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Sismo2808
20 critiques
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1,5
Publiée le 28 avril 2026
Film qui m'a laissé circonspect. Tout au long je me suis dit : "Pas possible, elle peut quand même pas continuer sur un sentier aussi prévisible ?" Ben si. C'est le revers des films à thèse type dossier de l'écran. Les contraires s'attirent mais sont-ils fait pour durer ? La réponse est non. Avec un regard quelque peu condescendant, Chokri ne cherche pas à faire vivre son histoire au-delà des archétypes qu'on a déjà vu 100 fois ailleurs.
L'investissement et le charisme des comédiens n'y change rien, pas plus que les "trouvailles" de la réalisatrice pour tenter de muscler sa réalisation à coup d'effet visuel (couleur, zoom, cadre arty et poseur), mieux vaut voir Connemara d'Alex Lutz qui sur un sujet analogue s'en sortait bien mieux.
Comédie ou tragédie sentimentale ? Humour inexistant pour moi, schémas sentimentaux assez convenus, personnages caricaturaux... seules les scènes de sexe sont réussies. Donc assez moyen au final..
Une romance comme on en fait plus, vue et vécue du point de vue de la femme.
Les choix de plan, la musique, une ambiance 70s mêlée aux problématiques modernes fait de ce film une perle à ne pas manquer.
Derrière ce titre, plusieurs choses se cachent. Simple comme Sylvain, simple comme l'histoire d'amour des deux protagonistes, qui semblent vivre une évidence. Et simple comme l'esprit de Sylvain, perçu par les proches de Sophia, qui le voient comme une personne peu intelligente.
Pourtant Sylvain est loin d'être simple. C'est une personne naturelle, franche, mais qui est d'un autre monde que celui de Sophia.
Deux univers que tout oppose peuvent-ils cohabiter ? Voilà la question posée par ce film.
Une romance avec deux personnages adultes, bien installés, mais qui sont prêts à se laisser bouleverser portés par leur amour.
Simple comme Sylvain, un film complexe et complet à voir à tout prix.
Simple comme Sylvain observe le désir avec lucidité et une ironie maîtrisée. Une comédie romantique contemporaine qui séduit davantage par son intelligence que par son intensité.
Avant de l’aborder, il est utile de le replacer dans le parcours de Monia Chokri, dont le cinéma explore les contradictions affectives contemporaines. Le film s’inscrit dans une veine à la fois légère et analytique, alternant milieux urbains et cadres plus ruraux, et misant sur la précision des dialogues et la dynamique des acteurs. L’envisager comme une comédie sentimentale légèrement décalée permet d’en saisir la tonalité, plus réflexive qu’idéalisée.
Le récit met en scène le désir comme force de déplacement, capable de fissurer certitudes intellectuelles et équilibres sociaux. Deux univers aux référentiels culturels opposés s’y confrontent, révélant les angles morts de chacun. Le capital culturel, les postures idéologiques et les appartenances sociales traversent l’ensemble sans discours appuyé. L’attirance devient un révélateur de contradictions plus profondes.
Le film interroge également la tension entre stabilité et intensité. À travers une relation installée puis l’irruption d’un amour plus charnel, il questionne la place du fantasme dans une existence structurée. L’amour apparaît moins comme évidence que comme construction nourrie de projections. Le désir peut être sincère tout en restant socialement conditionné.
De mon côté, j’ai passé un bon moment. J’ai apprécié cette approche moins conventionnelle du cadre amoureux, le regard ironique mais jamais méprisant porté sur les milieux sociaux et les postures intellectuelles, ainsi que l’équilibre entre comédie romantique et observation sociale. L’exploration des illusions sentimentales est menée avec justesse, sans lourdeur démonstrative.
Cela dit, je n’ai jamais ressenti de véritable décollage. Une fois le postulat posé, l’évolution demeure relativement prévisible, et le traitement sentimental peut paraître convenu malgré la volonté de détourner les codes. Le film avance avec constance mais sans surprise majeure, ce qui en limite l’impact émotionnel.
Simple comme Sylvain reste ainsi une proposition intelligente et cohérente, plus stimulante par son regard que marquante par sa puissance dramatique. Une comédie fine et lucide, qui ne dépasse jamais totalement son cadre.
Un film québécois qui n'est pas réalisé par Xavier Dolan arrive rarement jusqu'à nos salles françaises. Et quand on voit Simple comme Sylvain, on peut se dire que c'est bien dommage ! Cette comédie romantico-dramatique parle de nos quotidiens et de nos désirs passionnés. Le talent et l'alchimie entre les deux acteurs principaux est évidente, nous permettant de nous glisser dans leur peau et ressortir leurs émotions au film du récit. Sourires et larmes garantis, avec une mise en scène sobre mais suggestive. Réussi jusqu'à sa conclusion, ce film est une belle découverte !
Présenté dans la section Un Certain Regard à Cannes, Simple comme Sylvain est un film canadien qui explore un dilemme sentimental assez classique : choisir entre la passion brute avec un homme simple ou la raison rassurante auprès d’un compagnon cultivé. Sophia, l’héroïne, se retrouve au cœur de ce tiraillement intime, et le scénario se contente de la suivre dans ses envies, ses doutes et ses questionnements existentiels.
Le film alterne régulièrement scènes de sexe et dialogues plus profonds, cherchant à illustrer la fracture entre désir et intellect, corps et esprit. L’intention est claire et parfois juste, notamment grâce à la sublime interprétation de Magalie Lépine Blondeau, qui porte le film avec beaucoup de sensibilité et de présence.
Mais malgré cette performance, l’ensemble finit par tourner en rond. Le propos s’étire, les situations se répètent et l’ennui s’installe peu à peu. On devine assez rapidement où le film veut en venir, ce qui enlève une bonne part de tension et de surprise à l’histoire.
Au final, Simple comme Sylvain repose sur une idée intéressante et une actrice remarquable, mais peine à renouveler son discours et à maintenir l’attention jusqu’au bout. Un film honnête mais trop prévisible, qui laisse un sentiment de rendez-vous manqué.
De Monia Chokri (2023) . Une comédie parfois drôle et romanesque sur la difficulté d'aimer sans retenue . L'histoire est belle comme ses comédiens à commencer le beau Pierre-Yves Cardinal et la lumineuse Magalie Lépine Blondea . on suit avec un certain plaisir le cheminement autant romantique que physique de l'attirance des deux personnages . Tout comme le film aborde la fossé des classes sociales qui ici comme ailleurs tient lieu de frontières guerre franchissables . Le film est à la fois lumineux, attachant et pourtant aussi amère .
Un très beau film porté par d'excellents acteurs. Il raconte la simplicité que peut être l'amour et le désir de l'autre malgré des univers différents et la difficulté que cela peut-être aussi. C'est un très beau récit d'amour, avec une belle dose d'humour. J'ai beaucoup aimée ce film !
Un petit bijou québécois à mille lieues des comédies sentimentales indigentes produites à la chaîne à Hollywood. Un film sur une passion rendue quasiment impossible par ma différence de classe. Fin, intelligent et bouleversant.
Comédie ou tragédie sentimentale ? Humour inexistant pour moi, schémas sentimentaux assez convenus, personnages caricaturaux... seules les scènes de sexe sont réussies. Donc assez moyen au final..
hilarant, intelligent,... faut en écrire plus pour que la critique soit "acceptée"... ok... c'est vraiment très drôle, ça parle sexualité et sentiment d'une façon nouvelle, comment les 2 peuvent se confondre, nous berner... ça parle de l'attraction versus le cérébral dans une relation, ...enfin, peut être même que c'est pas le cérébral, mais le milieu social qui détermine nos affinités profondes...sic
Sylvain est un beau gars travailleur et adroit de ses mains, sans grande instruction. A l'opposé, Sophia a fait de longues études et baigne dans un milieu artistique et intellectuel. Ils se plaisent tout de suite et se sentent amoureux l'un de l'autre. Mais que demande t-on à l'autre pour vivre avec lui ou elle ? Est-ce que l'attirance physique et sensuelle permet de dépasser tous les obstacles ? C'est le thème de ce film réalisé par Monia Chokri et qui se déroule au Canada francophone. Une démonstration assez réussie.
Je suis déçu. Déjà dès le début avec un film en vo sous-titré avec une confusion de dialogues en canadien- québécois incompréhensibles! Ensuite, on peut être intéressé par cet adultère et la romance entre les deux acteurs principaux qui met en lumière l'amour. J'ai quand même été perturbé par les dialogues et cet accent qui casse un peu l'ambiance ne comprends pas la fin...
Sophia, une jeune quadragénaire universitaire en philosophie, partage la vie depuis une dizaine d’années de Xavier. Ils sont tous les deux intellectuellement complètement connectés, mais aussi en proie à l’usure du couple qui en fait les meilleurs amis du monde. Ils viennent d’acheter un chalet en forêt à l’extérieur de Montréal pour lequel ils doivent envisager des travaux de rénovation. Sophia fait alors la rencontre de Sylvain, un artisan, qui doit lui faire des devis. Dès le premier rendez-vous à parler charpente, plomberie et électricité, leurs deux corps sont sensuellement très attirés l’un par l’autre, c’est le coup de foudre. Mais un coup de foudre entre deux personnes socialement diamétralement opposées peut-il durer ?
Un sujet qui n’a rien de nouveau, qui a déjà été porté maintes et maintes fois au cinéma. On se souvient il y a une dizaine d’année de « Pas son genre » avec une Emilie Duquesne, en coiffeuse qui tombait amoureuse d’un professeur de philosophie fraichement nommé à Arras.
Dans le film de Monia Chokri, on retrouve là aussi la philosophie, discipline de l’amour du savoir et de la sagesse. Comme s’il fallait une tête bien remplie en balancier des affres dévastateurs de l’attirance physique irrépressible, pour pouvoir faire les meilleurs choix. Sophia devant ses élèves de l’université inter-âge théorise sur l’amour. Elle dévoile auprès de son public les courants de pensée des grands philosophes sur le sujet. Dans le même temps, elle est soumise dans sa vie personnelle à la mise en pratique de ces différentes théories. Tiraillée entre la nécessité d’une alchimie intellectuelle ou de celle du corps qui exulte au contact de l’autre, entre l’amour platonique ou l’amour charnel.
La réalisatrice nous embarque dans une comédie douce-amère, border line entre clichés et situations comiques. Les dialogues savoureux et bien écrits ne sont jamais théâtralisés dans les interprétations des acteurs, chez lesquels fusent délicieusement les réparties. Le film adopte une tonalité directe et touchante auquel l’accent québécois apporte une ambiance cocasse. Le langage donne réellement une dimension pleine de charme à la pensée des personnages. L’actrice principale, Magalie Lépine Blondeau, irradie par son naturel pour donner le change à Pierre-Yves Cardinal, dans son monde à elle simple et pourtant l’intellectuel parmi les siens. On y retrouve une partie de la famille de cinéma chère à Xavier Dolan, chez qui nous avions pu découvrir la même Monia Chokri auprès d’un tout jeune Nils Schneider dans l’un de ses premiers films « Les amours imaginaires », avant de pouvoir la revoir dans le très beau « Laurence Anyways », et c’est tant mieux.
Sans qu’il ne s’agisse d’un film incontournable, davantage une romance qu’une analyse sociologique, ce petit monde plein de vie, virevolte devant nos yeux et nous sortons de salle avec le sentiment d’avoir pu voir une toile réjouissante dont il serait dommage de se priver au cœur de l’automne.
Simple Come Sylvain (Franco-quévécois– 1h50) de Monia Chokri avec Magalie Lépine Blondeau, Pierre-Yves Cardinal, Francis-William Rhéaume, Monia Chokri