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Shining80
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4,5
Publiée le 31 octobre 2025
1er western de la collaboration Boetticher/Scott devenu culte, 7 hommes à abattre est un film excellant, d'une grande efficacité et d'une grande justesse. Randolph Scott en force tranquille et Lee Marvin en roi de la gâchette affamé d'or, les interprètes du film y sont pour beaucoup dans sa réussite. Les décors du désert, des rocheuses et des autres territoires de Californie parcourus apporte au film une touche supplémentaire qui le magnifie davantage. La scène d'ouverture et la scène finale sont toutes deux légendaires. Le meilleur sans doute des 7 films du cycle Ranown.
Sans palabre ni explication superflue, ce western minimaliste s'ouvre habilement sur la figure du vigilante personnellement blessé puis déroule son récit de vengeance avec un nombre restreint de personnages dont un intéressant adjuvant (ambigu Lee Marvin), un pleutre doublé d'un imbécile (ne pouvant se racheter que dans une intrépidité suicidaire) et l'évidente future partenaire (stéréotypée malgré la bonne volonté de Gail Russell, élégamment imposée par un bienveillant John Wayne) d'un héros un peu fatigué. Scènes d'affrontement réussies, menace indienne inquiétante (quoi que leur traitement soit nuancé), vils criminels amoraux, vastes paysages arides, séquence au saloon: tout y est, efficacement mis en scène. Satisfaisant.
Western classique. Film vaguement distrayant. Scénario pauvre qui n'apporte rien. Ces gens qui partent au duel comme on se brosse les dents ne font pas réalistes. On saluera toutefois l'effort de costumes et décor.
Découvert en 2025, soit soixante-neuf ans après sa sortie, ce western fleure bon l'authenticité. À tel point qu'on a l'impression qu'il a été tourné vers 1860. Ben Stride (Randolph Scott) est sûr de lui, il avance vers le sud depuis Silver Springs, pour venger sa femme tuée par sept hommes lors d'un cambriolage. Il chemine dans des espaces déserts, se repère on ne sait comment, sait sortir de la boue un chariot embourbé, attraper un cheval, tirer du revolver et du fusil et même étendre son linge. Un homme complet. Le matériel semble d'époque, simple comme on peut imaginer qu'il était au milieu du XIXe siècle aux États-Unis. La couleur des images, le son, qui plus est en VO, contribuent pour le spectateur du XXIe siècle à donner le sentiment d'un film très ancien qui aurait pu être tourné au moment des faits. Finalement avec moins de fioriture et une certaine lenteur au rythme de la nature, voilà un film qui détend face à la frénésie du monde moderne.
Qu'ajouter au génial texte rédigé par André Bazin concernant ce film. Sinon que chaque nouvelle vision apporte un plaisir différent. Il y a une unité entre tous les aspects. La majesté des décors, la rigueur du scénario, la réalisation collant aux différentes peripeties. Et Randolph Scott sans doute pas l'acteur le plus expressif de cette époque, mais qui colle parfaitement au personnage obstiné et déterminé.
Le récit débute un peu trop vite, avec une rencontre qui nous plonge aussitôt dans l'intrigue comme si il manquait les 15-20mn premières minutes de film. D'ailleurs, ce constat se confirme à la fin du film, d'une durée de seulement 01h15 qui s'avère bien trop courte, les personnages aurait pu surtout gagné en consistance. C'est le petit défaut du film. Sinon, l'intrigue du vengeur de l'Ouest suite à un viol fait sans doute de ce film un précurseur du Rape and Revenger du far-west, un sous-genre dont les représentants les plus connus restent "Los Bravados" (1957) et "Le Dernier Train de Gun Hill" (1959) mais qui connaîtra son heure de gloire grâce au western spaghetti. Boetticher signe un western d'un grand classicisme, mais dans la grande tradition du genre, carré, solide et efficace mais dont l'atout reste son casting mené certe par un Randolph Scott qui en impose mais dont le personnage le plus intéressant reste celui incarné par Lee Marvin. Ce dernier joue un pistolero ambigu dont on ne perçoit pas s'il est un allié ou un traître, et vole ainsi la vedette à la star. Tout fonctionne à merveille, belle photographie en prime mais on ne peut que déplorer cette durée très et trop courte qui empêche au récit de prendre de l'ampleur. Site : Selenie.fr
Dans cette histoire de vengeance, le spectateur peut sembler rester un peu sur sa faim : spoiler: en effet, si Randolph Scott abat bien les 2 premiers meurtriers de sang-froid, le 3e, qui était en train de lui tirer dans le dos, est abattu par Lee Marvin, les 4e et 5e sont plus abattus par légitime défense qu'autre chose et les 2 derniers le sont par lee Marvin à nouveau, sans que Randolph Scott n'ait a intervenir . Mais les paysages bien photographiés, la mise en scène soignée, le charisme des 2 acteurs principaux (notamment Lee Marvin qui crève l'écran) et le petit rebondissement qui vient se greffer a mi parcours compensent largement cette petite faiblesse scénaristique. On pourra juste regretter le traitement réservé aux "7 hommes à abattre" qui, en dehors du chef (et encore), font presque de la figuration avant de disparaitre les uns après les autres. En effet, dans sa réalisation, Boetticher va à l'essentiel (ce qui est une qualité)...mais presque un peu trop. Il en résulte un film relativement court mais finalement efficace et incontournable dans la filmographie de Budd Boetticher.
Un western où l'on ne traîne pas en route: dès les premières minutes, le spectateur est mis dans le bain d'une histoire de vengeance somme toute classique, mais très bien filmée et avec des interprètes de poids comme Randolph Scott et Lee Marvin. Vu sa durée, les développements sur les personnages sont brefs mais plutôt bien gérés, allant au nécessaire sans fioritures inutiles, et avec ce qu'il faut d'ingéniosité pour les scènes d'action.
C’est un western classique avec son histoire de vengeance et de passion où les gentils et les méchants ont leur place bien établie. La première scène donne le ton et moins d’une heure et demie pour abattre 7 hommes, c’est suffisant car il n’y a pas de temps mort, c’est concis et efficace. Randolph Scott est toutefois un peu trop réservé alors que Lee Marvin et Gail Russell irradient à chaque fois.
Le point de départ du film est plutôt intéressant, un type pas très avenant interprété par Randolph Scott (qui joue généralement des gars sympathiques) va plomber deux types sans raison apparente. On devine vite qu’il s’agit d’une vengeance. Ensuite, le héros rencontre un couple et son chariot. Il va aider l’homme (un « froussard »). La femme, tel un aimant, va être attirée par ce cowboy meurtri psychologiquement parlant. Ah ! ces femmes « sauveuses »… Rien d’original dans ce film assez classique, mais plutôt dynamique. Du Budd Boetticher tout craché, peu d’imagination, mais un goût prononcé pour l’efficacité. Quelques fulgurances comme la scène dans le chariot confiné où le cowboy Lee Marvin montre toute l’étendue de sa perversité et les deux gunfigths successifs en fin de film. Gail Russel est excellente en femme troublée qui va succomber peu à peu. Un bon western bien maîtrisé malgré quelques facilités (le mari trouillard qui va se reprendre et prendre cher ou la jeune veuve qui ne respecte pas le deuil de son mari…). WHITE FINGERS, votre Marshal de l’Ouest. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Boetticher réussit ici un western de haut niveau dans ce film ,considéré comme un de ses meilleurs .Cinéaste qualifié de films de série B , c'est à dire réalisés sans beaucoup de moyens, il est malgré tout passé à la postérité. C'est largement mérité lorsqu'on voit la qualité de ce film, qui n'est certes pas sans défaut. Si ce n'est certainement pas un chef d'oeuvre du genre, il manifeste beaucoup de qualités. Pour ma part, je retiendrai la prestation de Randolph Scott tout à fait à la hauteur des plus grands acteurs du genre et surtout Lee Marvin qui surclasse tout le.casting. Doté d'un charisme exceptionnel , il n'est pas étonnant qu'il fit la carrière qu'on lui connaît. Le scénario réserve quelques surprises. On regrette la durée du film, un peu courte qui ne permet pas d'affiner l'ensemble. Tout amateur de western ne le manquera surtout pas.
Le western, c'est tout un monde, dans lequel il m'est extrêmement difficile de trouver ma place. En fait, comme je l'ai déjà dit, pour que ça puisse fonctionner, il faut que les codes inhérents au genre soit cassés, partiellement ou totalement. Si ce n'est as le cas, il me faut autre chose de fort, comme un big man par exemple. Et, par big man, j'entends un acteur de la catégorie poids-lourds, ça coule de source. Quid de ces "Sept hommes à abattre" ? Au niveau de l'histoire, rien à signaler, c'est une simple histoire de vengeance, comme on en trouve dans des dizaines et des dizaines d'autres westerns. Par contre, par rapport à un western vraiment traditionnel, on a quand même deux ou trois trucs qui changent. Notamment en ce qui concerne le héros du film. En temps normal, les héros de westerns apparaissent toujours sous leur meilleur jour. Toujours propres sur eux et toujours dignes, quelle que soit la situation dans laquelle ils se trouvent. Ici, ce n'est pas toujours le cas. Le héros du film n'a pas une belle apparence extérieure, ses vêtements ne sont pas très propres. Il lui arrive aussi de se trouver dans des situations qui le tournent en ridicule, notamment lorsqu'il spoiler: se retrouve traîné par le cheval et finit par s'éclater la tête contre un rocher . Le film a deux grosses qualités qu'il est évidemment important de mettre en lumière. La première est qu'il fait court. On ne garde que le principal. Rien n'est superflu. Même les dialogues les plus banals ont toujours un rapport direct avec les velléités qui animent le héros. 78 minutes au compteur, ce qui, pour un western, est peu courant. La deuxième, elle porte un prénom et un nom : Lee Marvin. Il tient un rôle secondaire assez ambigu. On ne sait pas vraiment ce qui le motive à rester le plus possible au plus près de Stride. Quand il endosse ce rôle, Lee Marvin n'a que 32 ans et que quelques années de métier derrière lui, mais il impose déjà une classe et un charisme de tous les diables. Chaque scène dans laquelle il apparaît prend une autre dimension grâce à sa seule présence. On pourra regretter que le final du film spoiler: ne lui est pas accordé une fin plus digne de son personnage . Face à lui, Randolph Scott, très bon, mais un peu âgé pour le rôle. Mais, d'un autre côté, c'est ce qui permet à Stride d'être parfois pathétique. Avec un acteur plus jeune, le rapport que l'on eut avoir avec le personnage principal aurait été totalement modifié. Pour les fans de western, le film est évidemment à ne pas manquer, et pour ceux qui ont, comme moi, des rapports compliqués avec le genre, c'est un très sympathique moment à passer, en grande partie grâce à Marvin.
J’ai trouvé ce western à l’ancienne très inégale. Il m’a déplu par son côté très manichéen, on distingue bien les gentils des méchants et les plus grands méchants c’est les indiens ... Mais sorti de cela il y a de bonnes choses dans ce film. Ce dernier est très condensé, très efficace, la scène d’ouverture par exemple est excellente et me laissait présager le meilleur à ce moment là. Le thème de la vengeance est lui aussi bien traité. Le shérif ne va pas tirer satisfaction de cette dernière, c’est un homme brisé, avec un fort sentiment de culpabilité dont cette vengeance est la seule chose qui peut le mouvoir. Il y a aussi à retenir la bonne présence de Lee Marvin avec un personnage que j’ai adoré détester. S’il a très mal vieilli par bien des aspects il y a encore de très bonnes choses à découvrir dans ce « sept hommes à abattre ».
Western a l'histoire typique de vengeance mais servie par un bon scénario au suspense grandissant et par un méchant comme on les aime en la personne de Lee Marvin. Pour cela, il n'a pas mal vieilli comme beaucoup d'autres.