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Céline Correspondance
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5,0
Publiée le 23 février 2025
Film où l'intimité d'une famille se dévoile sous fond de deuil commun, et où la souffrance individuelle des fils et du père face à la mère défunte apparaît en filigrane, tantôt comme point possible où s'origine la colère d'un des fils, tantôt comme ce qui les unit. Le père est remarquablement interprété par Vincent Lindon, qui tente de comprendre ce qui arrive à ce fils à la dérive aspiré à rejoindre l'extrême droite. Cette captation pourrait les séparer et l'escalade qui semble inéluctable, est subtilement mise en œuvre. Le e père, mu par son amour inconditionnel ne lâche pas , tient bon, cherche la distance pour ne pas le perdre et tenter de le protéger. Tout son amour y est convoqué, mis à rude épreuve. À travers sa quête, il nous entraîne à découvrir la face cachée de ces organisations secrètes dans toute leur bestialité avec des plans extraordinaires sur les corps qui se confondent en une entité redoutable.
Les deux fils y sont aussi magnifiquement interprétés dans leur rivalité, leur altérité, par ces deux jeunes acteurs déjà remarqués dans d'autres films. Bravo aux sœurs réalisatrices qui ont su montrer avec brio et réalisme, la lutte entre Eros et Thanatos et ce risque de déchirure des liens familiaux et de perdition quand une recherche désespérée d'exutoire à la colère mal identifiée se fond dans un système haineux organisé et croit y trouver une nouvelle famille en recherche identitaire forte et revencharde sur les blessures du passé. Et cette thématique, tellement d'actualité, est traitée de l'intérieur, à travers une famille ordinaire qui s'y trouve confrontée. C'est aussi un hymne à l'amour avec une mise à l'épreuve des liens affectifs comme ultimes et fragiles remparts face à la pulsion de mort entretenue et attisée par ces groupuscules d'extrême droite. Et c'est avant tout une question et une alerte : qu'avons-nous loupé, collectivement, pour en arriver là aujourd'hui ? L'amour en serait-il l'antidote ?
Le sujet est intéressant mais la réalisation est mauvaise ; les cadrages sur des morceaux de d’acteurs et d’objets sans intérêt au point que le visage sort du cadre si l’acteur boit son café et qu’il reste le gobelet en 5m sur 3m. Le chef opérateur abuse des flous et des contre-jours. Quelques moments de cinéma vers la fin du film ne suffit pas à sauver le film.
C'est un film à apprécier en 2 temps. Dans un premier temps j'ai trouvé, le scénario lent presque long et les silences assourdissants... Et puis en y repensant c'est cette lenteur et ces silences qui génèrent l'émotion de ce film ! Les acteurs sont excellents et l'histoire fait réfléchir. Contente de l'avoir vu !
Nouveau film de Delphine et Muriel Coulin, dont je n’avais pas aimé le premier film 17 filles. Vincent Lindon dans le rôle de Pierre, un père veuf élève seul ses deux fils en Lorraine. Le cadet, Louis (Stefan Crepon, suivi avec intérêt depuis Peter von Kamp), excelle dans ses études, tandis que l'aîné, Fus (Benjamin Voisin, impeccable dans un rôle ingrat), s'enlise dans une dérive inquiétante vers des groupuscules d'extrême droite, plongeant la famille dans une spirale de tensions et d'incompréhensions. Dès les premières minutes, le film instaure une atmosphère lourde, où l'amour paternel se heurte à l'idéologie destructrice qui accapare le fils ainé. La mise en scène des sœurs Coulin est d'une sobre et efficace, capturant avec justesse les silences pesants et les confrontations verbales qui jalonnent le quotidien de cette famille en crise. Les dialogues, d'une belle authenticité, révèlent la complexité des relations familiales face à la montée de l'extrémisme. Vincent Lindon livre, comme souvent, une belle performance, incarnant un père désemparé mais déterminé à sauver son fils de l'abîme idéologique (prix d'interprétation masculine à la Mostra de Venise en 2024). Adapté du roman "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin, le film explore avec une belle simplicité les mécanismes insidieux de la radicalisation et leurs répercussions sur le tissu familial. Les clichés, sont évités préférant une approche nuancée des failles du système et l'isolement affectif. "Jouer avec le feu" est une œuvre nécessaire qui interroge sur les limites de l'amour parental face à l'embrigadement. Un film intense et bouleversant, qui ne laisse pas indifférent et invite à une certaine réflexion sur les malaises de notre société. Une réussite pour les sœurs Coulin. A voir donc.
Jouer avec le feu, réalisé par Muriel et Delphine Coulin, est l'adaptation du roman "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent PetitMangin. Le film met en scène Pierre, père veuf de deux enfants : Louis, un petit prodige scolaire et Felix "Fus", qui va petit à petit sombrer dans l'extrêmisme.
Le jeu des acteurs est remarquable. Vincent Lindon transmet avec justesse l’angoisse d’un père impuissant, Benjamin Voisin insuffle une tension palpable au film, tandis que Stefan Crepon incarne un personnage tiraillé entre son père et son frère. Le scénario manque toutefois de précision quant à la bascule de Fus : aucune information n’est donnée sur la manière dont il rejoint le parti, ce qui laisse une impression d’inachevé. Autre problème : la lumière !! La mise en scène se veut sombre pour traduire l’angoisse et la violence, mais le rendu est trop obscur, rendant certaines scènes désagréables et difficiles à suivre. Le film est bien rythmé, alternant moments de joie et d’horreur, et sa fin, aussi brutale qu’inattendue, marque les esprits. Il nous pousse également à nous interroger : qu’aurions-nous fait à la place du père ? Du frère ? En résumé, un film fort en émotions, mais trop sombre (au sens propre) et parfois frustrant par son manque d’explications.
Très bon film qui aborde les conséquences de l’extrémisme politique sans trop en faire. L’interprétation des acteurs est superbe, ce qui rend le film très touchant.
Jouer avec le feu est une réussite, tant par son excellente distribution que par le questionnement sur la dérive extrémiste actuelle. Ce film "lanceur d'alerte", dans lequel se confrontent l'amour familial et l’endoctrinement haineux des néo-nazis, donne à réfléchir sur un passé si proche et le devenir de notre société.
Pfffff.... Et bien c'est sacrément raté. Si les rapports entre Lindon et Voisin est forte et sincère. Pour le reste.... Le film est à côté de la plaque. La musique est atroce, on ne voit rien (ou presque) du côté obscur du fils, pourquoi et comment il en est arrivé là ? Que fait-il avec ses amis fachos ? On reste ancré dans la maison la plupart du temps, c'est long, on s'ennuie, les ultra gros plans permanents fatiguent. Une très grosse déception surtout avec un thème aussi brûlant.
Très très bon film. Un casting de grande qualité. Une très belle réflexion sur l'éducation familiale, l'amour de nos proches et une mise en garde contre la violence, sans aucune morale dans les textes. Des messages passés avec grande délicatesse et intelligence portés par Vincent LINDON complètement incarné dans le rôle du père. Exceptionnellement bien joué. La fin est très belle, apportée avec une grande pudeur. A voir, à ne pas manquer . . . faites passer l'info. Merci aux réalisatrices !
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Jouer avec le feu, ce "chef-d'œuvre" cinématographique qui nous plonge dans les méandres d'une famille dysfonctionnelle, où chaque membre semble rivaliser d'incompétence émotionnelle. Vincent Lindon, fidèle à lui-même, incarne Pierre, un père célibataire dont la palete émotionnelle oscille entre la morosité et l'apatie. Son interprétation d'un cheminot veuf est si convaincante qu'on se demande s'il n'a pas simplement oublié qu'il était devant une caméra. Benjamin Voisin, dans le rôle de Fus, l'aîné rebelle, nous ofre une performance si stéréotypée qu'on pourrait presque anticiper chacune de ses répliques. Son personnage, fasciné par la violence et les idéologies extrémistes, est dépeint avec une subtilité digne d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Quant à Stefan Crepon, incarnant Louis, le cadet studieux, il réussit l'exploit de rendre l'ennuie palpable à chaque apparition à l'écran. Le scénario, adapté du roman "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin, tente d'explorer les thèmes de l'amour paternel et de la dérive idéologique. Cependant, la réalisation des sœurs Delphine et Muriel Coulin transforme cette exploration en une promenade monotone à travers des clichés éculés. La mise en scène, prétendument sobre et tendue, frôle l'austérité soporifique, rendant difficile toute immersion émotionnelle. Les dialogues, quantd à eux, oscillent entre le banal et le prévisible, sans jamais offrir de véritable profondeur aux personnages. Les interactions familiales manquent cruellement de dynamisme, et les confrontations censées être intenses se révèlent être de simples échanges de platitudes. En somme, "Jouer avec le feu" est une tentative laborieuse de traiter des sujets complexes avec une finesse inexistente. Les performances des acteurs, bien que techniquement correctes, sont entravées par une direction artistique qui confont sobriété avec absence totale de passion. Si vous recherchez un film qui vous laisse indifférent et que vous appréciez les récits dépourvus de toute originalité, alors cette œuvre est faite pour vous.
On y est. Le drame se prépare tel un moment inévitable. Et chacun joue son rôle. L'auteur de ce film a eu du mal à centrer son sujet. On s'y perd un peu. Les 3 acteurs sont très bons
Un bon drame, Vincent Lindon est sincère dans son rôle de père inquiet et impuissant face à la plongée d'un de ses fils dans la violence. Assez vite, on se demande mais jusqu'où ça va aller et on s'émeut avec lui... Touchant...
fort très fort; vincent landon génial en papa ce film pose la question éternelle comment être un bon parent : ici la situation est très bien présentée n papa deux fils; un qui a la tête bien faite prêt à intégrer la Sorbonne et l'autre à la dérive et qui se laisse embarquer vers un milieu où règne l'intolérence et la violence, comment sortir un fils de cet engrenage funeste ; sans hésitatation un excelent film qui hausse le niveau du cinema français : sujet traité avec inteligence; histoire bien ficellée. à voir
Le sujet du film est très sensible. Outre la dénonciation de la montée en puissance de l'extrême droite un peu partout dans le monde, il aborde surtout la thématique de la relation père / fils, de l'incompréhension face au choix d'un enfant auquel la meilleure éduction possible et de bonnes valeurs morales ont été données, et de la perte de repères qui amène le second à se rapprocher de groupuscules violents d'extrême droite et à partager leurs idées. Vincent Lindon est une nouvelle fois exceptionnel dans le rôle du père. Mention spéciale également à Benjamin Voisin et Stéphan Crepon, excellents dans leurs rôles de frères que tout ou presque oppose. Cette adaptation du roman "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin est une réussite, même si la réalisation s'avère très classique.