Nous l'Orchestre
Note moyenne
4,1
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98 critiques spectateurs

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miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Belle immersion dans l’orchestre, au côté des musiciens et de leur quotidien. Parfois, le texte en fond n’est pas suffisamment lisible, j’aurais bien aimé une voix off…
DoMeunier
DoMeunier

8 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2026
Très beau docufilm musical
Pas souvent l’occasion d’entendre le concert depuis l’intérieur de l’orchestre
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2026
C'est un joli travail qui peut amener davantage de curieux de musique dans les salles de concert, on peut l'espérer. La matière, la musique elle-même, est si belle, les oiseaux approuveront mes mots.
Le passionné de musique, lui, reste sur sa faim. En effet, le documentariste sautille d'une séquence à l'autre beaucoup trop rapidement, crainte très certainement d'ennuyer un public devenu si peu captif sur la durée à l'heure de l'internet. Ainsi, dommage, rien n'est vraiment creusé, et la matière, potentiellement incandescente, n'atteint pas la fusion. J'aurais rêvé le même sujet traité par le bouillonnant passionné Werner Herzog.
Restent de très beaux moments comme l'émerveillement vif du chef Blomstedt, 97 ans, la mélancolie de Cazalet au moment de prendre sa retraite de l'orchestre, l'énergie de Mäkäla, le finale mahlérien.
Francois C
Francois C

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2026
Une immersion très originale et émouvante. Pour tous les amateurs de musique. La magie du groupe qui fait beaucoup plus que la somme des individus
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2026

           Etrange objet que ce passionnant "documentaire" qui nous plonge dans les dédales de la magnifique Philharmonie, parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, bien plus en fait une image impressionniste d'un grand orchestre symphonique qu'un documentaire; car si vous espériez en savoir plus sur le travail d'orchestre, vous resterez sur votre faim.
       Mais sur les états d'âme de ceux qui composent cette masse indifférenciée, et qui pourtant, est composée de grands artistes... cela vous donnera à réfléchir. Car, apparemment, dans l'Orchestre de Paris, on fait une carrière.... qui peut durer 40 ans! Un moment d'émotion d'ailleurs avec le corniste André Cazalet, qui prend sa retraite après 43 ans de bons loyaux services, et qui porte sur son passé un regard mitigé. Il aurait voulu faire mieux... 
       Le travail sur l'image est magnifique. Cadrages insolites, images inattendues. Une murmuration de passereaux dans le ciel, symbole du groupe orchestral... Le réalisateur s'attarde sur certains musiciens; le timbalier -d'après Christian Merlin, le  musicien le plus important de l'orchestre, mais Christian aime bien les paradoxes; le cor anglais, qui se sent mal lorsqu'il se prépare à donner son solo... Beaucoup appartiennent par ailleurs à un petit groupe musical qui leur permet de s'exprimer avec plus de liberté; de sortir d'un certain carcan.
        Des témoignages anonymes, aussi, avec parfois de l'amertume. X... a été nommé chef de pupitre, alors que l'on avait la sensation d'être meilleur que lui. Y... vous énerve et vivre 40 ans à côté de quelqu'un qui vous énerve, c'est dur, non? Et si le groupe joue trop fort, c'est évidemment la faute de Z... pas la mienne. Bref, ce sont tous les problèmes de la vie en communauté maximisés par une proximité extrême et le fait qu'il ne s'agit pas de créer un banal objet manufacturé, mais la beauté...
         Sous la direction du jeune et vibrionnant Klaus Mäkelä, qui semble tellement sympathique, le réalisateur a choisi de ne nous faire entendre que de la musique du vingtième siècle. 
        Mais un autre choix m'a laissée perplexe. La dizaine de musiciens sur lesquels  Beziat a choisi de flasher, ceux que l'on distingue, ceux qui s'expriment, ce sont tous.... des mecs. Ce qui, en cette période de féminisme agressif, est quand même assez surprenant. Heureusement, le syndicat des harpies patentées n'entend rien à la musique. Sinon, les salles qui passent le film seraient attaquées...
        Même si (et  surtout si) vous n'êtes pas un grand musicologue, allez voir ce film, parce qu'il est très beau, déjà, et parce qu'il donne à réfléchir
benjuju
benjuju

6 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Interessant mais un documentaire un peu austère plus qu’un film
Un choix de montage très sobre , je m’attendais à un film et du coup j’ai été un peu déçue
Pierre-Valéry Archassal (Cyrille)
Pierre-Valéry Archassal (Cyrille)

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2026
Ce n’est pas un documentaire, ni un film de fiction, c’est une histoire de vie : comment des individualités peuvent donner naissance à un collectif sans cesser d’exister elles-mêmes pour autant. Le tout filmé avec un vrai parti-pris cinématographique audacieux. Formidable et très émouvant.
LeFilCine
LeFilCine

199 abonnés 638 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Le documentaire de Philippe Béziat se démarque par sa mise en scène judicieuse qui rend parfois les interviews des musiciens muettes pour mieux mettre en avant la musique. Elle met aussi en exergue le contraste entre ce lieu sacré de la musique et la proximité brutale et bruyante du périphérique parisien. Mais l’absence de fil rouge tout au long du film nuit quand même globalement au documentaire. On aurait aimé suivre la préparation d’un concert ou d’un spectacle en particulier tout au long des entrevues avec les musiciens. Il manque aussi souvent des mises en contexte, notamment avec les œuvres qui ne sont pas citées et d’autres détails sous doute volontairement omis. Le documentaire sera donc mieux apprécié par les initiés que par les béotiens. Ces derniers peuvent être facilement perdus du fait des explications techniques qu’il va leur manquer. Malgré tout, il est fascinant de passer d’un groupe de musicien à un autre, et voir le rapport intime qui se noue entre les uns et les autres pour arriver à un résultat musical proche de la perfection. Trop souvent les documentaires du genre s’intéressent au chef d’orchestre, alors qu’ici chaque instrumentiste a la parole et donne sa vision de l’ensemble musical. Cette belle idée du film de Philippe Béziat rend toute son importance à chaque pièce de ce grand puzzle qu’est un orchestre symphonique.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

81 abonnés 380 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2026
Ce documentaire m’a semblé intéressant sans être totalement convaincant.
J’ai apprécié de voir différents profils de chefs d’orchestre, un jeune homme, une femme et une personne âgée, puis de découvrir à travers plusieurs portraits les différents instruments et les musiciens qui composent l’orchestre. J’ai aussi aimé le travail visuel autour de l’architecture des salles, dont les courbes semblent presque épouser les notes de musique.
Malgré cela, j’ai trouvé l’ensemble parfois un peu mou et trop contemplatif.
Le film reste par moments froid ou peu immersif malgré son ambition de départ. Les interviews et témoignages ne sont peut-être pas assez nombreux et restent souvent trop distants. Les phrases affichées à l’écran étaient parfois pertinentes, car courtes et percutantes, mais d’autres, trop longues à l’écrit, auraient été plus vivantes à l’oral.
Je ne me suis pas toujours sentie pleinement embarquée dans cette expérience musicale.
Arthur Brondy

305 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2026
J’étais curieux et impatient de découvrir ce documentaire. La promesse d’une immersion au coeur de l’orchestre de Paris était alléchante et je suis malheureusement resté sur ma faim. Le montage, est pour le coup surprenant. On se demande en effet pourquoi montrer des interview sans nous offrir le son de ces entretiens (on pense même à un problème technique avant de comprendre que non, c’est volontaire). C’est frustrant. Le reste est plus positif. Les musiciens nous livrent les coulisses de leur travail : ce qu’ils entendent, ce qu’ils voient grâce aux caméras et micros disséminés au coeur de l’orchestre. On découvre ainsi comment ils parviennent à faire collectif. C’est magnifique, et cela donne envie de les écouter à l’infini. Le film rend aussi hommage à ces musiciens, qui derrière le collectif ont des histoires personnelles parfois bouleversante.
JoelleFaure3
JoelleFaure3

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
Extraordinaire de voir ces chefs d’orchestres si différents dans leur gestuelle, dans leur rapport aux musiciens, mais tous des magiciens de la musique. Et en parallèle une approche humaine des difficultés dans les rapports humains…. Formidable documentaire.
Michel51
Michel51

7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mai 2026
Ennuyeux, poussif, prétentieux, inintéressant, un vrai gâchis à partir d'une idée pourtant alléchante...Dommage !
Isaly13
Isaly13

53 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2026
Un film passionnant qui nous raconte la complexité de s’accorder entre musiciens aux diverses personnalités et nationalités. À la tête de l’orchestre, le chef Klaus Mäkelä nous emporte littéralement dans sa direction, donnant magnifiquement de sa personne. Ce document est absolument éblouissant et restera inoubliable.
P Labarthe
P Labarthe

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2026
immersion dans l'orchestre philharmonique de Paris, comme au sein de la matière musicale et humaine
pasmaldutout
pasmaldutout

56 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2026
Attention Chef d'œuvre !!! Il y a des films qu'on ressent avant de les comprendre. *Nous l'orchestre* de Philippe Béziat est de ceux-là. Dès les premières images, quelque chose se passe qui n'a rien à voir avec le documentaire musical classique : on n'est pas en train de regarder un orchestre, on est dedans. Physiquement. La différence est immense.

Un dispositif au service de l'essentiel

Le pari technique était vertigineux. Comment filmer 120 musiciens sans tomber dans l'inventaire illustré ou la carte postale culturelle ? Béziat a choisi la densité plutôt que la distance. Des dizaines de micros, des caméras glissées entre les pupitres, une captation du son travaillée comme une partition à part entière. Le résultat est stupéfiant : on entend la musique comme on ne l'a jamais entendue au cinéma, depuis l'intérieur de sa propre fabrique. Chaque instrument existe séparément avant de disparaître dans le collectif. C'est exactement ce que le film raconte.

La forme est déjà le fond

Ce qui distingue véritablement Béziat des documentaristes ordinaires, c'est qu'il n'a pas écrit un film sur un orchestre — il a construit un film comme un orchestre. La chronologie est volontairement floue, les séquences s'enchaînent par logique musicale plutôt que narrative : une montée en puissance, un souffle suspendu, un solo inattendu, une déflagration finale. Le montage ne raconte pas la musique, il en adopte le rythme et la respiration. Cette cohérence formelle est rare, et elle est émouvante.

Klaus Mäkelä, une présence sans portrait

Le jeune chef finlandais est partout dans le film, et pourtant le réalisateur réussit le tour de force de ne jamais en faire le sujet. On le voit diriger avec une intensité presque animale, transpirer, sourire, exiger — mais la caméra ne s'attarde pas, ne psychologise pas, ne commente pas. Cette retenue est une décision artistique majeure. Elle libère de l'espace pour ce qui compte vraiment : les 119 autres.

Des visages, des vies, des gestes

C'est là que le film touche juste, profondément. En prenant le temps de s'arrêter sur un altiste, une contrebassiste, un timbalier, Béziat révèle ce que l'on ne voit jamais depuis un fauteuil de salle de concert : la tension entre l'individu et le collectif, entre l'ego du virtuose et la discipline du membre. Un premier alto le formule simplement : on n'est pas obligés d'être amis, mais on doit être un peu plus que collègues. Cette phrase, anodine en apparence, résume toute la beauté du projet.

Un documentaire qui dépasse la musique

On quitte la salle avec quelque chose d'indéfinissable — cette émotion particulière qui naît quand l'art dit mieux que les mots ce que c'est que de vivre ensemble, de subordonner son talent à quelque chose de plus grand que soi. Le Grand Prix au FIPADOC 2026 ne surprend pas. Ce film méritait une récompense. Il mérite surtout d'être vu.
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