Ja détesté l’ambiance de ce film avec cette violence sous-jacente, cette musique atroce et ces dialogues lancés comme des fusées. Le film montre au final que l’homme qui ne peut plus rien pour ses enfants les livre à la société qui va elle s’en préserver ou se défendre avec les lois répressives qui sont sa seule réponse
Jouer avec le feu montre le parcours de deux frères qui prennent des chemins de vie diamétralement opposés, bien qu'ils aient grandi dans le même environnement familiale et social. L'un est présenté comme brillant, du moins pour les études, l'autre n'a pas suivi de formation d'enseignement supérieur, sans pour autant montrer une différence de niveau avec le premier. Le film traite difficilement de l'emprise d'un groupuscule d'extrême droite sur Fus (Benjamin Voisin). En effet, après 45 minutes de visionage, spoiler: sans la recherche dans l'historique internet de son fils par Pierre (Vincent Lindon) , il n'est pas évident de voir ce passage vers l'extrême droite. Le film traite son sujet en montrant une escalade d'actes plutôt que dans le discours, hormis quelques phrases placées vers la fin du récit. Un choix qui ne fait pas mouche en raison du rythme du film. L'oeuvre est lente et les transitions sont longues. Le film n'explique malheureusement pas grand chose, sur cette emprise des membres de ces groupes ou bien de la bascule vers l'extrême droite. Pierre, le père est dans l'incompréhensionspoiler: jusqu'au parloir, les spectateurs aussi .
Une bonne idée, mais la glissade vers ces idées nauseabondes n'est pas assez explorée. Les enjeux psychologiques non plus, d'ailleurs. Et enfin, aucun approfondissement de la raison de l'adhésion a ces valeurs
Je viens de voir ce film et reste très émue par l'histoire et par le jeu parfait des acteurs, notamment évidemment Lindon mais aussi les deux jeunes qui jouent ses fils. C'est une histoire d'autant plus d'actualité que récemment un jeune d'extrême droite a été tué par des jeunes d'extrême gauche à Lyon. Et je pense à ce que les parents de tous ces garçons ou jeunes hommes peuvent avoir à vivre maintenant, l'horreur de toute cette violence, de toute cette haine, avec la mort au bout. Je n'approuve pas certaines critiques qui prétendent que le film est tendancieux sous prétexte que celui qui va être accusé est d'extrême droite, car il a lui-même subi d'abord la violence de ses adversaires, de gauche donc. En tant que femme, je ressens surtout que ces jeunes ont d'abord et avant tout le culte de la soi-disant virilité, et c'est bien montré ici. Ce n'est pas un film orienté politiquement, c'est juste une histoire très humaine tragique et très bien jouée.
Film sans grand interet. Vincent Lindon sans relief avec sa tete de Droopy. L evolution de son aine dans le monde du mouvement skin pas du tout analyse. Lindon joue un ancien gaucho qui se contente de l harceler et de l engueuler. Le cadet sans epaisseur qui entre a La Sorbonne alors qu il aurait les outils intellectuels pour debattre avec son pere et son aine. Bon, le point de vue du realisateur est juste de dire que l extreme droite est tres mechante et qu etre regionaliste (ici la Lorraine) entraine la haine de l autre et la haine de l autre le meurtre. Avec le deces recent de Quentin a Lyon par une milice antifa, on comprend que tout son propos est contredit par les faits...
« Jouer avec le feu » aborde la relation père-fils et les dérives qui peuvent en découler lorsque ce lien se détériore. Cependant, j’ai trouvé le scénario peu captivant : il manque cruellement de profondeur psychologique pour vraiment saisir les enjeux et les motivations des personnages. À la place, le film se contente de raccourcis caricaturaux sur l’extrême droite, dignes des commentaires les plus radicaux qu’on peut lire en ligne. Or, pour moi, ces clichés ne suffisent pas à justifier ou à expliquer une telle descente aux enfers. Résultat : je n’ai pas accroché.
Bien plus qu’une dénonciation de la montée de l’extrême droite, ce film réalisé en 2024 par les sœurs Delphine et Muriel Coulin décortique la complexité des rapports filiaux dans une époque marquée par des fractures idéologiques de plus en plus profondes. L’histoire de ce père (Vincent Lindon), élevant seul ses deux fils (Benjamin Voisin et Stefan Crepon), possède une vraie justesse de ton. Désemparé face à la radicalisation de l’un d’entre eux, ses réactions oscillent entre la colère et l’affection indélébile. Portée par d’excellents acteurs, cette fiction interroge sur les conflits parentaux et plus largement les rapports intergénérationnels au sein de notre société. Bref, un drame familial efficace.
Que c’est cliché. Ça commence par des musiques bien marquées genre Parti Smitht. On s’ennuie. On se demande pourquoi le jeune se radicalise. C’est lent en plus.
Un film bouleversant. Quels acteurs ! Vincent Lindon absolument magistral. Les personnages des deux fils et leurs liens sont tellement complexes et justes.
Lorsque j'ai vu le sujet traité j'étais déjà méfiante, je me doutais que cela allait fleurer bon le progressisme bien pensant moralisateur bisounours bas de plafond, mais alors à ce point je n aurait jamais pensé j'ai du mettre les sous titres pour comprendre des dialogues creux incompréhensibles Bref ne perdez pas votre temps
Pierre élève seul ses deux fils. Louis avance brillamment dans son parcours scolaire sans fautes, quand Félix l’aîné semble trouver sa place dans un groupuscule extrémiste à l’opposé des valeurs paternelles.
Le film suscite de nombreuses interrogations - Comment avec le même amour et la même culture familiale, deux jeunes hommes avancent dans la vie sur des chemins opposés tout en continuant de s’aimer ? Quelle part de responsabilité portons-nous dans l’éducation de nos enfants ? Comment des rencontres peuvent-elles faire « vriller » une destinée ?
En dehors de quelques réalisateurs qui me transportent, les films français m’ennuient dans la plupart des cas. Celui-ci n’échappe malheureusement pas à la règle avec son sujet pourtant attractif. La réalisation y est très scolaire, avec beaucoup de clichés pour nous guider sans subtilité dans la compréhension du trio familial. Tout est prévisible dans ce film, ce qui ici en devient gênant.
Vincent Lindon a remporté la coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à la mostra de Venise, ce que je ne comprends pas. En effet si les deux jeunes hommes sont très convaincants dans l’incarnation de leurs personnages respectifs et ne feignent pas à l’écran la grande complicité qui les unit, Lindon ici ne semble pas croire en son personnage. J’ai regretté de trop imaginer autour de lui, toute l’équipe de cinéma hors champs, dans sa gestuelle et l’économie de ses mots. Lui qui acteur me transporte habituellement, m’a laissé ici au bord du chemin. Peut-être eut-il été préférable pour moi de faire l’impasse sur « Cœur Sanglant », documentaire sur l’acteur intime, actuellement visible sur arte... Ou bien Lindon ne se renouvelle plus trop ? A quand une comédie romantique décalée qui nous permettrait de le voir faire un pas de côté avec ses rôles de cadres éreintés ou d’ouvriers abîmés par les conditions de travail harassantes ? Depuis que j’ai découvert « Mon gâteau préféré », je sais désormais qu’il n’est jamais trop tard… Lindon en septuagénaire enfermé dans une solitude dont il chercherait à s’échapper pour reprendre le contrôle de sa vie ? ça pourrait quasiment devenir la suite de ce cœur sanglant.
Jouer avec le feu (Fr. – 1h58) de Delphine et Muriel Coulin avec Vincent Lindon, Benjamin Voisin et Stephan Crepon