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Hélène S.
9 abonnés
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4,0
Publiée le 19 janvier 2025
Un très beau film émouvant et juste que je recommande. Les actrices et acteurs sont formidables, notamment le duo principal, Laure Calamy et Charles Peccia-Galletto
La fabuleuse Laure Calamy sait tout faire. Cette fois , c’est à un véritable documentaire auquel on assiste. Cette femme forte qui vit une vie extraordinaire montre une formidable abnégation. Les deux jeunes acteurs sont confondants de naturel . Un très beau film.
Laure Calamy incarne Mona, une trentenaire qui vit avec son grand fils Joël, qui est différent. La relation de celui ci avec Océane est révélée lorsqu’elle tombe enceinte, provoquant craintes et peur de Mona. Le film explore la difficile relation, pleine d’amour entre une mère et un enfant « en retard ». Scénario un peu léger, où tout semble reposer sur Laure Calamy. Attention à l’overdose.
Film ultra émouvant. Divinement bien joué (on connaît déjà l’aire Calamy bien sûr mais ce jeune acteur est bluffant). J’apprécie voir à l’écran, comme ils font partie de la vie, des acteurs en situation de handicap. Bravo
Film d'une grande sensibilité avec une Laure Calamy une fois de plus éblouissante. C'est l'histoire d'une femme divorcée et de son fils de 30 ans handicapé. Celui-ci travaille dans un ASAD et y rencontrera une jeune femme handicapée comme lui. Elle se retrouvera enceinte et décidera d'un commun accord avec son compagnon de garder l'enfant. Ce film a pour grand mérite de nous montrer deux points de vue différents: celui de la mère qui a élevé son fils seule et qui continue à s'en occuper et celui du fils qui veut faire valoir son droit de décision.
Bonjour tout le monde, Ce film a été sélectionné pour la mostra de Venise de l' an dernier. Le jeune réalisatrice met en scène une problématique mentale avec tact et pudeur ! Les comédiens sont bien dirigés dans cette œuvre cinématographique au sujet rare et réellement humaniste ! Cordialement. Gérard Michel
Une histoire d’émancipations et de parentalité plus que de handicap.
Mona et son fils Joel, en situation de handicap (un retard mental me semble-t-il) partage tout. La mère organise tout pour eux deux, mais bien qu’elle semble heureuse de son « couple », un événement va lui rappeler que son fils n’est pas si dépendant.
Les « enfants » construisent leur propres mondes dans lesquels les parents ne sont pas forcément invités. Et au tour des parents de reprendre un peu plus de liberté.
La réalisatrice Anne-Sophie Bailly s’intéresse aux figures de mères, et celle incarnée par Laure Calamy est finement complexe. La comédienne transmet toujours la détresse et le tragique avec force. Malheureusement, je ne pense pas que couper systématiquement ces moments par du comique ait été nécessaire, le film en a été bien moins touchant. Charles Peccia-Galletto, interprète de Joel, est très convaincant pour son premier rôle dans un long métrage.
En revanche, je n’ai pas adhéré totalement au scénario ou à l’écriture de certains dialogues. Pourquoi ce périple soudain ? Les small-talks de remplissage m’ont paru artificiels.
L’introduction fréquente de la comédie pour clore les moments forts me cassait l’effet. Tenter de créer l’étonnement par des personnages (anti-)caricaturaux très bienveillants car, selon la scénariste, ces personnes là sont violentes, se ressent, et c’est balourd à mon gout.
Souvent en plans serrés et parfois usant de hors-champs, le cadre se concentre sur l’expérience de Mona. C'est finalement à elle que s'adresse la chanson d'Alice DeeJay « Penses-tu que tu t’en sortiras seule ? Parle-moi », citée à plusieurs reprises, et Mon Inséparable ne m’a pas vraiment parlé malgré des sujets touchants et de très belles interprétations.
Mona vit avec son fils trentenaire, Joël, qui est "en retard". Il travaille dans un établissement spécialisé et aime passionnément sa collègue Océane, elle aussi en situation de handicap. Alors que Mona ignore tout de cette relation, elle apprend qu’Océane est enceinte.
Posons tout de suite le plus gros problème du film : malgré tous les efforts de Charles Peccia Galletto, qui fait ce qu'il peut et qui est même parmi les pré-selectionnés à la nomination pour le César de la meilleure révélation masculine, l'on ne croit pas une seul seconde au handicap du fils, à cause de dialogues et de situations peu crédibles. Cela vient nécessairement avoir un impact sur l'ensemble du récit et sa portée émotionnelle.
Le scénario est également un peu trop faible pour maintenir l'intérêt du spectateur et les scènes s'enchaînent sans vraiment passionner.
Heureusement, Laure Calamy est comme toujours très convaincante dans ce nouveau rôle de mère courage, qui doit être sur tous les fronts et qui porte en elle de manière très convaincante cette colère, cette fatigue et ce sentiment d'injustice que tous les parents d'enfants en situation de handicap reconnaîtront et partageront. Néanmoins, après À plein temps et Une Femme du Monde, il ne faudrait pas que l'actrice s'enferme dans le même genre de personnage au cinéma.
Le point le plus intéressant du film est sans doute la relation entre la mère et le fils et la façon dont on perçoit, au fur et à mesure que le film avance, que la dépendance n'est pas du côté que l'on pourrait croire, et la difficulté de cette mère à lâcher prise finit par être touchante.
Mon Inséparable est donc un premier film sur l'amour filial et le handicap plein de bonnes intentions mais qui peine malgré tout à convaincre.
Mona (Laure Calamy) a tout sacrifié à l’éducation de son fils handicapé. Devenu adulte, employé dans une structure adaptée, Joël est tombé amoureux d’Océane, une jeune femme handicapée comme lui. Le couple entretient une liaison clandestine et attend bientôt un enfant. Sera-t-il capable de l’éduquer ? Quelle place aura Mona dans cette nouvelle vie ?
"Mon inséparable" pouvait légitimement inspirer deux réserves. 1. On peut se lasser de voir Laure Calamy interpréter encore, dans le jean moule-fesses qui ne la quitte pas, le même rôle de quadra débordée qu’elle a tenu dans la plupart de ses derniers films : "Iris et les hommes", "Les Cyclades", "À plein temps"… D’autant qu’elle est encore à l’affiche ces temps-ci dans un rôle très similaire d’ailleurs dans l’excellent "Un ours dans le Jura". 2. On a vu se multiplier les films sur le handicap au point qu’ils constituent désormais un genre à part entière : après "Intouchables" et "Hors normes", le succès-surprise de "Un p’tit truc en plus" laisse augurer la multiplication de films identiques jouant sur le même ressort.
"Mon inséparable" parvient remarquablement à éviter ce double écueil. 1. Quel que soit le degré de lassitude que peut inspirer l’omniprésence médiatique de Laure Calamy, l’honnêteté oblige à reconnaître qu’elle est une excellente actrice. Elle sait tout faire. Elle porte Mon inséparable à bout de bras. Elle y est de chaque plan. Totalement investie dans son rôle, elle le rend parfaitement crédible. Et, opinion totalement subjective, sa voix m’est irrésistible. 2. "Mon inséparable" ne se réduit pas à son thème : la sexualité des handicapés. La grossesse d’Océane et la question qu’elle pose (avortera ? avortera pas ?) aurait pu constituer le seul fil directeur du film. Mais la question est vite évacuée et le film prend une autre direction, guidée par une autre interrogation : comment le lien qu’on pensait indissoluble entre Mona et son fils évoluera-t-il ? Joël parviendra-t-il à s’assumer seul ? Mona, libérée de cette charge mais en même temps obligée de se sevrer de cette relation exclusive, saura-t-elle trouver un autre sens à sa vie ?
beau sujet et pourtant le film adopte l'angle le plus "banal" presque en se concentrant sur la charge de la mère .. on aurait gagné en justesse si le film elaborait plus sur son fils, son besoin d'Amour et d'émancipation. et Calamy va devoir faire un break parce que ça devient redondant les mères courage.
"Mon inséparable" est une tentative de drame autour d'une femme qui doit mener sa vie autour de l’éducation de son fils trentenaire atteint d’un handicap. Malgré des intentions louables, le film peine à réellement convaincre et à toucher autant qu’il le voudrait. Laure Calamy, bien que généreuse dans son interprétation, tombe parfois dans un jeu excessif, rendant certaines scènes plus artificielles qu’émouvantes.
Voilà un film innovant ou le handicap mental est traité avec toutes ses conséquences au niveau des parents. Comment vivre une vie normale pour les parents sans avoir le sentiment de laisser tomber ses enfants. Tout le mone a besoin d'elle : sa mère en maison de retraite, son mari avec lequel elle est séparé et qui a refait sa vie et son fils handicapé. Son fils découvre l'amour avec une jeune fille , elle aussi, handicapé. Comment peut elle réussir a vivre ? L'interprétation de ce film est très réussie. L'intrigue est bien construite.
J'ai eu du mal avec cette idée selon laquelle ce genre de problème a pour seul champ d'action le peuple d'en bas comme on dit vulgairement. Non, c’est un sujet universel qui mérite un éclairage plus sophistiqué avec des scènes au caractère universel. Les acteurs sont bons. La réalisation l'est moins...
Merci Anne Sophie pour ce film touchant , féministe et extrèmement riche. Il aborde de très nombreux thèmes. Juste un bémol: Pourquoi quasi tous (bcp) les hommes sont des connards contrairement aux femmes? :) Je recommande vivement. Régis.