Jouer avec le feu
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393 critiques spectateurs

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leblognoteur
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4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2025
Vu Jouer avec le feu ce dimanche... Du point de vue de l'image (cadrage, lumière, couleurs, gros plans, plans larges) : très belle réussite !
Vincent Lindon fidèle à lui-même sachant s'effacer derrière le personnage,
Traitement du sujet : priorité donnée aux émotions d'où l'importance de l'image par rapport aux dialogues...
Film surprenant au final, des réalisatrices à suivre.... ♥️
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2025
Depuis la mort de sa femme, Pierre (Vincent Lindon) essaie bon an mal an de concilier son travail à la SNCF et l’éducation de ses deux fils aujourd’hui adultes. Le cadet, Louis (Stefan Crépon, découvert en informaticien geek dans "Le Bureau des légendes"), brillant étudiant en classe prépa au lycée Fabert, rêve de poursuivre ses études à la Sorbonne. L’aïné, Félix (Benjamin Voisin, César du meilleur espoir masculin 2022 pour "Illusions perdues"), se cherche. Il sèche les cours de son IUT, délaisse ses entraînements de football et fréquent un groupuscule d’extrême-droite.

"Jouer avec le feu" est l’adaptation de "Ce qu’il faut de nuit", le roman de Laurent Petitmangin, un de mes coups de cœur de la rentrée littéraire 2020. Son titre, sa bande annonce nous entraînent dans une fausse direction. On pourrait penser qu’il s’agit d’un film sur l’extrême-droite, sur l’embrigadement d’un de ses membres, sur la manière dont il se déroule et sur la façon de s’en prémunir à la façon de "Un Français" ou de "Chez nous". Mais le vrai sujet du film est ailleurs : il est, comme son affiche le montre, dans la relation triangulaire entre un père et ses deux fils.

Vincent Lindon est sur le devant. D’abord, parce qu’il est l’acteur le plus connu des trois, celui qui attirera les spectatrices qui en sont les plus enamourées – et repoussera peut-être les spectateurs exaspérés par ses tics et/ou ses opinions politiques tranchées. Ensuite parce que le film interroge l’amour paternel. J’y reviendrai. Mais il ne faut pas oublier la relation qui unit les deux frères, soudés par la mort de leur mère, excellement interprétés par deux des plus remarquables jeunes pousses du cinéma français.

Un père ne doit-il jamais s’arrêter de s’inquiéter pour son enfant au risque de l’empêcher de prendre son autonomie ? Comment peut-il lui éviter de prendre une mauvaise voie ? Doit-il faire appel à son intelligence pour l’en dissuader ou à la contrainte pour le lui interdire ? L’amour paternel lui fait-il devoir de soutenir son fils inconditionnellement ou, si celui-ci franchit les limites de l’inacceptable, a-t-il le droit ou le devoir de s’en désolidariser ? Autant de questions qui touchent au plus profond les hommes – et les femmes aussi peut-être – qui, comme moi, ont des enfants de l’âge de ceux du film.

Autant ces questions sont vertigineuses, autant la façon dont le film essaie d’y répondre m’aura laissé sur ma faim. Les acteurs ne sont pas à blâmer ; mais leur direction est sujette à caution, qui les filme constamment au bord de l’explosion. Et le défaut de Vincent Lindon est précisément d’être constamment au bord de l’explosion.

Le film se termine par une ellipse saisissante. Je ne me souviens plus si le livre était construit de la même façon. Le temps qu’un plan se termine, le suivant se déroule un ou deux ans plus tard. On ne dira pas ce qui s’est passé entretemps et qu’on comprend vite. C’est l’occasion pour Vincent Lindon de prononcer un sentencieux monologue (réquisitoire ou plaidoyer ?) qui, un peu comme dans les fables de La Fontaine, éclaire la signification du film. Ont peut applaudir à sa lucidité ; on peut aussi pinailler sur sa grandiloquence.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2025
Ce film est bien plus intéressant que tous les discours politiques diabolisateurs contre l’extrême-droite et surtout il aide à mettre en lumière les limites de l’éducation parentale sur un jeune adulte et l’impuissance de la cellule familiale à éviter le pire, thème similaire à celui, l’année dernière, de « Les Trois Fantastiques ». Le trio d’acteurs est parfait.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2025
Grand film porté par un beau trio d'acteurs au sommet ,on frôle la perfection, ils joues divinement bien tous les trois ,bon le sujet mainte fois rebattu n'est pas des plus gai
Adrien
Adrien

105 abonnés 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Un très bon film, une très bonne surprise !!! Je n'avais pas forcément prévu d'aller le voir mais il m'a été conseillé !!! Et franchement, quelle bonne surprise !!! Une histoire vraiment captivante et émouvante. On ne voit pas le temps passé. Aucune longueur, aucun temps mort. Les acteurs sont excellents, les décors sont magnifiques et la musique est superbe. Bref, un très bon film, une très bonne surprise que je vous conseillerais d'allé voir sur grand écran !!! Il vaut trop le coup !!!
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2025
Un film de deux heures qui manque de substance.

Un père, militant syndical qui travaille à la SNCF découvre que l'un de ses deux fils a des amis d'extrême droite alors qu'il est destiné au travers de ses études en IUT a occuper des fonctions techniques comme son père. Il reçoit donc cela comme une trahison une atteinte a ses valeurs d'autant qu'il a un autre fils brillant dans ses études.

Un film sur les relations père fils en général, le désarroi d'un père mais qui manque cruellement de substance peu ou pas d'explication par exemple sur les raisons de l'engagement du fils. Le film devient vite caricatural et présente peu ou pas d'intérêt.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2025
Un père veuf dont les garçons s’apprêtent à partir du nid apprend que l’un d’eux fréquente un groupuscule d’extrême-droite. Film particulièrement bien incarné sur une question que doivent se poser tous les parents : que faire si mon enfant dérape ? L’aider, lui pardonner, le comprendre, le renier ? Une réussite avec un Vincent Lindon aussi dépassé que touchant dont le discours final, particulièrement beau, lui a sans doute valu en partie son prix d’interprétation vénitien.
Timoté L.
Timoté L.

68 abonnés 385 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Vincent Lindon dans ce film est extrêmement charismatique et joue à perfection son rôle de père, c'est très intéressant comme film bien qu'assez violent et triste
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2025
Quelle intense relation père-fils incarnée par un LINDON admirable et ses 2 fils (VOISIN et CREPON) tout aussi remarquables ! Les événements tragiques sont suggérés habilement par des attitudes et des regards. L’épilogue est magistral qui nous propose une réflexion profonde et intime sur les difficultés de l’éducation parentale face aux défis des dérives de la société.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2025
Jusqu’à la lie

« L’amour est-il forcément inconditionnel ? » « Si tu commettais le pire, pourrais-je continuer à t’aimer ? » Ce sont les questions centrales posées à la fois par Delphine et Muriel Coulin et le roman qui a inspiré ces 118 minutes, de Laurent Petitmangin Ce qu’il faut de nuit. Voilà donc l’origine de ce pitch : Pierre élève seul ses deux fils. Louis, le cadet, réussit ses études et avance facilement dans la vie. Fus, l’aîné, part à la dérive. Fasciné par la violence et les rapports de force, il se rapproche de groupes d’extrême-droite, à l’opposé des valeurs de son père. Pierre assiste impuissant à l’emprise de ces fréquentations sur son fils. Peu à peu, l’amour cède place à l’incompréhension… Un film bouleversant qui traite à la fois de la paternité et des dérives qui guettent les jeunes dans un monde guidé par la haine et l’intolérance. A voir absolument.
Déjà en 2020, le film politique La Cravate démontait les mécanismes de la dérive vers l’extrême droite. La mise en scène – et en particulier le choix des éclairages – joue admirablement sur le contraste entre l’intérieur de la maison, avec ses points de lumière qui suggèrent des zones d’ombre, beaucoup de contrejours et la lumière extérieure très crue, car pour les fils, le seul avenir possible est de quitter la maison. L’un part à Paris, à l’université. L’autre aussi rêve d’un ailleurs, mais il doit se contenter de regarder les avions. Mais la part belle – si je puis dire – est laissée au père, démuni, dépassé par ce fils à la dérive, si loin de ses convictions et de l’éducation qu’il a voulu lui donner. Hélas, dès que le mécanisme est enclenché, même avec toute la volonté et l’amour du monde, il est bien difficile de d’enrayer l’engrenage de la violence. Un grand drame social qui fait peur. Les sœurs Coulin m’avait beaucoup intrigué avec 17 filles, en 2011. Cette fois, elle touche les sommets avec un scénario troublant et grâce à un acteur +++
Evidemment, l’immense Vincent Lindon, Prix d’interprétation à Venise, se taille la part du lion, mais, réussit pourtant, à la laisser la place aux excellents Benjamin Voisin, qui à nouveau crève l’écran et Stefan Crepon, d’une rare subtilité. Ce film est un constat sans appel de la montée des groupuscules violents ultranationalistes. Lindon est au firmament et réussit à nous bouleverser dans chacun des plans, en particulier dans sa déposition au tribunal… Un must. On vacille sans cesse avec lui de l’amour à la haine, de l’empathie à la détestation. Du grand cinéma qu’il faut aller voir.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2025
Un bon drame,
Vincent Lindon est sincère dans son rôle de père inquiet et impuissant face à la plongée d'un de ses fils dans la violence.
Assez vite, on se demande mais jusqu'où ça va aller et on s'émeut avec lui...
Touchant...
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2024
Que dire de neuf à propos de Vincent Lindon, pour sa prestation dans Jouer avec le feu où son rôle de père cheminot, élevant seul ses deux fils, semble taillé à sa gigantesque mesure. Mais ne l'assure t-on pas de chacun des personnages qu'il interprète, même de ceux qui ne sont pas engagés politiquement ? Quoi qu'il en soit, on était assez curieux de voir l'acteur dans le cinéma de Delphine et de Muriel Coulin, qui commence à prendre une vraie épaisseur, avec le temps. spoiler: Dans jouer avec le feu, la perspective peut paraître surprenante puisque ce n'est pas tant le garçon qui "vire facho" que l'on suit de près mais bel et bien son père, volontaire mais impuissant, et, accessoirement son autre fils.
C'est un peu comme si on avait le contrechamp sans avoir eu un véritable champ, d'ailleurs parfois hors champ, volontairement. Le récit surprend un peu, dans sa dernière partie, comme si les réalisatrices s'étaient rendu compte qu'il leur fallait un événement important pour donner de la densité à leur histoire. On est en droit de penser que non, ce n'était pas nécessaire, à partir du moment où le film jouait depuis le début sur un tempo moderato, subtil mais manquant sans doute de mordant, aux yeux de certains, pour qui démontrer est aussi important que montrer. Moyennant quoi, Jouer avec le feu n'atteint peut-être pas le niveau qualitatif espéré, ceci ne remettant surtout pas en cause l'interprétation magistrale de Vincent Lindon.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2025
L'affiche est très réussie, le film moins. Le scénario, un peu court est étiré comme pour tenir la durée classique d'un long métrage. On ne va pas déranger Vincent Lindon pour rien ! Le long prologue dans la nuit le long d'une voie de chemin de fer a peu d'intérêt, à mon sens. Ensuite, la quasi-obscurité dans laquelle sont filmées de nombreuses scènes de ce film s'explique mal et n'a pas vraiment de signification dramatique ou bien celle-ci m'a échappé. Quand, enfin, on distingue la véritable intrigue (j'ai eu peur, à un moment, d'être tombé sur un reportage à propos de la SNCF), un conflit entre un père veuf et l'un de ses deux adolescents qui est tombé sous le charme d'un extrémisme politique vivement combattu par son père, on finit par s'intéresser. La peinture de cette ville de l'est en décrépitude du fait de la disparition de ses industries minières et métallurgiques, les loisirs qui se partagent entre foot-ball et combats de MMA, bières et castagnes, paraissent bien montrées comme l'arrière plan du drame qui va déchirer cette famille déjà meurtrie par la décès de la mère et épouse.
On avait déjà vu la jeunesse en recherche d'idéal dans les Leurs enfants après eux (2024), par exemple, et l'émotion ressentie était beaucoup plus intense.
Dada
Dada

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Un film très profond, plein d’amour dans le quel on peut de retrouver lorsqu’on a des enfants. A voir en famille car on se sent plus fort à la sortie
Meldebarre02
Meldebarre02

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mai 2025
Un film manichéen qui prend son public de haut

Avec Jouer avec le feu, Delphine et Muriel Coulin adaptent le roman Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin, et signent un drame social qui ambitionne de traiter la question de la radicalisation politique dans une famille ouvrière. L’intention est noble, mais le résultat est désespérément caricatural, et le film tombe rapidement dans un manichéisme grossier qui nuit à toute forme de subtilité ou de crédibilité.

Le récit oppose de manière binaire les "gentils gauchistes", humains, tolérants, ouverts — et les "méchants droitards", brutaux, ignorants, irrationnels. Cette opposition sans nuance rend le propos non seulement simpliste, mais profondément condescendant. Les personnages de droite sont réduits à des clichés grossiers et datés : look martial, propos outranciers, absence totale de complexité psychologique. On croirait voir une caricature sortie d’un tract militant plutôt qu’un reflet fidèle de la réalité sociopolitique contemporaine.

Ce traitement simplificateur empêche toute forme d’identification ou de débat réel. Le message que veut faire passer le film — ostensiblement moralisateur — tombe à plat car il infantilise le spectateur au lieu de l’impliquer. On sort du film avec l’impression d’avoir été sermonné comme des enfants, sans jamais avoir été pris au sérieux comme adultes capables de réflexion.

Même Vincent Lindon, pourtant habitué aux rôles forts, semble ici sous-employé dans un rôle de père désarmé qui évolue peu, presque figé dans une posture de dignité souffrante. Les scènes s’enchaînent avec une froideur illustrative, comme si le film servait un devoir de citoyenneté plutôt qu’une véritable mise en scène cinématographique.

En résumé, Jouer avec le feu échoue à provoquer l’émotion, à créer un vrai débat ou à dépeindre des personnages crédibles. C’est un film qui joue avec des stéréotypes au lieu de jouer avec la complexité du réel, et qui finit par éteindre la réflexion au lieu de l’allumer.
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