. On ne voit pas le temps passé.
J’ai beaucoup aimé le film en quasi tout points mais les très rares manques de justesse de Rahim et l’image d’un Aznavour égoïste que m’a laissé le film m’empêchent de mettre 5.
Evidemment Télérama, Libé et les Inrocks n'ont pas aimé, ce qui m'a fortement incité à voir ce film, très classique dans sa mise en scène mais ô combien touchant grâce aux chansons éternelles de Mr Aznavour, si bien mises en valeur.