Confronté à son déclin médiatique et à la mort de sa femme, Jack Delroy compte bien revenir sur le devant de la scène en redonnant un petit coup de boost à son talk show et pas des moindres puisque pour l'épisode spécial Halloween, il invite un démon sur le plateau. J'adore le concept qui rappelle d'ailleurs celui de "Y a-t-il un exorciste pour sauver le monde ?" ; la parodie en moins bien évidemment ! Car alors que le sous-genre horrifique de l'exorcisme a été répété maintes et maintes fois sans jamais dépasser ni même égaler "L'Exorciste", le film en reprend ici les codes mais d'une manière bien plus intelligente. Déjà, le film reprend certains éléments du found footage puisqu'un carton nous indique que le film que nous allons voir est une émission retrouvée datant des années 70 qui n'a évidemment pas été retouchée et c'est une ambiance qui met tout de suite dans le bain. D'autant plus que le film nous résume habilement le passé du personnage principal sans que ce ne soit lourd ou ennuyant, tout en gardant ce côté faussement authentique d'une télé américaine des années 70. Tout le contexte est également intéressant, celui d'une décennie aux mœurs qui se bousculent, qui changent, qui évoluent et où tout est prêt à faire son beurre dessus, quitte à vendre son âme au Diable... Et justement, parlons-en du Diable puisqu'il est tout de même dans le titre du film mais n'occupe finalement qu'une petite place dans le film ais prend paradoxalement beaucoup de place dans l'intrigue. Plus précisément, les scènes de possessions se font rares, ce qui pourra rebuter plus d'un spectateur mais tout le spectacle horrifique ne se joue pas qu'ici. Non, c'est une montée en tension qui met mal à l'aise dès le début ou plutôt concrètement dès l'arrivée de Christou, un médium. C'est une mise en contexte nécessaire pour permettre aux codes du film d'exorcisme de s'installer par la suite sans que ça ne tombe dans le ridicule. Et c'est franchement réussi, le film parvient à donner des frissons à de nombreuses reprises tout en ayant toujours cette espèce de regard cynique sur son personnage principal. À ce propos, la fin peut surprendre, j'avoue qu'elle m'a légèrement déçue mais après coup, force est d'admettre qu'elle est finalement plutôt bien pensée. Bref, "Late Night with the Devil" est donc un film original dont le concept est parfaitement maitrisé.
J'ai franchement adoré, tout est parfaitement dosé, les acteurs et actrices sont parfaitement dans leur rôle. Flippant, drôle, critique, pertinent, rétro et moderne en même temps.
Excellente reconstitution et super mise en situation, très seventies, vraiment on s'y croirait. Film à conseiller aux amateurs d'épouvante et de paranormal.
Un bon petit film d'horreur quoiqu'on pourrait le classer aussi comme un bon Thriller. Une visite de la télévision des années 70 et des shows nocturnes lors desquels des invités, partisans opposés les uns aux autres, s'écharpent sur des sujets polémiques tels que la possession démoniaque notamment dans ce cas précis... Une ambiance réaliste, des décors qui nous replongent dans les seventies, et un suspense qui grandit de façon régulière pour donner une fin...ni attendue ni étonnante. Un bon moment à passer pour les fans de ce genre de films....Nefarious dans le même genre est meilleur
D'ordinaire, je n'aime pas trop les films sur le thème de l'exorcisme, pour la simple et bonne raison qu'ils n'arrivent pas à la cheville du célèbre film de référence réalisé par William Friedkin , exception faite pour celui ci qui se distingue des autres par son concept original. En effet, l'idée d'offrir au public la première interview d'un démon par le biais d'une jeune fille possédée au sein d'un Talk-Show des années 70 le soir d'halloween pour aider le présentateur à retrouver ses audiences est une très bonne idée de départ , la reconstitution des Talk-Show de l'époque est soignée , les autres invités lors de l'émission constituent une bonne entrée en matière avant le grand final. Les scènes de possession et les dialogues qui s'y associent sont très prenants, la performance d'Ingrid Torelli en jeune fille habitée par le diable est impressionnante.
Late Night with the Devil est une vraie pépite dans le paysage de l’horreur contemporain. Le film réussit le pari audacieux d’ancrer le surnaturel dans l’univers du plateau télévisé bien vintage, avec une justesse esthétique bluffante. L'alternance entre images "live" et coulisses rend l’expérience encore plus immersive, comme si le spectateur était pris au piège de sa propre curiosité dans un rôle omniscient.
Le climax final est aussi spectaculaire que déroutant. On sort du film avec un mélange de fascination et d’inconfort, mais aussi avec beaucoup de questions en tête. on est plus trop sûr de ce qu'on à vu, compris ou crû comprendre, et c'est génial.
Un film d'épouvante horreur qui ne cesse de vous surprendre avec une tension qui monte au fur et à mesure du film et qui finit sur une scène de fin aussi jouissive qu'inventive ! À voir au plus vite !
‘Late night with the devil’ est une variation intéressante sur le found-footage, qui permet précisément d’oublier qu’on affaire à du found-footage alors que la norme exige que les imperfections de l’image et les indications temporelles à l’écran viennent le rappeler à chaque seconde au spectateur. Film de possession démoniaque, donc forcément assez banal, il a pour particularité de s’ouvrir sur un documentaire consacré au présentateur Jack Delroy qui sert d’introduction à la diffusion du dernier épisode de son émission de divertissement ‘Night owls’, tourné en 1977 et jamais diffusé, présentateur et émission étant bien évidemment fictifs. Du côté strictement horrifique, ça reste assez cheap mais pas inefficace : non parce que le déroulé des événements est original, que les acteurs sont extraordinaires ou que les effets aient la moindre chance de me faire bondir de ma chaise mais tout simplement parce que, autant dans son approche “documenteuse” que dans le found-footage (professionnel du coup, ça évite la tremblote à l’image), cette reproduction de la fin des années 70 est soignée : entre le respect des codes télévisuels, de l’humour périmé, des vêtements, coiffures et couleurs, des psychoses et dadas de l’époque (sectes, mentalistes, etc…), on n’a pas trop de mal à se convaincre d’y croire, ce qui permet d’augmenter l’impact d’un film complètement dans la moyenne. Pour redonner un tant soi peu de souffle au found-footage, il suffisait donc de “retrouver” des enregistrements plus anciens que des jeunes qui se perdent dans la forêt à la fin des années 90…
On est tout d'abord emballé par l'originalité du film, par la qualité de reproduction d'un plateau tv des années 60/70. L'ambiance du film s'installe petit à petit et nous intrigue toujours plus avant de retomber comme un soufflé dans le dernier quart d'heure. La conclusion du film manque vraiment de crédibilité. Dommage.
Un film d épouvante australien qui paye pas de mine, mais après visionnage est somme toute assez honorable j ai vu bien pire. Un présentateur vedette de son show en très nette perte de vitesse concernant l audimat et éprouvant des événements personnels tragique, à la mauvaise idée d inviter une jeune fille accompagné de son thérapeute dont la caractéristique intéressante pour son show est qu elle est possède par une entire malveillante, on sait comment tout cela va finir. Un scénario certes prévisible mais qui tient la route Qui par moment nous provoque quelques frissons
L’exercice du “Found footage” restant toujours aussi casse-gueule hormis peut-être “Paranormal activity : Next of kin” (avis perso), les premières images de “Late Night With the Devil” avaient tout pour rebuter le chaland. Mais grâce au talent de l’acteur principal à savoir David Dastmalchian (“Le Dernier voyage du Demeter”), dans la peau de Jack Delroy, un présentateur TV plus vrai que nature ou plutôt faussement naturel, le film est des plus intéressants. À ceci, le duo de réalisateurs Colin et Cameron Cairnes reconstitue minutieusement les coulisses et le plateau de la retransmission d’un Late Show américain des années 70, pour donner une véracité à l’histoire. Tout d’abord, très dénonciateur dans son propos et la façon d’aborder le récit de ce showman numéro 1, qui se voit relégué au rang de second par une émission concurrente, le film va se muer en une compétition sans merci, où seule une extraordinaire histoire pourrait rebattre les cartes de l’audimat. Et d’extraordinaire histoire, il en sera question, lorsque sous les lumières des projecteurs, des applaudissements millimétrés, une jeune fille se disant possédée, accompagnée de sa psychiatre seront les invitées vedettes. Nul doute que les spectateurs répondront à l’appel du voyeurisme. Ce qui semble n’être qu’un canular, va basculer dans l’horreur la plus frontale lors d’une émission spéciale Halloween ! Au-delà de la polémique quant à l’utilisation de l'intelligence artificielle pour certains plans des décors - dont les réals et l’acteur principal ont dû s'en excuser (Robert Zemeckis l’a utilisé allégrement pour “Here” récemment) - “Late Night With the Devil” surpasse pas mal de productions horrifiques de par son côté immersif qui nous plonge dans l’ambiance télévisuelle des seventies. Le lieu unique - savamment retranscrit - confère au long-métrage un inconfort qui ne nous lâchera à aucun moment jusqu’au percutant final qui en fera flipper plus d’un !
Une tentative originale avec un concept intrigant, mais qui tombe à plat. L’ambiance vintage aurait pu créer une vraie atmosphère, mais reste sous-exploitée. La peur est absente, les effets horrifiques trop timides, et ça vire doucement au nanar sans jamais vraiment assumer. On ne s’ennuie pas totalement, mais la mayonnaise ne prend pas. Dommage.