Ella a tout pour elle. Cette star montante de la décoration d'intérieur est mariée à un homme aimant et attentionné. Mais ce bonheur, somme tout artificiel, est terni parce qu'elle ne veut pas d'enfant. Personne, ni sa famille surtout son père qui parle d'héritage matriarcal, ni ses amies qui la voient comme une paria, ni la société qui considère qu'une femme est faite pour faire des bébés, ne tolère ce refus, même si elle leur dit qu'elle est très heureuse comme ça, et se voit très vivre sans. La pression monte, elle culpabilise. On la persuade que comme toutes les femmes, elle a une horloge biologique, que la sienne doit être en panne. La réparer, l'obliger, pourquoi, ne respectent ils pas, tout simplement, son choix. Elle apprend l'existence d'un essai clinique où on lui explique qu'en fait ce n'est qu'un problème de fertilité. Il s'agirait d'un disfonctionnement hormonal qui pourrait être traité avec de nouvelles hormones de synthèse et une thérapie cogito-comportementale. A contre cœur, elle décide d'y participer. On lui prescrit un déséquilibre chimique et mental, dans cette établissement, isolé, trop calme, qui ressemble plus à un asile qu'à un centre de soins avec toute une part de mystère autour de ses pratiques pseudo-médicales. L'ambiance n'y est pas rassurante. Pourquoi faut-il que les problèmes de fertilité d'Ella passent par d'angoissantes hallucinations ? A sa sortie elle croit être en capacité d'enfanter, mais elles est prise d'une violente paranoïa, et d'effets secondaires traumatisants.
Elle ne serait qu'une horloge détraquée qui glisse lentement et sûrement vers la folie meurtrière à cause de ce traitement expérimental.
Ma note est 2,71 sur 5. Parce que le sujet est grave, profond, philosophique,
que de vouloir comprendre la mécanique psychique d'un être unique en son genre : Une femme
. Réalisé par une femme pourtant qui ne fait qu'effleurer un thème qui mérite beaucoup plus d'attention.