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Nicolas L.
121 abonnés
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3,5
Publiée le 26 août 2024
Cette romcom québécoise n'offre rien de très original sur sa trame narrative mais apporte pourtant une fraîcheur et une belle réflexion sur le thème de la passion, des préjugés sociaux culturels ainsi que sur la crise de la quarantaine. Une délicate et esthétique mise en scène et des acteurs pleins de charmes. Belle surprise.
Des dialogues envoûtants qui donnent à réfléchir mis en scène dans un scénario original qui montre deux classes de la société que tout éloigne autant sur l’aspect intellectuel que sur leurs modes de fonctionnement mais qui ne sont finalement pas si différents. Un film en différents actes avec pour thématique centrale l’amour vu par différents philosophes.
Sophia et Sylvain se retrouvent pris dans un virevoltant tourbillon passionnel (et nous avec). Dans ce film tour à tour vraiment drôle, tendre, exubérant, nos cœurs battent pour cette histoire d'amour si spontanée, au nez et à la barbe du mari, envers et contre toustes.
Pendant une grosse heure, on explore avec délectation les jeux de l'amour et du hasard : qu'est-ce qui tire les ficelles du désir ? D'où vient l'amour et de quoi est-il fait ? Sophia est professeure de philosophie, le film est entrecoupé de ses cours sur Platon, Schoppenhauer et d'autres, sur l'amour. Sylvain et elle sont si tendres, si fous. Les parties de jambes en l'air sont crues, joyeuses et omniprésentes (un monsieur a quitté la salle au bout de 40 minutes...). Ils donnent envie d'aimer de manière entière et incondtionnelle. On rit, on est ému. Ça fait du bien.
On voit l'amour fou sur grand écran. Sylvain crie d'ailleurs par la fenêtre de sa voiture : "Tu vas être ma femme, c'est pas négociable".
La figure de la belle maman, qui voit son mari s'enferrer dans la maladie d'Alzheimer, est particulièrement touchante quand elle se confie à sa belle-fille : « Il [son mari] est en train de disparaître. Mais je ne veux pas exister sans lui. Je ne sais même pas ce que j'aime ! ».
Puis, spoiler: la dernière demi-heure du film développe un autre pan. Peut-on s'aimer durablement quand nos classes sociales nous opposent ? J'ai vu ce film deux fois, deux fois sur grand écran. La première fois, j'ai été TELLEMENT frustrée de constater que Sophia se comportait comme une bourgeoise méprisante avec Sylvain. Elle reprend sa façon de parler, elle se fait dessus de honte lorsqu'ils sont avec ses proches, jusqu'à cet acmé de demande en mariage tellement gênante. La deuxième fois, j'ai vu plus de nuances et j'ai réussi à ne pas appréhender cette héroïne uniquement comme une garce pédante. Ils s'aiment d'un amour ingénu et animal, mais peut-il résister à l'épreuve du quotidien, où il faut se parler, fonctionner ensemble, se fondre en société ?
Lors d'une violente dispute, Sylvain reproche à Sophia de parler calmement, et elle lui répond que "dans son monde" elle parle tout à fait normalement. Ce film confirme peut-être la conviction profonde de ma grand-mère de 97 ans qui m'a toujours dit qu'on ne peut s'aimer durablement qu'au sein d'une même classe sociale.
Autour de ce portrait de femme, du désir sexuel, une histoire de passion amoureuse (entre deux êtres de milieux différents) banale, au traitement vu et revu. Sur une mise en scène pas du tout moderne, cette chronique n'apporte rien de nouveau et s'avère guère palpitante, appuyée par bon nombre de scènes quelconques.
Malgré et/ou grâce à l’accent québécois, ce film se laisse regarder avec un sourire quasi constant. L’histoire est assez convenue, parfois un peu caricaturale mais ce n’est pas gênant. Une jolie histoire d’amour et une petite réflexion sur le mélange des classes qui comme le chantait Renaud, n’a pas été abolie avec la Révolution ! Bien joué.
Je me suis tellement reconnue et je pense que c’est le cas pour beaucoup de personne. Une traversée d’émotions multiples qui semble inévitable. Cliché certes mais appréciable.
quel travail des couleurs, intensité, rythme, de la mise en scène, bon par contre la fameuse figure masculine du simplet qui décoince les femmes bien élevés ca c'est fatiguant, bon sinon l'actrice principale a une candeur touchante et rare. La fin ouverte est frustrante mais c'est presque ce qu'il y a de plus sage pour parler d'amour.
Si le style pop et survitaminé côtoyant l'absurde de Monia Chokri avait pu en perturber plus d’un dans l’audacieux Babysitter, la cinéaste convainc le public avec cette comédie romantique sociale qui donne à voir tout le talent du cinéma québécois. Sans perdre sa patte cinématographique unique et affinant sa fibre comique, Monia Chokri développe avec une grande finesse le récit de cette liaison passionnée sur fond de lutte des classes et d’émancipation féminine avec un bourgeois gaze assumé et déconstruit qui alimente une réflexion bienveillante et éclairée sur un sujet qui nous laisse souvent aveugles: l'amour.
Comment l'amour peur vous dévorer une vie. Ce fameux coup de foudre qui vous tombe dessus sans prévenir, sans guérir, raflant tout votre être sur son passage, jusqu'à bouleverser votre vie. C'est qui arrive à Sophia, une canadienne, femme moderne de notre temps. L'amour quel vaste sujet pour cette professeur de philosophie pour personnes du 3ème âge. Toutes ces théories, elle va les subir en temps réel dans sa vie personnelle. Ravageant tout sur son passage, milieu social, le temps, les conventions, ses convictions, même le plus grand des incendies finit par s'éteindre. Ma note sera 2.89 sur 5. Pour ce beau voyage sentimental en terres canadiennes.
Ça démarre comme un long-métrage de Denys Arcand avec un groupe d’amis intellectuels qui philosophent sur les rapports humains. Heureusement, la réalisatrice québécoise Monia Chokri sort rapidement de ce schéma narratif pompeux pour livrer une comédie romantique de grande qualité (récompensée du César du meilleur film étranger en 2024). Le coup de foudre entre deux personnes d’origine sociale différente est traité de manière fluide, comportant autant de scènes humoristiques que dramatiques. Les sentiments éprouvés par ce couple sont rendus avec un tel réalisme que le spectateur peut facilement se reconnaitre dans ce tourbillon d’amour. Bref, une gourmandise à consommer sans modération.
Film agréable mais sans surprise. Personnages sympathiques mais scénario et mise en scène un peu légers, de la philosophie milieu de gamme. Un bon moment mais du mal à comprendre certains commentaires dithyrambiques.
C'est étonnant comme les avis sont clivés sur ce film ! Moi, j'ai adoré. J'ai tout de suite adhéré à cette histoire de coup de foudre, je trouve l'histoire et les comédiens très crédibles, les situations sont souvent savoureuses et le film est empreint d'une grande sensibilité. Oui, le fond de l'intrigue n'est pas nouveau, mais c'est revisité à la sauce Monia Chokri, et ça vaut la revisite. J'ai adoré les variations du cours de philo en fonction du "baromètre de l'amour" du moment. Ce film m'a un peu fait penser au "Goût des autres" qui est aussi un excellent film.
Un film québécois ou une femme alors qu’elle est déjà en couple, trompe son mari et vit une histoire d’amour passionnelle avec un homme de milieu social et de niveau d’éducation très différent du sien. A travers cette relation entre 2 personnes très différentes, le film tente de proposer une réflexion sur l’amour et le désir sexuel. Ce n’est pas inintéressant, ca se regarde sans ennui, mais il manque un peu de concistance pour que le film soit vraiment abouti. Pas mal