Nous l'Orchestre
Note moyenne
4,1
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98 critiques spectateurs

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Jean-FC.
Jean-FC.

13 abonnés 31 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 avril 2026
Décevant pour une idée originale et prometteuse
Mise en scène et montage catastrophiques, textes trop petits et illisibles , nom des artistes, des chefs d’orchestre et des œuvres cachés et seulement révélés au générique de fin, séquences du périphérique parisien inutiles, passages muets…. du grand n’importe quoi qui se veut génial et qui n’est que médiocrité prétentieuse.
Dommage pour la musique classique, boudée de plus en plus du public et qui n’a pas besoin d’un aussi mauvais témoignage
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Philippe Béziat (qui avait réalisé avec talent le making-of des "Indes galantes" de Clément Cogitore à Bastille) a posé ses caméras et ses micros au cœur de l’orchestre philarmonique de Paris. Son objectif : nous placer au centre de l’orchestre et nous faire entendre un concert depuis le siège du bassoniste ou du premier violon, comme nous ne l’avons jamais entendu. Nous placer au cœur de l’orchestre a aussi un sens métaphorique : il s’agit de nous placer à l’intérieur d’une collectivité et de nous montrer comment elle réussit, malgré les divisions qui la menacent, à faire corps.

L’opéra, entendu comme le lieu de production d’un opéra, d’un concert ou d’un ballet, est un lieu éminemment cinématographique, un concentré de talents qui réunit, l’espace d’une représentation et des répétitions qui la précèdent, des artistes surdoués et passionnés. Plusieurs documentaires lui ont déjà été consacrés : celui de Frederick Wiseman, "La Danse", celui plus récent du Suisse Jean-Stéphane Bron "L’Opéra". On pouvait se demander ce que celui de Philippe Béziat nous proposerait d’inédit.

Deux choses.

D’une part, grâce à des caméras et des micros d’une qualité sidérante, une immersion en plein cœur de l’orchestre. Il faut à tout prix aller voir ce documentaire dans une grande salle de cinéma confortable et bien sonorisée. Il faut absolument se placer au milieu pour profiter du son stéréophonique. Le résultat est incroyable. Il ravira ceux qui, comme moi, n’y connaissent rien à la musique et, je crois aussi, ceux qui en sont passionnés. Car il nous fait entendre des pièces d’ailleurs peu connues (Stravinsky, Bartok, Chostakovitch, Mahler, Rimsky-Korsakov…) comme on ne les a jamais entendues, depuis la fosse d’orchestre, avec d’étranges distorsions et même parfois à travers les bouchons d’oreille que les instrumentistes utilisent.

D’autre part, il nous fait réfléchir à ce qui constitue un orchestre. Au rôle qu’y joue son chef – le seul à ne pas émettre une seule note et qui pourtant incarne cette collectivité, dont on connaît le nom et qui reçoit tous les applaudissements. À la cohésion qui unit ses individualités. Le propos est parfois cocasse : comment jouer à côté d’un collègue qu’on déteste ? comment accepter de s’effacer, de gommer son individualité au profit de la collectivité ?
Au-delà de l’orchestre lui-même, le propos se veut métaphorique. Le titre en porte la trace. Il nous interpelle et interroge notre capacité collective à vivre ensemble.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

78 abonnés 104 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 avril 2026
J’aurais tellement aimé défendre ce documentaire, pour une fois que la musique classique est mise à l’honneur, mais non, c’est raté à cause d’un montage brouillon et insupportable. Un musicien parle, on ne l’entend pas, on croit à un problème de son, puis des bribes de phrases s’impriment sur l’écran, ah bon. D’autres musiciens, on les entend, pourquoi? On voit le hautboïste travailler mais sans le son, au profit d’une captation de concert… L’idée originale du doc est de placer des micros dans l’orchestre pour entendre ce que joue chaque musicien, c’est intelligent mais ça tourne au procédé. C’est trop demander de mettre les œuvres jouées et les chefs en incrustation, ou alors on est entre connaisseurs et on affiche son mépris pour les amateurs? On termine sur les dernières notes de la 8e de Mahler dirigée par Daniel Harding, c’est magnifique, on pense que c’est la fin, mais non, on revient à un concert déjà vu de Klaus Mäkelä, bien sûr, il fallait terminer avec le directeur musical de l’Orchestre de Paris, c’est le principal protagoniste du documentaire. Tout est frustrant et agaçant.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 69 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
Le film qui vous fait regretter de ne pas écouter davantage de musique symphonique. Jamais je n’ai aussi bien entendu la musique, la prise de son est incroyable et le montage brillant, original. Tous ces artistes sont admirables.
Fedex76
Fedex76

3 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2026
Offrez vous cette respiration, durant cette heure et demie de parenthèse musicale enchantée !
Du bien être assuré...
Xabi Mathieu
Xabi Mathieu

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2026
Très déçu... À part le mixage incroyable, le tout manque de cohérence. C'est dommage, on sent que le sujet pourrait être mieux traité.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2026
Un film de musique

Philippe Béziat est un documentariste, mais avant tout un fou de musique qui assouvi sa passion en filmant la Musique sous toutes ses formes. Il aime à nous montrer les coulisses ou, plus exactement comment on « fabrique » la musique, ses coulisses, son travail, ses aspects humains, bref tout ce qui se passe avant que le spectateur ne s’asseye dans la salle pour le moment magique du concert ou de la représentation. Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä. Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience des musiciens, de leurs émotions, de la beauté. 90 minutes d’une véritable expérience sensorielle pour le spectateur qui a l’impression de ressentir la musique d’une manière particulière, sans doute pour la 1ère fois. A contrecourant des injonctions intimidantes vis à vis de la « grande » musique, Philippe Béziat, passeur hors-pairs, propose un documentaire rassembleur et inclusif. Œuvre subtile et sertie de musique, qui nous place au plus près des femmes et des hommes qui la créent, faisant de nous les témoins privilégiés et émus à la fois de leurs parcours, de leur ressentis, mais aussi d’un processus de création ensorcelant. Une pépite.
Ce film marque un tournant dans la filmographie de Philippe Béziat. En effet, jusqu’à présent, la plupart de ses films étaient construits autour d’opéras, à l’image de Pelleas et Melisande, Le Chant des Aveugles (2009), Traviata et nous (2012) ou encore Indes Galantes (2020). Ici, les choses étaient différentes puisqu’il a fallu que Philippe Béziat s’aventure ailleurs, avec le matériau davantage abstrait de la symphonie et de la polyphonie orchestrale, qui ne raconte pas de livret, ni d’histoire. Il fallait essayer, selon ses propres mots, de faire une sorte de documentaire-symphonie. Avec Nous l’orchestre, le cinéaste a totalement repensé la notion de musique de film, qui est généralement fabriquée après le film, de manière à soutenir un discours, un scénario, une dramaturgie, pour l’accompagner et l’illustrer. Le réalisateur, lui, a fait totalement autrement puisque c’est la musique qui intervient en premier. En effet, dans son travail, la dramaturgie de base est celle du discours musical. À la place d’une musique de film, le cinéaste parle d’un film de musique. Pour ce faire, la Philharmonie de Paris, - coproductrice du documentaire -, a mis des moyens considérables à leur disposition. Par exemple, à chaque prise du tournage, 90 micros étaient ouverts sur le plateau. De plus, on a mis en place un dispositif de réécoute avec chacun des personnages de son film. Le réalisateur faisait un prémontage de ce qu’il avait enregistré pendant les répétitions puis l’interview avec les protagonistes se faisait entre les deux concerts. Tout se faisait à chaud. Les personnes interviewées pouvaient écouter et donc se transformer ce qui n’est pas forcément le cas lorsqu’ils sont en concert où ils sont accaparés par les partitions qu’ils doivent jouer. Quelques exemples, pour prouver que tout est nouveau dans la manière de montrer et de faire comprendre et… entendre, le travail d’un orchestre. Ce n’est pas pour rien si ce formidable docu a reçu le Grand Prix Documentaire Musical à Biarritz, Ouvrez vos yeux et vos oreille et dégustez.
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