Des films qui avaient de la "gueule", avec des acteurs "bétons". Une histoire d'hommes, dans une scierie dans un coin perdu, ou il faut jouer des bras, face a la concurrence féroce et malveillante.
Un bûcheron de retour du Canada reprend la scierie vosgienne délabrée de son père et se retrouve à engager d’anciens détenus en liberté conditionnelle pour la faire fonctionner. D’un charme quelque peu pittoresque, c’est un long-métrage sympathique emmené par les stars Lino Ventura et Bourvil enchainant les péripéties rocambolesques au cœur de la montagne.
Malgré quelques longueurs, un film d'homme traitant sans fioritures de l'aspect primaire et terrien à travers le parcours de taulard et d'un brave directeur de scierie. Tout est à la dur, le travail, les mots et en pudeur pour les sentiments. Bourvil y est excellent, juste et touchant et Ventura joue à merveille comme à son habitude les gros dur au coeur tendre. Un film intelligent sur les relations humaines à la campagne.
Bonjour 1965 Robert Enrico nous offrait un grand film français comme on n'en fait plus aujourd'hui sauf peut etre le dernier film Artus Avec en vedette Bourvil et Lino Ventura et des gueules (Michel Constantin, Jess Hahn...) Un type a une petite scierie isolèe qu'il tente de faire revivre avec des anciens dètenus! C'est surprenant et efficace comme film A voir ou revoir
Superbe film tourné dans mes Vosges natale en particulier au abord de Vagney . Beaucoup de rythme un Bourvil à contre emploi comme j'aime et que dire de Ventura excellent dans du chasseur sortie de prison. Les décors sont magnifiques, le film tient vraiment la route. Et pourtant pendant le tournage ils ont dû subir les caprices de la météo. Très bon film et surtout pas oublier les seconds rôles " Jess Hann , Pierre Frag , Michel Constantin , Paul Crauchet la magnifique Marie Dubois ......."
Si la mise en scène de Robert Enrico n'est pas en soi identifiable, l'histoire de José Giovanni l'est tout à fait. Dans une forêt vosgienne, decor naturel du film, réculé et isolé, sinon hostile, des hommes s'affrontent ou se lient d'amitié avec la même brutalité virile, thème recurrent de Giovanni. Ce sont des détenus libérés conditionnellement pour travailler dans la scierie familiale que Bourvil tente de réhabiliter après vingt années d'abandon. Robert Enrico s'attache à décrire des relations ambivalentes, entachées de violence mais petit à petit gagnées par la loyauté, par une franche camaraderie masculine à peine troublée par d'éphémères intrusions féminines. C'est une belle histoire, transcendée par des paysages verdoyants et tonifiants, qui témoigne de valeurs humaines simples. Le charisme des personnages rejoint celui des comédiens, parmis lesquels Bourvil incarne tout à la fois, avec une sobriété grave, spoiler: le chef d'entreprise en lutte avec des concurrents peu scrupuleux et l'éducateur en charge de discipliner sa troupe hétéroclite.
Film magnifique avec un Bourvil épatant donnant une composition grave et sérieuse à l'opposé des rôles comiques qu'ils jouaient d'habitude. Dans ce registre de ce ces rôles citons Le Cercle Rouge et l'Arbre de Noël avec William Holden, film d'une tendresse extraordinaire à l'image de l'homme qu'était André Bourvil
Voilà typiquement le genre de film que j'aime (enfin, un des genres). Adapté d'un roman de José Giovanni aussi réussi qu'il est abrupt (court, écriture sèche) et intitulé "Le Haut-Fer", "Les Grandes Gueules", scénario signé en partie de Giovanni lui-même, est un film de Robert Enrico interprété par Ventura et Bourvil. Que dire ? Interprétation parfaite, réalisation solide, scénario réussi et très bien adapté (des variations, mais mineures) d'un excellent roman, et beauté des décors naturels des Vosges, le film se passant dans le monde des travailleurs du bois, bûcherons, dans une scierie un peu vétuste. Bourvil y campe un homme revenu d'Amérique où il a tenté de faire fortune, et qui va reprendre la scierie paternelle à la mort de celui-ci. Il va engager comme ouvrier deux hommes rencontrés par hasard et ayant demandé du boulot, deux anciens prisonniers. Sur leur conseil, il va engager des taulards en réinsertion, ce qui va faire jaser dans le pays... Je ne vois strictement rien de négatif à dire au sujet de ce film. Ah ! si, juste une chose : je me demande bien pourquoi un film aussi réussi et majeur n'existe en DVD que dans des éditions au rabais (mais leur prix, lui, ne l'est pas du tout, au rabais !), tout juste bonnes en terme de qualité, chez d'obscurs petits éditeurs, plutôt que d'avoir droit à une belle édition bien chiadée ?
Super film, un de mes préférés. Musique au top. Une pléiade d'acteur comme on en verra plus. Avec un Bourvil loin de ses rôle de "coucouille" nous montre la que c'est un véritable acteur. Si vous aimez le cinéma Français allez-y et si c'est pas trop votre truc ce film vous le feras aimer. 4,5/5
Tourné près de Vagney (Vosges), un drame humain et passionnant sur l’impossible réintégration de détenus de droit commun utilisés dans une scierie. Scénario en béton, belle photo, bons acteurs malgré une direction un peu lourde, en particulier dans les relations hommes-femmes.
Sous ces allures de western vosgien, « Les Grandes Gueules » est un film d’hommes cher à l’univers de José Giovanni. C’est viril, drôle et ça bastonne pas mal. L’agencement manque de rythme et d’épaisseur mais peut se reposer sur ses interprètes, notamment Bourvil, surprenant dans ce genre-là, et Lino Ventura.
Un ravissement de retrouver ce bon vieux cinéma français d'antan avec ces stars du moment. Bien raconté et malgré la simplicité du scénario un grand moment de cinéma !