J aimé quand j’ai compris. C’est un film qui se mérite car il ne se livre pas facilement, Quant à y voir une allégorie aux violences faites au femme que certains revendiquent, ce n’est pas ce qu’est j’ai reconnu en premier.
Il ne se passe rien du tout et le scénario est nul. Je mets une étoile juste pour la scène finale spoiler: dans le noir, quand le briquet s'allume et qu'on voit une personne juste derrière la jeune fille . À part ça, il n'y a aucune explication spoiler: et le film s'arrête d'un coup . Grosse perte de temps.
Ca commençait plutôt bien ,mais un fil du temps nous n allons nul part ,on en sait pas plus sur ce monsieur que l’on voit accroché a ses femmes ,on explore juste des situations sans reelles explications….il finit comme il a commencé sans rien….il n y pas de fin
L’idée est bonne avec un scénario qui remonte le temps et dévoile petit à petit l’origine de l’horreur qui hante ces femmes. Le problème est une bande son omniprésente décalée et qui est tout sauf sobre. A cela s’ajoute une image Assez moche et des scènes beaucoup trop longues Dommage il y avait du ´It follows’ en potentiel dans ce film.
Original, ce film espagnol ancré dans le réel utilise le genre fantastique pour aborder de manière très angoissante et percutante la question des violences invisibles. Il est incarné par une troupe d'actrices magnétiques. Une vraie découverte.
Un film envoûtant et inquiétant, relecture d'épouvante du mouvement "me too". Sans effusion de sang, avec très peu d'effets, le réalisateur parvient à instiller la peur, bien épaulé par trois excellentes actrices. En revanche, la déconstruction du récit dessert un peu le film.
Je vois ce que le réalisateur veut raconter. Le début de son film offre un bon mélange entre son sous texte et une tension très premier degré. Les actrices sont convaincantes et bénéficient de rôles intéressants et complexes. Mais « les maudites » se délitent au fur et à mesure de l avancée de récit, il ne parvient pas à maintenir de la tension et pour le coup il aurait dû user d effet horrifiques plus marqués et marquants; le discours n aurait pas été dénaturé pour autant.
l'idée de base etait géniale mais les 30 dernières minutes sont peu intéressante mais c est surtout la fin...plus de budget car finalement on ne sait rien. finalement ridicule malgré une bonne première partie
D'ordinaire plutôt friand du cinéma fantastique et horrifique espagnol, souvent force de propositions originales ("Les autres", "L'orphelinat", "Le labyrinthe de Pan", "Rec", "Les révoltés de l'an 2000"...), ce premier film de Pedro Martín-Calero m'a laissé sur ma faim. Pour trois raisons.
La première : une réalisation "clipesque" qui nuit à l'atmosphère du film dont les scènes effrayantes perdent en intensité du fait de ce choix artistique plus proche d'une publicité que d'une œuvre angoissante (les scènes de boîtes de nuit en sont le parfait exemple). Si la première partie du film avec une Andréa totalement paniquée par ce qui lui arrive parvient à attirer l'attention, la seconde partie qui suit Camila et Marie s'avère bien moins intéressante alors qu'elle est censée nous dévoiler des événements survenus vingt ans plus tôt pour nous permettre de comprendre ce qui traumatise ainsi Andréa.
La deuxième : une entité démoniaque qui n'est jamais réellement définie par le réalisateur, symbolisée par un vieillard maladif et brutal qui n'est visible qu'à travers un objectif de smartphone ou de caméra selon l'époque. Qui est il ? Pourquoi s'acharne-t'il ainsi sur toutes les générations de femmes d'une même lignée à travers les époques et les continents ? Quel est l'objectif de ce mâl(e) invisible dans cette transmission toxique d'une malédiction ancestrale ? Le film n'apporte aucun élément de réponse.
La troisième : les grosses ficelles opportunistes d'un très vague message féministe à l'heure du mouvement "Me too", même si le réalisateur a le mérite de le traiter d'une manière inédite (jusqu'à une tour maléfique aux formes phalliques). Mais cette vision de la violence patriarcale faite aux femmes, sans qu’elles soient crues ou entendues, n'est-elle pas contre-productive du fait de sa symbolisation par un fantôme aux allures de momie dont on ne connait pas du tout les motivations ? Si nous exposer l’invisibilisation des victimes qui se retrouvent peu à peu marginalisées de leur famille et de leurs amis s'avère pertinent, l'allégorie demeure bien trop floue pour faire passer le message.
Un premier long métrage qui souffre donc d’un récit inachevé et confus, comme si le film avait du mal à aller au bout de sa propre réflexion. Impossible de ne pas penser au "It Follows" de David Robert Mitchell (2014), en beaucoup moins abouti.
Une femme semble hantée par une présence mais personne n’est capable de la déceler. Avec son pitch de départ intriguant voulant réinventer le film de fantôme pour en faire une réflexion sur le mal invisible subit par les femmes. Si la réalisation parvient par instant à instiller une angoisse subtile, l’ensemble est aussi très boursouflé dans son traitement avec un rythme balbutiant et des effets trop faciles de mise en scène.
Voir le mal seulement avec une caméra, c’est plutôt une bonne idée, on se laisse porter par le film à des époques différentes, il y à surement un message fort derrière tout ça, la scène finale dans l’appartement c’est vraiment un moment incroyable, ça dure quelques minutes, mais j’ai adoré ce passage, c’est un film un peu complexe, mais sympa.
Si l’entame n’est rien de très différent de celle de n’importe quelle oeuvre fantastique hispanique des plus classiques, ‘Les maudites’ dévoilent ensuie d’autres intentions. La première section se clôt abruptement au bout de quarante minutes et le récit se décale alors temporellement et géographiquement. Néanmoins, si ce changement de perspective demeure totalement justifié par les contingences du scénario, quelque chose dans l’équilibre du film s’effondre alors en grande partie, comme si on suivait deux trames plus courtes qui, dans l’absolu, auraient pu s’incarner dans deux films différents. Bien entendu, on comprend aussi parfaitement qu’il ne s’agit pas uniquement de spectres, de secrets enfouis ou de ce mécanisme de la fatalité propre au fonctionnement du film de possession : ‘Les maudites’ fonctionne à un niveau plus allégorique, qui n’abat jamais complètement son jeu mais qui n’en reste pas moins assez simple à comprendre. D’ordinaire, la réussite d’un projet horrifique à portée symbolique n’est atteinte que si le film parvient à jouer sur la fine ligne entre dévoiler trop explicitement ses intentions et les noyer sous les effets de manche jusqu’à les rendre illisibles. Je ne peux pas dire que le scénario de Pedro Martin-Calero trébuche sur un de ces deux extrêmes et pourtant, la sauce ne prend pas réellement : les modèles, anciens (‘Possession’ de Zulawski) ou récents (‘It follows’ de David Robert Mitchell) du film sont évidents mais jamais égalés.
El llanto fascine par sa capacité à faire dialoguer un cinéma d’épouvante classique avec les nouveautés technologiques des différentes époques investies, articulant la peur de dormir d’un Nightmare on Elm Street (Wes Craven, 1984) à la terreur des images captées par une caméra numérique, lors une visioconférence, entre les flashs lumineux d’une soirée dansante en boîte de nuit. La malédiction apparaît alors comme le lien à l’origine de la réunion de plusieurs femmes ayant eu à affronter, de près ou de loin, spoiler: une masculinité toxique – incarnée par ce vieillard maladif et brutal – que figure une tour d’immeuble à l’aspect phallique entourée des cris des victimes. La permanence du lieu hanté dans un cadre urbain soumis à des évolutions génère de puissantes images de cinéma ; quant aux assauts du mal/mâle, ils revisitent le film de fantômes tout en déplaçant la figure spectrale spoiler: depuis le bourreau vers les jeunes filles tourmentées , métaphore de l’invisibilisation des victimes, peu à peu marginalisées de leur groupe d’amis, d’une classe, de leur famille. Derrière tout cela se cache une réflexion profonde sur l’adoption, regardée par le cinéaste comme un acte complexe mais insuffisant pour laver l’enfant de ses traumatismes congénitales, point de départ d’une reconquête identitaire au terme de laquelle triomphe la solidarité féminine. Une œuvre mémorable.