"Jouer avec le feu" explore la fracture intime d’un père veuf joué par Vincent Lindon, confronté à la radicalisation de son fils aîné, interprété par Benjamin Voisin, tandis que le cadet s'apprête à intégrer la Sorbonne. Le film est nécessaire et interroge sur les limites de l'amour parental face à l'embrigadement idéologique. Malgré ses imperfections, il offre une réflexion sur les fractures familiales et sociales de notre époque.
Les acteurs principaux sont impeccables, et pourtant le film est ennuyeux. Mais c’est surtout l’édito politique du père () au cours du procès qui est vraiment à désespérer de ce cinéma qui veut « faire passer un message »… Grotesque.
Une chronique familiale sur fond de thématiques sociétales où un père constate, impuissant, la dérive d'un enfant. Nombre de scènes s'éternisent, sur des dialogues quasi marmonés, la réalisation de ce drame manque singulièrement d'intensité jusqu'à la dernière partie forcément poignante. Son trio d'acteurs joue avec une incontestable justesse.
Ce long-métrage des soeurs Coulin est aussi rude psychologiquement qu'émotionnellement. On y est tiraillé par l'envie d'un père venant en aide à son fils et l'énergie dégagé par celui-ci pour s'enfoncer... L'interprétation de Vincent Lindon est époustouflante, en père désemparé. Benjamin Voisin assure à ses côtés. spoiler: Le travail de scénographie, la dualité, entre le père cheminot passant sur les rails du train avec le fumigène et la bande son nous rapproche d'un stade de foot... nous rapproche tout court vers ce en quoi nous devrions être unis: la solidarité .
Ce film nous pose finalement une graine: comment réagir face à la radicalisation de l'un de nos proches ? Les réalisatrices nous proposent un aperçu réussi.
Jouer avec le Feu. De nouveau un film sociétal avec Vincent Lindon dans le premier rôle avec comme vecteur le combat de la haine de l'autre. Trois étoiles.
Un film dans l'air du temps avec un Vincent Lindon dont le rôle pourrait être écrit spécialement pour Lui. Benjamin Voisin et Stefan Crepon donnent corps et voix à leur personnage. Une plongée réflexive et nécessaire dans les "valeurs" de l’extrême-droite mais surtout une interrogation sur la transmission des valeurs et l'éducation que l'on reçoit (ou pas) de ses parent. Et ce sans jugement! A voir!
Jouer avec le feu m’a vraiment surpris par la tension qu’il arrive à créer autour d’un sujet brûlant. J’ai trouvé que les acteurs, surtout Vincent Lindon et Benjamin Voisin, jouaient très juste, sans en faire trop. Le film aborde des thèmes difficiles comme l’embrigadement, mais toujours avec retenue. J’ai bien aimé la façon dont la mise en scène reste simple, presque froide, ce qui rend tout encore plus réaliste. Par contre, certains dialogues m’ont un peu sorti du film, je les ai trouvés un peu trop explicatifs. Malgré ça, ça reste un film fort, qui pousse à réfléchir. Je lui mets 3,5/5.
Jouer avec le feu s’avère surtout une œuvre sans audace, prisonnière de ses clichés et de ses intentions trop visibles. Si le duo Lidon/Voisin fonctionne correctement à l’écran, cela ne suffit pas à masquer un scénario cousu de fil blanc, empesé de dialogues mécaniques et de rebondissements attendus. Le vrai malaise vient ailleurs : derrière ce vernis de thriller citoyen se cache une évidente tentative de récupération politique. Le film semble calibré pour hanter les écrans en période électorale, jouant sur les peurs, l’urgence civique, et une morale de façade. Une œuvre qui prétend alerter, mais qui, au fond, prêche trop fort pour être honnête. Bref, difficile d’y croire.
Avec Jouer avec le feu, Delphine et Muriel Coulin adaptent le roman Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin, et signent un drame social qui ambitionne de traiter la question de la radicalisation politique dans une famille ouvrière. L’intention est noble, mais le résultat est désespérément caricatural, et le film tombe rapidement dans un manichéisme grossier qui nuit à toute forme de subtilité ou de crédibilité.
Le récit oppose de manière binaire les "gentils gauchistes", humains, tolérants, ouverts — et les "méchants droitards", brutaux, ignorants, irrationnels. Cette opposition sans nuance rend le propos non seulement simpliste, mais profondément condescendant. Les personnages de droite sont réduits à des clichés grossiers et datés : look martial, propos outranciers, absence totale de complexité psychologique. On croirait voir une caricature sortie d’un tract militant plutôt qu’un reflet fidèle de la réalité sociopolitique contemporaine.
Ce traitement simplificateur empêche toute forme d’identification ou de débat réel. Le message que veut faire passer le film — ostensiblement moralisateur — tombe à plat car il infantilise le spectateur au lieu de l’impliquer. On sort du film avec l’impression d’avoir été sermonné comme des enfants, sans jamais avoir été pris au sérieux comme adultes capables de réflexion.
Même Vincent Lindon, pourtant habitué aux rôles forts, semble ici sous-employé dans un rôle de père désarmé qui évolue peu, presque figé dans une posture de dignité souffrante. Les scènes s’enchaînent avec une froideur illustrative, comme si le film servait un devoir de citoyenneté plutôt qu’une véritable mise en scène cinématographique.
En résumé, Jouer avec le feu échoue à provoquer l’émotion, à créer un vrai débat ou à dépeindre des personnages crédibles. C’est un film qui joue avec des stéréotypes au lieu de jouer avec la complexité du réel, et qui finit par éteindre la réflexion au lieu de l’allumer.
Quelle intense relation père-fils incarnée par un LINDON admirable et ses 2 fils (VOISIN et CREPON) tout aussi remarquables ! Les événements tragiques sont suggérés habilement par des attitudes et des regards. L’épilogue est magistral qui nous propose une réflexion profonde et intime sur les difficultés de l’éducation parentale face aux défis des dérives de la société.
drame familial qui commence par nous montrer une grande complicité entre les fils et leur pere. un des fils décide de fréquenter des espèces de skinhead plus ou moins néo-nazis. Mais qu'est-ce que c est mal filmé ...on s'ennuie c'est long et ça débouche sur pas grand chose d'inattendu en plus de cela il veut absolument faire passer des racailles skinhead pour de l'extrême droite alors qu'on aborde absolument pas ou très peu le sujet politique dans le film. Vincent Lindon a l'air de s'ennuyer ferme à tel point qu'il surjoue quelquefois pour ne pas s endormir Et en plus on a du mal comprendre les dialogues tellement il murmure plus ou moins entre eux donc à mon sens film qui sert à rien...