Rares sont les films sur ce sujet. Que ferions nous si l'un de nos enfants se ralliait à l'ultra droite? Même si le sujet paraît difficile, il est vu via le prisme d'un père et ses deux fils. Vincent Lindon est au sommet de son jeu d'acteur. Si Venise l'a récompensé à juste titre, espérons que les César 2026 ne l'oublirons pas.Idem pour Stephan Crépon et Benjamin Voisin . Leur amitié dans la vie crève l'écran et donne au film une vraie plus value. Tout est dans le non dit, les regards, les silences mais l'émotion passe... à ne pas rater... des films de ce niveau sont trop rares.
Nous avons été voir ce film en avant première et nous avons beaucoup aimé! Une histoire profonde qui nous donne l'occasion de réfléchir. Je conseille ce film a toute les personnes qui ont besoin de s'ouvrir l'esprit ;) et bien évidemment à ceux qui ont déjà l'esprit ouvert!
Que tous les parents aillent voir ce film avec leurs ados à partir de 16 ans. Magistral Vincent Lindon et les deux ados aussi bravo. N'hésitez pas une seconde cette histoire peut hélas arriver à tous les parents même en donnant de l'amour à nos enfants..... comme quoi c'est très important de surveiller les fréquentations de nos ados ... . Bon film
L'histoire prend place dans une famille constituait d'un père veuf et de ses 2 fils. On nous installe vite le contexte : l'un des 2 enfants, studieux, rêve de rejoindre la Sorbonne tandis que son frère, moins intéressé par les études se rapproche d'un groupe aux idées violentes. Si le début du film est bourré de facilités et de clichés qui peuvent paraître superflus, ils aident à la gradation du film et a la longue descente aux enfers de Fus, merveilleusement interprété par Benjamin Voisin. Le film souligne surtout comment le reste de la famille, par amour et par volonté de maintenir des liens forts, décide de fermer les yeux sur ses agissements, quitte à véritablement tomber dans une banalisation de ces idées, ce qui fini par conduire au pire. Les explications et les discussions laissent place à la facilité de la passivité, jusqu'au final et au monologue de Vincent Lindon que j'ai trouvé particulièrement fort de sens.
Film intéressant, notamment sur l'absence féminine se faisant ressentir dans une famille qui se déchire à petit feu. Un American History X à la française
Une film brillant, des acteurs aux rôles parfaitement interprétés, tout en justesse. Vincent Linson spectaculaire dans ce rôle de père. Un film qui résonne avec les questionnements et les problématiques actuelles. On ne parle pas seulement de famille, mais de société, de fracture. Les plans, parfois longs, permettent de se questionner, de d’apprécier le jeu d’acteur.
Le mérite du film est dans un premier temps d'aborder un sujet de société : pourquoi certains jeunes, déplus en plus nombreux, s'engagent-ils dans les réseaux d'extrême droite ? Que le film soit réalisé par deux jeunes réalisatrices est heureux, puisqu'à part une brève apparition de Sophie Guillemin, aucune femme n'apparaît à l'écran (aucun rôle essentiel ni secondaire). C'est donc un film d'hommes, un père cheminot et ses deux fils, élevés de la même façon, ayant reçu le même amour et ayant vécu le même drame : la mort de la mère. La force du film est de ne jamais nous expliquer pourquoi le personnage de Benjamin Voisin (ultra percutant) se met à fréquenter les milieux d'extrême droite. Il émet bien quelques idées qu'on sent facilement ébranlantes, car dès qu'on lui pose la question, il se réfugie dans la violence verbale ou le silence. Face à lui, Lindon est une fois de plus remarquable. Cet acteur arrive sur l'écran, qu'il soit homme d'affaires, patron, prolo, directeur d'ONG, on y croit. Et là, on y croit d'emblée, comme on croit d'emblée à cette famille grâce aux deux jeunes acteurs (Stéfan Crépon est aussi très bien, même si le personnage est plus en retrait). Au final, qui est responsable, le gamin de 24 ans qui laisse sa vie partir à la dérive ou le père qui n'a pas su repérer les signes avant-coureurs à temps. Bref, un solide film social utile et coup de poing.
Les sœurs Coulin ont eu la prétention d'égaler Justine Trier et Arthur Harari qui, dans l'écriture de "Anatomie d'une chute", avaient les compétences nécessaires pour aborder la complexité de la dégradation des rapports familiaux, ainsi que la vraisemblance et la froideur d'un procès. Ici, cette dégradation des liens familiaux, forts auparavant, repose sur les différentes idées pseudo-politiques, et la montée des extrêmes, voulue insidieuse mais amenée sans délicatesse.
Seulement, les réalisatrices semblent entretenir un amour inconditionnel pour les dialogues, malgré leur inutilité. Ces dialogues sont basés sur une accumulation pathétique des tentatives de prise de conscience, les lamentations non argumentées d'un père sur son fils, simplement jugé "raciste".
La lourdeur dramatique, le manque de profondeur et de recherche se constate particulièrement dans la séquence du procès, laquelle nous impose une énième pathétique lamentation d'un père dépourvu de pouvoir sur son fils. Des larmes et des silences, des paroles profondes, des mots destructeurs... Nous faisons face à un monologue insipide, décrédibilisant ce qui n'était déjà pas crédible.
Un drame de famille sur fond d embrigadement dans les mouvements extrémistes de droite : 2 fils très différents élevés par un père qui fait tout ce qu il peut pour ses 2 garçons sans pour autant arriver à dialoguer avec eux malgré tout l amour qu il leur porte
Film d'une densité rare.Le spectateur est tendu d'un bout à l'autre,les émotions se succèdent,on passe du rire aux larmes,de la joie à la tristesse,de l'incompréhension à l'empathie. On se demande ce que l'on ferait en de telles circonstances,on en discute entre amis ou membres de la famille. L'histoire ne laisse pas indemne,la réalisation est soignée,les acteurs vivent les scènes plus qu'ils ne les jouent, le choix des musiques est pertinent. Un super beau film:précipitez-vous!
Encore un grand rôle pour Vincent Lindon. Dans le rôle d’un père ordinaire avec une vie qui devient extraordinaire, il excelle encore . Bien secondé par ses deux fils de cinéma, il nous renvoie à la société actuelle tellement imprévisible. Un bon essai…