Jouer avec le feu
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393 critiques spectateurs

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Nanouandre
Nanouandre

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2025
Une famille unie , aimante, fracassée par la dérive du fils aîné.
Pour moi, le film parle moins de politique qui reste constamment en arrière plan, que du fait de ne pouvoir protéger à tout prix nos enfants devenus adultes. L’amour ne suffit pas toujours face aux fracas du monde. Nous pouvons trouver des réponses à nos doutes dans de sombres éléments.
Certains voudraient que le sujet de l’extrême droite soit plus explicitement traité dans ce film, je ne crois pas que ce soit le propos des réalisatrices.
Pour ce qui est des thèmes de la difficulté de se parler, de la transmission des valeurs , de comment se faire une place dans la fratrie et dans la société, ce film est du grand art qui résonne dans les tripes de la mère que je suis.
OpenEyes
OpenEyes

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2025
Magnifique film, superbe réalisation, deux jeunes acteurs incroyables. Grande émotion. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un aussi beau film.
Mincealors
Mincealors

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 février 2025
Des longueurs et des longueurs , des plans fixes sans fin sur les objets banals, des scènes banales d'une vie banale. Soporifique à souhait. Vincent Lindon porte sur ses épaules toute la misère du monde, Et sinon c'est aussi mal filmé en clair obscur, flou avec des dialogues tout aussi flous et banals. Un film militant , Il fallait le dire tout de suite, on aurait compris mais la ficelle est une corde !
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2025
Librement adapté du Roman "Ce qu’il faut de nuit" de Laurent Petitmangin c'est là un film très intéressant qui adopte le point de vu du père ( Vincent Lindon ) qui voit l'un de ces deux fils (Benjamin Voisin) partir à la dérive vers l’extrême droite et qui va se brûler les ailes !
Le film pose la question de l’amour inconditionnel ?!
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2025
Attention.ceci est un grand film tourné avec un acteur formidable sur un scénario bien tourné.dans une famille monoparentale après le décès de la mère,les 2fils ont des trajectoires différentes.le plus jeune réussit fort bien dans des études supérieures tandis que l aîné davantage sportif travaille dans la métallurgie.ses accointances avec des supporters ultras vont l amener à rejoindre une bande d extrême droite et a tout rejeter ensuite.Le père est impuissant à freiner son fils et la question se pose : que faire ? Comment faire ? (Si quelqu’un un à la réponse…). hélas de supporters de foots en crânes rasés fans de baston, ce fils pauvre paume va d alors se faire agresser avant dagresser lui même et de commettre un irréparable.
Pour ne pas avoir su se canaliser, ce fils prendra 20 ans.
Beaucoup de délicatesse , un scénario très bien ficelé,de grandes questions et un père syndicaliste plombé par un jeune fils d extrême droite. A voir!
Jackpopopote
Jackpopopote

30 abonnés 144 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2025
On regrette une certaine platitude du film. Les faits marquants sont laissés à l’interprétation du spectateur. Cela laisse une amertume, une impression que l’histoire a été survolée. Dommage, il y avait matière à mettre en évidence la violence et la perversité de ce milieu.
L’interprétation des acteurs est dans la même verve. Le parti pris de la sobriété empêche l’émotion.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 février 2025
Dans "Jouer avec le feu" , Pierre, cheminot veuf, n’a que ses mains pour travailler, que ses principes pour tenir debout. Il a élevé ses fils dans l’idée d’un monde juste, où la lutte ouvrière et la fraternité façonnent les destins. Mais le vent tourne, et c’est un fils qu’il ne reconnaît plus lorsqu'il se dresse face à lui. Fus, l’aîné, glisse vers un ailleurs qu’il ne comprend pas, happé par un groupe d’extrême droite.

Mais le film ne se contente pas d’être un drame familial. Le film pose une question : Pourquoi un fils d’ouvrier, élevé dans des valeurs progressistes, se laisse-t-il séduire par une idéologie qui trahit tout ce que son père lui a appris ? La réponse ne tient pas en une ligne. C’est tout le trouble du film : explorer la séduction du radicalisme sans jamais l’excuser, montrer comment l’extrême droite ne se construit pas seulement dans le vacarme des propos, mais dans les interstices de notre société.

Le cinéma a souvent buté sur cet écueil : comment représenter la fascination sans l’alimenter ? Jouer avec le feu frôle souvent cette limite. En s’immergeant dans le quotidien du groupe, en captant la ferveur des rituels, la solidarité virile qui s’y noue, le film restitue la force d’attraction sans la déconstruire suffisamment.

La trajectoire du fils suit un schéma narratif presque mécanique : il découvre un groupe d'extrême droite, se laisse endoctriner, passe à l'acte et finit en prison. Ce choix scénaristique pose plusieurs problèmes car il réduit la radicalisation à un parcours forcément extrême et criminel, alors que dans la réalité, elle s'exprime souvent par des engagements plus diffus, occultant les formes plus insidieuses de la dérive idéologique, comme la normalisation du discours radical et la banalisation de certaines idées. Il donne l'impression que la radicalisation mène inévitablement à un acte de violence spectaculaire, alors que beaucoup de jeunes basculent sans pour autant devenir criminels.

Le problème du film réside là, exonérer les formes de radicalisation plus modérées mais tout aussi problématiques. En associant la radicalisation uniquement à la violence extrême, Jouer avec le feu donne l'illusion que tant qu'un individu ne commet pas d'acte criminel, son engagement reste anodin ou inoffensif. Le film met en avant l'idéologie d'extrême droite comme un engrenage qui mène inévitablement au crime.

Par ailleurs, il laisse penser que la justice résout la question de la dérive idéologique, alors qu'en réalité, la prison est parfois un lieu où ces idéologies se renforcent plutôt que de disparaître.

Un autre problème du film est de laisser une question en suspens : pourquoi et comment ce jeune homme bascule-t-il ? L’engrenage est montré, mais jamais véritablement expliqué. En évitant d’explorer les influences concrètes, les failles psychologiques et les fractures sociales qui nourrissent ces dérives, Jouer avec le feu se heurte à une limite : celle de faire paraître que se radicaliser est une fatalité.

Et pourtant, ce qui demeure aussi après la projection, ce n’est pas la trajectoire du fils, mais l’effondrement du père. Pierre incarne une génération qui croyait à la transmission, à l’héritage des luttes, et qui se retrouve face à une jeunesse qui cherche ailleurs. Son impuissance est le véritable cœur battant du film. Lindon n’a pas besoin de longs dialogues : sa présence suffit à faire exister ce basculement du monde, ce vertige d’un père qui comprend trop tard qu’il a perdu son fils bien avant de le voir partir. Cependant, tout le monologue au tribunal n'a aucun intérêt.

La scène finale, qui enferme Fus derrière les murs d’une prison, n’a rien d’une résolution. Au contraire, elle laisse une brûlure ouverte, une question sans réponse : et après ? Que reste-t-il, une fois que les cendres sont retombées ?
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 janvier 2025
"Jouer avec le feu" en compétition l'an dernier à la Mostra de Venise (récompense du meilleur acteur pour Vincent Lindon) est un drame social qui se loupe en grande partie. Delphine et Muriel Coulin, à travers leur film, offrent un scénario trop peu abouti et banal pour traiter le sujet sérieux de l'essor de l'extrême droite parmi les jeunes. Le casting est pourtant intéressant, mais j'ai trouvé la performance de Stefan Crepon presque inexistante et celle de Benjamin Voisin, malgré son potentiel, en deçà de mes attentes. Vincent Lindon, bien qu’achevant son rôle avec brio, n’a pas réussi à m’impressionner. En définitive, le thème est pertinent, mais je me suis ennuyé souvent et au final le film sera vite oublié à la fin de la projection.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2025
Un magnifique sujet de film, il y avait matière à faire un chef-d'œuvre... Mais j'ai été déçu ! Vincent Lindon, bon acteur mais service minimum.... L'idée d'un huis clos père + 2 fils est bonne, pourquoi pas, mais on reste sur da faim ! Les 2 fils font pâle figure... Le scénario est lent. il n'est pas rondement mené... L'environnement n'est pas folichon...
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2025
On peut être un type bien qui aime ses gosses et voir l’un deux fiche sa vie en l’air en assistant impuissant à son naufrage...Pierre (Vincent Lindon) un chef d’équipe à la SNCF élève seul ses deux fils depuis le décès de sa femme, lesquels à l’orée de l’âge adulte, s’apprêtent à prendre des chemins différents : l’un , Louis (Stefan Crepon) va bientôt partir faire des études littéraires à Paris, quand l’autre Fus (Benjamin Voisin) se rapproche de groupes d’extrême-droite, alors même qu’il a grandi dans un foyer où son père, cheminot de gauche , même s’il s’est rangé avec l’âge du syndicalisme militant a toujours professé et professe toujours des valeurs humanistes.
Comment peut-il empêcher son ainé, happé par des groupes identitaires de s’éloigner et de commettre l’irréparable ? Quel réconfort ce fils sans travail et sans diplôme trouve-t-il auprès de ces ultras...Delphine et Muriel Coulin, les réalisatrices, adaptant le roman de Laurent Petitmangin « Ce qu’il faut de nuit », publié en 2020, ont choisi de ne rien expliquer, de ne pas juger, de ne pas s’appesantir sur les causes de la séduction de l’extrémisme, pour réfléchir sur ce que l’amour d’un père pour son fils permet ou non d’accepter... Cette interrogation familiale est certes pleine d’intérêt mais elle n’est pas filmée avec beaucoup d’intensité et Vincent Lindon, cannibalise le film jusqu’à ce long monologue, certes puissant et émouvant, mais qui déséquilibre le film. On avait là un sujet très fort qui aurait pu, qui aurait dû donner naissance à un film tout aussi fort...mais la réalisation n’est pas à la hauteur...C’est glauque, le cadrage est souvent douteux, les clairs-obscures et les plans à contre-jour pénibles par leur quasi-permanence, les voix et les propos très souvent inaudibles... Dommage que la lumière n'ait pas intéressé les réalisatrices. Les acteurs peuvent être formidables mais quel ennui dans cette nuit quasi permanente et beaucoup trop longue. Dommage !
Pops
Pops

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2025
Un drame social et familial extrêmement puissant et tristement d’actualité qui dresse le portrait d’une jeunesse périphérique gangrenée par la violence et la haine. Par le prisme de cette famille brisée par la radicalisation fasciste de l’un des siens, les cinéastes tendent à montrer comment l’amour, la filiation et la fraternité sont peu à peu supplantés par l’incompréhension, la rupture du dialogue et finalement l’impossible vivre-ensemble. Porté par les prestations magistrales de Vincent Lindon et Benjamin Voisin et par un geste cinématographique d’une sobriété et d’un naturalisme glaçant, le film heurte et ne passe pas par quatre chemins pour exposer la puissance de déflagration du fascisme.
En marge de cette histoire tragique, le film rend un hommage élégant à la Lorraine et à ces régions déshéritées et ajoute une belle pierre à l’édifice du cinéma décentralisé (à l’instar de Vingt Dieux, Leurs enfants après eux ou le moins récent Chien de la casse) qu’il était grand temps de ramener à l’écran.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2025
"-T inquiètes. -Je veux plus entendre cette phrase. Je m'inquiète, et c'est pour toute la vie."

Les sœurs Coulin (17 filles, Voir du pays) adaptent le roman de Laurent Petitmangin.

Un film qui est moins une illustration politique des mécanismes de la dérive vers l'extrême-droite (ici traitée en surface et mise au second plan), que le portrait d'un cocon familial qui se désagrège progressivement et fatalement. Les conséquences plus que les causes.

Incarné par un trio talentueux (Vincent Lindon, Benjamin Voisin et Stefan Crepon), un drame alternant entre moments de complicité et d'altercations (même si ces derniers font un peu trop écrits et pas assez frontaux), jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

Jusqu'où peut aller l'amour filial ? Reste-t-il inconditionnel, même quand il fait face au pire ? Un pardon est-il possible ?

Un récit intimiste et assez réussi sur la scission et la culpabilité, entre colère et incompréhension, à l'image de ce monologue délivré par un père démuni et impuissant.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2025
Très beau film d'Hommes réalisé par les deux soeurs Muriel et Delphine Coulin.... En fait un drame autour de la relation entre un père et ses deux fils, ce père joué remarquablement encore par Vincent Lindon, qui fait "au mieux" après le décès de sa femme. Un rôle sur mesure pour lui, écorché par la vie, travailleur, confronté à l'éducation de deux adolescents, pas toujours synonyme de long fleuve tranquille ! Son interprétation me fait penser naturellement à "Welcome" et d'autres bien sur, par son flegme, son regard profond et sa signature relativement avare de paroles. Il est extra ! Les deux ados Fus ( Benjamin Voisin ) nous avait déjà tapé dans l' oeil dans "Eté 85" et surtout "Les âmes soeurs", très prometteur, et Louis ( Stefan Crepon ) tisse progressivement un parcours attachant. Excellent questionnement proposé par nos deux réalisatrices... notamment dans la dernière partie : que feriez vous à sa place ? Voilà des films dont la portée ne s' éteint pas à la sortie du cinéma.... j' adore.... !!**
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2025
Le coup de génie des deux réalisatrices fût d'obtenir la participation comme vedette de Vincent Lindon, acteur capable à lui seul de porter un film au scénario brinquebalant.

Le problème de " jouer avec le feu" est surtout qu'il n'est pas écrit. Pauvreté continuelle des dialogues ( seule la tirade de Lindon à dix minutes de la fin semble avoir été travaillée), scénario terne, il reste un sujet mais il n' est pas complétement traité.

Plaidoyer contre l'intolérance, le scénario évite totalement de s'interroger sur ses causes.

On passe sur l'oubli total d'une tentative d'expliquer, d'éclairer, les causes qui provoquent le fanatisme au sens large et celles qui ont pu animer le personnage du jeune homme ( rien sur le rapport à la mère avant sa disparition, ni sur le choc d'apprendre son décès...)

Bref, la superficialité du traitement du sujet laisse un sentiment mitigé. Il reste les scènes avec Vincent Lindon toutes réussies, mais dès qu'il n'est plus présent à l'écran, " jouer avec le feu" s'éteint, dépourvu de la moindre saveur.
Thomas T.
Thomas T.

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2025
Un film fort , intense et poignant . Les 2 réalisatrices ont réussi un film juste et profond sur un sujet complexe . Les acteurs sont épatants .On sort marqué par cette histoire . Je le conseille vivement.
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