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Jean-Luc Macé
18 abonnés
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4,0
Publiée le 19 avril 2024
Un film dur sur une réalité méconnue du grand public. Certes l'huile de palme n'est pas la première cause de déforestation dans le monde, mais c'est un fléau et on avance timidement des réformes. Merci au réalisateur de nous alerter sur le sujet et bravo aux acteurs pour leur interprétation juste ! Le cynisme des élites me débecte !
J'ai choisi de mettre la note de 4 et de déclarer que ce film est TRES BIEN. Certes, cela ne donne pas envie d'aller en Indonésie et cela ne donne pas envie de consomer des produits avec de l'huile de Palme, mais je pense qu'il faut aller au dela du coté "dénonciation" et du coté "documentaire". De ce coté là, ce film fait très bien le job.
Mais il faut regarder cela avec un angle purement cinématographique. Le déroulé du film est très bon. Juste ce qu'il faut de rebondissements, juste ce qu'il faut de scènes de prisons (ce n'est pas un remake de Midnight Express), de scènes de combat, de scènes de jeu politique. Très bon équilibre. Une intrigue policière qui est bonne. On se laisse prendre par le suspense. L'intrigue vous glace le sang jusqu'aux dernières scènes.
Je regrette un peu que Alexandra Lamy ne soit pas top crédible dans un film qui est une tragédie, On a plus l'habitude de la voir dans des comédies et ce n'est pas si facile. Pourrait mieux faire, même si elle se débrouille bien. Je dirais également cela pour Félix Moati. Pas 100% crédible en jeune étudiant actif dans une ONG. La mise en scène, la réalisation, pas mal, mais, ce n'est clairement pas du Costa Gravas. Néanmoins, on se met assez bien à leur place. On se demande ce qu'il faudrait faire, ce qu'on ferait à leur place.
En conclusion, il faut voir ce film sans attendre.
Edouard Bergeon s’est rendu célèbre – et à juste titre – avec, en 2019, Au nom de la terre. Ces nouvelles 124 minutes déplace son combat vers les terres indonésiennes, même si, sur le fond, il reste inchangé… la lutte pour la sauvegarde de la planète et de sa biodiversité. Pour tenter de sauver son fils Martin injustement condamné à mort en Indonésie, Carole se lance dans un combat inégal contre les exploitants d’huile de palme responsables de la déforestation et contre les puissants lobbies industriels. Un film qui nous en apprend beaucoup sur un des défis majeurs de notre Terre, mais dont la conclusion, loin d’être satisfaisante, s’avère parfaitement angoissante. Dans la lignée des magnifiques Erin Brockovich, seule contre tous ou Dark Waters, Bergeon a construit un scénario original très habile – bien qu’un peu trop démonstratif à mon goût -, qui mêle la problématique écologique de la destruction programmée de la forêt primaire – un des poumons de notre planète et un rempart contre le réchauffement climatique -, et les arrestations arbitraires de ressortissants étrangers – soit disant trafiquants de drogue -, et le chantage politique et financier qui s’ensuit entre l’Indonésie et d’autres nations. Un thriller écologique en quelque sorte, ce qui n’est pas banal. La tension est extrême, les coups de théâtre nombreux et souvent inattendus, mais il en ressort que notre monde est surtout pollué par les appétits jamais assouvis des multinationales de tous poils. Bergeon fait partie avec pas mal d’autres de ceux qui ne se contentent pas de s’émouvoir d’une telle situation, tout en s’arrêtant au niveau du constat, mais qui luttent avec leurs petits moyens – le cinéma en fait partie – et éclairent nos esprits sur la situation cruciale qui est celle de l’humanité en ce XXIème siècle. Le réquisitoire est édifiant et révoltant… Alexandra Lamy tient là un de ses tout meilleurs rôles et forme avec Félix Moati, un couple mère/fils très convaincant. Evidemment, beaucoup de leurs scènes relèvent du pathos un peu appuyé, mais, pouvait-il en être autrement ? Mais, le reste du casting, avec Sofian Khammes, Julie Chen, Antoine Bertrand, Philippe Torreton, Stéphane Pézerat,est également épatant. Un film-dossier dans ce qu’il a de meilleur en dénonçant pêle-mêle, la déforestation massive, l’agrobusiness, le lobbying le plus sournois et le mensonge de ce qui nous est présentée comme la « promesse verte », qui s’avère largement maculée de sang. Ambitieux, utile et réussi.
Savez-vous que l' huile de palme est de l' " or vert" pour certaines multinationales !
L' action se situe en Indonésie et plus particulièrement sur l ' île de Bornéo où il y a encore une grande forêt primaire qui en superficie arrive en seconde position derrière celle de l' Amazonie. Mais le fric fait abattre beaucoup trop d ' arbres pour en extraire l' huile de palme !
" La promesse verte" nous apprend beaucoup de choses fondamentales sur l' éco système terrien où nous ne sommes qu' une forme de vie parmi d' autres formes de vie animale, végétale et minérale ..........
Donc , c ' est un bon film sur ce plan là évidemment.
Par contre, le scénario est assez conventionnel et prévisible ce qui est assez décevant pour un sujet majeur pour la planète ici et maintenant évidemment.
Notons la très pertinente interprétation de Julie Chen dans le rôle de Nila Jawad
Homo sapiens sapiens érectus est irresponsable face à l' éco système terrien mais il est encore temps de changer de civilisation.........
Que faisons-nous , au quotidien, pour préserver l' éco système de la planète nommée par nous : La Terre ...........
"La Promesse Verte" est un film engagé dénonçant la déforestation causée par la production massive d'huile de palme, omniprésente dans de nombreux produits, y compris les carburants "écologiques". Il expose les lobbies et les jeux de pouvoir responsables de cette destruction environnementale. Alexandra Lamy livre une performance intense et émouvante, incarnant une mère déterminée à sauver son fils, face à ces enjeux mondiaux.
Sujet passionnant. Jeu d’acteurs convaincant. Prouesse de ne pas tomber dans la dénonciation facile et manichéenne. Plaisir de trouver cette pépite au hasard d’une sortie entre amis. Ce film ouvre le débat, c’est certains. Je recommande.
Ce second long métrage très réussi démontre combien son auteur maîtrise ses sujets, qu’il s’agisse de ses origines paysannes ou de son expérience de reporter. En écho à la destruction de la forêt primaire indonésienne, nous pourrions retrouver les déboisements sur le Plateau de Millevaches (Millevaches = 1000 sources) qui font que la faune sauvage disparaît peu à peu pour laisser la place à un silence assourdissant. Nous sommes proches de ce monde bien que la géographie nous en éloigne. Ces combats faits de concessions permanentes pour trouver un équilibre précaire qui permet malgré tout de garder l’espoir dans une jeunesse combattante est bien représenté par les seconds rôles (Adam Fitzgerald, entre autres, est admirable pour sa première apparition). Les rôles principaux sont justes, sans maquillage, et nous parlent à nous, les hommes ordinaires. N’oublions pas la bande son, très présente, qui nous tient sous pression tout au long du film. Un scénario qui nous en dit beaucoup entre les lignes sur les enjeux géopolitiques de notre époque spoiler: et qui nous laisse néanmoins une touche d’espoir finale.
Très beau film utile ,bien qu au courant des méfaits de l huile de palme ,la vision de ces immensités de plantation intensive de monoculture est terriblement saisissant. Le rôle des lobby ,des divers intérêts politiques et financiers nous fait bien comprendre qu'on est pas sorti de l'auberge. Belle performance d'Alexandra Lamy
Immersion dans la forêt indonésienne menacée par la déforestation écologiquement désastreuse pour la planète et la biodiversité et suscitée par de puissants intérêts financiers pour produire de l'huile de palme nuisible pour la santé. Un jeune étudiant plein d'idéalisme va se retrouver pris au piège dans une machination au risque d'y perdre la vie. le film se concentre sur le combat acharné de sa mère (Alexandra Lamy, formidable) pour le faire sortir de prison plus ou moins soutenue par les autorités diplomatiques qui naviguent en eaux troubles...
Après au nom de la terre, véritable plaidoyer sur la condition paysanne, le réalisateur engagé Edouard Bergeon revient avec une nouvelle fiction cette fois-ci centrée sur l'écologie avec la (sur)exploitation des forêts indonésiennes rasées pour la production d'huile de palme. Martin Landreau (Felix Moati) se retrouve (injustement) emprisonné après avoir assisté au massacre d'ouvriers dans un village. Accusé à tort de trafic de drogue il risque la peine capitale... Carole sa mère (émouvante Alexandra Lamy) , aidée par Saïd Ayouche de l'ambassade de France en Indonésie (Sofian Khammes) va remuer ciel et terre (et un peu la merde aussi) pour tenter de sortir son fils de ce bourbier et dénoncer cette conspiration ourdie par un grand groupe industriel. Si le message écologique dénonçant le scandale de l'huile de palme est bien perceptible il est dommage que ce film pèche par un manichéisme trop appuyé et cela va gâcher quelque peu le propos. Il en ressort un manque de subtilité envers les différents protagonistes (surtout les méchants) qui frise la caricature notamment sur les conditions des geôles indonésiennes (n'est pas Midnight Express qui veut...). N'empêche le film a malgré tout le mérite de mettre en lumière une industrie sans scrupule qui piétine toute morale et éthique....
Je ne sais pas si on peut considérer que ce film est un chef d'oeuvre, mais pour ma part, je trouve que c'est un film excellent, qui ne laisse pas indifférent sur la destruction des forêts pour produire cette huile de palme (qui au passage est très mauvaise pour la santé, et on en trouve dans les pâtes à tartiner...). Et on voit que les intérêts sont le plus important au détriment de l'environnement et de l'humain. J'ai adoré ce film et pour moi il vaut le max d'étoiles.