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Shining80
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4,5
Publiée le 31 octobre 2025
1er western de la collaboration Boetticher/Scott devenu culte, 7 hommes à abattre est un film excellant, d'une grande efficacité et d'une grande justesse. Randolph Scott en force tranquille et Lee Marvin en roi de la gâchette affamé d'or, les interprètes du film y sont pour beaucoup dans sa réussite. Les décors du désert, des rocheuses et des autres territoires de Californie parcourus apporte au film une touche supplémentaire qui le magnifie davantage. La scène d'ouverture et la scène finale sont toutes deux légendaires. Le meilleur sans doute des 7 films du cycle Ranown.
un des plus grand western de boetticher tout y est acteur scenario réalisation musique en bref un petit chef d oeuvre retrouver pour notre plus grand bonheur
L’ex-shérif Ben Stride a récemment perdu son épouse, tuée lors d’un hold-up. Il recherche les sept hommes responsables afin de les tuer… « Sept hommes à abattre », produit notamment par John Wayne pour sa société Batjac, est le premier des sept westerns réalisés par Budd Boetticher avec Randolph Scott, dont plusieurs sont écrits par Burt Kennedy. Si son sujet est on ne peut plus classique, le film brille surtout par sa mise en scène et sa distribution. La mise en scène se caractérise par une grande sobriété, des décors minimalistes et une extrême précision des plans : tout passe par le cadrage, la composition des images et la précision du montage. Boetticher fait ici de nécessité vertu, car le budget est manifestement assez maigre, mais ce minimalisme devient surtout une véritable esthétique : il possède cet incroyable talent de rendre la simplicité sublime. Comme l’écrivait André Bazin, le western « le plus raffiné et le moins esthète, le plus simple et le plus beau ». Il ajoutait : « On ne voit pas une fois tous les cinq ans un scénario de western aussi intelligemment ficelé, sachant accorder comme celui-ci la tradition et l’invention. L’humour aussi ! Car l’émotion n’y est pas ennemie du sourire. On sent que les auteurs de ce film ont aimé leur travail, mais qu’ils s’y sont également amusés. La mise en scène de Budd Boetticher est pleine de trouvailles savoureuses, qu’une extrême variété d’expressions risque seulement parfois de faire passer inaperçues. Si vous voyez ce film, ayez l’œil et l’oreille en alerte : vous ne le regretterez pas ! » Randolph Scott est impressionnant en homme blessé et mutique, qui préfigure certains des personnages de western qu’interprétera plus tard Clint Eastwood. Boetticher joue intelligemment du contraste avec Bill Masters, interprété par un Lee Marvin particulièrement excellent : à la réserve presque monolithique de Scott répond la logorrhée de Marvin, bavard intarissable qui fait de la parole une arme, l’utilisant aussi bien pour séduire que pour humilier, provoquer ou déstabiliser. Mais la véritable originalité du film réside peut-être dans cette façon de substituer à l’action permanente l’attente, l’observation et le jeu des rapports de force. Les personnages passent leur temps à se jauger, à dissimuler leurs intentions ou à tenter de deviner celles des autres. Le silence de Stride et la logorrhée de Masters deviennent ainsi deux armes antagonistes. Boetticher construit la tension moins par l’accumulation des péripéties que par cette attente permanente de l’affrontement. En bref, un western dense et épuré, dont la durée ne dépasse pas 80 minutes, et incroyablement tendu dans sa recherche de l’essentiel.
Western classique. Film vaguement distrayant. Scénario pauvre qui n'apporte rien. Ces gens qui partent au duel comme on se brosse les dents ne font pas réalistes. On saluera toutefois l'effort de costumes et décor.