Vu au Festival du film français d'Angoulême en août 24. Excellent moment de cinéma avec un scénario au cordeau, des comédiens tous excellents! L'histoire est simple et complexe à la fois, mêle les destins de vie de personnages tous attachants et parfaitement justes! On est émus par les blessures des personnages et cela doit nous faire réfléchir à la nécessité de se montrer bienveillants avec ceux que la vie a fracassés. Baya Kasmi nous prouve à chaque réalisation qu'elle fait partie des meilleures réalisatrices du moment
Il arrive que les noms des acteurs présents dans la distribution en disent déjà beaucoup sur la tonalité du long-métrage dans lequel ils apparaissent, presque autant que celui du ou de la cinéaste, qui les a dirigés. Dans le cas de Mikado, de Baya Kasmi, Félix Moati, Vimala Pons et Ramzy Bedia sont au générique. Faut-il attendre de la légèreté, de la poésie, de la fantaisie, voire même un brin de folie ? Pour sûr, et l'émotion sera aussi probablement au rendez-vous. Mikado raconte l'histoire d'une petite famille nomade, roulant en van, obligée de faire escale sur la route, pour un problème mécanique. L'occasion de faire une pause et, peut-être, de mettre à jour quelques frustrations ou malaise plus important. Mikado n'est pas le genre de film où il y a lieu de s'extasier sur la mise en scène ou sur l'originalité de son scénario. En revanche, l'ensemble de la distribution est au diapason d'un récit qui dispense, au fur et à mesure de sa progression, un air de gravité, dès lors que certains sujets y sont abordés. Avec pudeur, globalement, et avec des comédiens qui ne sont pas du genre à tirer la couverture à eux, les enfants y compris.
Ce film est d’une sensibilité rare, surprenant après un début qui semble aller dans une direction différente. Moati est juste comme l’ensemble des comédiens. Vraiment une découverte.