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frederic T.
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3,0
Publiée le 13 novembre 2023
Le propos souvent cru, cocasse et caustique voudrait fustiger le déterminisme social avec cette Love story décomplexée. Malheureusement l’histoire finit par tourner en rond et s’enliser de façon trop prévisible dans les travers qu’elle prétend dénoncer. ... Quel est finalement le sens de tout cela pour Monia Chokri : Romance impossible au regard des assignations sociales indépassables ou névrose sur l’angoisse de la vie conjugale et blues de la quarantaine ? On finit par s’y perdre.... Pour autant il est difficile de rester insensible au charme de l’accent québécois pour disserter sur le désir, le plaisir de la chair, et les interprétations très convaincantes de Magali Lepine-Blondeau et Pierre-Yves Cardinal
C'est l'histoire classique d'une femme qui hésite entre l'intello coincé et le macho viril, un peu comme dans Romance de Catherine Breillat, sur fond de lutte des classes, mais transposé au Québec c'est plus drôle et moins pesant. L'accent est tellement croquignolet. Les reparties fusent et sont aussi croustillantes que les scènes érotiques. Qui ne craquerait pour ce charpentier bien charpenté ? Raison et sentiments dirait une romancière britannique. La corde est usée mais on rit franchement - et la boucle se boucle, partis de Platon, nous y revenons. Le désir, c'est le manque. La cinéaste ne manque pas elle ses portraits, cruels, mais les personnages ont tous quelque chose à sauver. Certes classes populaire et bourgeoise s'en prennent pour leurs grades, sans réelle méchanceté. La mise en scène suit tout cela avec malice, souple et satisfaisante comme une neige fraîchement tombée au sol (très belles scènes chorales de dîner et de soirée). Les comédiens ne déparent pas - mention spéciale aux femmes, l'héroïne et ses copines, qui s'élèvent au-dessus de leurs comparses masculins, bons, plus caricaturaux. Dans la période, on reprend bien une couche de sirop d'érable - et le sucre se fait acidulé.
Très bon film sur l'amour et le désir à l'épreuve des classes sociales. Mais attention ! Ce n'est pas du tout une comédie, on rit peu et d'ailleurs il me semble que ce n'était pas l'ambition de la réalisatrice. Les images sont très belles - beaucoup de scènes comme éclairées à la bougie. On parle ici de sensualité et de sexualité mais avec une pudeur infinie : pas de corps exhibés avec vulgarité, aucun moment gênant. Un film plein de finesse qui traite avec intelligence de notre rapport au sexe et aux sentiments quand on parle d'amour.
Ce qu’il y a de bien dans les films canadiens, c’est que l’on ne s’ennuie jamais. On se souvient du « Déclin de l’Empire américain », on pense aussi aux films de Xavier Dolan. « Simple comme Sylvain » ne fait pas exception. Il faut maintenant compter avec Monia chokri dont c’est le 3eme film. De quoi s’agit -il ? D’un coup de foudre entre une prof de philosophie et un charpentier. Une rencontre entre 2 mondes où l’on rit beaucoup. Un regard de femme sur les hommes et un homme en particulier qui « la ramène à l’essentiel. Un film bavard où l’on raconte comment les philosophes envisageaient l’amour, de Platon à Aristote en passant par schopenhauer. Mais ce « voyage » en terres canadiennes n’est pas aussi simple que le titre voudrait le laisser paraître car si l’amour est au cœur du film, il est aussi question du couple, de ses difficultés d’exister face au regard de l’entourage, de ses propres valeurs. Toutes ces questions, la réalisatrice Monia Chokri, les abordent avec beaucoup de tendresse et d’humour. Elle déshabille les corps mais aussi les âmes. Les amoureux des grands sentiments vont adorer, les plus rationnels aussi. Un bon conseil, allez vérifier en salle dans quel monde vous vous situez. Ce film est fait pour nous .
A ceux qui craignaient que le cinéma québécois disparaisse des écrans avec la retraite de Dolan, la relève est la ! Sous des airs de comédie romantique classique, Monia Chokri met en scène une femme désirante, et non simplement désirée, et ça fait toute la différence. C'est à voir !
Ce n'est pas une vraie comédie québécoise. D'ailleurs la.plupart des moments drôles st dans la bande annonce. C'est aussi un film sur la passion dévorante des corps et la question de savoir si elle peut suffire à remplir une vie en commun. La réponse ici est ... non
Un flot de dialogues mais pas beaucoup d’action dans ce qui est répertorié comme une romance. Oui, mais encore ? Rien ou pas grand-chose. Que d’ennui, que de lassitude. Le cinéma québécois attire le cinéphile car il est rare et en général on aime ce jeu particulier d’acteurs (proche du théâtre) avec cet accent agréable à nos oreilles. Dialogues qui ont été sous-titrés en français d’ici. C’est une précaution souvent nécessaire lorsqu’il s’agit de français québécois du cru avec l’intonation spécifique inénarrable. Mais comme ici la diction est parfaite et la langue feutrée, ça passe à nos oreilles. Du coup ça fait moins authentique. Tabernacle !
Sophia professeure montréalaise est mariée depuis 10 ans mais l'amour s'est transformé en amitié. Elle tombe sous le charme d'un ouvrier de la campagne et troque l'intellectuel des villes contre le manuel des champs. Mais l'amour est-il aussi simple que Sylvain? Une bonne comédie canadienne aux dialogues pétillants, qui n'oublie pas l'émotion au passage, sur une femme qui a du mal à négocier le virage de la quarantaine.
Délicieuse comédie romantique et de boulevard. Des acteurs sincères et naturels au service d'une banale histoire d'adultère. L'accent québécois est un personnage à lui tout seul, peut être le plus drôle. Enfin, les titres de la BO sont super bien choisis...
Comment un charpentier volage déclenche une réflexion sur Schopenhauer et Spinoza. Il faut être québécois pour nous faire avaler cette histoire. Ou alors, s'appuyer sur une actrice, magnifiquement ingénue et des dialogues percutants.
Son principal intérêt et cause d'indulgence est son origine. L'histoire la crise de la quarantaine entre une intellectuelle professeur d'université et un manuel qui pour éviter le cliché n'est pas bucheron... Rien de plus banal...
Un film donc qui tire la plus grande partie de son charme de la langue et là pour moi se pose le problème du sous titrage. Donc du français sous titré en français pourquoi les sous titres ne reprennent ils pas l'intégralité du dialogue? Surtout en l'absence de tournures idiomatiques typiquement québecoises.
Un film banal, sans grande originalité a voir uniquement pour la langue..
Histoire de couple de la quarantaine. Tromperie , retour , indecision , déjà vu. Les acteurs sont plutôt pas mal , scenario un peu bancal , la fin pas terrible. Sans plus donc peu d’intérêt.
Un film qui propose une belle grille de lecture sur la relation aux autres. On se retrouve souvent dans les ressentiments des personnages. Un film intelligent!
Génial ! On rit, on pleure, c'est vif et intelligent. On sent les progrès depuis La femme de mon frère, certains plans sont somptueux. Et Dieu que le Québec est beau...
Une comédie virevoltante, enjouée, drôle, entrelardée de fragments de paroles philosophiques prodigieusement intéressantes sur le thème de l'amour. Un bain réjouissant de langue québécoise savoureuse. Un coup de blues ? Courez voir ce film ! Bravo à toute l'équipe !