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Véronique B.
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2,0
Publiée le 7 mai 2025
Des femmes à des endroits différents et à différentes époques voient un vieil homme, que personne ne voit. Il tue même le petit amie de l'une d'entre elles ...spoiler:
Et à chaque fois, elles entendent une femme qui crie. Le film est lent ... lent .... ennuyeux à souhait ! L'idée était bonne mais vraiment mal exploitée. Dommage car les acteurs sont tous très crédibles.spoiler:
Ce premier long métrage de ce réalisateur espagnol est angoissant et stressant mais la réalisation au style trop ambitieux n’est pas toujours au rendez-vous. Ce mélange des genres avec la manière pas vraiment structurée dans le déroulé du film m’a paru à la fois confus et pas forcément bien maitrisé.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 29/04/2025 u Club Marbeuf à PARIS)
Synopsis : Andrea est une jeune femme qui commence à sentir qu'une présence étrange la menace, une présence qu'elle ne peut pas voir à l'œil nu, mais qui est là, et qui, il y a vingt ans, a harcelé Marie, de l'autre côté de l'océan.
Pays d'origine : Espagne, Argentine, France, Film de Pedro Martín Calero, sort le 21 Mai en France.
Encore un de ces films espanol, a dormir assis, les acteurs sont pas mauvais et font ce qu'ils peuvent, mais franchement il ne se passe pas grand chose, on s'ennuie quasiment sur les 1h47, tellement c'est long et vide.
Vu en avant-première au Festival du Cinéma Espagnol de Nantes (mars 2025), Pedro Martín-Colero réalise un véritable film d'épouvante qui fonctionne complètement, et ce, sur plusieurs points : la réalisation, la direction d'actrices, l'histoire séparée en trois actrices, un climax effrayant... bref un très bon premier pour le réalisateur espagnol !
Avant-première en présence du réalisateur au Festival du ciné espagnol de Nantes. Premier film très convaincant, l'ambiance est bien mise en valeur par la bande son, le scénario arrive à nous tenir en haleine jusqu'au dénouement...
Trois femmes qui n'ont a priori rien en commun... si ce n'est qu'elles sont harcelées par un vieux (ultra flippant) uniquement visible dans les photos ou les vidéos, et qui est toujours collé à elles... Il y a dans Les Maudites quelques airs de It Follows, mais on le préfère de loin à son prédécesseur par sa capacité à cacher son monstre et à nous le faire palper malgré tout (on devient parano du moindre bout de rideau qui volète), à nous faire attacher à ses héroïnes (magnétiques, et très investies) en découvrant leur vie intime (alors même que cela ne ressert pas plus tard, il s'agit juste de nourrir l'image du personnage, de nous le faire comprendre, ce qu'oublient souvent les films d'épouvante modernes : plus on aime un personnage, plus on a peur pour lui), à créer un revirement de situation surprenant, audacieux, en plein film. On a mis un moment certain à saisir ce qu'il se passait, quand le film décide soudain spoiler: d'arrêter la fin de sa narration pour nous faire le prequel, l'origine du lien entre les trois femmes maudites (on bascule donc vingt ans en arrière, d'un coup, et on a même cru que toute la première partie était une VHS que regardaient les élèves du cours de cinéma, mais heureusement on raccroche vite les wagons entre eux : le film ne nous prend pas par la main, mais nous fait vite comprendre les enjeux de son "prequel"). On n'a d'ailleurs pas compris les origines de la malédiction (il nous faudrait un deuxième visionnage), mais ses mécanismes de l'effroi fonctionnent du tonnerre, en balayant les jumpscares à ados du revers de la main et en favorisant les ambiances poisseuses et angoissées (on a décollé du fauteuil lors de la scène spoiler: du petit ami qui dit "Mais non, y'a personne.", qu'on voit le mec au fond, qui ne bouge d'abord pas, et qui se jette d'un coup sur l'ami... Boing. ), en choisissant un "monstre" au visage familier (un vieux papy aux traits sévères) qui fait d'autant plus peur qu'il se confond dans la foule des passants (on arrive parfois à le voir parmi les figurants, allez la parano, le retour...), et laisse surtout deux scènes finales assez pêchues. On repense à la scène de spoiler: lévitation de l'amie caméraman qui arrive d'un coup, au détour d'un dialogue anodin (on n'était pas prêt, l'effet marche encore plus), et cette fin à la Last Night in Soho (les femmes mortes de la main du tueur qui sont enfermées dans une chambre et gémissent sur la pauvre héroïne qui essaie de s'en tirer) qui reste en mémoire . Les Maudites est une très belle découverte dans le paysage du cinéma d'épouvante, un film d'ambiance qui fait parfois bien frissonner, nous intéresse à l'enquête multiple sur "D'où sort ce vieux ? Pourquoi ces gémissements ? Pourquoi ces trois femmes ?", et n'oublie pas de nous faire aimer ses héroïnes (donc souffrir avec elles) face à ce vilain Papy qui fait de la persistance.
Film projeté en avant-première dans le cadre du Festival Ecrans Mixtes. Thriller horrifique très efficace sur moi. La tension est soutenue par un beau travail sur le son et sur la bande originale. A découvrir sur grand écran.
La violence faite aux femmes, on a parfois l'impression que le sujet a déjà été essoré par le cinéma, sous sa forme la plus classique du moins, c'est-à-dire le drame psychologique. En revanche le genre a certainement encore pas mal de choses à en dire, et c'est ce qu'a bien compris Pedro Martín Calero qui pour son premier long convoque l'épouvante pour évoquer le sort de LA FEMME. Car les histoires de ses "Maudites" se répondent par-delà le temps et les frontières, créant ainsi une sorte de malheur universel que seule la sororité pourrait défier. Comme si l'unique moyen de lutter contre cette fatalité passait forcément par la solidarité et le collectif.
Mais si ce film a reçu le Prix de la Critique à Gérardmer c'est certainement parce qu'il ne se contente pas de traiter un sujet, il le fait avec une sacrée efficacité de mise en scène, installant d'emblée une atmosphère angoissante et allant jusqu'à créer de réels moments de frayeur. Ça fait longtemps que le cinéma horrifique ibérique ne nous avait pas donné de si bonnes nouvelles et c'est en sortant de ses stéréotypes qu'il y parvient.
Casting féminin impeccable, histoire intrigante, rappelant parfois Slender Man, le film en a sous le capot, proposant quelques scènes de tension vraiment bien fichu mais trop rare à mon goût. C'est le principal reproche, le film est trop sage. Heureusement que l'idée de l'esprit qui vous suit mais qui n'est visible qu'en le filmant est vraiment bonne.
Vu en compétition au festival de Gerardmer 2025. Un thriller fantomatique, sur le trauma transgénérationnel. La mise en scène un peu timide, et le scenario déroulé en chapitrage linéaire, peinent à faire pleinement ressentir au spectateur les troubles qui traversent ses héroïnes. Le choix d’un antagoniste désincarné visible uniquement à travers l’objectif d’une caméra, au delà d’être peu original, fini par enfermer le propos du film, pourtant intemporel et indispensable, dans une modernité confuse.
Pour son premier long-métrage, le réalisateur espagnol Pedro Martín-Calero a sacrément chiadé la forme (il a beaucoup tourné de clips et de publicités et cela se voit un peu trop). Il a aussi crypté ses deux intrigues, qui se répondent évidemment, à 20 ans de distance, sur des continents différents et avec des personnages qui,le sont également mais reliés, de manière plus ou moins artificielle. Le cinéaste a choisi la forme de l'épouvante pour parler des violences faites aux femmes mais cette manière symbolique d'évoquer un sujet autant traité ces dernières années, sur grand écran, n'est pas loin d'être contre-productive, avec des interprètes féminines un peu trop jolies et des scènes en club bien trop fréquentes. Malgré cela, le film reste assez fascinant, car il ne livre pas toutes ses clés et interroge sur son traitement du dérangement mental au féminin, ou supposé tel par une société aveugle et forcément machiste. On peut se demander pourquoi le film cherche absolument à faire compliqué plutôt que simple mais c'est un parti pris qui a au moins le mérite de laisser la porte ouverte à l'imagination du spectateur.. Séducteur et irritant, El Llanto (les pleurs) peut être vu ainsi et concomitamment.