Another End
Note moyenne
3,5
198 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
7 critiques
3
16 critiques
2
8 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Shawn777

803 abonnés 3 923 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2025
Avec un synopsis pareil, on pense tout de suite à un épisode de "Black Mirror" (notamment ici à "Be Right Back"), comparaison inévitable mais qui commence à être redondante car la série a à la fois été précurseure dans le genre mais nous avons également de plus en plus de films d'anticipation reposant sur les dérives des nouvelles technologies, notamment l'IA. Ici, il ne s'agit certes pas tant d'IA mais d'une technologie permettant à une personne de faire le deuil d'un proche disparu en réimplantant la conscience de ce dernier dans un hôte pendant quelques jours. Alors certes, ce n'est pas le même corps mais l'esprit reste intact. Et si Sal est au départ très réticent à l'idée de revoir sa compagne, décédée dans un accident de voiture, sous cette forme, il va ensuite très vite y prendre goût. Réussira t-il à faire son deuil ou s'enterrera t-il dans l'illusion qu'elle est toujours là ? Sujet vraiment très fort que l'on peut cependant très simplement foirer, soit à cause de clichés du genre ou alors à cause d'une mise en scène trop molle, d'une patte "auteuriste" bien trop prononcée. Et j'avoue que j'avais très peur de cette deuxième possibilité car nous ne sommes pas dans un film de science-fiction grand public mais davantage dans une œuvre intimiste. Et pourtant, ça fonctionne très bien ! Enfin sur certains spectateurs du moins puisque le film a divisé la critique mais j'avoue que le charme a complètement opéré sur moi. Je suis en effet rentré dans l'intrigue pour ne plus en sortir jusqu'à la fin, enfin pas la toute fin mais on y reviendra. J'adore la manière qu'a le film de traiter du deuil, en étant profondément touchant sans pour autant en faire des caisses comme tomber dans un pathos inutile par exemple, ce qui est un équilibre pas si simple à trouver. On s'attache énormément aux deux personnages mais également à la sœur dont la relation, si elle semble survolée par instants, est en réalité très profonde, notamment grâce au jeu des acteurs qui parviennent à faire passer énormément d'émotions rien qu'à travers des regards particulièrement expressifs (on pensera également au plan final par exemple). Et puis il y a cette sorte de critique de ce genre de procédé, sans que le film ne soit jamais moralisateur, il est avance encore une fois sur un fil sans ne jamais totalement tomber d'un côté ni de l'autre. Ajoutons à cela une excellente mise en scène qui privilégie un rythme lent sans que ce ne soit jamais plombant ou ennuyant, accompagnant de superbes plans donnant à l'ensemble cette atmosphère onirique ; la . aidant aussi beaucoup sur ce point là. Il y a seulement la fin à laquelle je n'ai pas vraiment accroché et qui en laissera sûrement plus d'un sur la touche. Un twist qui sort de nulle part, qui semble avoir été introduit aux forceps et qui réduirait presque à néant toute la beauté que le film avait réussi à apporter jusque là. Néanmoins, "Another End" reste une superbe proposition de science-fiction, imitant quelques-fois le style de "Black Mirror" mais tout en apportant son propre style et surtout sa propre sensibilité.
Coric Bernard

455 abonnés 838 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2025
Ce long film mélancolique est plutôt laborieux. Le scénario m’a paru assez nébuleux et la réalisation avec des images sombres où le gris domine ne contribuent pas à donner de l’intérêt à cette fiction dans laquelle j’ai eu du mal à adhérer. Cet exercice de style sur le deuil et la manière de le vivre pour ce veuf ne parvient pas à atteindre son but malgré la bonne interprétation de Gael Garcia BERNAL et Bérénice BEJO.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 07/01/2025 au Club Marbeu
FaRem

10 568 abonnés 11 418 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2025
Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir dire au revoir dignement notamment lors d'un décès soudain. Grâce à la technologie de la société « Another End » qui consiste à transférer la mémoire et la conscience de la personne dans le corps d'un hôte, Sal a l'occasion de passer du temps avec sa femme disparue, son âme sœur qui est désormais face à lui, mais pas avec la même apparence... "Another End" a une prémisse intéressante d'autant plus que ça change des histoires similaires qui enlèvent la part d'humain dans les interactions, ce qui n'empêche pas d'évoquer la moralité, mais j'ai trouvé le scénario décevant et pas à la hauteur du potentiel. C'est simple, la première partie n'a jamais le poids émotionnel recherché à cause d'un traitement maladroit qui n'exploite et n'explore jamais toutes les possibilités, notamment émotionnelles, d'une telle situation. Pour le coup, j'ai préféré la seconde partie, et ce même si on s'éloigne de l'aspect science-fiction, car il y a enfin une vraie connexion entre les personnages. Au-delà du scénario qui présente quelques lacunes, le manque d'authenticité vient aussi du fait que c'est un film italien tourné en anglais et en espagnol avec des changements pas toujours cohérents dans les dialogues. Pourtant, l'ensemble du casting est convaincant. Au final, un film avec une bonne idée et c'est à peu près tout...
traversay1

4 475 abonnés 5 349 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2024
Les avancées technologiques des prochaines années rendront-ils la mort des êtres aimés plus supportables et, partant, le deuil moins douloureux, surtout en cas de décès accidentel ? Le point de départ de Another End est fascinant, parfait pour un récit légèrement dystopique où l'humain semble être l'essentiel, bien plus que la représentation d'un monde nouveau, lequel, en l'occurrence, semble composé de deux seules couleurs : le bleu et le beige. Mais d'emblée, le film entretient une certaine confusion et l'approfondissement du sujet évoqué plus haut ne semble pas préoccuper plus que cela le réalisateur, Piero Massina, qui mise trop sur son esthétique et sur un prolongement aseptisé des bases de son scénario. spoiler: Et que dire du twist final, censé nous faire sursauter, dans une mauvaise imitation de Shyamalan ou de Amenabar, ? La construction narrative, déjà fragile, s'écroule sous ce dernier effet de style qui confirme l'artificialité de l'ensemble.
Gael Garcia Bernal et Bérénice Béjo ne sont pas à blâmer, réussissant tout de même à nous intéresser mollement au récit filandreux. L'actrice norvégienne Renate Reinsve se distingue bien davantage mais son rôle aurait mérité d'être étoffé et même mis au premier plan.
Yves G.

1 845 abonnés 4 009 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2025
Sal (Gael Garcia Bernal) ne parvient pas à se remettre du chagrin causé par la mort de sa compagne, Zoé, dans un accident de voiture. Sa sœur, Ebe (Bérénice Bejo), le convainc de recourir aux services de la société Aeterna où elle travaille. Pour rendre le deuil moins douloureux, cette société propose à ses clients de réimplanter temporairement la personnalité et les souvenirs de l’Absent dans le corps d’un Hôte.

"Another End" baigne dans un climat étrange. C’est un film cosmopolite : son réalisateur est italien, ses acteurs sont mexicain, norvégien, français et britannique et on reconnaît les décors nocturnes et futuristes du quartier de La Défense près de Paris.

Mais son climat étrange, "Another End" le doit d’abord à son scénario original qu’on croirait sorti d’un épisode de "Black Mirror" (notamment "Be Right Back", le premier épisode de la deuxième saison). L’écueil qui guette ce genre de films est de ne savoir que faire d’un postulat génial de départ : une histoire d’amour avec une voix artificielle dans Her, la duplication des « consommables » dans "Mickey 17"…

"Another End" évite cet écueil. Il y réussit doublement. D’une part en proposant une réflexion profondément philosophique sur le deuil et l’attachement (qui était déjà au cœur du précédent film de Piero Messina L’Attente). D’autre part, en racontant une histoire avec un début, un milieu et une fin. Grâce à Ebe, Sal ressuscite Zoe. Mais Zoe lui revient dans une enveloppe corporelle qui n’est pas la sienne. Sal en est déconcerté. Le temps qu’il s’habitue à la nouvelle Zoé, il lui faut respecter le protocole imposé par Aeterna et se préparer à s’en séparer à nouveau.

Je n’en dirais pas plus pour ne pas divulgâcher la fin du film. Je lis ici et là qu’elle est alambiquée et décevante. Je l’ai au contraire trouvée bluffante, la pressentant peu à peu sans l’imaginer possible.
ffred

1 985 abonnés 4 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2026
Je n’avais jamais entendu parler de ce film, pourtant sorti sur les écrans en mai dernier. Il est réalisé par l’italien Piero Messina, dont je n’avais pas vraiment aimé le premier film L'attente (avec Juliette Binoche). Malgré tout, on me l'avait fortement conseillé et je dois dire que je ne regrette pas du tout.

J’ai toujours aimé les films qui se déroulent dans un futur proche où les nouvelles technologies prennent une place importante. Ici, cela sert surtout à raconter une histoire très mélancolique et assez déchirante sur la perte et le deuil.

Le rythme est plutôt lent, mais la mise en scène est soignée et les personnages sont bien écrits. L’interprétation est aussi au-dessus de la moyenne avec le toujours excellent Gael García Bernal, Bérénice Bejo et l’excellente Renate Reinsve, que l’on a vue récemment dans Valeur sentimentale. Casting international somptueux donc.

L’intérêt monte peu à peu jusqu’à un dénouement totalement inattendu mais très bien amené. Au final, un très beau film, qui reste en mémoire, fait réfléchir et nous fait passer un très bon moment.
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2025
J’ai adoré l’histoire et notre incapacité à laisser partir ceux que l’on aime. Les acteurs sont incroyables. Le réalisateur perd parfois le film emporté par quelques scènes esthétiques mais on ne sort pas indemne
Johana
Johana

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2025
Magnifique ! Je n’arrête pas d’y penser, une jolie découverte inattendue mais pas décevante !!! Je recommande
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :

 Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Another End" sur YouTube !

 Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !

Il y a des films qui tentent de ranimer les morts à coups de métaphores technologiques, et d’autres qui les laissent pourrir dans l’idée même de vouloir les faire revivre. Another End navigue entre ces deux spectres sans jamais vraiment choisir son camp, comme un être endeuillé qui refuserait obstinément de fermer les yeux sur le cadavre. Piero Messina, après l’apesanteur de L’Attente, revient avec une ambition tangible mais aussi une pesanteur d’intention qui confine à l’étouffement. On comprend ce qu’il veut faire, c’est même ce qui rend la déception plus cuisante : il voulait nous attraper le cœur à travers un récit de science-fiction lente, éthérée, désincarnée, où les émotions auraient dû surgir d’un monde refroidi. Mais à force de tenir la douleur à distance respectueuse, c’est le spectateur qu’il laisse sur le pas de la porte, grelottant, exclu, exaspéré.

Le pitch avait pourtant de quoi soulever le désir : dans un futur proche, une entreprise permet à ceux qui ont perdu un proche de leur dire adieu en réimplantant temporairement les souvenirs du défunt dans un hôte vivant. Sal, incarné par Gael García Bernal, accepte de revoir sa compagne décédée sous cette forme d’emprunt, dans un dernier simulacre d’amour et de regret. On imagine alors que la tension viendra de la confusion, de l’illusion, du vertige existentiel – mais Messina reste paralysé par son propre dispositif. Le film glisse lentement, très lentement, dans une brume contemplative, sans jamais creuser ni la psychologie des personnages, ni les enjeux moraux vertigineux de cette technologie post-mortem. Gael García Bernal fait ce qu’il peut, mais il semble flotter lui aussi dans ce formol esthétique, presque figé. Quant à Bérénice Bejo, hôte programmée pour accueillir la mémoire d’une morte, elle semble porter tout le film sur ses épaules mais avec un rôle si désincarné qu’elle devient, malgré elle, transparente.

La mise en scène, ultra léchée, froide, comme polie par la glace, semble vouloir rivaliser avec les standards visuels de Jonathan Glazer ou même d’un Yorgos Lanthimos version ralenti sous morphine. Les cadres sont nets, pensés, millimétrés. Trop. On a l’impression d’assister à une succession de tableaux mortuaires, où la beauté plastifiée ne laisse aucune place à l’organique, ni même à l’accident. Tout est figé, prévu, inerte. Même la douleur devient un accessoire scénographique.

C’est sans doute là que le bât blesse le plus : Messina parle de l’insupportable, mais sans jamais le rendre insupportable. Il sublime le deuil à tel point qu’il l’annule. Il veut donner du sens à l’absence, mais en rationalisant l’irrationnel, il le vide de sa substance. Another End, c’est un film qui pleure en silence dans une pièce close, sans que personne n’entende. La solitude de ce cri muet est peut-être belle sur le papier, mais elle ne touche pas. Pire, elle agace. On ressort de cette expérience ni bouleversé, ni intrigué, simplement vidé. Un bel écrin pour une émotion fantôme.
islander29

1 026 abonnés 2 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mai 2025
Un film un peu étrange et qui ne laisse pas grande impression, on reconnaîtra Gael Garcia Bernal
et Berenice Bejo...On a du mal à comprendre l’histoire , pas forcément intéressante, même la technique ( lumière, musique) est laborieuse selon moi…..Un twist en fin de film donne un peu d’émotion et de crédibilité….Je ne sais trp que penser de ce film, peut être le revoir une seconde fois pour mieux comprendre...Je ne conseille pas ?
Gentilbordelais

402 abonnés 3 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2025
Intégrer les souvenirs et la conscience d'une personne décédée dans un corps-hôte vivant est le sujet futuriste d'Another end. Une réfléxion sur le deuil et la possibilité de pouvoir pleinement dire adieu à l'être disparu. Le ton est clinique, thérapeutique, anesthésié, jusqu'au dernières minutes, totalement inattendues. Si l'émotion est retenue, G. G. Bernal est troublant dans le fardeau de sa douleur. Fascinant, dans la veine de Sans jamais nous connaître (2024).
tupper
tupper

190 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2025
Une approche originale de la question du deuil. Tout en subtilité, en suggestion et qui laisse le spectateur sentir, réfléchir, interpréter. Ce qui fait du bien. Le film n’est pourtant pas exempt de tout reproche. La durée du film d’abord qui n’est pas justifiée. C’est de plus en plus fréquent ces films trop longs qui gagneraient à s’épurer, se concentrer, ce qui rendrait le propos encore plus fort. Ensuite, sur le plan esthétique, même si on comprend la volonté de sobriété, d’apaisement, de douceur, l’image aux couleurs délavées et uniformes finit par lasser.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2025
Aussi hypnotique que par moment maladroit, MESSINA offre un drame qui parvient à approcher ses thématiques, sans les transcender, en se plantant un peu dans sa conclusion, malgré un fantastique Gaël GARCIA BERNAL en tête d'affiche
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

99 abonnés 215 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2025
"Another End" touche souvent juste, quand il capte ces instants suspendus entre souvenir et absence. Gael García Bernal et Renate Reinsve jouent avec une finesse qui fait exister des émotions troubles sans jamais les surligner. On se laisse porter par cette histoire étrange, presque vaporeuse, jusqu’à ce que le scénario s’emmêle un peu trop. Mais même quand ça flanche, il reste cette mélancolie persistante, douce-amère, qui continue de hanter après la dernière image.
Kouto
Kouto

28 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 avril 2026
Dans cette fable d’anticipation, un homme ayant perdu sa compagne dans un accident de voiture, incapable de faire son deuil il se tourne vers une entreprise permettant de ramener brièvement la conscience de ceux qui sont morts. Le rapport à la perte de l’être aimé et les conséquences qu’elles entrainent pour celui qui survit sont au cœur de ce récit trop nébuleux dans sa narration. Un film terne dans sa photographie et trop verbeux dans son approche que la mise en scène sans fluidité ne parvient jamais à transcender. Reste un joli casting pour cette étrange romance.
Les meilleurs films de tous les temps