How to Have Sex
Note moyenne
3,2
1991 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

139 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
36 critiques
3
57 critiques
2
22 critiques
1
10 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2024
À première vue, on pourrait se dire que ce film, réalisé par Molly Manning Walker et sorti en salles fin 2023, a l'air du teen movie classique. Et c'est vrai qu'il en reprend, en tout cas au début les codes. On retrouve en effet un espèce de mélange entre "Projet X" et "Spring Breakers" où les fêtes étudiantes et la débauche sont avant tout mises en valeur. Car oui, nous suivons ici trois amies qui partent en vacances à la fin de leur année scolaire. L'une des trois est vierge et elle va tout faire pour coucher, avant tout car ses amies l'y encourage. Mais le film prend peu à peu à revers les codes du teen movie classique (comme le faisait déjà "Spring Breakers" finalement mais dans un autre délire) pour nous montrer finalement quelque-chose d'assez réaliste. On est en effet, encore une fois, plongés dans un monde de débauche et si cette même débauche paraissait cool dix ans plus tôt dans "Projet X", elle est ici assez dérangeante et atteint d'ailleurs son paroxysme dans l'espèce de jeu où deux mecs doivent bander devant une foule de gens (jeu qui avait d'ailleurs déjà été mis en avant dans je ne sais plus quel spin-off d'"American Pie"). Ici, voir tous ces adolescents boire à outrance et passer des nuits balances ne nous amuse plus, il nous font même presque pitié. Mais, sans pour autant être une simple toile der fond, ces fameuses fêtes étudiantes et cette déchéance ne sont pas le suejt princiupal. Non, en effet, comme le précise le titre d'ailleurs, nous suivons principalement Taz, la fameuse amie encore vierge, qui cherche à coucher, mais avant tout pousser par ses amies. Déjà, le film met en place une certaine pression sociale que l'on peut vivre à cet âge, surtout concernant les femmes qui sont vues comme des "filles faciles" si elles couchent trop ou alors des prudes si elles ne couchent pas assez. Bref, Taz tente alors de naviguer entre tout ça mais évidemment, sa première fois ne va pas se passer comme prévu. Et c'est là que le film devient vraiment intéressant car si nous avons en tête la représentation "classique" d'un viol, ici, le film joue plus sur les non-dits. C'est-à-dire que Taz n'a pas vraiment dit non mais son malaise et son mal-être à ce moment-là son bien perceptibles, son partenaire l'ignorant uniquement pour tirer son coup. Nous suivons alors Taz tenter d'ignorer le problème, de se voiler la face et d'essayer de s'amuser malgré tout. Ce qui rend alors le film d'autant plus intéressant car il est avant tout terriblement réaliste, à la fois dans la représentation de ce genre de rapports sexuels, donnant alors une autre vision beaucoup plus insidieuse ce que peut être un viol, mais également dans les relations entre les différents personnages. Concernant les acteurs, tous sont très bons mais on retiendra principalement Mia McKenna-Bruce qui parvient autant à faire transparaître la naïveté, la force et la folie et qui arrive surtout à rendre son personnage super attachant. "How to Have Sex" est donc un teen movier très intéressant qui sort des sentiers battus pour nous offrir quelque-chose de beaucoup plus profond.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2023
Pas spécialement engageant ce titre…mais il est vrai « Qu’à nous les petites anglaises » avait déjà été pris par Michel Lang à la fin des années 70…Le film de Molly Manning Walker dont c’est le premier …en tant que réalisatrice, a été récompensé au dernier festival de Cannes dans la catégorie « Un certain regard » censé mettre en perspective un cinéma plus original et audacieux que celui de la sélection officielle, et récompense des cinéastes encore inconnus ou peu connus.
Le thème n’a rien d’original… Pour célébrer la fin des cours et sans même connaitre leurs résultats à l’examen de fin d’année, trois lycéennes anglaises plutôt délurées, partent une semaine en Crète. Des premières vacances entre copines où l’on rêve de cuites stratosphériques, de danse jusqu’au bout de la nuit et surtout d’enchaîner les partenaires. La vie est bien faite car de jeunes Anglais qui partagent l’appartement d’à côté sont là pour les mêmes raisons…. On laisse les cerveaux au vestiaire, on se sape en fluo moulant, on s’éclate et on branche les garçons les plus proches et de même nationalité, c’est plus facile. Ces « petites filles modernes » s’envisagent naturellement comme devant plaire, échapper à la malédiction de la virginité, moyennant l’affichage plus cool et contemporain d’une sexualité libérée quitte à se laisser imposer tout, forcer à n’importe quoi…On sent que la jeune réalisatrice a puisé dans ses souvenirs personnels… Un volet que Tara a bien l’intention de satisfaire : elle tient absolument à perdre sa virginité avant de retourner en Grande-Bretagne. Avec quel genre d’homme, dans quelles conditions, elle n’y a pas vraiment réfléchi, il faut juste qu’elle « le fasse ». Est-ce par rapport à ses copines ? Est-ce du fait de la pression sociale liée au sexe qui s’exerce sur les adolescents(e)s ? Un peu des deux, sans doute ! Toujours est-il qu’elle va « le faire », mais dans des conditions qu’on pourra qualifier de sordides et qui seront loin de la satisfaire…avec de plus un garçon qui n’était celui auquel elle faisait les yeux doux…On s’approche de la fameuse zone grise du non consentement, un faux consentement où s’abime une jeune fille plutôt immature, très alcoolisée ce soir-là…pendant ce temps pour les copines, la fête n’a jamais cessée et elles sont toutes à interroger Tara « comment c’était, c’était pas super ?? » ??
J’avoue que cette ambiance de fiesta H24, d’alcoolisation permanente, de musique assourdissante, d’animateurs foireux…qui occupe les trois quarts d’un film heureusement assez court, m’a profondément agacé… Reste à savoir l’effet qu’il aura sur son cœur de cible, les adolescents et, plus précisément, les adolescentes…. Et si le message de la réalisatrice visant à dissuader les jeunes filles de suivre le modèle de Tara pour débuter dans la sexualité partagée sera passé…mais cela ne fait pas de « How to Have Sex » un film permettant d’éclairer avec justesse de jeunes spectateurs sur ce qu’est le consentement, sur ce qu’est le viol. En tout cas, ce film a plu au jury de la sélection d' Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes puisqu’il lui a attribué son Prix ! Plus qu’à moi !!!
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2023
How to have sex s'inscrit dans la lignée de Pleasure, Aftersun, De l'or pour les chiens. Honorable, il ne se montre pourtant pas à la hauteur de ses homologues. spoiler: Contrairement aux trois films cités, How to have sex est exactement conforme à sa bande-annonce, sans surprise véritable. Et le récit présente certains éléments de confusion et quelques miscastings qui nuisent à sa cohérence.Il faut de longues minutes pour saisir la meurtrissure de cette perte de virginité ratée dont souffre le personnage principal. On avait saisi son impatience à faire ce grand saut pendant ces vacances ; on saisit l'inconfort et le malaise du moment où cela se produit ; et ce télescopage entre l'attente et le malaise génère une déception et une frustration bien compréhensibles. On est révolté par le viol qu'elle subit en dernière partie du film. Un viol qui, un peu comme dans le film québecois Genèse, surgit subrepticement et furtivement de sorte que le violeur peut s'illusionner être innocent... Mais il est bien plus difficile de saisir pourquoi elle assimile ses deux expériences comme identiques, alors que tout dans la mise en scène et le déroulé des événements semble largement les distinguer. Un élément a dû m'échapper... À cela s'ajoute un casting pas totalement convaincant pour le garçon plus bienveillant. Certes il a bien des qualités pour jouer ce rôle, mais quelque chose manque dans son jeu ou peut-être plutôt dans le scénario pour faire vivre ce beau-parleur piètrement bodybuildé qui s'avère bien plus tendre et plus attentionné que son abject copain.
Reste que How to have sex est un film éminemment utile, profondément sincère et un beau moment de cinéma.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2024
L histoire d une première expérience. Des jeunes filles fêtent la fin des examens. Des excès certes mais au fond une histoire assez simple plutôt bien jouée. Ça passe … pas si mal pour une histoire très simple.
Baba S
Baba S

18 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2023
Les vacances entre potes, ça vous connaît ?
Avec How to have sex, Molly Manning Walker nous plonge dans l'intimité d'un groupe de trois jeunes lycéennes en vacances en Crète pour fêter la fin des cours. Alcool, soirées, drogues et sexe se confondent dans un édonisme exacerbé. Mais à quel prix ?
La vraie force de ce film réside dans son réalisme, d'une justesse et d'une précision confondantes. Les plans, le jeu d'acteur...Tout est disposé de manière à nous faire ressortir cette fièvre étourdissante. Face à la simplicité du récit, il est difficile de ne pas construire le miroir de notre propre existence : la pression sociale, le conformisme et le suivisme se heurtent parfaitement à notre manière d'appréhender le consentement et l'altérité, dans une ambivalence troublante. La BO, à la fois festive et assourdissante, renforce tous ces effets, à en avoir le vertige.
Seul désaccord profond : LA FIN !! Incohérence ou facilité scenaristique, elle aurait mérité d'être davantage travaillée pour donner à ce film ses véritables lettres de noblesse. Mis à part cela : d'une efficacité redoutable !
Patrick PIERROT
Patrick PIERROT

13 abonnés 106 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2024
C’est l’histoire de trois copines anglaises qui passent une semaine de vacances en Crête à la fin de leur scolarité secondaire et qui partagent leurs soirées avec leurs voisins de chambre qui se trouvent être trois jeunes fêtards anglais. Cet incroyable scénario s’étire sur une heure trente sans que l’évènement qui extrairait ce long métrage de la banalité ne survienne enfin. Peut-être que ce film peut présenter un intérêt pour quelques collégiens en mal de repères mais pour ma part, il y a malheureusement bien longtemps que j’ai perdu ma naïveté…
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2023
Sans jamais tomber dans les clichés, le film fait la démonstration de la façon dont le patriarcat et le capitalisme combinés donnent naissance à des viols, tout en créant une nécessaire réflexion face à l'absurdité de notre société qui se rue dans des pays exotiques dont elle ne voie pas la couleur pour "s'échapper de son quotidien". Un film qui montre la force de la sororité et les hésitations de l'adolescence.
Otto Graf
Otto Graf

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 novembre 2023
Une virée avec des brits torchés et rien d autre, le sujet est si peu exploré qu on en reste en mauvaise gueule de bois
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2023
Avec un tel titre, "How to Have Sex" aurait pu être une comédie légère sur la sexualité débridée d'une bande de jeunes en vacances comme dans les productions du début des années 2000, mais c'est en réalité un film important sur le consentement qui est totalement dans l'air du temps... Pourtant, ça commence un peu comme ça avec des soirées déjantées, de l'alcool à gogo et une envie de se lâcher, mais on comprend rapidement que Tara n'a pas grand-chose à voir avec les personnes avec qui elle passe ses journées. D'abord désinhibée et joyeuse, elle montre au fur et à mesure ses insécurités et sa fragilité comme si elle était redevenue une petite fille qu'elle est finalement toujours un peu... Au-delà du sujet central, Molly Manning Walker évoque également la pression des pairs et les amitiés toxiques. La réalisatrice et scénariste propose une histoire subtile, équilibrée et surtout nuancée avec des personnages secondaires importants comme Badger ou encore la fille plus âgée qui sans surprise décèle rapidement le désarroi dans le regard de Tara. C'est d'ailleurs à travers son regard et ses silences que Mia McKenna-Bruce, qui est fantastique, parvient à transmettre toutes ses émotions alors qu'elle parle très peu. Une révélation dans un bon premier long-métrage sur un récit de passage à l'âge aussi brutal que réaliste...
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2023
On me l’avait recommandé et j’avais deux heures à perdre, même si la sujet ne m’attirait pas à la base. Mais le cinéma anglais nous offre souvent de belles surprises. Dans ce premier film de la jeune britannique Molly Manning Walker, j’ai d’abord eu du mal à m’attacher aux personnages. Mais petit à petit celui du personnage principale commence à nous émouvoir et finit par emporter le morceau. La mise en scène est serrée et solide. Le scénario finement écrit même si de plus en plus dur au fil des minutes. Les jeunes actrices et acteurs sont tous formidables. On sort de la salle la gorge et le cœur serrés. Une histoire édifiante qui montre que malgré les avancées il y a en encore beaucoup de chemin à parcours. How to have sex est donc une surprise, plus triste et mélancolique que pleine d’humour, aussi intense qu’inattendue. Le coup de poing de cette fin d’année.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2023
Sous ses allures trash et démonstratives à la "Spring Breakers" qui avait choqué en 2013, "How to have sexe" est un long-métrage subtil sur la perte de la virginité. La compréhension du spectateur et des protagonistes qui entourent celui de Tara passe par les non-dits. Prix Un Certain Regard au dernier festival de Cannes, ce premier film pose un regard énergique mais jamais intrusif sur le désir et le consentement.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2023
Vous prenez Tara, Skye et Em, 3 adolescentes anglaises qui viennent de passer leurs examens marquant la fin de leur séjour au lycée et vous les balancez à Malia, sur la côte nord de la Crête, pour un séjour au cours duquel elles n’auront qu’un seul but, s’éclater, un séjour qui, impérativement, sera fait de soleil, de fête, d’alcool et de sexe. C’est ce qu’a fait la réalisatrice britannique Molly Manning Walker pour son premier long métrage. Le monde est bien fait : un logement proche de celui de nos 3 adolescentes est occupé par Badger, Paddy et Paige, 3 jeunes britanniques un peu plus âgés qu’elles. Voilà qui devrait faciliter les choses concernant le volet « sexe » de leurs vacances. Un volet que Tara a bien l’intention de satisfaire : elle tient absolument à perdre sa virginité avant de retourner en Grande-Bretagne. Avec quel genre d’homme, dans quelles conditions, elle n’y a pas vraiment réfléchi, il faut juste qu’elle « le fasse ». Est-ce par rapport à ses copines ? Est-ce du fait de la pression sociale liée au sexe qui s’exerce sur les adolescent(e)s ? Un peu des deux, sans doute ! Toujours est-il qu’elle va « le faire », mais dans des conditions qu’on pourra qualifier de sordide et qui seront loin de la satisfaire. La suite de cette critique est sur https://www.critique-film.fr/critique-express-how-to-have-sex/
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2024
Passons sur le fait que le film dispose de l'un des titres les plus gênants à taper dans un moteur de recherche... "How to Have Sex" se centre sur Tara, jeune fille sur le point de terminer le lycée. Elle débarque dans une station balnéaire grecque avec deux copines, où leur objectif sera de s'éclater non stop pendant plusieurs jours. Sauf que Tara est vierge, et que dans ce milieu hyper sexualisé, elle sent une forte pression à passer à l'acte...
Molly Manning Walker traite certes du sujet du consentement et du viol, mais surtout de la culture estudiantine, sans trop de jugement. Car il aurait été facile de critiquer ces quasi-adultes qui passent leur temps à enchaîner les beuveries et les discothèques, et ne pensent qu'à forniquer entre deux jeux vulgaires.
En fait, la réalisatrice se centre sur sa protagoniste, pleine de doutes, qui semble subir un rite de passage au lieu de vraiment s'amuser. Et dont le malaise va en s'agrandissant.
Le film est tout à fait à propos, et assez réaliste. J'ai croisé ce type de gros fêtards et de comportements dans mes années étudiantes. J'ai vécu au Royaume-Uni et croisé de jeunes filles avec cet état d'esprit (et ce genre de garde robe qui ne fait pas dans la subtilité).
Je souligne également la prestation des acteurs. Surtout Mia McKenna-Bruce et Shaun Thomas. Qui passent au départ respectivement initialement pour une potiche vulgos et un glandu bas du front. Mais qui vont rapidement révéler une personnalité plus fouillée, et des doutes & craintes au milieu d'un univers qui semble les écraser.
Un joli premier long-métrage pour Molly Manning Walker, sur un sujet tout à fait pertinent.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2024
Ça démarre comme un teen Movie et ça vire à l étude de société en nous montrant le spring break comme un rite de passage (ou même un bizutage) initiatique. La réalisatrice plutôt inspirée nous montre une jeunesse pressée, assoiffée de satisfaction rapide et de shoot d adrénaline mais dont les descentes vire au spleen voir pire. On sent des personnages assez paumés dans ce que le culte de l apparence et du paraître impose mais qui n a pas le temps (ou ne se le donne pas) de trouver ce qu ils veulent réellement. Une réalisatrice qui s intéresse réellement à ses personnages, les étoffe et ne les épargne pas; la sororité en prend un sacré coup au passage. S il donne par moment l impression d être trop artificiel à l image de ce qu il dépeint il reste un film intéressant car titubant dans des zones grises.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2024
De l’euphorie au désarroi, le récit malaisant et cruel mais hyper subtil des premiers émois sexuels d’une jeune ado sous pression, avec la part de consentement qui s'y cache derrière. 3,35
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse