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Kouto
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2,0
Publiée le 6 avril 2026
Dans cette fable d’anticipation, un homme ayant perdu sa compagne dans un accident de voiture, incapable de faire son deuil il se tourne vers une entreprise permettant de ramener brièvement la conscience de ceux qui sont morts. Le rapport à la perte de l’être aimé et les conséquences qu’elles entrainent pour celui qui survit sont au cœur de ce récit trop nébuleux dans sa narration. Un film terne dans sa photographie et trop verbeux dans son approche que la mise en scène sans fluidité ne parvient jamais à transcender. Reste un joli casting pour cette étrange romance.
Je n’avais jamais entendu parler de ce film, pourtant sorti sur les écrans en mai dernier. Il est réalisé par l’italien Piero Messina, dont je n’avais pas vraiment aimé le premier film L'attente (avec Juliette Binoche). Malgré tout, on me l'avait fortement conseillé et je dois dire que je ne regrette pas du tout.
J’ai toujours aimé les films qui se déroulent dans un futur proche où les nouvelles technologies prennent une place importante. Ici, cela sert surtout à raconter une histoire très mélancolique et assez déchirante sur la perte et le deuil.
Le rythme est plutôt lent, mais la mise en scène est soignée et les personnages sont bien écrits. L’interprétation est aussi au-dessus de la moyenne avec le toujours excellent Gael García Bernal, Bérénice Bejo et l’excellente Renate Reinsve, que l’on a vue récemment dans Valeur sentimentale. Casting international somptueux donc.
L’intérêt monte peu à peu jusqu’à un dénouement totalement inattendu mais très bien amené. Au final, un très beau film, qui reste en mémoire, fait réfléchir et nous fait passer un très bon moment.
Quelque peu sceptique à la lecture du pitch, "Another End" est un film d'une subtilité rare sur la mort et l'après. Piero Messina s'appuie sur un trio glamour composé de Sal (Gael Garcia) qui communique en espagnol avec sa soeur Ebe (Bérénice Bejo) après la perte de sa dulcinée aux deux visages, Zoe/Ava (Renate Reinsve). Malgré un début un peu trop explicatif, on se laisse bercer par cette romance envoûtante où réalité et fiction s'entremêlent. L'actrice norvégienne, Renate Reinsve ("Julie en douze chapitres") est une nouvelle fois magnétique, douce et féline tour à tour. Un ensemble futuriste qui transmet des émotions sur le deuil et l'espoir d'une immortalité ès réussi.
Intégrer les souvenirs et la conscience d'une personne décédée dans un corps-hôte vivant est le sujet futuriste d'Another end. Une réfléxion sur le deuil et la possibilité de pouvoir pleinement dire adieu à l'être disparu. Le ton est clinique, thérapeutique, anesthésié, jusqu'au dernières minutes, totalement inattendues. Si l'émotion est retenue, G. G. Bernal est troublant dans le fardeau de sa douleur. Fascinant, dans la veine de Sans jamais nous connaître (2024).
Sur un thème assez original, retrouver nos chers disparus dans un nouveau corps mais avec leur "identité psychique", le film se déploie sans jamais nous donner de point de vue moral, libre à nous d'approuver ou pas la méthode. Le jeu des interprètes est crédible, même si la fin est un tantinet prévisible.
Je suis allé voir ce film un peu par hasard, sans regarder ni le synopsis ni la bande annonce. J'ai simplement été attiré en salle car l'affiche me rappelait une scène de "Snowtherapy" de Ruben Östlund que j'avais beaucoup apprécié. Le tout n'a évidemment rien à voir, ce dont je me doutais. Le sujet traité est assez intéressant mais sans grande originalité, avec même un peu de platitude pourrait-on dire... Le scénario paraît un peu bricolé bien que le scénario ne soit pas dépourvu de toute logique. Le jeu d'acteurs ne soit pas mauvais. Le film reste très long pour 1h58 seulement. Certaines scènes ainsi que la somme de réflexion existentielles sous-jacentes demeurent cependant touchantes et intéressantes. Bref, un film qui aurait pu être pertinent mais reste assez mal maîtrisé...
Ce film questionne notre rapport à la mort et au deuil. On y fait la rencontre de Sal, un homme dévasté par la mort brutale de sa femme lors d’un accident de voiture. Il accepte d’expérimenter une nouvelle technologie permettant de revivre temporairement avec l’être disparu dans le corps d’un autre. Une expérience peut peut s’avérer addictive… Sur le papier l’idée est originale mais le film se heurte à des idées mal abouties et à des longueurs narratives.
Sal (Gael Garcia Bernal) ne parvient pas à se remettre du chagrin causé par la mort de sa compagne, Zoé, dans un accident de voiture. Sa sœur, Ebe (Bérénice Bejo), le convainc de recourir aux services de la société Aeterna où elle travaille. Pour rendre le deuil moins douloureux, cette société propose à ses clients de réimplanter temporairement la personnalité et les souvenirs de l’Absent dans le corps d’un Hôte.
"Another End" baigne dans un climat étrange. C’est un film cosmopolite : son réalisateur est italien, ses acteurs sont mexicain, norvégien, français et britannique et on reconnaît les décors nocturnes et futuristes du quartier de La Défense près de Paris.
Mais son climat étrange, "Another End" le doit d’abord à son scénario original qu’on croirait sorti d’un épisode de "Black Mirror" (notamment "Be Right Back", le premier épisode de la deuxième saison). L’écueil qui guette ce genre de films est de ne savoir que faire d’un postulat génial de départ : une histoire d’amour avec une voix artificielle dans Her, la duplication des « consommables » dans "Mickey 17"…
"Another End" évite cet écueil. Il y réussit doublement. D’une part en proposant une réflexion profondément philosophique sur le deuil et l’attachement (qui était déjà au cœur du précédent film de Piero Messina L’Attente). D’autre part, en racontant une histoire avec un début, un milieu et une fin. Grâce à Ebe, Sal ressuscite Zoe. Mais Zoe lui revient dans une enveloppe corporelle qui n’est pas la sienne. Sal en est déconcerté. Le temps qu’il s’habitue à la nouvelle Zoé, il lui faut respecter le protocole imposé par Aeterna et se préparer à s’en séparer à nouveau.
Je n’en dirais pas plus pour ne pas divulgâcher la fin du film. Je lis ici et là qu’elle est alambiquée et décevante. Je l’ai au contraire trouvée bluffante, la pressentant peu à peu sans l’imaginer possible.
J’ai adoré l’histoire et notre incapacité à laisser partir ceux que l’on aime. Les acteurs sont incroyables. Le réalisateur perd parfois le film emporté par quelques scènes esthétiques mais on ne sort pas indemne
« Revivre un peu » Un peu dans le genre « Black Mirror », faire revivre pour quelques heures/jours l’âme de l’être aimé récemment décédé dans le corps d’un hôte volontaire, grâce à une nouvelle technologie… on n’y comprend pas forcément tout mais c’est globalement bien fait et ça fait presque rêver…
Ce film est vraiment réussi. Les acteurs sont excellents. Et le scénarios fonctionne à merveille ! Et l'émotion est bien présente. La musique est top. Il faut ABSOLUMENT donner une seconde vie à ce film !!
Une approche originale de la question du deuil. Tout en subtilité, en suggestion et qui laisse le spectateur sentir, réfléchir, interpréter. Ce qui fait du bien. Le film n’est pourtant pas exempt de tout reproche. La durée du film d’abord qui n’est pas justifiée. C’est de plus en plus fréquent ces films trop longs qui gagneraient à s’épurer, se concentrer, ce qui rendrait le propos encore plus fort. Ensuite, sur le plan esthétique, même si on comprend la volonté de sobriété, d’apaisement, de douceur, l’image aux couleurs délavées et uniformes finit par lasser.
"Another End" touche souvent juste, quand il capte ces instants suspendus entre souvenir et absence. Gael García Bernal et Renate Reinsve jouent avec une finesse qui fait exister des émotions troubles sans jamais les surligner. On se laisse porter par cette histoire étrange, presque vaporeuse, jusqu’à ce que le scénario s’emmêle un peu trop. Mais même quand ça flanche, il reste cette mélancolie persistante, douce-amère, qui continue de hanter après la dernière image.