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Nicolas Métrich
41 abonnés
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5,0
Publiée le 25 janvier 2025
Excellent film d'action Français , une bonne histoire , une chasse à l'homme spectaculaire , beaucoup d'action , de suspens , d'émotions .
Yves Boisset s' est inspiré d' une nouvelle écrite par un écrivain " The Running Man " . Et plusieurs années, aprés le prix du danger , vu le grand succés de ce film , Paul Michael Glasser , l' acteur qui jouait " Starky " , dans la série " Starky et Hutch " , va réaliser la version américaine , avec Arnold Swarzenegger , comme acteur principal , et donné le titre du film : " Running Man " , qui est également un chef d'œuvre du film d' actions et de suspens , auquel je met la même note que " Le prix du danger , de 5 étoiles " .
Mon film préféré avec Gérard Lanvin , je l'ai vu une fois lors de sa sortie au cinéma , en 1983 , lorsque j'étais adolescent avec mon argent de poche , et plusieurs fois , en DVD , je ne m'en lasse pas .
Simple, efficace et du coup très explicite. Un spectacle morbide face à une audience qui en demande toujours plus, manipulé par une chaîne de télé qui voit par le spectacle un gagne pain monumentale. Le public manque de réalisme dans leur interactions, guidé par une bipolarité entre l'acclamation de l'émission puis des protestation critique. Mais ce qui est fascinant dans ce film c'est que l'audience ne ce plaint pas de l'éthique de l'émission qui est scandaleuse mais du trucage des règles par l'émission. Les règles sont injustes et le principe de l'émission horrible mais après tout, c'est "le prix du danger". C'est un film satirique qui rend agréable le visionnage de la course poursuite pour mieux critiquer la téléréalité, c'est scandaleux mais ca fait vendre. Le spectacle est toujours une lobby et une représentation de notre société. La violence le suspens la célébrité est l'une des opiums du peuple.
Un film coup de poing de Yves Boisset qui paraît encore très actuel sur de nombreux points en 2025. Michel Piccoli crève l’écran, Gérard Lanvin s’impose dans son premier grand rôle majeur, les seconds rôles sont très bons Marie-France Pisier et Bruno Crémer en tête.
Il est impossible de regarder Le Prix du Danger aujourd'hui sans être frappé par son concept proprement visionnaire. En 1983, Yves Boisset dénonçait avec une lucidité prophétique les dérives de la télé-réalité, imaginant un jeu mortel où un homme doit survivre à des tueurs pour la gloire et l'argent. Cette critique féroce de la transformation de la violence en spectacle est la plus grande force du film.
Le film brille lorsqu'il se fait pur thriller. Porté par un Gérard Lanvin charismatique et physique, il offre une course-poursuite haletante et sans temps mort. Le suspense est palpable et la réalisation nerveuse d'Yves Boisset nous plonge au cœur de l'action. Face à la proie, Michel Piccoli est glaçant de cynisme en producteur manipulateur. L'ensemble baigne dans une ambiance 80's qui, si elle a vieilli, confère au film un cachet indéniable et se conclut sur une fin choc qui marque les esprits.
Toutefois, ce point fort est aussi là où le bât blesse. Si le message est puissant, il est martelé avec un manque de subtilité qui frise la caricature. Le propos devient parfois trop appuyé et répétitif, notamment à travers les fausses publicités, rendant la dénonciation moins percutante à force d'insistance.
La tension de la chasse à l'homme est régulièrement brisée par de longues "entre-scènes" sur le plateau de télévision, souvent sans réel intérêt, ces séquences cassant le rythme de la traque. De plus, si l'ensemble est mené tambour battant, certaines scènes d'action accusent leur âge et peuvent paraître un peu maladroites aujourd'hui.
Au final, le constat est celui d'un film où tout est bien vu, bien joué, mais avec quelques maladresses tout de même. Le Prix du Danger reste une œuvre importante pour son propos incroyablement prémonitoire et l'efficacité de ses scènes de poursuite. Cependant, son manque de finesse et ses ruptures de rythme l'empêchent d'être le chef-d'œuvre qu'il aurait pu être. Un film d'anticipation essentiel pour son message, mais qui, en tant qu'œuvre cinématographique, reste prisonnier de ses propres excès.
"Le prix du danger" fait partie de ces films d'anticipation d'un autre temps qui prédisait une certaine forme de société pour l'avenir et dont la date prémonitoire semble avoir été passée. Adapté d'une nouvelle (et non d'un roman de Stephen King comme je le croyais auparavant), le sujet traite de la société et de son rapport à la télévision et notamment les jeux télévisé. Ici le participant du joue... sa propre vie. Une chasse à l'homme orchestrée par la télé.
Le sujet, de fiction donc à l'époque, prédisait ainsi une société rythmée par les jeux produits par des chaînes télé elles-mêmes animées par les bénéfices publicitaires qu'elle peuvent en tirer selon l'audimat charmé à coup de sensationnel. Du coup, pour faire durer le plaisir des spectateurs - et surtout diffuser un max de pub - l'émission est truquée par la chaîne.
L'auteur de cette nouvelle (Robert Scheckley) a eu plutôt le nez fin. On ne peut s'empêcher aujourd'hui de penser à télé réalité, même si aujourd'hui encore, elle n'a pas fait de victime, du moins à l'antenne.
Le sujet est donc plutôt dérangeant et, au lieu d'être un film d'anticipation, il devient aujourd'hui une sorte de miroir dans lequel nous pouvons voir nos rapports avec les secret story et autres Koh-Lanta.
Côté réalisation, Yves Boisset s'en donne à coeur joie à mettre en lumière l'inhumanité de cette société. Alternant critique de cette société futuriste et scènes d'action, le film ne perd jamais le rythme. Même la musique s'y colle bien.
Côté acteurs, les acteurs replissent parfaitement leur rôle avec une mention très spéciale pour Michel Piccoli dans son rôle de présentateur vedette hypocrite et totalement détestable.
Bref, si les années ont passé sur ce film à la réalisation finalement un peu dépassée, le côté psychologique du film lui permet de rester au rang de bon film.
"Le Prix du Danger" est un film qui a extrêmement vieilli. Tout, de la musique à la photographie, y est totalement années 80 et marque une certaine époque. Cependant, le thème même du film étant terriblement d'actualité, un véritable contraste se crée et donne à ce film une personnalité unique. Rajoutez à cela le talent de Michel Piccoli qui nous donne peut-être ici une de ses meilleures performances. Un bon moment.
Mais quelle honte! Comment peut-on faire un film comme celui là? C'est le summum de l'amateurisme à la française à tel point qu'on dirait une parodie de son propre remake "The Running Man" qui lui au moins se donne les moyens d'être crédible! Le "Prix du danger" doit pas être bien élevé (à mon avis avec 100 balles on s'en sort il suffit de connaître 2-3 amis pilotes pour mettre coucous et hélico à l'écran ça impressionne le spéctateur de base des années 80) Heureusement que les USA sont là pour retravailler un peu les quelques idée originales qu'on a chez nous parce qu'entre ça et "la Totale" on pleure presque de devoir comparer le jeune Lanvin et le comique Lhermitte à Schwarzy...
La science-fiction à la francaise pour moi c'est fini!
Certes, le charme de ce film tient davantage au casting (excellent) qu'au budget. Mais méme si la realisation est assez basique, ca ne fait que renforcer le realisme du film, qui fait encore froid ans le dos.
Film qui a connu son remake américain running man qui critique les dérives de ce que pourrait devenir la télé. Je dis ce que pourrait devenir la télé car c'est un peu un film d'anticipation car il est arrivée avant l'exploitions de la télé réalité quasiment 20 ans plus tard.
Si le thème de départ, issu d'un roman d'anticipation, s'avère prémonitoire quoique parfois excessif, l'adaptation d'Yves Boisset n'est pas à porter au rang de ses meilleurs films. Les acteurs surjouent, hormis Bruno Cremer impeccable (mention spéciale à Jean-Claude Dreyfus, vraiment caricatural). L'ensemble manque cruellement de subtilité. Bon, on se laisse emporter par le récit pour une soirée divertissante, sans plus.
Immersion dans le domaine de la télé-poubelle terme qui apparaîtra dans les années 80. Le spectaculaire dans la course à l'audience. Cela pouvait paraître absurde pour les spectateurs voyant ce film à l'époque. Aujourd'hui cela peut moins nous choquer tant le choc, le clash, la recherche de cette image qui va faire le buzz sur les réseaux.
Dans le film, c'est une société qui se déroule dans un futur assez proche qui s'est américanisé dans la manière de faire de la télévision, de la pollution publicitaire et même on parle en dollars et non en francs (j'allais écrire en euros lol). Finalement on emprunte toujours les concepts les plus absurdes provenant de l'autre côté de l'Atlantique. Ces personnes qui expliquent en plein direct leurs envies de tuer ça paraît surréaliste mais quand on voit les absurdités qu'on peut lire parfois sur les réseaux, on se dit que ce film a un petit côté visionnaire quand même. Avec en plus, un public en plateau qui en redemande qui sont comme des bêtes sauvages attendant leur repas qui est ici le candidat interprété par Lanvin. Le plateau de télévision c'est comme un zoo au final.
On rigole aussi très souvent car les situations sont extrêmement bêtes et absurdes. Michel Piccoli en animateur à la Guy Lux/Jacques Martin c'est énorme. Il porte, lors des émissions en plateau, un costume très blanc et très chic qui traduit une certaine fausse pureté. Gérard Lanvin est fou (dans tous les sens du terme).
Bref, c'est les critiques de cette dérive de la télévision comme on les aime à l'image de Network de Sidney Lumet ou du Je te tiens, tu me tiens par la barbichette de Jean Yanne.
Un homme court à en perdre haleine, poursuivi par d 'autres hommes qui veulent le tuer. Un cameraman filme la course poursuite. Mais il ne s'agit que d'un jeu télévisé « Le Prix du danger ».spoiler: Le N°42, un chômeur qui n'a plus rien à perdre parce qu'il en a marre de voir que certains ont tout, et que lui n'aura jamais rien, décide d'y participer. Il est bien déterminé à empocher la récompense d'un million de dollars. Arrivera t-il à survivre jusqu'au bout des quatre heures d'émissions ? Traité de caricature à l'époque, aujourd'hui sa dénonciation des dangers de la télévision spectacle semble tellement d'actualité. Télérama a dit ; Selon son habitude Boisset ne fait pas dans la nuance. Mais si cette satire d'une télé et d'un public assoiffé de sang déchaîna toutes les passions lors de sa sortie en 1983, c'est peut être plus juste qu'on voulait le croire. Suspense garanti , interprétations efficaces. Ma note sera de 3,49 sur 5. Le film a vieilli, mais le sujet est bien là.
Film choc à l'époque ! Le temps a passé mais le film conserve sa force et son originalité, car finalement la société du spectacle dénoncée à l'époque n'a guère changé. On apprécie la classe de Marie France Pisier, l'abattage ironique de Michel Piccoli, Gérard Lanvin en jeune loup rebelle, et l'élégance cynique de Bruno Crémer.
“Le Prix du danger”, film d’anticipation sorti en 1983, frappe aujourd’hui par son incroyable actualité. Malgré ses quarante ans, il aborde deux thèmes qui résonnent particulièrement avec notre époque. D’abord, il anticipe l’essor de la téléréalité et interroge, avec une ironie mordante, la dérive mercantile des producteurs de télévision : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour l’audience ? Le film multiplie les clins d’œil à la télévision contemporaine, comme ces publicités omniprésentes, devenues indispensables au financement des programmes. Ensuite, il préfigure un genre cinématographique en plein essor ces dernières années : les films de survie, où les personnages doivent gagner un “jeu” pour échapper à la mort. Sur ce plan, le scénario est visionnaire, et l’idée de base reste captivante. Côté interprétation, le film bénéficie d’une distribution solide. Michel Piccoli incarne à la perfection un présentateur cynique, prêt à tout pour le spectacle, tandis que Gérard Lanvin convainc dans le rôle d’un homme traqué. La mise en scène, en revanche, constitue le point faible du film. La première partie, trop bavarde et peu démonstrative, manque de rythme et de tension visuelle. On sent qu’il y avait là une marge de progression, et cette faiblesse atténue quelque peu l’impact final. Malgré tout, “Le Prix du danger” reste un film surprenant, intelligent, même s’il ne parvient pas tout à fait à transcender son sujet pour devenir un chef-d’œuvre inoubliable.