How to Have Sex
Note moyenne
3,2
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139 critiques spectateurs

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9 critiques
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36 critiques
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jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 juillet 2024
Le gros problème de ce film réside dans le temps (trop long) qu'il prend à nous présenter de manière extrêmement caricaturale, ses trois personnages principaux féminins, qui hurlent, qui rient, qui boivent, qui fument et qui dorment. En un mot, insupportables. Ce qui peut largement décourager les spectateurs agacés, dont je fais partie, de se donner la peine d'atteindre la partie la plus intéressante du film, consacrée au malaise de son héroïne déflorée par conformisme. Et donc réduire à néant la portée de ce geste cinématographique pourtant bien intentionné et nécessaire.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2024
Ce film est une vraie pépite... enfin si on peut dire ça ! Et oui car en fait il est juste super choquant ! Il décrit avec crudité et réalisme les considérations & les fêtes de la jeunesse d'aujourd'hui et franchement ça fait peur ! Alcool, sexe, drogue, provocations... on a le droit à la totale dans ce film et honnêtement ça ne donne pas envie d'avoir des enfants ! Surtout des filles.. Et oui car ici on a le droit à tout : à la vulgarité des 3 amies, au manque de respect des garçons, au problème du consentement et ça fait froid dans le dos ! L'adolescence a toujours été une période ingrâte mais là quand même... c'est beaucoup, c'est beaucoup !
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2023
La première partie de “How to have sex” est trompeuse et pourra en faire capituler plus d’un... En effet, en dépit d’une manière de filmer très naturaliste voire conforme à tout un pan du cinéma indépendant américain actuel et passé qui ne colle pas forcément avec ce qui est montré, on se croirait dans un vulgaire teen-movie ou film de fête à l’américaine. En gros, trois filles viennent fêter la fin de leurs examens en Crête avec en tête l’idée de perdre leur virginité. On assiste donc à leur arrivée dans l’hôtel et à leurs beuveries (sacrément corsées) et leur rencontre avec une bande de garçons de la chambre voisine. Alcool par litres, musique assourdissante, vomi et tout ce qui s’en suit ne vont donc pas nous être épargnés. Pas forcément intéressant voire même plutôt déplaisant? En effet, mais Manning Walker se sert de cette première partie, qui s’avère tout de même très conforme aux us et coutumes d’une certaine jeunesse actuelle en perte de repères et qui aime se démolir, pour préparer un second acte bien plus cruel et complexe qu’il n’y parait. Un passage obligé, au final réaliste, qui permet donc de préparer intelligemment la suite en nous prenant à contrepied.

Car oui ce premier film de la cinéaste est une belle surprise qui s’est vue attribuer un Prix du Jury mérité dans la section Un Certain Regard cette année. Il eut donc été étonnant que « How to have sex » se résume à un banal film de jeunes qui font la fête à la « American Pie » ou « Projet X ». Car au détour d’une soirée quelque chose de trouble va se passer. Quelque chose qui va nous être montré petit à petit, par flashbacks, faisant basculer le film dans quelque chose de tout aussi inconfortable que le début mais pour d’autres raisons. Tara, l’une des jeunes filles, revient après les autres d’une nuit de beuverie avec un comportement distant. À partir de là, on entre dans le territoire intime et féminin avec beaucoup de finesse, de d’acuité et de profondeur. Et ce petit film très malin de nous réserver une charge bien plus fine et percutante sur le consentement que ce qu’on a l’habitude de voir actuellement. On nous montre adroitement que le viol peut avoir bien des facettes et que les zones grises et la perception de chacun peuvent avoir des conséquences troubles et terribles sur une jeune fille. Le plan sur la ville de Malia au petit matin sali par une nuit d’excès en tous genres est symboliquement puissant d’ailleurs à ce niveau. C’est l’une des petites touches visuelles qui rendent l’ambiance étrange et presque malaisante dans la seconde partie.

Une partie qui va donc s’attaquer par petites touches, signifiées par des regards, des petits gestes, des hésitations ou encore des évitements à nous montrer les conséquences d’un double acte sexuel pas vraiment consenti. Heureusement, « How to have sex » ne met pas tous les garçons dans le même panier, nuançant habilement son propos avec un personnage masculin droit et empathique. La jeune Mia McKenna-Bruce dans le rôle principal est étincelante et brille par sa justesse de jeu, que ce soit en jeune adolescente fêtarde et maligne qu’en victime taiseuse d’abus. On ressent le fait qu’elle soit perdue, qu’elle ne sache pas comment réagir ni se comporter après ce qui lui est arrivé. Les silences sont percutants dans ce film, plein de sens. C’est comme si le film nous faisait passer par les différents stades d’une fête, des débuts à s’ambiancer, aux folies de la nuit en passant par la gueule de bois du lendemain. Et cette œuvre pertinente et juste de se terminer par une séquence forte qui passe de l’émotion à l’espoir avec un message simple et important : ne jamais garder le silence lorsqu’on a vécu une telle expérience. Une réussite que ce petit film bien plus profond qu’il n'y parait de prime abord.

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Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2024
Je m'attendais à un film sur le sprint breaker un peu nul un peu racoleur pseudo érotique. Et en fait pas du tout c'est plutôt un film assez fin sur la légende de la première fois où les non-dits sont dit par les yeux par les attitudes et par les relations humaines. La photo est très belle la mise en scène très soignée et la jeune actrice est une vraie révélation ses sourires cachent de la mélancolie et ses yeux en disent bien plus que les paroles
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2024
Globalement le film est réussi, un teen movie qui, sous des airs de légèreté, montre combien les hommes en rute peuvent être les pires prédateurs que de jeunes femmes désireuses de découvrir les joies de ce qui fait la vie peuvent croiser.

Le film suggère la quasi totalité de son horreur, il ne conviendra donc pas à un public trop naïf à moins d'un second visionnage.
Sijosdir
Sijosdir

29 abonnés 111 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2024
Film léger et grave à la fois. Ça rend triste la naïveté de ces jeunes filles, le décalage entre leur envie de s'amuser et découvrir les joies du sexe et le réel beaucoup plus brutal, avec des jeunes hommes (pas tous) qui les utilisent littéralement et les soumettent à leurs désirs. L'actrice qui joue Taz crève l'écran.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2024
Immersif et graphique (magnifique retour matinal et zombiesque dans un petit ensemble vert au milieu d'une rue de Malia, cité balnéaire crétoise dédiée aux parties young adults, transformée en décor post-apocalyptique à la walking dead), sans jugement, si ce n'est de fissurer les façades de l'euphorie obligatoire et un peu surjouée. Nous passons cette semaine avec ces jeunes anglaises, nous pensons les comprendre un peu et sommes en empathie. Très belle réalisation
Sébastien B.
Sébastien B.

23 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2024
Molly Manning Walker est un nouveau nom à suivre dans le cinéma indépendant britannique et Mia Mc Kenna-Bruce débute par une performance d'actrice mémorable. Prix « Un certain Regard » à Cannes, le film commence par suivre les codes du Teen Movie en Spring Break (tout en les dépoussiérant) puis les sensations d'énergie débordante et d'excès en tout genre s'estompent pour laisser place à spoiler: une exploration de l'intime, de la solitude et de la perte de l'innocence
. Une proposition radicale, sans pathos esthétisant mais avec des questionnements importants sur la notion de spoiler: consentement
et des liens d'amitié. Le talent du duo réalisatrice/actrice ancre cette histoire dans les esprits durablement, comme ce plan, peut-être l'un des plus beaux de 2023, spoiler: où l'on voit l'héroïne esseulée arpenter au petit matin une rue d'une station balnéaire grecque jonchée de déchets, reliques plastiques de la nuit enfiévrée.
Pierre C.
Pierre C.

18 abonnés 147 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juillet 2024
La réponse à la question donnée n'est pas compliquée, ne refuse rien and you will have. Ce titre est terrible déjà, mettant le sexe en finalité en but ultime de ces minutes de cinéma. On pourrait croire pendant une seconde que c'est bien et qu'on va retrouver la sacralisation de l'acte sexuel, or il n'en est rien, le but est simplement d'en avoir le plus possible, et si la première fois est une mauvaise relation, c'est pas grave ce sera mieux la prochaine ! Malgré tout une belle retranscription de la jeunesse perdue du 21 ème siècle. Sans repère, mais avec alcool et soirées à gogo. Belles images. Mais nul.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2024
Paradoxe d’une virée entre amies à des fins sexuelles – un prix doit récompenser celle qui aura couché le plus de fois – qui mute en découverte de soi, de ses limites physiques et morales, et en réflexion sur le consentement, How to have sex représente une jeune génération perdue entre d’une part les diktats d’une époque, banalisant la nudité et l’accumulation des expériences, et d’autre part la nécessité d’une stabilité relationnelle et émotionnelle à un âge où, sortie de l’adolescence oblige, il faut prendre en charge son avenir, devenir une grande personne. La bande de filles est composée de façon schématique : la première (Skye) revendique son libertinage, la deuxième (Em) envisage de stabiliser une rencontre devenue relation sérieuse, la troisième (Tara) enfin oscille entre ces deux trajectoires sans jamais trouver sa voie ; ce mode de composition s’étend à l’écriture du film pour en faire une expérimentation de nature scientifique et anthropologique, où les soirées multiples à néons et décharges sonores constituent autant d’atmosphères à même de stimuler ou de perturber le métabolisme de Tara. Nul hasard si le regard porté sur la fête appartient à Tara, s’il évolue en fonction de son état d’esprit, s’il glisse du clipesque facile initial à l’asphyxie terminale en passant par des phases transitoires – à l’image de ce plan sur une rue déserte que la jeune femme traverse seule.
Cet angle naturaliste, au sens zolien du terme, offre au long métrage un intérêt certain, mais étouffe la spontanéité qu’exigeait pourtant ce cauchemar éveillé, à tel point que la temporalité d’ensemble délaisse le diurne, défini par le sommeil et l’attente, pour accumuler le nocturne et s’y complaire. Manque l’émotion, essentielle, qui exigeait de sonder le vide intérieur d’un personnage ravagé par la perte des repères ; à la place, la réalisatrice pense tout par le biais du spectacle et montre la détresse de Tara avec des effets qui l’écrasent.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2024
Le film est intéressant, bien filmé, mais atteint malheureusement ses limites. Le sujet du consentement est abordé hors du cadre du viol, dans le contexte plus fréquent de l'acte sexuel non-explicitement accepté par un des deux amants (souvent la femme) que seuls les silences du désir amoureux peuvent créer.
C'est un sujet pertinent, utile, filmé avec subtilité et intelligence. Mais Molly Manning Walker a voulu tirer deux ficelles à la fois et c'est là que l'on peut lui faire le reproche de ne pas aller assez loin. Sur la question du consentement, bien que le spectateur comprenne le problème du non-dit, la cause n'est pas explicitée car le personnage de Paddy n'est pas assez creusé, ce qui ne permet pas d'appréhender la différence de représentation de l'acte sexuel. On lui préfèrera "Les choses humaines" de Yvan Attal. Quant au sujet de la transformation d'une jeune-femme, de son passage de l'adolescence à l'âge adulte, là-aussi, il n'y a pas la force et la subtilité d'un "Mektoub my love" d'Abdellatif Kéchiche.
Un film très intéressant cependant.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2023
Un portrait assez réussie d'une génération, assez perdue dans un sens. Mia Mckenna-Bruce illumine le film. La réalisatrice retranscrit bien ce qui se passe à Malia, ville de Crête où il vaut mieux ne pas venir en famille. Ce n'est pas un grand film mais c'est un grand film sur le consentement.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2023
Prix " un certain regard" ( Cannes 2023) et soutenu par une partie de la critique, " How to have..." ne tient pourtant pas (à mes yeux du moins) ses promesses.

Le scénario est minimaliste ( trois jeunes anglaises partent passer une semaine dans un club de vacances situé en Grèce, dans le but de perdre leur virginité (sic), mais ce qu'elles rencontrent n'est -évidemment- pas à la hauteur de leurs espérances).

Au plan formel, la mise en scène manque cruellement de maîtrise. On a encore une fois affaire à une cinéaste qui propose un film presque entièrement composé de plans rapprochés, photographié essentiellement caméra à l'épaule.

Les amateurs d'ambiances alcoolisées, ou l'on hurle, de piscines bondées d'une foule qui vocifére en regardant des animations plutôt vulgaires, animées de conversations composées de phrases de cinq mots, se précipiteront pour voir le film.

On se prend pourtant à se laisser porter pour voir jusqu'où ces trois jeunes filles, ignorantes d'elles mêmes, mais aussi du sexe masculin, vont aller.

La dernière demi-heure est largement la plus accomplie dans ce " How to have sex" qui a le mérite de ne pas être trop long.

Sur la description d'une jeunesse acculturee et sans repère, Sofia Coppola avait beaucoup mieux réussi son " Bling Ring" ( pourtant injustement descendu par la critique).

On saluera le choix du casting, principale qualité de cet opus pas indispensable mais qui se suit il est vrai, sans ennui malgré les réserves exprimées plus haut.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2023
Après leur bac trois jeunes filles quittent l'Angleterre pour s'éclater à Heraklion le temps des vacances. L'une d'entre elle est encore vierge et aimerait bien que cela change. Le film s'inscrit dans un style très brut, très documentariste, la beuverie est aussi réaliste que la gueule de bois qui va avec, l'hédonisme de la jeunesse est bien là mais au final montré de manière assez convenue, tellement loin du chef-d'œuvre que représente pour moi Spring Breakers d'Harmony Korine. Et puis à sa dernière demi-heure le film bascule, la zone grise du consentement de la première fois devient rouge sang la seconde et la mélancolie et le crépusculaire engloutit tout. Et l'on se demande bien comment notre jeune héroïne pourra se construire après tout ça.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2024
Pour un premier film, je dois dire que c'est impressionnant ! La manière dont la réalisatrice traite ces sujets dans ce long métrage sont d'une maitrise excellente ! On arrive à rentrer dans l'intimité du personnage principale, où l'on ressentira ces émotions à sa place. C'est un film puissant émotionnellement tant qu'il est d'actualité.

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