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Bruno BEZ
13 critiques
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4,0
Publiée le 26 janvier 2025
Un film poignant sur les dérives d'un fils adoet le désarroi d'un père qui assiste impuissant à la descente aux enfers de sa progéniture. L'éducation reçue ne fait pas tout, ni les dérivatifs dans le sport ni l'amour d'un père L'engrenage des mauvaises fréquentations emporté tout Vincent Lindon joue au plus juste; Benjamin Voisin joué l'ado détestable à souhait. C'est pesant mais parce qu'on veut que le spectateur soit partie prenante de la complexité de la situation et démuni. On souffre avec le père. Une réussite et une réflexion à mener sur l'emprise des réseaux dans notre monde d'influences radicales.
Nouveau film de Delphine et Muriel Coulin, dont je n’avais pas aimé le premier film 17 filles. Vincent Lindon dans le rôle de Pierre, un père veuf élève seul ses deux fils en Lorraine. Le cadet, Louis (Stefan Crepon, suivi avec intérêt depuis Peter von Kamp), excelle dans ses études, tandis que l'aîné, Fus (Benjamin Voisin, impeccable dans un rôle ingrat), s'enlise dans une dérive inquiétante vers des groupuscules d'extrême droite, plongeant la famille dans une spirale de tensions et d'incompréhensions. Dès les premières minutes, le film instaure une atmosphère lourde, où l'amour paternel se heurte à l'idéologie destructrice qui accapare le fils ainé. La mise en scène des sœurs Coulin est d'une sobre et efficace, capturant avec justesse les silences pesants et les confrontations verbales qui jalonnent le quotidien de cette famille en crise. Les dialogues, d'une belle authenticité, révèlent la complexité des relations familiales face à la montée de l'extrémisme. Vincent Lindon livre, comme souvent, une belle performance, incarnant un père désemparé mais déterminé à sauver son fils de l'abîme idéologique (prix d'interprétation masculine à la Mostra de Venise en 2024). Adapté du roman "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin, le film explore avec une belle simplicité les mécanismes insidieux de la radicalisation et leurs répercussions sur le tissu familial. Les clichés, sont évités préférant une approche nuancée des failles du système et l'isolement affectif. "Jouer avec le feu" est une œuvre nécessaire qui interroge sur les limites de l'amour parental face à l'embrigadement. Un film intense et bouleversant, qui ne laisse pas indifférent et invite à une certaine réflexion sur les malaises de notre société. Une réussite pour les sœurs Coulin. A voir donc.
"Jouer avec le feu" est un film captivant qui explore la dynamique entre un père et ses deux enfants. Il met en lumière le fait qu'une bonne éducation ne suffit pas toujours à protéger les jeunes des influences néfastes. À travers des scènes marquées par la bienveillance et des comportements à risque, le film nous invite à réfléchir à nos propres réactions face à des situations similaires. On peut facilement s'imaginer dans la peau de ce père, confronté à des dilemmes difficiles et incertains quant à la meilleure façon d'agir.
Un bon film malgré un thème vu assez souvent ces dernières années dans le cinéma français.
J’ai particulièrement aimé cette présence dans l’intimité et le for intérieur d’un père qui voit son fils s’échapper, impuissant.
Cette sensation je l’ai eue grâce à la caméra portée à bout portant qui nous emporte avec elle. J’ai adoré les scènes esthétiques à contre-jour disséminées pendant toute la durée de l’œuvre.
Sans oublier trois acteurs qui incarnent. Ils interprètent leur rôle à la perfection.
excellent film qui reflète une vérité révoltante et désastreuse de la montée en masse d’une extrême droite violente et hostile. C’est un film important et utile particulièrement à notre époque, et pour tous.
Je m’adresse à ceux qui ne veulent pas aller voir ce film en prétextant devoir ce prendre une leçon de politique. Non. Absolument pas. Je suis ces 3 acteurs depuis un bon moment. Et c’est ce qui m'a poussé à aller le voir. Vincent Lindon a cette classe rare de ne pas jouer que le père des 2. Dès les premières images, on comprend sans que cela soit dit qu'il a perdu sa femme. Les Non dit sont vraiment puissants dans ce film car ils sont "reveles" sur de magnifiques plan sequences. J'ai adoré le parallèle fait avec le mur des garçons lorsqu'ils étaient petit et à l'heure actuelle. Et celui où Lindon porte sa torche (pas le bon terme) au travail, parallèle avec les fumigènes, qui est aussi etrangement prémonitoire. Je disais qu'il ne jouait pas que le père car il laisse beaucoup de places aux 2 fils. Benjamin Voisin, l’aîné m’a épaté car il ne tremble jamais de peur face à Vincent Lindon. Amusant de penser dans les 2 sens malheureusement d'ailleurs. Amusant aussi de penser que Fus c’est le surnom que lui donnait sa mère pour fussball mais que fuss en anglais c'est l'agitation. Et c’est sans doute celui qui l’est le plus des 3. Comme le dit Louis-Stefan Crépon à plusieurs reprises, même s'il vrille on sent un cœur sous l'armure oserais je dire. La preuve quand il est emu de la réussite de son frère. Paradoxe aussi car ce miroir le renvoie à sa propre condition. Il ne sent plus quelque part le frère aîné mais celui qui a échoué. Sans doute cet échec qui m'a le mener à penser à mal et pousser sur les extrêmes... J'ai découvert Stefan Crépon il y a 3 ans dans le film les Promesses. Mais surtout dans Peter Van Kant. Ou il a la prouesse d'incarner Karl. Qui ne parle jamais. Je ne sais pas pourquoi mais à un moment j'y ai repense pendant le film. Le petit dernier sur qui le père compte beaucoup qui a à cœur de rendre fière sa mère de là haut. Et aussi lire dans les yeux de son frère son admiration. Le petit frère en somme qui deviendra (très) grand.
Au final ce film est touchant par ce superbe trio qui n’en fait jamais trop. C’est avant tout une superbe histoire d'amour paternelle et fraternelle magistralement interprétée.
Un bien triste film même si plus que réussi que la tentative désespéré d'un père tentant de retenir son fils qui dérive totalement dans le racisme...pourtant pas en réel difficulté dans la vie (tout est relatif évidemment) le faut de côtoyer des gens qui te retourne le cerveau à une vitesse fait que certains cèdent à la facilité. En tous cas Lindon et Voisin nous livre un film déchirant sur la relation père/fils où l'amour entre eux réside mais écraser par la haine qui s'insinue dans la tête du fils. Cela donne des scènes très forte et même choc par moment. On suit ce drame en espérant toujours une fin positive...bref dur mais très bien. Est-ce le fait que j'ai aussi deux garçons qui fait que....possible... NOTE : 9/10
Un film avec Vincent Lindon c'est toujours un évènement, et celui-ci ne fait pas exception. Il y incarne un père qui élève seul ses deux enfants, tandis que l'un est en passe d'intégrer une prestigieuse université parisienne, l'autre fréquente un groupuscule d'extrême-droite. Ce film démontre de façon magistrale qu'il n'est point besoin de montrer des scènes d'ultra-violence pour la suggérer, faire état de ses conséquences ravageuses et en faire un vrai sujet de débat, les faits divers que l'on entend dans les médias entrent en résonance avec ce scénario d'une brûlante actualité et la parole prise par le père lors du procès de son fils est à graver en mémoire dans le disque dur de notre société ultra-connectée. Vincent Lindon est, comme à son habitude magnétique et incandescent dans ce rôle d'un père aimant et dévoué, d'une moralité irréprochable mais dépassé par les évènements, tant il est vrai que l'amour peut beaucoup mais ne peut rien sans un consentement mutuel. Le film parle de la fibre paternelle à travers l'adversité , de l'amour filial et de la fibre fraternelle aussi. Il est tiré du roman "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin, Prix Fémina des lycéens en 2020 (et de nombreux autres prix) et il donne d'ailleurs très envie de lire le roman.
Histoire poignante d’un père courage qui subit la descente aux enfers de son fils. Parfois on a beau donné une bonne éducation on ne peut pas contrôler ses enfants et leur libre arbitre Un film qui touche, je recommande
J'en sors et franchement j'ai trouvé un bon film, une histoire touchante avec une très bonne interprétation, autant de Vincent Lindon, que de la part des deux personnes jouant les enfants. j'ai trouvé l'histoire touchante, aspirée du réel. Le film m'a mit un coup derrière la tête,bien que prévisible dans son déroulé logique, l'intensité émotive est présente et on la ressent.
Un scénario d’une pauvreté affligeante, empreint de clichés moralisateurs et idéologiques. Vincent Lindon surjoue le registre tragique jusqu’au ridicule. Les personnages ne sont pas du tout crédibles. On s’ennuie…
Vincent Lindon est un très bon acteur c'est ce qui offre une étoile à ce film son interprétation est bonne et convaincante, après le scénario laisse lui vraiment dubitatif ... Une extrême droite fantasmée par le petit peuple parisien bien loin des réalités du pays ou elle ne fait que réunir agriculteurs, artisans ouvriers et producteurs asphyxiés de taxes et de libéralisme sans frontières applaudis par la socialisme mondialiste et les multinationnales. Le radicalisme qui tue n'est plus d'extrême droite depuis des décennies et les skinheads un mouvement des années 60/70 qui ne correspond ni à une orientation politique actuelle ni à une réalité pregnante aujourd'hui, une vision sociale figée dans mai 68 quand un demi siècle s'est écoulé et que tout les paradigmes sociaux et politiques ont bougés.