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Henner
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2,0
Publiée le 23 janvier 2025
Voici donc un film militant porteur d'un message politique appuyé. Ceux qui partagent les idées des réalisatrices applaudiront les autres diront que c'est toujours du même côté que l'on braque le projecteur en laissant dans l'ombre ce qui se passe ailleurs. Donc un aimable père de famille a deux fils dont l'un va s'égarer du côté de l'extrême droite. C'est devenu une manie : il faut maintenant filmer systématiquement à bout portant, c'est la mode. C'est à la fois pénible pour les yeux et pour la construction du récit. Du mouvement extrémiste que fréquente le jeune nous ne saurons rien à part quelques crânes rasés entrevus ici et là. Pourquoi le jeune s'engage-t-il là dedans ? On l'explique par quelques formules passe-partout . L'affaire est soupoudrée de considérations sociales mêlant le "mal être" de la jeunesse à la crise du logement à Paris. Lindon avec sa bonne tête de chien battu "fait le job" ici comme ailleurs. C'est un bon acteur. Il fait du Lindon comme Gabin faisait du Gabin. Parfait. Encore faut-il que les réalisatrices tiennent le manche. Or elles le tiennent mal, çà baguenaude et tremblote, et c'est terriblement long, près de deux heures. J'ai vu le film en présence des deux réalisatrices. La présentatrice enthousiaste qui les accueillait nous a demandé de faire, à la fin du film, une "standing ovation" longue d'au moins dix minutes. Résultat, quelques modestes claquements de doigts. Le public ne se laisse pas leurrer . Les bons sentiments ne suffisent pas à faire un bon film.
Pierre travaille à la SNCF en Lorraine. Il vit seul avec ses enfants Fouss et Louis, dont il est très proche depuis le décès de leur mère. Profondément attaché à une certaine idée de la gauche humaniste, Pierre est choqué d'apprendre que son fils Fouss traîne avec des groupuscules identitaires d'extrême-droite. Les deux hommes entament une période compliquée dans leur relation père-fils alors que le cadet, Louis, est promis à un avenir brillant.
spoiler: "Jouer avec le Feu" parvient à nous faire vivre de manière percutante la fracture idéologique qui se creuse dans notre société. Grâce à un lien paternel puissant et tendre, qui se manifeste dans les regards et les gestes d'amour des trois personnages, on réussit à se mettre brièvement à leur place et à comprendre leurs choix. L'amour est ici incarné dans les corps des protagonistes. Et puis c'est le point de non-retour, la fracture finale qui achève de trancher en deux cette famille si aimante. Une belle œuvre qui illustre le mur dans lequel on fonce collectivement.
Un récit prenant, à la fois touchant portrait de famille et description subtile des ravages de l'extrémisme. Une mise en scène de grande classe, alternant ellipses et séquences longues ; et un scénario mêlant non-dits et intensité psychologique. Lindon et Voisin au top. Bref du grand art !
C’est un drame familial poignant bien réalisé et interprété. Dans ce film, les réalisatrices ont mis l’accent sur ce pére cheminot à la SNCF Réseau qui élève seul ses deux fils en leur manifestant le même amour malgré leurs différences. L’un deux qui dérive dangereusement dans l’univers du milieu fasciste lui pose en effet de gros problèmes qu’il assume difficilement mais avec courage, justesse et néanmoins en père aimant. Cela est très bien traduit par la réalisation bien aidée par l’interprétation remarquable de Vincent LINDON dans le rôle du père.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au Cinéma Le Balzac le 17/12/2024)
Un sujet que je n'avais jamais encore vu abordé au cinéma, et c'est un réel tourbillon d'émotions quand il est proposé avec autant de justesse. En tant que spectatrice, je ne pouvais ressortir de la salle de cinéma sans me poser la question pendant puis après le film : qu'aurais-je fait à la place du père, du frère et même du collègue ? Les réalisatrices réussissent à nous pousser dans nos retranchements où chacun peut s'imaginer dans une situation similaire, peut-être moins extrême dans les idées et la violence, dans sa propre famille. Bravo pour ce film qui n'a que peu de défauts à mes yeux, je suis ravie de cette avant-première !
Une grande interprétation pour un scénario original , où chaque scène parfaitement construite arrive à ce que cette œuvre se construise inéluctablement, jusqu’à son point final. Du cinema intense et fort qui ne peut laisser indifférent.
Très beau film de femme sur un trio masculin et la relation père-fils. C’est sobre, pas "démonstratif" ou à thèse. Le propos est centré sur les relations humaines, sur les dégâts extérieurs qui peuvent survenir dans une famille là aussi atypique (cf Mon Inséparable). Superbes acteurs dont un Benjamin Voisin absolument incandescent.
Quel film ! Intensité énorme, émotion qui submerge. Père magnifique désarmé face à l’inattendu. Fils complices et solaires. Quel trio ! Benjamin Voisin illustre parfaitement ce qu’est avoir le feu sacré. C’est un acteur immense.
Vu en avant-première le 7 janvier à Metz. Une histoire poignante qui montre toute l'impuissance d'un père, magistralement interprété par Vincent Lindon, face à l'extrême radicalisation de son fils. La violence est très peu montrée et c'est suffisant pour comprendre. À voir absolument, la haine de l'autre n'est jamais la solution !!!
on va loin dans la démagogie, les petites analyses socio et les clichés lourdingues. Pas sur que les groupes d'essstremmmes droaaates, soient le péril de notre société. les réalisatrices enfilent les pensums comme des maternelles enfilent des perles : sans finesse et sans limite
Une histoire forte , des acteurs justes mais un rythme incroyablement trop lent ….Le thème de l’amour inconditionnel, des dérives , des extrêmes mais un propos tellement entendu , consensuel . La violence est sous-entendue mais jamais exprimée , jamais débattue . Je n’ai pas été emballé
Je suis allé voir Vincent Lindon, et je ne le regrette pas. Le film est fort, Il aurait pu aussi bien fonctionner sur la dérive d'un enfant vers l'islamisme radical, la drogue, une secte. Une famille fragilisée est un bonne cible pour ces malfaisants qui entrainent les membres les plus influençables vers des désastres annoncés. L'impuissance et le désarroi d'un parent aimant émeuvent et quelques passages du film font froid dans le dos.
On avait là un sujet très fort qui aurait pu, qui aurait dû donner naissance à un film tout aussi fort. Malheureusement, après 17 filles et Voir du pays, deux films dont les sujets étaient également très forts mais qui décevaient au niveau de la réalisation, les sœurs Delphine et Muriel Coulin n’arrivent toujours pas à exploiter de façon efficace le point de départ de Jouer avec le feu, une fois de plus du fait de choix qu’on est en droit de regretter, le plus important ici, en provenance du roman « Ce qu’il faut de nuit » de Laurent Petitmangin dont le film est adapté, étant de ne s’intéresser à la dérive vers l’extrême droite d’un fils que pour réfléchir sur ce que l’amour d’un père pour un fils permet ou non d’accepter. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-jouer-avec-le-feu/