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2,5
Publiée le 5 août 2025
Mona est une mère célibataire qui a du mal à gérer tous les aspects de sa vie. Son fils Joël, qui est en situation de handicap, va être père, ce qui bouleverse la vie des futurs grands-parents... La relation mère-fils est au centre de l'histoire, mais "Mon inséparable" est surtout un portrait d'une femme qui est fragilisée par le poids des responsabilités. Laure Calamy, comme souvent, brille dans la peau de cette femme, mais l'histoire prend une étonnante distance avec l'élément déclencheur. Quand ils prennent la route, j'ai vu ça comme une fuite et c'est en partie le cas. À partir de là, on perd l'essence des débuts avec certains personnages qui disparaissent. C'est peut-être parce que j'attendais autre chose, mais en même temps, quand on construit tout un film autour de quelque chose qui n'est finalement qu'effleuré, c'est frustrant. Bref, c'est bien incarné, mais le film est sans plus.
Un rien déçu par ce film qui m’a laissé sur ma faim, même si tout est honorable et le scénario plutôt bien construit, j’ai ressenti un manque ou un inaboutissement dans la structure. Le tout reste à voir malgré ces bémols.
Laure Calamy incarne Mona, une trentenaire qui vit avec son grand fils Joël, qui est différent. La relation de celui ci avec Océane est révélée lorsqu’elle tombe enceinte, provoquant craintes et peur de Mona. Le film explore la difficile relation, pleine d’amour entre une mère et un enfant « en retard ». Scénario un peu léger, où tout semble reposer sur Laure Calamy. Attention à l’overdose.
Un thème difficile et d’actualité qui est traité bien sommairement, sans aborder la réalité et le temps long. A-S. BAILLY est restée sur la touche en nous présentant un scénario faible, sans substance, en mélangeant des situations décalées : spoiler: scènes érotiques, virée à Charleroi, égarement de Joël, plongeon dans l’eau, … qui ont ajouté des longueurs sans rien apporter au thème. BRAVO à L. CALAMY pour son énergie, sa juste prestation, ses prises de risque… et également à Charles PECCIA-GALLETTO et Julie FROGER. Je m’attendais à beaucoup mieux. Je me suis ennuyé devant cette lenteur, les silences pesants, ... et n’y trouvant aucun sens, aucune émotion. Décevant.
Un regard bienveillant et pudique sur le handicap mental, les difficultés pour les familles au quotidien. Focus sur une mère, magistralement interprétée par Laure Calamy, qui se bat seule pour permettre à son fils (Charles Peccia-Galletto, formidable) de vivre la vie la plus normale possible. Lorsqu'il tombe amoureux et qu'une grossesse s'annonce, l'inquiétude est à son comble...le jeune couple va-t-il pouvoir s'occuper d'un enfant ? Film qui aborde des sujets tabous de manière subtile et invite chacun à réfléchir sur la parentalité et ses exigences. Avoir sans hésiter.
Mona vit avec son fils trentenaire, Joël, qui est "en retard". Il travaille dans un établissement spécialisé et aime passionnément sa collègue Océane, elle aussi en situation de handicap. Alors que Mona ignore tout de cette relation, elle apprend qu’Océane est enceinte.
Posons tout de suite le plus gros problème du film : malgré tous les efforts de Charles Peccia Galletto, qui fait ce qu'il peut et qui est même parmi les pré-selectionnés à la nomination pour le César de la meilleure révélation masculine, l'on ne croit pas une seul seconde au handicap du fils, à cause de dialogues et de situations peu crédibles. Cela vient nécessairement avoir un impact sur l'ensemble du récit et sa portée émotionnelle.
Le scénario est également un peu trop faible pour maintenir l'intérêt du spectateur et les scènes s'enchaînent sans vraiment passionner.
Heureusement, Laure Calamy est comme toujours très convaincante dans ce nouveau rôle de mère courage, qui doit être sur tous les fronts et qui porte en elle de manière très convaincante cette colère, cette fatigue et ce sentiment d'injustice que tous les parents d'enfants en situation de handicap reconnaîtront et partageront. Néanmoins, après À plein temps et Une Femme du Monde, il ne faudrait pas que l'actrice s'enferme dans le même genre de personnage au cinéma.
Le point le plus intéressant du film est sans doute la relation entre la mère et le fils et la façon dont on perçoit, au fur et à mesure que le film avance, que la dépendance n'est pas du côté que l'on pourrait croire, et la difficulté de cette mère à lâcher prise finit par être touchante.
Mon Inséparable est donc un premier film sur l'amour filial et le handicap plein de bonnes intentions mais qui peine malgré tout à convaincre.
"mon inséparable" renouvelle le film sur le handicap avec un angle assez surprenant mais qui arrive à tenir la durée du film. Il est vrai que Laure Calamy nous fait du Laure Calamy mais elle le fait bien et elle incarne assez bien cette "mamma dolorosa" qui a force de s'occupe de son fils légèrement handicapé a fini par s'oublier et à l'étouffer . Le film finit sur une note positive si vous avez peur de voir un long métrage déprimant
Très beau premier long métrage, tout en finesse et subtilité. Vu en avant première au Poitiers Film Festival avec en fin de séance la rencontre de la réalisatrice et l'acteur principal, le sujet est très bien traité, avec une belle réalisation proche des corps et des émotions, et un casting exceptionnel
En général, un film, c'est une situation de départ et ce que la réalisatrice ou le réalisateur fait à partir de cette situation. Pour son premier film en tant que réalisatrice, Anne-Sophie Bailly a choisi de s'intéresser à une mère qui a plus ou moins sacrifié sa vie pour s'occuper d'un fils en situation de (léger) handicap mental et qui apprend que Joël, ce fils, va devenir père de l'enfant que son amie Océane, également en situation de (léger) handicap mental, porte en elle. La réalisatrice aurait pu choisir de s'intéresser avant tout à ce jeune couple, elle a choisi de s'intéresser presque exclusivement à Mona, cette mère, qui s'aperçoit que son fils est en train de lui échapper et qu'on sent totalement déboussolée par cette situation qu'elle n'avait pas du tout anticipée. Pourquoi pas ! Le film repose pour beaucoup sur les prestations de Laure Calamy, l'interprète de Mona, et de Charles Peccia-Galletto, l'interprète de Joël, qui souffre lui-même d'un handicap. Laure Calamy fait du Laure Calamy, ce qui, dans le contexte de ce film, s'avère parfois un peu "Too much". Finalement beaucoup plus sobre, Charles Peccia-Galletto, premier comédien en situation handicap à être nommé pour le César de la révélations masculine de l'année, s'avère finalement plus convaincant. Quant à la réalisation, elle n'est pas toujours parfaitement maitrisée par la jeune réalisatrice à qui, par contre, on se doit de reconnaitre le choix de son sujet, un sujet fort et innovant.
La grossesse n’est pas une maladie dit-on avec raison. Mais lorsqu’il s’agit de la grossesse d’une mère déficiente mentale et de son « petit ami », de même, au sein d’un ESAT (établissement ou services d’aide par le travail), c’est susceptible d’être un drame. Tel est donc à dessein référencé ce scénario. Cela dit, pour le spectateur ça restera un regard extérieur, sauf peut-être pour ceux davantage concernés via un proche par ce type de situation. Si cette grossesse (inattendue dans le milieu ? pas recommandée ?) est un élément central du scénario ce sont plutôt les affres quotidiennes de la mère (solo) en charge de son fils « différent » qui seront abordés.
Un film tout en retenue, pudeur et bienveillance. L 'interprétation de tous les acteurs est excellente. L histoire se focalise plus sur la mère que sur les futurs parents, mais cela ne gâche en rien la thématique du film.