Film que j'ai d'abord aimé avant de décrocher à mi chemin après une scène de "sex club" qui a achevé de me déconcentrer après avoir entendu Bérénice Bejo parler espagnol....la photographie est bonne et on ne peut pas dire que ca joue mal mais la proposition scénaristique n'est pas tenu et on je ne suis désintéressé de l'histoire de cette femme qui renait dans le corps d'une autre le temps d'un dernier adieu de son petit ami.
J'aime beaucoup Gael Garcia Bernal du coup j'y suis allé les yeux fermés ! En effet on pense tout de suite à Black Mirror, le sujet est intéressant déjà exploité mais l'esprit était dans un robot, là cela m'a forcément fait penser à la GPA. Je l'ai trouvé un poil trop long.
Ce n'est pas seulement un film de science-fiction intelligent (avec des images magnifiques et des acteurs incroyables). C'est un film d'amour. Un magnifique, touchant et profond film d'amour.
L'intérêt du film réside dans l'idée très originale d'appréhender la mort autrement ..de la science fiction certes mais on est pris dans l'engrenage et on s'attache aux personnages ..rebondissements à la fin du film inattendus mais qu'on ne va pas révéler bien sur!
On suit l'histoire de cet homme qui ne se remet pas de la mort brutale de sa femme qu'il a lui-même causé. Il va alors accepter qu'une femme "hôte" reçoive l'esprit de se défunte épouse grâce à sa soeur qui travaille dans l'entreprise "Another End" qui a élaboré ce concept : permettre aux proches qui subissent un décès brutal de pouvoir faire leur deuil.
Un récit qui emprunte les codes de la science-fiction tout en restant réaliste. Il flirte entre la romance et le thriller avec cet homme qui ne peut s'empêcher de vouloir contourner les règles en grapillant un peu plus de temps. J'ai trouvé des faux airs de "Eternal sunshine of the spotless mind" ou d'un épisode de "Black Mirror" mais avec un rythme beaucoup plus lent et linéaire.
C'est un film sur les difficultés de faire son deuil et sur le fait que le temps nous est compté et qu'il faut profiter de chaque instant. Il a le mérite de ne pas tomber dans le pathos car le deuil est abordé de manière pudique. Il montre aussi les limites de la technologie avec pertinence.
Le duo d'acteurs est formidable ! Gaël Garcia Bernal est bouleversant et Renate Reinsve est encore une fois impressionnante ! En revanche, j'ai trouvé Bérénice Bejo un peu en dessous c'est dommage...
Il y a de beaux moments suspendus grâce à la superbe photographie qui capte une lumière intéressante et des plans soignés mais j'ai trouvé qu'il y avait énormément de longueurs...
Heureusement, le twist final casse le rythme et amène un rebondissement inattendu et intéressant ! Il a réussit à capter mon attention et à m'emporter !
Qui ne rêverait pas d'avoir un peu plus de temps pour dire ce qu'on a pas osé et pour prolonger des instants anodins en apparence mais tellement important. Mais à quel prix ? Un futur qui paraît lointain mais qui n'a pourtant jamais été aussi proche... À méditer !
Un film un peu étrange et qui ne laisse pas grande impression, on reconnaîtra Gael Garcia Bernal et Berenice Bejo...On a du mal à comprendre l’histoire , pas forcément intéressante, même la technique ( lumière, musique) est laborieuse selon moi…..Un twist en fin de film donne un peu d’émotion et de crédibilité….Je ne sais trp que penser de ce film, peut être le revoir une seconde fois pour mieux comprendre...Je ne conseille pas ?
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Il y a des films qui tentent de ranimer les morts à coups de métaphores technologiques, et d’autres qui les laissent pourrir dans l’idée même de vouloir les faire revivre. Another End navigue entre ces deux spectres sans jamais vraiment choisir son camp, comme un être endeuillé qui refuserait obstinément de fermer les yeux sur le cadavre. Piero Messina, après l’apesanteur de L’Attente, revient avec une ambition tangible mais aussi une pesanteur d’intention qui confine à l’étouffement. On comprend ce qu’il veut faire, c’est même ce qui rend la déception plus cuisante : il voulait nous attraper le cœur à travers un récit de science-fiction lente, éthérée, désincarnée, où les émotions auraient dû surgir d’un monde refroidi. Mais à force de tenir la douleur à distance respectueuse, c’est le spectateur qu’il laisse sur le pas de la porte, grelottant, exclu, exaspéré.
Le pitch avait pourtant de quoi soulever le désir : dans un futur proche, une entreprise permet à ceux qui ont perdu un proche de leur dire adieu en réimplantant temporairement les souvenirs du défunt dans un hôte vivant. Sal, incarné par Gael García Bernal, accepte de revoir sa compagne décédée sous cette forme d’emprunt, dans un dernier simulacre d’amour et de regret. On imagine alors que la tension viendra de la confusion, de l’illusion, du vertige existentiel – mais Messina reste paralysé par son propre dispositif. Le film glisse lentement, très lentement, dans une brume contemplative, sans jamais creuser ni la psychologie des personnages, ni les enjeux moraux vertigineux de cette technologie post-mortem. Gael García Bernal fait ce qu’il peut, mais il semble flotter lui aussi dans ce formol esthétique, presque figé. Quant à Bérénice Bejo, hôte programmée pour accueillir la mémoire d’une morte, elle semble porter tout le film sur ses épaules mais avec un rôle si désincarné qu’elle devient, malgré elle, transparente.
La mise en scène, ultra léchée, froide, comme polie par la glace, semble vouloir rivaliser avec les standards visuels de Jonathan Glazer ou même d’un Yorgos Lanthimos version ralenti sous morphine. Les cadres sont nets, pensés, millimétrés. Trop. On a l’impression d’assister à une succession de tableaux mortuaires, où la beauté plastifiée ne laisse aucune place à l’organique, ni même à l’accident. Tout est figé, prévu, inerte. Même la douleur devient un accessoire scénographique.
C’est sans doute là que le bât blesse le plus : Messina parle de l’insupportable, mais sans jamais le rendre insupportable. Il sublime le deuil à tel point qu’il l’annule. Il veut donner du sens à l’absence, mais en rationalisant l’irrationnel, il le vide de sa substance. Another End, c’est un film qui pleure en silence dans une pièce close, sans que personne n’entende. La solitude de ce cri muet est peut-être belle sur le papier, mais elle ne touche pas. Pire, elle agace. On ressort de cette expérience ni bouleversé, ni intrigué, simplement vidé. Un bel écrin pour une émotion fantôme.
Avec un synopsis pareil, on pense tout de suite à un épisode de "Black Mirror" (notamment ici à "Be Right Back"), comparaison inévitable mais qui commence à être redondante car la série a à la fois été précurseure dans le genre mais nous avons également de plus en plus de films d'anticipation reposant sur les dérives des nouvelles technologies, notamment l'IA. Ici, il ne s'agit certes pas tant d'IA mais d'une technologie permettant à une personne de faire le deuil d'un proche disparu en réimplantant la conscience de ce dernier dans un hôte pendant quelques jours. Alors certes, ce n'est pas le même corps mais l'esprit reste intact. Et si Sal est au départ très réticent à l'idée de revoir sa compagne, décédée dans un accident de voiture, sous cette forme, il va ensuite très vite y prendre goût. Réussira t-il à faire son deuil ou s'enterrera t-il dans l'illusion qu'elle est toujours là ? Sujet vraiment très fort que l'on peut cependant très simplement foirer, soit à cause de clichés du genre ou alors à cause d'une mise en scène trop molle, d'une patte "auteuriste" bien trop prononcée. Et j'avoue que j'avais très peur de cette deuxième possibilité car nous ne sommes pas dans un film de science-fiction grand public mais davantage dans une œuvre intimiste. Et pourtant, ça fonctionne très bien ! Enfin sur certains spectateurs du moins puisque le film a divisé la critique mais j'avoue que le charme a complètement opéré sur moi. Je suis en effet rentré dans l'intrigue pour ne plus en sortir jusqu'à la fin, enfin pas la toute fin mais on y reviendra. J'adore la manière qu'a le film de traiter du deuil, en étant profondément touchant sans pour autant en faire des caisses comme tomber dans un pathos inutile par exemple, ce qui est un équilibre pas si simple à trouver. On s'attache énormément aux deux personnages mais également à la sœur dont la relation, si elle semble survolée par instants, est en réalité très profonde, notamment grâce au jeu des acteurs qui parviennent à faire passer énormément d'émotions rien qu'à travers des regards particulièrement expressifs (on pensera également au plan final par exemple). Et puis il y a cette sorte de critique de ce genre de procédé, sans que le film ne soit jamais moralisateur, il est avance encore une fois sur un fil sans ne jamais totalement tomber d'un côté ni de l'autre. Ajoutons à cela une excellente mise en scène qui privilégie un rythme lent sans que ce ne soit jamais plombant ou ennuyant, accompagnant de superbes plans donnant à l'ensemble cette atmosphère onirique ; la . aidant aussi beaucoup sur ce point là. Il y a seulement la fin à laquelle je n'ai pas vraiment accroché et qui en laissera sûrement plus d'un sur la touche. Un twist qui sort de nulle part, qui semble avoir été introduit aux forceps et qui réduirait presque à néant toute la beauté que le film avait réussi à apporter jusque là. Néanmoins, "Another End" reste une superbe proposition de science-fiction, imitant quelques-fois le style de "Black Mirror" mais tout en apportant son propre style et surtout sa propre sensibilité.
Aussi hypnotique que par moment maladroit, MESSINA offre un drame qui parvient à approcher ses thématiques, sans les transcender, en se plantant un peu dans sa conclusion, malgré un fantastique Gaël GARCIA BERNAL en tête d'affiche