Nous l'Orchestre
Note moyenne
4,1
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91 critiques spectateurs

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16 critiques
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LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Le documentaire de Philippe Béziat se démarque par sa mise en scène judicieuse qui rend parfois les interviews des musiciens muettes pour mieux mettre en avant la musique. Elle met aussi en exergue le contraste entre ce lieu sacré de la musique et la proximité brutale et bruyante du périphérique parisien. Mais l’absence de fil rouge tout au long du film nuit quand même globalement au documentaire. On aurait aimé suivre la préparation d’un concert ou d’un spectacle en particulier tout au long des entrevues avec les musiciens. Il manque aussi souvent des mises en contexte, notamment avec les œuvres qui ne sont pas citées et d’autres détails sous doute volontairement omis. Le documentaire sera donc mieux apprécié par les initiés que par les béotiens. Ces derniers peuvent être facilement perdus du fait des explications techniques qu’il va leur manquer. Malgré tout, il est fascinant de passer d’un groupe de musicien à un autre, et voir le rapport intime qui se noue entre les uns et les autres pour arriver à un résultat musical proche de la perfection. Trop souvent les documentaires du genre s’intéressent au chef d’orchestre, alors qu’ici chaque instrumentiste a la parole et donne sa vision de l’ensemble musical. Cette belle idée du film de Philippe Béziat rend toute son importance à chaque pièce de ce grand puzzle qu’est un orchestre symphonique.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2026
Ce documentaire m’a semblé intéressant sans être totalement convaincant.
J’ai apprécié de voir différents profils de chefs d’orchestre, un jeune homme, une femme et une personne âgée, puis de découvrir à travers plusieurs portraits les différents instruments et les musiciens qui composent l’orchestre. J’ai aussi aimé le travail visuel autour de l’architecture des salles, dont les courbes semblent presque épouser les notes de musique.
Malgré cela, j’ai trouvé l’ensemble parfois un peu mou et trop contemplatif.
Le film reste par moments froid ou peu immersif malgré son ambition de départ. Les interviews et témoignages ne sont peut-être pas assez nombreux et restent souvent trop distants. Les phrases affichées à l’écran étaient parfois pertinentes, car courtes et percutantes, mais d’autres, trop longues à l’écrit, auraient été plus vivantes à l’oral.
Je ne me suis pas toujours sentie pleinement embarquée dans cette expérience musicale.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2026
J’étais curieux et impatient de découvrir ce documentaire. La promesse d’une immersion au coeur de l’orchestre de Paris était alléchante et je suis malheureusement resté sur ma faim. Le montage, est pour le coup surprenant. On se demande en effet pourquoi montrer des interview sans nous offrir le son de ces entretiens (on pense même à un problème technique avant de comprendre que non, c’est volontaire). C’est frustrant. Le reste est plus positif. Les musiciens nous livrent les coulisses de leur travail : ce qu’ils entendent, ce qu’ils voient grâce aux caméras et micros disséminés au coeur de l’orchestre. On découvre ainsi comment ils parviennent à faire collectif. C’est magnifique, et cela donne envie de les écouter à l’infini. Le film rend aussi hommage à ces musiciens, qui derrière le collectif ont des histoires personnelles parfois bouleversante.
JoelleFaure3
JoelleFaure3

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
Extraordinaire de voir ces chefs d’orchestres si différents dans leur gestuelle, dans leur rapport aux musiciens, mais tous des magiciens de la musique. Et en parallèle une approche humaine des difficultés dans les rapports humains…. Formidable documentaire.
Michel51
Michel51

7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mai 2026
Ennuyeux, poussif, prétentieux, inintéressant, un vrai gâchis à partir d'une idée pourtant alléchante...Dommage !
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2026
Un film passionnant qui nous raconte la complexité de s’accorder entre musiciens aux diverses personnalités et nationalités. À la tête de l’orchestre, le chef Klaus Mäkelä nous emporte littéralement dans sa direction, donnant magnifiquement de sa personne. Ce document est absolument éblouissant et restera inoubliable.
P Labarthe
P Labarthe

6 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2026
immersion dans l'orchestre philharmonique de Paris, comme au sein de la matière musicale et humaine
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2026
Attention Chef d'œuvre !!! Il y a des films qu'on ressent avant de les comprendre. *Nous l'orchestre* de Philippe Béziat est de ceux-là. Dès les premières images, quelque chose se passe qui n'a rien à voir avec le documentaire musical classique : on n'est pas en train de regarder un orchestre, on est dedans. Physiquement. La différence est immense.

Un dispositif au service de l'essentiel

Le pari technique était vertigineux. Comment filmer 120 musiciens sans tomber dans l'inventaire illustré ou la carte postale culturelle ? Béziat a choisi la densité plutôt que la distance. Des dizaines de micros, des caméras glissées entre les pupitres, une captation du son travaillée comme une partition à part entière. Le résultat est stupéfiant : on entend la musique comme on ne l'a jamais entendue au cinéma, depuis l'intérieur de sa propre fabrique. Chaque instrument existe séparément avant de disparaître dans le collectif. C'est exactement ce que le film raconte.

La forme est déjà le fond

Ce qui distingue véritablement Béziat des documentaristes ordinaires, c'est qu'il n'a pas écrit un film sur un orchestre — il a construit un film comme un orchestre. La chronologie est volontairement floue, les séquences s'enchaînent par logique musicale plutôt que narrative : une montée en puissance, un souffle suspendu, un solo inattendu, une déflagration finale. Le montage ne raconte pas la musique, il en adopte le rythme et la respiration. Cette cohérence formelle est rare, et elle est émouvante.

Klaus Mäkelä, une présence sans portrait

Le jeune chef finlandais est partout dans le film, et pourtant le réalisateur réussit le tour de force de ne jamais en faire le sujet. On le voit diriger avec une intensité presque animale, transpirer, sourire, exiger — mais la caméra ne s'attarde pas, ne psychologise pas, ne commente pas. Cette retenue est une décision artistique majeure. Elle libère de l'espace pour ce qui compte vraiment : les 119 autres.

Des visages, des vies, des gestes

C'est là que le film touche juste, profondément. En prenant le temps de s'arrêter sur un altiste, une contrebassiste, un timbalier, Béziat révèle ce que l'on ne voit jamais depuis un fauteuil de salle de concert : la tension entre l'individu et le collectif, entre l'ego du virtuose et la discipline du membre. Un premier alto le formule simplement : on n'est pas obligés d'être amis, mais on doit être un peu plus que collègues. Cette phrase, anodine en apparence, résume toute la beauté du projet.

Un documentaire qui dépasse la musique

On quitte la salle avec quelque chose d'indéfinissable — cette émotion particulière qui naît quand l'art dit mieux que les mots ce que c'est que de vivre ensemble, de subordonner son talent à quelque chose de plus grand que soi. Le Grand Prix au FIPADOC 2026 ne surprend pas. Ce film méritait une récompense. Il mérite surtout d'être vu.
Muriel M
Muriel M

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2026
J’ai adoré ! Un documentaire magnifique, porté par un Klaus Mäkelä habité et la sensibilité d’Herbert Blomstedt, incroyable à 97 ans, et bien évidemment l’ensemble des musiciens. Un film touchant, émouvant, poétique et profondément humain.
Helene Tourbine
Helene Tourbine

25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2026
Auteur de plusieurs films sur et autour de la musique classique, de la danse et de l’opéra (dont le très très beau Indes Galantes où il suivait le travail du metteur en scène Clément Cogitore et de la chorégraphe Bintou Dembélé), Philippe Béziat réussit à s’éloigner de l’image convenue (et pour tout dire bourgeoise) de ce milieu pour en capter les aspérités et tensions propres à tout microcosme humain.
« On a des collègues pour 40 ans. C’est comme un mariage forcé » entend-on par exemple dans les entretiens avec les musicien·ne·s de l’Orchestre philarmonique de Paris, qui n’évitent aucun des sujets qui fâchent : le deuil d’une carrière solo pour se fondre dans le collectif, les amitiés et inimitiés fossilisées par le temps, le sentiment d’étouffer… Mais aussi la nécessaire confiance et solidarité pour faire émerger l’harmonie de ce qui – perçu depuis la scène – n’est qu’un chaos sonore – tel le vol des étourneaux coordonné à la perfection.
L’orchestre est aussi le lieu de rencontre d’exils (la guerre en Arménie) et de déplacements surprenants (ce jeune rocker passé au violoncelle après une « révélation » lors d’un concert auquel il assistait).
Mais la qualité d’écoute de Philippe Béziat se double aussi de choix formels inattendus, comme, dès les premières minutes, ce très beau générique parlé ou les entretiens muets et retranscrits à l’écran.
Un documentaire tout sauf convenu, intelligent et stimulant.
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2026
Très bon documentaire
Évidemment la musique y est extraordinaire
On découvre un univers qu’on ne soupçonnait pas :
La vie professionnelle des musiciens d’un orchestre prestigieux et surtout la vie entre eux
Les images sur la Philarmonie de Paris sont magnifiques
Un moment magique hors sol avec l’humain au centre de l’excellence
Alain P.
Alain P.

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mai 2026
Je partage entièrement les propos de la personne qui a mis zéro à ce film prétentieux sans que ni tête qui fait fi de toute pédagogie en enchaînant des morceaux non identifiés avec parfois un vénérable chef non nommé .Quelques commentaires quasi illisibles passés en éclair sont censés nous donner les avis de certains entendre aurait été aux plans répétés sur l'extérieur de La Philarmonie , ses portes battantes, le périphérique, les voyages en train ou en bus des musiciens.........J'en passe et des meilleurs
Ils sont consternants.
Fellini naguère avec Prova d'orchestra avait bien rempli son rôle de ce très mauvais moment de cinéma attire de nouveaux auditeurs à la Musique "Classique" alors
e la nave Va
Alain Pasticier Tours
Marc
Marc

11 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2026
Un délice de musique classique contemporaine (que, j'avoue, je connais assez mal, n'y étant pas attiré "automatiquement" contrairement aux romantiques, classiques ou baroques). Des images superbes, une variété de chefs d'orchestre d'âges et de provenance très diverses. De très beaux portraits de musiciens d'orchestre avec leurs états d'âme, leurs aspirations et leurs ... désillusions. La merveilleuse précision retenue des 97 ans d'Herbert Blomstedt dirigeant la huitième symphonie d’Anton Bruckner en bougeant à peine les doigts ... A déguster sans modération.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2026
"La liberté se trouve dans ce cadre. Sans ce cadre, ce serait l'anarchie. Et si c'est l'anarchie, il n'y a plus d'unité."

Nous plongeant dans les coulisses de la Philharmonie de Paris, un documentaire mettant en son sein les musiciens, les histoires qui composent son orchestre, dans leur unité comme parfois leurs disparités. Ou comment arriver à faire cohabiter harmonie et singularités au sein d'un même groupe.
Le récit d'histoires personnelles, avec leurs rêves comme parfois avec leurs regrets, finissant par se fondre dans un ensemble qui va au-delà d'eux.

Une œuvre immersive où la parole de chacun devient musique, cet art à la puissance évocatrice et communicative (mention spéciale pour moi à la séquence de «L'Oiseau de Feu», l'un de mes morceaux de musique classique favoris), où chacun doit essayer de trouver sa place.
Parce que sans chacun d'eux, la musique ne pourrait pas résonner. Parce que la musique a besoin de l'humain pour exister.

Une belle ode sensorielle au collectif et à la passion partagée, se vivant comme un moment suspendu, presque un peu trop court quand le générique de fin s'amorce.

Un documentaire, humain et musical, à découvrir. 7,5/10.
Serge Gascon
Serge Gascon

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2026
Je suis allé voir ce film car les critiques étaient bonnes et le sujet m’intéresse puisque je suis également musicien. L’orchestre, les chefs d’orchestre et la prise de son sont excellents. Les témoignages des musiciens de l’orchestre sur la difficulté de cohabiter sont intéressants car ils évoquent les mêmes problèmes que dans n’importe quel métier, cela permet de relativiser et de se dire que même s’ils exercent un métier artistique les problèmes humains sont communs à tous les métiers. À mon sens, le film aurait pu être une réelle réussite s’il avait été un minimum didactique. Exemple vous entendez une œuvre mais vous n’avez pas le titre. Vous l’aurez au générique de fin. A plusieurs reprises vous voyez un musicien parler mais il n’y a pas de son on aura ensuite un texte écrit à l’écran. Il y a 1, passage où le manque de son est tellement long qu’il y a un spectateur de la salle de cinéma qui s’est levé pour aller avertir le projectionniste. Mais c’est prévu dans le film ça ne sert à rien mais c’est comme ça. Il y a plusieurs musiciens qui vous expliquent leur position dans l’orchestre, mais vous n’avez pas de vue d'ensemble. On vous pré musicien qui mets des hanches de cor anglais à tremper mais là encore aucune information. Par moment., il y a des plans sur le périph parisien qui est bien sûr à côté de la salle, mais là encore ça n’apporte rien. Il aurait été aussi intéressant de voir le travail individuel des musiciens avant les répétitions. Un moment donné on assiste au recrutement d’un violoniste mais on le devine car il n’y a aucune info nous l’indiquant. Il y a une répétition avec un chef d’orchestre qui a 97 ans, mais on ne sait pas qui c’est. Bref si vous connaissez déjà tout d’un orchestre philharmonique, et vous connaissez très bien le répertoire de la musique du XXe siècle, alors vous serez à l’aise pour suivre, mais du coup vous n’apprendrez pas grand-chose.
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