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Stéphane A
6 critiques
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4,0
Publiée le 17 décembre 2023
Quel joli film, la psychologie des personnages est tellement juste, précise. Le désir, la passion, le couple, l’adultère sont traités de façon remarquable. À ne pas manquer
A travers l'adultère d'une femme d'une quarantaine d'années, l'histoire dépeint un tableau d'une société où il ne faut pas juger mais où le jugement est partout, où l'amour ne fait pas tout face au poids des projections sociales, où l'évasion, quelle qu'elle soit est nécessaire pour se sentir vivant. Sophia s'embarque dans cette nouvelle histoire qui la transporte mais est-ce vraiment ce qu'elle veut ? La société ne la fera-t-elle pas revoir ses choix ?
Reprenant les codes de la comédie romantique, Simple Comme Sylvain les détourne pour en tirer l'essentiel et pour aborder des problématiques modernes et novatrice. Absolument tout est mené à la perfection dans l'œuvre de Monia Chokri, à qui on devait déjà le brillantissime "Babysitter". Parvenant à nous faire hurler de rire, et à nous émouvoir aux larmes, Simple Comme Sylvain n'est rien d'autre que la chronique d'une femme moderne, tentant de s'écouter, de redécouvrir un plaisir disparu, mais confrontée à sa la dure réalité de sa condition sociale. La mise en scène est sublime, audacieuse, aidé par une photo inspirée et toujours au service des personnages et de leurs émotions.
Un très chouette film, bon avec sans se le cacher beaucoup de scène de sex mais ça va de soit, une révélation des relations adultes de nos jours, la triste réalité
Moi qui suis habituellement allergique au travail de Monia Chokri, je dois reconnaître que Simple comme Sylvain, qui porte très bien son titre, a du charme, surtout grâce à ses deux acteurs sexy.
Ce film, sa thématique et son traitement sont comme son titre...simple sinon simpliste donc manichéen...une femme quitte son conjoint historique intellectuel et pas sensuel pour un sylvain travailleur manuel et sexy....plus cliché tu meurs...le reste du film reste dans ce noir et blanc...déçue
Le film se situe entre le drame et la romance. En apportant à l'amour une réponse philosophique, nous parcourons Platon jusqu'à Spinoza en passant par Schopenhauer, et c'est bien ce dernier avec la citation la plus triste de la philosophie qui s'imposera dans ce film : "La vie oscille comme un pendule de gauche à droite, de la souffrance à l'ennui". Une belle subtilité et une fin en forme de bis repetita. Pas mal.
On assiste à la lutte intérieure d'un professeur de philosophie contre ses sentiments. Avec bien moins de réussite, nous sommes également témoins d'une répétition impressionnante de repas de famille/amis alternant entre bobo gauchistes et conservateurs simplistes. Les thèmes comme les étrangers, la peine de mort, les théories du complot se retrouvent présent mais manquent de justesse, tant ceux qui défendent les idées le font mal.
Après une passion torride, les problèmes surgissent entre une prof raffinée et un ouvrier viril. Juliette Armanetien dans l'âme, Simple comme Sylvain consacre Michel Sardou comme le symbole politique clivant en francophonie. De l'humour, une réalisation inventive et un casting amusant.
le théme du film est peu traité et intéressant ....entre le désir sexuel et charnel ,voir animal de la femme et son idéal masculin de bonheur éternel . le quel prédomine dans l'amour ??? peut t on le vivre de façon quasi platonique ou bien le vivre de passion physique et exaltante ?? le point de vue féminin d MONIA CHOKRI nous interpelle d'autant qu'elle inverse les stéréotypes patriarcaux en présentant un homme fruste , gentil , étalon sexuel façe à une femme intellectuelle , belle mais pas sexy et marié ; 2 mondes s'opposent et l'amour n'y survit pas . du point de vue cinématographique , réalisation tout est empreint des années 80 : photo , musique , jeu d'acteur , très décevant
Troisième long métrage pour Monia Chokri, troisième réussite. L'histoire connue, une bourgeoise, universitaire, s'ennuie avec son compagnon et va tomber amoureuse d'un mec d'une classe sociale inférieure. Mais ce qui est absolument réjouissant dans le film c'est le ton qu'adopte Chokri, elle n'a pas peur de mettre les pieds dans le plat, de ridiculiser son héroïne tout en montrant le côté pathétique des vieux couples qui sont tombés dans la routine.
Chaque situation est de plus en plus pathétique et le film parvient à ne pas se répéter de sorte que oui le film est vraiment gênant, mais est surtout très drôle. Voir ce mec tenter d'impressionner une universitaire en lui récitant des poèmes qui se trouvent en réalité être des chansons de Sardou, je suis désolé mais c'est génial. Elle ne dit rien, mais on voit bien qu'elle n'en pense pas moins...
Et derrière cette comédie romantique jouant très bien sur le malaise on a une belle exploration de la sociologie et de pourquoi les gens se marient entre personnes de la même classe sociale. Ce qui est accepté et commun dans une classe ne l'est pas dans l'autre et si une romance peut fonctionner en terme de désir, de plaisir sexuel, sur le long terme les milieux sociaux vont inéluctablement éloigner les tourtereaux.
Chokri arrive à chaque fois à mettre en scène ce malaise sans être trop didactique, sans sortir de grands discours, on se retrouve par exemple avec l'héroïne qui discute avec sa meilleure amie dans tout un tas de situations absolument surprenantes (j'aime beaucoup comment le cadre enferme les personnages, faisant croire à un espace intime avant de révéler qu'en fait ils étaient en public depuis le début) et expliquant que si elle corrige les erreurs de français de son compagnon c'est pas parce qu'elle méprise les fautes, mais pour l'aider à mieux exprimer sa pensée. Petite façon méprisante (et sans s'en rendre compte) de dire que les pauvres ne peuvent pas dire et penser des choses compliquées.
Et plus ça va, plus le film qui était au départ méchant avec ces couples qui restent ensemble alors que le désir à disparu, plus il est cruel et réaliste sur cette idylle interclasse.
Mais la force du film c'est que oui on se moque, oui les personnages sont pathétiques, mais on s'attache à cette femme dont on comprend les sentiments, les espoirs et qui se rend compte petit à petit que cet amour ne va pas être possible. Personne n'est épargné.
Comme à chaque fois Chokri arrive à trouver une petite astuce dans sa mise en scène pour accentuer le malaise ou le ridicule de la situation, sans pour autant être trop maniéré, ce qui fait que le film est pour les amateurs de malaise au cinéma est à voir absolument.
Je vois que les critiques sont doux comme des agneaux avec ce film que moi je n'ai pas aimé du tout. Du sèxe su èexe du sèxe, tellement explicite qu'il ne donne aucun frisson, je prefère revoir Emmanuelle . Et des dialogues tres academiques sur l'amour suivi de dialogues entre les amants du genre "tu es beau, tu es belle, je ne peux vivre sans toi " repetes au moins 10 fois , et aussi " au bout de 10 ans de mariage, c'est normal de tromper son mari", et des femmes qui se racontent leurs adulteres, rien n'est drole, rien n'est beau, rien n'est attachant dans ce film. Et pourtant j'adore l'accent du Quebec.