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Anneclaire
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5,0
Publiée le 20 novembre 2023
Toutes les jeunes filles devraient voir ce film. L'insouciance d'une jeunesse joyeuse peut se transformer en trauma si on n'a pas les codes pour repérer un prédateur.
Mise en scène sublime, intelligente et subtile, récit passionnant, important, engagé, tout en finesse et actrices parfaites. Une œuvre d'une pertinence et d'une beauté merveilleuses.
Pour un premier long métrage, c'est vraiment très bon. Un sujet fort, bouleversant, écœurant , poussé par une actrice très convaincante pour qui on s'attache et on se prend d'affection tout au long du film. Sur le papier le scénario est plutôt léger mais la réalisation est soignée et tout est bien amené, on ne peut rester insensible , une vraie réussite qui fera réfléchir le public visé.
Ce film est une pépite et contrairement à ce que disent les critiques , le thème n'est pas le consentement et je me demande bien d'ou vient cette idée des critiques qui visiblement n'ont pas compris la subtilité de ce film sensible véritable portrait d'une partie de la jeunesse! et n'ont pas écouté les dialogues .....Le thème du film est la première fois pour une jeune fille , coucher pour la première fois! J'ai 63 ans et ce film m'a fait remonter des souvenirs d'adolescente,de conversation avec les copines , rien n'a changé! Et pour la première fois j'ai vu un groupe de jeunes dans la salle en semaine en plein après midi! L'un d'eux m'a dit ( une jeune fille d'ailleurs) c'est une histoire de vécu c'est sur! Allez voir ce film pour un premier film c'est une vraie réussite .
How to have sex commence comme un teen movie presque classique à base de fêtes alcoolisés qui rappelle un peu le spring breakers d'harmony Korine sans en avoir la démesure subversive. Le film prend en effet rapidement un virage des plus convenus. Injonctions à la sexualité, réflexions sur le rapport au corps et à l'hypersexualisation des adolescentes, le film soulève des problématiques intéressantes mais reste, dans son traitement assez convenu, comme si la réalisatrice n'osait pas brasser pleinement la complexité de son sujet préférant une approche post me too de la sexualité. Si la fin du film est parfaitement ratée et que les personnages secondaires féminins sont assez stéréotypés, le film regorge de scènes fascinantes que l'on songe aux errances mélancolique de son héroïnes dans des rues en pagaille ou aux fêtes orgiaques où la jeune fille s'oublie. Il y a de la poésie et de la sensibilité dans ses scènes comme hors du temps où se jouent des considérations existentielles plus générales. Un film fragile certes, et convenu dans son déroulement, mais qui a le mérite d'interroger nos représentations du corps et de la sexualité.
Cinématographiquement, c'est un film bien jouer et aéré ces acteurs et actrices nous racontent simplement une histoire ,une vie ,mais ce qui est passionnant c'est la véracité de ce moment de vie d'une bande de jeunes en vacances.cette histoire simple est en fait absolument atroce et d'autant plus que de ma génération à celle d'aujourd'hui ça n'a pas évolue, une histoire "normale"et cela affreusement et malheureusement banal , un film qui ce regarde tout seul et sans concession sur une société très pauvre dans tous les sens de ce terme
Film primé à Cannes, donc attendu avec impatience. Mais tout ça pour ça ? C'est globalement décevant. On retiendra la belle performance de l'actrice principale. Mais que dégage le film ? Pas grand chose. L'agression sexuelle est mal traitée car banalisée.
Lauréat du prix Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, How to have sex est un film très attendu en cette fin d'année, mais le bilan est plutôt mitigé.
L'on retiendra principalement l'interprétation de l'actrice principale que l'on sent petit à petit sombrer et s'enfermer dans une solitude étouffée par le brouhaha de cette fête en continu, au milieu de 'spring breakers' plus concentrés à boire et à vomir qu'à se préoccuper de ce qui lui arrive.
Le reste laisse plutôt de marbre. La réalisatrice ne ne semble jamais le bon angle ni la bonne distance pour dépeindre cette jeunesse avec acuité. Souvent, le film manque d'intention. L'on ne sait pas, par exemple, si cela est volontaire ou non que les trois jeunes filles apparaissent à ce point agaçantes sur les premières scènes du film. En choisissant une approche quasi documentaire et en veillant en permanence à ce qu'aucune leçon ne soit donnée ou qu'aucun jugement ne soit porté, le film ne délivre pas de message assez clair et laisse un peu le spectateur sur le côté de la route.
Une oeuvre néanmoins nécessaire et au message salutaire lorsqu'il s'agit de tirer la sonnette d'alarme sur le rapport qu'entretient la jeunesse à la sexualité, notamment à cause de représentations qui se construisent à partir de la pornographie, et de s'interroger de manière assez subtile et différente de ce que l'on voit d'habitude sur la notion de consentement.
Fin du lycée, examens passés, début de l'été ; trois bonnes amies s'offrent des vacances avec pour seul but de s'éclater et perdre leur virginité. Ça sonne comme bien des comédies grasses, sauf que Molly Manning Walker n'a aucune intention d'aller sur ce terrain-là. D'accord, la réalisatrice convie son spectateur à une semaine de biture ininterrompue, avec soirées alcoolisées et hormones en tout sens, mais le regard se tourne non vers la fête mais sur les fêtardes, en particulier une : Tara.
La réalisatrice ne s'improvise pas membre de la brigades des mœurs, juste l'observatrice d'un passage à l'acte contrarié par la réalisation progressive d'une génération matraquée d'injonctions. En 88 minutes, on a le temps d'en voir des scènes de bringues, mais l'euphorie est vite rattrapée par une sensation d'inconfort. À travers Tara, on prend conscience d'une mécanique pernicieuse. Elle débute par cette pression à "le faire". Puis le choix des tenues aguicheuses. Les garçons aux attitudes entreprenantes. Arrivent les jeux à boire, avec son lot de défis tournant invariablement la femme en machine à fantasmes. Des "normes" qui prendront une dimension encore plus nauséabondes quand la thématique du consentement.
Là, How to Have Sex achève sa mue vers le drame et dépeint avec un réalisme sidérant la culture du viol. L'objet n'est pas de brocarder une gent au profit d'une autre ou de se lancer dans un discours. La mise en scène, l'écriture ainsi que les improvisations des interprètes suffisent. Elles colorent petit à petit tous les personnages y compris lors des séquences sans parole. Tara mais aussi Badger, Skye et Paddy. En cours de route, certains vont vers des tons plus doux tandis que d'autres se couvrent, parfois beaucoup. Aucun ne laissera indifférent, ce qui n'est déjà pas évident en particulier dans une durée aussi courte. Et donne encore plus envie d'applaudir les actrices et acteurs pour leurs subtiles performances.
Trois amies partent faire la fête en Grèce après avoir passé leur baccalauréat. L'objectif clairement affiché du voyage : picoler et danser jusqu'au petit matin, mais surtout trouver un homme pour dépuceler la jeune Tara. Elles font la rencontre d'un groupe d'amis desquels elles vont rapidement devenir proches, jusqu'à ce que Tara fasse un choix. En salle le 15 novembre.
spoiler: How to have sex est une triste peinture d'une certaine jeunesse, consommatrice jusqu'à l'épuisement d'alcool, de drogues et de danse. La réalisatrice a un regard acide sur ses personnages qu'elle semble presque tous détester, à l'exception de Tara et Em. Le traitement du viol n'a rien de spectaculaire et montre le côté insidieux que peut prendre le non-consentement : ici, un premier oui à demi-mot ouvre une emprise de Paddy qui aboutit sur un viol, certains personnages se doutent mais ne disent rien, d'autres totalement autocentrés ne voient rien. Intéressant mais ambiance festive angoissante pour moi .
Le film débute comme un teen movie ou fiesta et orgie se mêle à la façon de la première partie du film "Spring Breakers" (2013). Soit une fête façon Ibiza ou Cancùn no limit du début à la fin. La première demi-heure devient même insupportable avec trois nanas en roue libre, s'habillant la plupart du temps comme des cagoles (pour être sympa) et qui ne veulent que deux choses : perdre leur virginité donc baiser, et se saouler jusqu'à plus soif ! Il y a deux rebondissements, deux événements qui amènent aux questionnements et à la réflexion voulus par la réalisatrice. Mais finalement on s'aperçoit que la cinéaste relate des faits où il n'y a pas vraiment débat. Sans compter qu'il y a l'alcoolisation énorme et sans limite deux deux (tous d'ailleurs) protagonistes (à tel point qu'on s'étonne qu'il n'y est pas question de drogues) ce qui crée la plupart des situations caduques. Les regrets sont faciles les accusations aussi omettant ses propres choix. Néanmoins, si la question du viol semble fausser, la question autour du consentement est déjà plus intéressante avec les consommations très excessives d'alcool ou l'effervescence collective. Avec un tel récit pas sûr que la réalisatrice serve vraiment son message attendu. Un peu maladroit donc pour une histoire de fiesta non stop très redondant. Note indulgente. Site : Selenie.fr
L'envie mêlée à l'angoisse de perdre sa virginité pour une jeune fille : sujet cinématographique à tout jamais marqué par le Carie de Brian de Palma. De très nombreux autres films ont suivi sur ce passage à l'acte attendu, redouté, retardé, accompli avec plus ou moins de consentement, de désir et de plaisir. Ce qui est magistralement réussi ici c'est l'ambiance : les boîtes dans une station balnéaire crétoise, le grain de l'image, le son tantôt assourdi et tantôt assourdissant, la fête et les beuveries perpétuelles (excellentes scènes de cuites au crépuscule et de gueules de bois à l'aube, vomi compris). Tout se succède avec naturel grâce à la performance de jeunes comédiennes et jeunes comédiens admirables de crédibilité, on a littéralement l'impression d'être avec eux, dans ces clubs, ces rues désertes au matin, ces plages nocturnes où tout peut advenir. Et le film évite le pathos et la caricature : la vie est cruelle mais elle continue, les traumas se surmontent - tout est équilibre, comme une image diffractée dans un miroir. Quelle force dégage l'héroïne !