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Pierre V
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3,5
Publiée le 8 décembre 2023
Au cœur d'une semaine de vacances entre jeunes adultes anglais comme on les imagine, on alterne entre dégoût et consternation. Et pourtant une sensibilité émerge entre ces jeunes finalement assez paumés. Magnifiquement filmé et monté ce film ne laisse pas indifférent
Un film dont l'intérêt principal est le message sur le consentement qu'il délivre. C'est louable mais il faut subir pour arriver à cette intention louable 1h30 de beaufitude glauque des ambiances Sprinbreak. Au bout du compte, on n'est pas dans du grand cinéma. Ça peut se regarder ou pas.
Une croûte prétentieuse qui pense décrire la jeunesse et ses travers mais se solde par une immondice vulgaire ou la femme n'est rien d'un objet. Sexualisées a l'excès, les filles sont à poil, mi prostituées mi princesses alcoolisées. Filmé avec désinvolture, écrit avec maladresse et après tout... Elle l'a bien cherché ! KARMA
Innocente jeunesse. Mais qui ne réfléchit pas trop quand même. En se saoulant pratiquement 24 heures sur 24, s'abandonnant des les boites de nuit, abrutie par la musique, l'alcool, le manque sommeil, des danses endiablées et des animations vulgaires, comment Tara a pu s'imaginer une seconde qu'elle trouverait en ces lieux une once de romantisme. Les vacances pseudo excitantes de ces demoiselles ne sont pas intéressantes. une note de 2.51 pour la virginité perdue sans élégance de la jeune Tara.
J'y suis allé à reculons, mais dès l'introduction cette pépite nous plonge dans l'ambiance des boites de nuits des stations balnéaires estivales et l'enfer de la pression sociale autour des relations. Bluffé par la musique, les acteurs, le réalisme, un très beau film !
Un prix un certain regard mérité pour le premier film de la réalisatrice qui arrive à nous transmettre de belles valeurs pendant tout le long de ce film dur à regarder
Ce film ne m'a pas du tout plu. Totalement incompressible qu'il ait été primé au Certain Regard. On voit de jeunes fêtardes boire, faire la fête et avoir du sexe tout ca avec une bande son horrible. A part ca, bah pas grand chose... A fuir !
Une parenthèse estivale qui promet la liberté mais révèle surtout des zones de trouble et de malaise. How to Have Sex observe ces instants fragiles avec une attention précise, sans jamais chercher l’effet ni la provocation.
Avant de voir le film, il faut accepter une œuvre qui refuse toute approche spectaculaire ou explicative de son sujet. Le récit progresse sans intrigue classique ni balises évidentes, en suivant de près les situations, les gestes et les tensions qui émergent au fil des interactions. La mise en scène privilégie une proximité constante avec ce qui se joue, plaçant le spectateur face à des émotions floues et inconfortables, sans jamais les surligner ni les commenter.
Ce parti pris s’inscrit dans le cadre d’un premier long métrage signé par Molly Manning Walker, attentive à la dimension sensorielle du cinéma. Le film adopte un naturalisme maîtrisé, proche des corps et des regards, sans emphase ni dramatisation appuyée. Le cadre des vacances, habituellement associé à l’insouciance et à la liberté, devient un espace ambigu où se croisent pression sociale, attentes implicites et confusion émotionnelle. Cette approche permet de faire ressentir des situations complexes sans les réduire à un discours démonstratif.
Le film aborde des thématiques centrales liées au passage à l’âge adulte. La dynamique de groupe, les normes genrées et les attentes sociales façonnent les comportements et brouillent les repères individuels. Le désir n’y apparaît jamais comme une évidence, mais comme un terrain instable, traversé par des injonctions parfois contradictoires. La question du consentement est traitée comme une expérience vécue, fragile, difficile à formuler dans un contexte saturé de codes, de regards et de silences.
Le message reste indirect. Le film n’impose ni jugement ni réponse définitive, mais observe comment certaines expériences laissent des traces confuses et durables. Il suggère que comprendre ce que l’on a vécu prend du temps, et que les récits collectifs autour de la sexualité laissent peu de place à l’ambivalence ou au doute. Cette retenue donne au film une portée qui dépasse le simple récit initiatique.
Mon ressenti a été globalement positif. J’ai été pris par le dispositif, qui rend crédible la dynamique de groupe et les rapports de force à l’œuvre. Le regard du film m’a semblé juste et honnête, sans moralisme ni effets appuyés, acceptant de laisser subsister des zones d’inconfort. J’ai apprécié la manière dont la question du consentement est abordée. En revanche, la fin m’a laissé plus réservé, sa résolution me paraissant trop simple au regard de la complexité émotionnelle installée auparavant.
Cette réserve rejoint certaines limites du film. La structure volontairement lâche peut donner l’impression d’un récit qui avance peu, et l’économie de dialogues renforce parfois une sensation de flottement. Ces choix, cohérents avec le projet, expliquent pourquoi le film peut frustrer autant qu’il marque.
How to Have Sex reste ainsi un premier film sensible et maîtrisé, dont la justesse du regard compense largement l’austérité formelle. Une œuvre discrète mais marquante, qui fait le choix de l’observation et de l’ambiguïté plutôt que de toute réponse facile.
Film traitant d'un sujet sensible (le viol, le consentement), l'histoire monte crescendo, et la realisatrice nous embarque dans les émotions de la jeune héroïne. À voir au moins une fois, et à montrer à la jeune génération
Alors que le film commence à être intéressant après de (beaucoup trop) longues scènes de fêtes, débauches, et qu'on s'intéresse au ressenti du personnage principal, c'est trop court, pas assez abouti, et la fin est vraiment cata, on dirait que c'est pas fini, ou que tout a été balayé en un claquement de doigt. Les personnages sont la plupart pathétiques, certains sont mêmes détestables sans avoir au final de rôle vraiment intéressant.
Un film en 2 temps qui se penche d'abord sur les joies et les folies de l'adolescence, et qui réveille justement de la nostalgie ou de la jalousie chez le spectateur, que l'on ai vécu ou non de telles péripéties plus jeune. Un second temps plus triste avec une caméra qui épouse le visage de Mia McKenna-Bruce pour peindre avec précision son traumatisme. Le spectateur peut s'étonner que personne ne voie ou ne saisisse le mal de Tara. Badger, qui semble être le queutard de ce film au premier abord, se révèle être le seul à comprendre. Gemma est une "meilleure amie" absente et jalouse, qui se voile la face, et qui ne lui veut, au fond, que du mal. Une révélation finale juste, Tara qui cherche à sauver les apparences mais le spectateur ne se fait pas tromper par le visage d'Em, qui comprend l'impact que cela a eu et aura sur son amie.
Primé notamment par le prix Un Certain Regard, ce film cache bien son jeu. Ses premières scènes font craindre l' overdose avec des personnages d'étudiantes hystériques, gueulardes, insupportables et superficielles. Le spectateur espère qu'un virage va vite changer la donne pour calmer tout ça, sans quoi, il quittera la salle vite fait...Losqu'il arrive, l'atmosphère devient tout autre. Le Rimmel coule sur les joues, les faux cils et les paillettes se décollent, les tenues très légères deviennent encombrantes, Le drame psychologique sur le consentement nous saisit. La suite nous bouleverse, l'interprétation nous parait alors au sommet pour ne plus redescendre et l'on prend conscience que l'on assiste à un grand film marquant.
How to have Sex est une véritable bombe, sa première partie est comme le sujet traité. Elle se veut séduisante et parfaite et on se laisse facilement prendre dans cette euphorie.
Mia McKenna-Bruce vient crever l'écran et met parfaitement en lumière ce sujet ''tabou'' qu'est la virginité.
La deuxième moitié elle, se veut bien plus sombre et pointe du doigt cette jeunesse perdue, prête à tout pour s'intégrer.
Un visionnage glaçant mais nécessaire quant au consentement, il faut sensibiliser le plus de monde possible à ce sujet et le film tient parfaitement son rôle.