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Bertrand C.
10 abonnés
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0,5
Publiée le 29 mai 2024
À contre courant des avis et des notes, j’avoue que Je n’ai franchement pas aimé. Image moche, dialogues creux, (accent québécois énervant), scénario pas extraordinaire Bref un film du festival de Cannes
´Simple comme Sylvain’ est une très belle comédie anti-romantique qui dessine avec beaucoup de finesse la dérive d’un couple lentement (mais sûrement) éteint par la routine qui pousse une femme à franchir la frontière de l’adultère. Lorsque Sophia rencontre Sylvain, elle plonge dans une passion qu’elle pensait réservée aux autres, passion teintée d’un sentiment de subversion sociale qui semble la libérer de son morne carcan intellectuel conjugal. Monia Chokri dépeint avec intensité et beauté cette aventure amoureuse qui va finalement se heurter aux codes sociaux. On ressent la prise de risque d’une femme qui décide de tourner le dos à un confort social (d’apparat) pour aller vivre la passion amoureuse qui la fera vibrer, mais à quel prix. Le tout avec une mise en scène très sensible de Monia Chokri, un humour parfaitement dosé, et une interprétation très juste : banco !
Quel ennui ce film! L'impression de regarder plus belle la vie remanié en film érotique. Cette histoire d'adultère ressemble à du Woody Allen sans talent, où les scènes de coucheries se succèdent inlassablement. J'avoue avoir dormi avant la fin. Un comble pour un film césarisé, soit disant drôle et touchant!
Sujet classique du cinéma maintes fois traités. Cette fois avec intelligence. Très bien tourné avec des acteurs vraiment intéressants. C’est une réussite à conseiller. Un très bon film
simple comme Sylvain est un film assez pauvre en terme d'émotions. Le film commence avec des personnages stéréotypés au possible, mais la réalisation de Monia Chokri s'inscrit comme étant du Woody Allen moderne en mettant l'accent sur la division d'un couple. l'histoire de désir entre Sylvain et Sophie est l'une des choses les moins approfondie. Juste un hurlement dans les bois et ça finit par vouloir être la femme et l'homme de ta vie. Parsemé de discours philosophique pour les personnes du troisième âge, manque de subtilité et de légèreté.
Certes ce film aborde le thème ultravu au cinéma de l'usure du temps dans le couple. Mais la réalisatrice réussie à nous embarquer bien aidée par une Magalie Lépine Blondeau éblouissante.
J'ai aimé le film, monté et filmé à la quebécoise. Le langage est aussi très beau, et c'est là où on voit toutes les différences sociales. Dans les petites interactions, les micro gestes et comportements. Pour ça Chokri réalise une partition plutôt bonne, sans tomber dans une caricature de la réalité, mais plutôt comme un idéal-type. Les 20 dernières minutes, du début du dîner jusqu'à la fin sont vraiment majestueuses. Avec en sous-jacent le rapport à l'art éminemment social. Le film ne m'a pas touché jusqu'à la chair, mais il mérite d'être vu.
simple comme Sylvain s'avère assez vain et montre les premières limites du cinema de Monia Chorki. Les dialogues fusent ,sont gourmands, mais n'empêchent pas un côté répétitif. Le désir féminin est montré sur un ton humoristique mais pas vraiment pertinent. En fait le film est victime de sa propre énergie, et ne sait pas offrir de moments contemplatifs et réflexifs à son histoire. Comme aucune scène forte ne se dégage, on a l'impression d'avoir vu un patchwork aussi revigorant que soûlant.
J'ai vu ce film québécois sans sous titres et c'est un véritable enfer, qu'est ce qu'ils sont durs à comprendre, on dirait une autre langue. De plus, cette histoire n'a pas une grande profondeur, c'est du vu et revu. Les critiques de la presse ont été dithyrambiques, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus intéressant. Ce film simple (comme Sylvain) sera très vite oublié.
Malgré les clichés, ce film nous emporte en mêlant poésie et philosophie pour partager avec acuité la crise existentielle que traverse son personnage principal (Sophia !).
Monia Chokri a du talent. Celui de bien choisir et diriger ses acteurs en est un indéniable. Le duo formé par Magali Lépine-Blondeau et Pierre-Yves Cardinal, et surtout la présence de la première, tient pour une énorme proportion du charme et du mystère du film. Le scénario et les dialogues sont parfois impossiblement simplistes, et pourtant ça marche, et pourtant on y croit, parce que les comédiens principaux sont extrêmement justes.
Son autre talent, c’est son sujet, et je pense qu’elle le maîtrise assez bien : celui de la rencontre amoureuse, de la comédie romantique, de la passion et de ses revirements. Bien que complètement éculé, c’est un des seuls sujets qu’on accepte de voir et revoir sans fin.
J’ai néanmoins des réserves très importantes sur l’entreprise de Monia Chokri. Le film cultive une espèce de « simplicité » qui se veut à l’image de son titre de son personnage principal, à savoir qu’il serait « du côté du coeur ». Cette simplicité cache (à mon sens) pas mal de manques.
Le scénario d’abord manque de finesse, et s’abstient de décrire les mouvements psychologiques de fond à l’oeuvre chez ses personnages. Monia Chokri investit beaucoup la passion amoureuse, mais beaucoup moins les doutes de Sophia, qui reste assez mono-directionnelle pendant tout le film. Le film se concluant sur une proposition inverse, on reste un peu ébahi.
De la même manière, le film va à toute vitesse sur pas mal d’aspects: l’entourage de Sophia par exemple est très grossier. Autant son milieu à lui (les « beaufs ») est plutôt tendrement dessiné, ils sont « simples » comme dit le titre, mais humains, et plutôt accueillants. Autant de son côté à elle, la charge est lourde. Un personnage comme celui de son frère est très cartoonesque (elle tire à boulets rouges sur la Gen Z). Plus gênants encore, les poncifs qu’elle assène sur l’amour dans ses cours de philosophie, disqualifie totalement la soit-disant « intellectuelle » qu’elle est.
La suite sur https://legoutducine.home.blog/2023/11/09/simple-comme-sylvain/
Je suis aux anges... depuis le temps que je voulais voir ce film qui a tout raflé au Québec et bien c'est fait et je suis zéro déçu ! C'est pas croyable comme ce film m'a brassé ! Mais faut dire qu'il y a quelques jours j'ai appris la séparation du couple d'un ami qui m'est cher et j'ai regardé ce film là pour lui et ca m'a beaucoup remué car c'est exactement la même chose qu'il a vécu et ça m'a terrassé ! C'est tellement violent, c'est tellement passionné, c'est tellement beau par instant et tellement agaçant à d'autres que ca ne peut pas laisser indifférent ! En plus Magalie Lépine Blondeau & Pierre Yves Cardinal sont excellents dans ce film tout comme la belle Christine Beaulieu d'ailleurs et moi j'ai passé une soirée malaisante mais agréable car c'est un vrai beau film que ce 'Simple comme Sylvain' !! Que la vie peut etre cruelle parfois !
L'image est chouette et les dialogues font mouche, ce qui n'est déjà pas mal, néanmoins on ne voit pas trop ce qu'il y a de transgressif dans cette liaison entre une petite bourgeoise intellectuelle et un petit bourgeois économique (Sylvain est artisan certes, mais il n'a l'air ni idiot ni fauché). On s'attendrit devant une énième romance en se prenant pour des révolutionnaires, en oubliant que la petite bourgeoisie est polymorphe. Un bon film pour une soirée avec sa blonde (surtout si vous êtes des petits bourgeois tous les deux).
Sophia est professeure de philosophie à Montréal, où elle donne un cours sur l’amour. Elle fréquente des intellectuels, et vit dans une relation plan-plan. Jusqu’au jour où elle rencontre Sylvain, artisan bien charpenté issu d’un milieu populaire. C’est le coup de foudre… L’amour entre les gens de milieux opposés n’est pas une thématique neuve, loin de là. L’intérêt ici, c’est la fraicheur et la légèreté avec laquelle Monia Chokri aborde ce sujet. La réalisatrice emploie des comédiens très naturels et très complices à l’écran, avec évidemment en tête le couple entre Magalie Lépine-Blondeau et Pierre-Yves Cardinal. Et elle use d’une mise en scène colorée et dynamique pour dévoiler leur histoire d’amour. Couleurs automnales du Québec, plans serrés, découpages astucieux, zooms inattendus : on croirait parfois voir un film de la Nouvelle Vague ! « Simple comme Sylvaine » tacle également les milieux qu’il dépeint. Les intellectuels nombrilistes et vaniteux. Ou les gens modestes pas très fins (certains diront beaufs). Rajoutant pas mal d’humour à une histoire finalement sérieuse sur le fond, et traitée de manière tendre.
Un nanar calamiteux à la réalisation, un téléfilm qui aurait eu toute sa place à la Télé des Inconnus. Sauf que rien n'est drôle. Hélène et les Garçons au niveau du jeu des acteurs (la scène où l'actrice principale se met à pleurer parce que la restauration du chalet va coûter cher est magique!). Mais ce n'est pas une parodie. Une bourgeoise québécoise qui vit avec son partenaire - colocataire plutôt - et qui pense bien (elle a plein d'idées bienveillantes sur l'environnement, sur les gens qui ne sont pas du même milieu, du même genre, etc.) tombe folle amoureuse d'un homme des bois, genre brut de décoffrage. Un gouffre qui les sépare. Les dialogues dans le milieu bourgeois sonnent faux, complètement artificiels et contrastent avec les cochonneries proférées par l'homme des bois. Tout est caricatural, sans nuances, sans finesse, et c'est moche à regarder comme un téléfilm d'après-midi sur M6.