Dans L'attachement, tous les ingrédients sont réunis pour une recette de film mièvre.
Et pourtant, grâce à un excellent sens du rythme, et à une qualité d'écriture et d'interprétation hors du commun, le film parvient à nous surprendre, puis à nous émouvoir. Il évolue dans une registre comparable à celui du Roman de Jim : celui de gens ordinaires, plutôt gentils en général et se débattant dans la vie comme ils le peuvent.
Valeria Bruni Tedeschi trouve ici un rôle qui lui va comme un gant, en quinquagénaire légèrement misanthrope et séduisante. Pio Marmaï est aussi très à l'aise, comme Raphael Quenard, à la fois égal à lui-même (chacune de ses lignes de dialogues semble frappée d'une inspiration géniale) et assez surprenant avec sa petite moustache de caïd de seconde zone. Vimala Pons s'affirme, après sa belle prestation dans Le beau rôle, comme une actrice en vogue du cinéma français.
L'attachement confirme le talent de Carine Tardieu, qui de film en film dessine une oeuvre singulière, marquée par l'exploration subtile de sentiments peu communs.
Superbe film sur les liens humains sous toutes leurs formes — amicaux, familiaux, amoureux — L’Attachement tisse une toile délicate où se mêlent bonheur, douleur, bienveillance et compassion. Carine Tardieu signe une œuvre à la fois tendre et profonde, qui explore avec justesse la complexité des sentiments et la force du lien entre les êtres.
Côté acteurs, c’est un sans-faute. Valeria Bruni Tedeschi est sublime, bouleversante même, dans un rôle où elle allie fragilité et force avec une finesse rare. Pio Marmaï, d’une sincérité désarmante, incarne un père avec un naturel confondant — on croit à chaque geste, chaque regard. Et dans un second rôle marquant, Raphaël Quenard confirme tout le bien que l’on pense de lui : charismatique, juste, et déjà incontournable.
Un film sensible, profondément humain, porté par une mise en scène simple et lumineuse. Merci à Carine Tardieu pour ce bijou d’émotion et de vérité.
Film très touchant sur la vie et la mort, cette fin de vie pour tous, si tabou dans notre société que ceux qui restent ont du mal à continuer leur vie, belles interprétations et scénario qui montre les complications de la vie
Il y a des liens qui ne tiennent ni au sang ni aux conventions, mais qui comptent tout autant. "L’Attachement" raconte ça, ces relations qui se construisent presque malgré elles, entre besoin et évidence. Carine Tardieu filme avec délicatesse ces trajectoires qui s'entrelacent, sans jamais tomber dans le mélo. Pio Marmaï trouve ici un rôle à la fois tendre et pudique, en parfaite harmonie avec Valeria Bruni Tedeschi et Vimala Pons. Mais c’est surtout le jeune Elliott qui impressionne : avec sa spontanéité désarmante, César Botti donne au film toute sa justesse et son émotion. Un récit simple mais profondément sincère.
Des personnages très immatures, des dialogues ineptes (la scène de l’aéroport est une anthologie du genre !). Dommage car les comédiens sont tous excellents, il est regrettable qu’ils soient au service d’un film au scénario aussi peu crédible.
Du niveau d'un bon téléfilm mais pas d'un bon film. Je regrette d'avoir dépensé 17,2€ dans un cinéma parisien pour le visionner. Certes le jeu des acteurs (dont Valeria BRUNI-TEDESCHI et le jeune Cesar BOTTI est touchant de justesse et d'humanité mais cela traîne en longueur, cela manque de structure, de rythme ,de finesse...). Au début, on croit que la question portera sur l'attachement du jeune Eliott, orphelin de mère si jeune...mais on découvre progressivement que ce sont les adultes (hommes et femmes) qui s'attachent, se détachent, au gré des séparations, deuils et autres fantasmes affectifs et relationnels...Au final, une succession de situations dont on se demande comment elles vont aboutir! Quelle déception après avoir lu les critiques dithyrambiques!
Emballée par la bande-annonce, je file voir ce drame français. Les 30 premières minutes sont émouvantes et prometteuses ; je me dis : « ça, c'est un 4,5 ! ». Puis, patatras : à chaque demi-heure, je baisse mentalement ma note. Et le film est long, long... Il pêche par sa propension à vouloir TOUT caser en 1h45 dans un scénario, à mes yeux, totalement indigeste.
Et pour cause ! On traite TOUT : spoiler: la joie d'une naissance, l'irruption de la mort, le deuil sous toutes ses facettes, la colère, la tristesse, la culpabilité, les relations enfant-père/beau-père/belle-mère, la rencontre, la rebound girl avec qui on se marie avant d'en divorcer (oui, en 1h45), l'amitié, le féminisme, l'avortement ET la fausse couche (si si ! avec une sororité qui m'a semblé sortir de nulle part tant ces femmes se connaissent peu), l'innocence de l'enfance, les arrangements de garde, le plan cul avec l'ex-mari de la défunte... Et j'en oublie forcément.
Résultat : à force de vouloir tout raconter, le film ne prend à mon avis jamais vraiment le temps d'aller au bout de ses sujets. Dans une espèce de légèreté faussement dramatique très française, le scénario survole ses thèmes et essaie de faire avancer en quelques mois des évolutions qui prennent, le plus souvent, des années.
Je garderai surtout le jeu du petit Eliott (César Botti), dont on ne sait pas encore s'il est simplement très juste ou s'il est surtout irrésistiblement craquant, ainsi que celui, tout en pudeur, de Valeria Bruni Tedeschi... même si elle reste dans un registre qu'on lui connaît déjà bien.
On nous épargne quand même spoiler: Alex qui, après avoir laissé sa femme le quitter à l'aéroport, en route pour leur voyage de noces (faute d'avoir eu le courage de rompre lui-même...), aurait pu finir avec Sandra. On sent pourtant venir cette possibilité à des kilomètres. Heureusement, car cela aurait définitivement fait basculer le film dans le kitsch et le très attendu. Ça ne suffit malheureusement pas à le sauver.
Un film traitant un sujet intéressant, et plutôt bien noté, je me suis laissé tenter. Je n'ai rien décelé de tout ce que j'ai pu lire: dialogues pensés et pesés, délicatesse, mise en scène solide. Pour moi, c'est tout le contraire. Un film toujours sur un mauvais rythme, soit trop ou pas assez, dialogues lourds, et surtout long, long, long. Je me suis ennuyé comme rarement. Seul point positif, l'enfant, qui ne suffit malheureusement pas à sauver ce film soporifique. Un film pour psychanalystes bobos.
Quelle déception ! J'avais adoré "Les Jeunes Amants" de cette réalisatrice mais cette fois-ci, hormis le personnage de Sandra (Valeria Bruni Tedeschi, toute en retenue) et sa relation avec le petit garçon, les autres péripéties m'ont paru assez peu crédibles voire grotesques, d'où mon agacement...
Un film paisible et doux sur des sujets durs. J'ai beaucoup aimé les choix narratifs, les évènements dramatiques ne sont pas trop appuyés. C'est une belle ode à la vie. L'accent est mis sur les liens, quels qu'ils soient, qui unissent les humains (ou pas). Valeria Bruni Tedeschi irradie dans la retenue. On retrouve avec plaisir Catherine Mouchet et Marie-Christine Barrault. J'ai beaucoup aimé. Pour une fois, je n'ai ressenti aucune lassitude, je n'ai pas eu envie de regarder ma montre. J'ai été portée par ce film, touchée. Et la belle scène finale résume l'essence du film.
Une bien jolie suprise que ce film ! Déjà : de très bons acteurs, très impliqués, et une histoire ultra touchante. C'est plein de sensibilité, de tendresse et de tristesse, on se laisse embarquer dans cette histoire et on s'attache à tous ces personnages, allez le voir vous ne le regretterez pas ♥
Une femme dans la cinquantaine, célibataire sans enfant, gérante d’une librairie féministe à Rennes (Valeria Bruni-Tedeschi) va voir sa vie mêlée à celle de son voisin de palier (Pio Marmaï) et de son fils, après un drame. Le film traite avec subtilité, profondeur, humanité des sujets complexes liés aux relations enfants-parents, naturels et adoptifs, aux solidarités et rivalités familiales et amicales, au deuil, aux difficultés de positionnement qu’éprouve tout individu dans des situations de tensions. On voit que le programme est vaste mais il est traité avec une fluidité, une finesse qui impressionnent. Valeria Bruni-Tedeschi, lumineuse, irradie le film. Elle fait de cette femme a priori ultra indépendante, un modèle d’empathie, d’humanité, de générosité déjouant ainsi les stéréotypes. Raphaël Quénard, aussi, qui fait d’un père naturel lourdaud, un être finalement à l’écoute, lui aussi empathique et attachant. Ils sont tous deux remarquables. On se souviendra longtemps de la scène très émouvante où Sandra (Tedeschi) explique à David (Quénard) ce qu’est le jugement du roi Salomon. La scène finale, très belle, est dans le veine des grands films de Claude Sautet. Une mise en scène sobre, des acteurs surprenants, une belle réussite.
L'Attachement. Film dramatique d'un homme qui perd son attache la plus proche pour en enraciner de nouvelles qui va lui redonner un sens à sa vie. Trois étoiles et demie.
C’est un film réellement attachant que cet « Attachement » de Carine Tardieu, adaptation libre d’un roman d’Alice Verney « Intimité » qui parle d’une famille recomposée et des liens d’attachement entre un enfant et un adulte qui peuvent s’établir très vite, ou petit à petit, ou … jamais... « L’attachement » commence par un drame, une jeune femme meurt en couches en donnant la vie... et laisse désemparé, Alex, un père qui se retrouve avec une petite Lucille, et un garçon Elliot âgé de cinq ans... Comment se reconstruire après le deuil, comment aider Elliot, qui n'est pas son fils biologique, à affronter la situation, comment faire grandir un bébé né sans mère ? Le jeune père finira par s’appuyer sur Sandra, sa voisine de pallier, une quinquagénaire célibataire, très indépendante, très féministe et qui n’a guère d’atomes crochus avec les enfants... L'attachement est bien le sujet du film, qui explore ce sentiment sous toutes ses formes, l’attachement d’un homme pour sa femme, d'un père pour ses enfants, d'un beau-père pour son beau-fils, et inversement, d'une femme pour des enfants qui ne sont pas les siens, avec qui elle n'a aucun lien de sang ni aucune attache officielle. Elliott, c’est celui autour duquel tourne le film : un garçon de 5 ans dont la maman a divorcé de son père et qui semble bien s’être fabriqué un nouveau père avec Alex, un garçon formidablement incarné par le jeune César Botti, à la fois intelligent, ayant de la répartie ou des avis tranchés (en voyant sa sœur il affirme avec aplomb : « elle est moche ») et capable de poser aux adultes des questions dérangeantes. C’est ainsi par lui que l’on apprend qu'Alex n’est pas son père (« sauf que je ne suis pas son enfant »). Un petit garçon qui perd sa maman et qui va nouer des liens très forts et réciproques avec une femme pour qui il n’est que le fils du voisin et qui, au départ, considérait que les enfants représentaient une contrainte difficile à supporter. Un petit garçon qui va voir arriver une nouvelle femme dans la vie de son beau-père et qui n’arrivera jamais à s’attacher autant à elle qu’à Sandra... Valeria Bruni Tedeschi, à la fois réservée et tranchante dans ce personnage de Sandra dont l’épaisse carapace aura bien du mal à résister à l’enchaînement des événements. Ce film lumineux, au féminisme doux, montre à quel point ce lien d'attachement, et ce qui "fait famille" n'a finalement rien à voir avec les cadres imposés par la société, il montre comment une famille amputée, se recompose spontanément tel un organisme vivant. On en ressort tout juste ébranlés, avec la certitude que c'est le lien avec les autres qui fait sens, quelles que soient les plumes qu’on doit parfois y laisser. Carine Tardieu signe un film limpide qui restitue avec justesse la singularité des êtres et la complexité des relations humaines...Si vous ne l’avez pas encore vu, allez le voir !!