Orwell: 2+2=5
Note moyenne
3,7
653 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

117 critiques spectateurs

5
24 critiques
4
27 critiques
3
23 critiques
2
15 critiques
1
12 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2026
« Anticipation»
Ce documentaire sur la vie de George Orwell mêle intelligemment l’histoire de l’écrivain et la réalité tellement actuelle de son roman dystopique « 1984 » écrit en 1949. Il décrit les ressorts du totalitarisme (déformation de la réalité, novlangue, Big Brother…) , mettant en parallèle des extraits des films « 1984 » avec des extraits de séquences actuelles sur les grands manipulateurs d’aujourd’hui : Trump surtout, Poutine, Xi et consorts.
Très fourni, bien fait et documenté, avec un parti pris que certains pourront trouver politiquement orienté et pas très objectif.
lionelb30

547 abonnés 2 944 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 février 2026
Deception. Le sujet est pourtant très intéressant et utile. Par contre c'est un Gloubi-boulga d'images , de videos de tout temps sans aucune coherence de temps et de lieu qui nuit compétemment au sujet du film.
T.S.
T.S.

5 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 février 2026
Le cumul des clichés enlève l’intérêt du film. On sait que la manipulation politique est partout, de tout temps mais le message du film n’est pas convaincant. J’avais été impressionnée par le livre mais Je n’ai pas aimé le film.
Antoine F.
Antoine F.

6 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2026
Sous couvert d’hommage à l’auteur de 1984, ce documentaire se révèle paradoxalement orwellien dans le mauvais sens du terme : il nous assène des images plutôt qu’il ne nous donne à penser. Violences, famines, politiciens pris en flagrant délit de mensonge ; le catalogue est impressionnant, le propos, lui, reste désespérément mince.

Le procédé est connu : juxtaposer des archives accablantes à des citations de l’écrivain pour créer l’illusion d’une démonstration. Mais un montage n’est pas une analyse. Les parallèles établis, souvent trop rapides, parfois franchement douteux, trahissent une pensée qui préfère la sidération à l’argumentation. On sort du film avec le sentiment d’avoir regardé une succession de coups de poing émotionnels, sans que personne n’ait pris la peine de les relier par une véritable réflexion.

Orwell, lui, écrivait pour éclairer la brutalité du monde, pas pour l’exhiber. Ce documentaire, à force de lui emprunter ses mots sans s’approprier sa rigueur, lui rend finalement un bien mauvais service.
sylcler
sylcler

6 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2026
Très impressionnant mais les allers et retours sont trop nombreux, on comprend que l'on peut être d'accord avec des points évoqués mais on n'a pas le temps de digérer tous ces amalgames , c'est dommage mais très intéressant
TinuvieI
TinuvieI

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2026
Film tellement d'actualité dans le contexte politique actuel. Si vous avez aimé 1984 et la ferme des animaux aucun doute que vous aimerez cette oeuvre aussi !
the passenger
the passenger

Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 février 2026
Ce documentaire se présente comme une réflexion inspirée d’Orwell, mais il m’a donné le sentiment d’un regard très orienté. Utiliser des images fortes, notamment d’enfants victimes de la guerre, provoque forcément une émotion. Pourtant, sans contextualisation, cela risque d’empêcher toute compréhension réelle. Dans un conflit aussi complexe, montrer la souffrance d’un seul camp sans évoquer celle de l’autre peut donner une vision partielle et réductrice.

Orwell mettait justement en garde contre la simplification et la déformation de la réalité au profit d’une lecture idéologique. Le spectateur mérite d’être confronté à la complexité, aux causes et aux responsabilités multiples, afin de pouvoir réfléchir plutôt que simplement réagir. La douleur des familles palestiniennes est incontestable, mais celle des familles israéliennes touchées par des attentats ou des massacres l’est tout autant. Ignorer cet équilibre fragilise la portée du propos.

Par ailleurs, la référence à Orwell interroge. Son œuvre s’inscrit dans la dénonciation de régimes totalitaires qui contrôlent la vérité, la pensée et l’information pour soumettre une population. Le conflit israélo-palestinien, aussi tragique et complexe soit-il, ne correspond pas directement à ce cadre. L’utiliser comme illustration de cette rhétorique donne le sentiment d’un parallèle discutable et, au final, hors sujet.

Le même sentiment apparaît dans certaines séquences consacrées au Salvador. Les images de prisons y sont très impressionnantes, mais elles sont présentées de manière émotionnelle sans explication suffisante. Or, il ne s’agit pas de prisonniers politiques comme dans des régimes autoritaires tels que la Russie ou l’Iran. Il est important de rappeler que ces détenus sont majoritairement liés à des organisations criminelles et à des réseaux de narcotrafic extrêmement violents. Sans cette précision, le spectateur peut facilement faire un parallèle trompeur avec des dictatures qui emprisonnent des opposants, ce qui brouille la compréhension.

Bien sûr, un réalisateur est libre d’exprimer un point de vue personnel. Mais il serait utile que ce film soit perçu comme une interprétation engagée et subjective, et non comme une lecture globale ou objective du réel. C’est précisément la nuance et le recul qui permettent au spectateur de se forger une opinion éclairée.
Yves G.

1 874 abonnés 4 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2026
Le réalisateur haïtien Raoul Peck ("Lumumba", "I am not uour Negro", "Le Jeune Karl Marx") revisite "1984", l’œuvre prophétique de George Orwell, et en souligne la brulante actualité.

Son documentaire dure deux heures remplies à ras bord. Il comporte deux parties entrelacées.
La première est une évocation de la vie d’Eric Blair alias George Orwell et de ses dernières années durant lesquelles, affaibli par la tuberculose, il rédige "1984" avant de mourir à quarante six ans. Cette évocation est accompagnée en voix off d’écrits d’Orwell. Elle est complétée d’extraits des adaptations cinématographiques de "1984", celle de 1956 et celle de 1984 que j’avais vue adolescent et qui m’avait tellement marqué avec John Hurt et Richard Burton (et la musique d’Eurythmics !).

La seconde est un collage hétéroclite d’images d’actualité, de Donal Trump, de Vladimir Poutine, de Girogia Meloni, de Gaza détruite par les bombes israéliennes, de l’Ukraine ravagée par les frappes russes, des défilés militaires sur la place Rouge à Moscou, devant la Cité interdite à Pékin ou à Pyongyang devant le Leader Suprême Kim Jong-un. Leur compilation illustre la pertinence vise à montrer que la corruption du langage prophétisée par 1984 est devenue monnaie courante : « la guerre, c’est la paix », « la liberté, c’est l’esclavage », « l’ignorance, c’est la force »…

Le résultat met mal à l’aise. On y apprend sans doute beaucoup de chose sur la vie d’Orwell, sur son éducation dans « la couche inférieure de la classe moyenne supérieure » (sic), des cinq années qu’il a passées dans la police impériale en Birmanie, de sa participation à la Guerre d’Espagne, de sa collaboration avec la BBC, du décès prématuré de son épouse, de l’amour paternel qu’il vouait à son fils adoptif, Richard, de sa maladie débilitante avec laquelle il se bat tandis qu’il essaie de mener à terme la rédaction de "1984" six mois avant sa mort.

Mais on est étouffé par la voix off sentencieuse d’Eric Ruf, l’ancien administrateur général de la Comédie-Française, par la musique édifiante d’Alexeï Aïgui et surtout par le flux d’images montées à la façon d’un clip vidéo.
Emporté par son militantisme, Raoul Peck oublie toute nuance, par exemple lorsqu’il estime que « l’usage légale de la force » est la novlangue utilisée pour cacher des violences policières ou « l’antisémitisme » un « terme instrumentalisé pour faire taire toute critique de l’action militaire d’Israël ».
Sans doute "1984" était-il prophétique, notamment sur la corruption du langage que connaissent nos sociétés contemporaines. Orwell avait imaginé une novlangue imposée par le bien mal-nommé ministère de la Vérité d’un pouvoir dictatorial et intrusif : « 2+2 = 5 », « la guerre, c’est la paix », « la liberté, c’est l’esclavage », « l’ignorance, c’est la force »…

Mais de là à affirmer que nous vivons aujourd’hui dans la dictature prophétisé par Orwell en 1949, il y a un pas qu’il faut se garder de franchir. Nous avons la chance de vivre en démocratie, de jouir de la liberté d’expression. Nous jouissons même du droit de dire, contre toute raison, que nous sommes sous la botte de dictateurs. Soyons-en toujours conscients !
Huketip
Huketip

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
I can’t breathe…je ne peux pas respirer…
Un film à voir. Un film dense…
Moi aussi, je ne peux pas respirer, à un moment où il devient difficile, risque de dire « quelque chose » à quelqu’un, à une machine, à des etres dont il devient difficile de savoir si ils sont amis/ennemis, familiers/etrangers. Alors, i can’t breathe.
Film à voir et sans doute à revoir…
N T
N T

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
Raoul Peck nous livre une démonstration implacable de l’effroyable réalité de notre monde en conjuguant les textes de George Orwell au présent. Tout cela grâce à une science du montage stupéfiante. Un chef d’œuvre !
Djadjadu95
Djadjadu95

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
Orwell : 2+2=5 est un documentaire très efficace. Peck y fait d’Orwell bien plus qu’un écrivain “à citer” : il en fait une grille de lecture du présent, où la vérité se fabrique, se tord, se répète jusqu’à devenir “réalité”. Il nous montre avec clarté comment la manipulation du langage et de la vérité façonne nos sociétés contemporaines. Une critique politique lucide, stimulante et nécessaire, qui prolonge Orwell bien au-delà de la littérature.
theo
theo

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
Un film important, a voir rapidement. Orwell nous raconte notre présent d’une manière terrifiante mais indispensable
Aston L
Aston L

43 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
Un documentaire brillantissime et passionnant, Raoul Peck nous parle d’Orwell et du monde actuel comme jamais vu auparavant, on en ressort avec l’envie de se battre et l’impression d’avoir compris le monde
Lamine D
Lamine D

25 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
C'est... excellent. Un film qui rappelle la nature, et le sens qu'Orwell donnait au contrôle du passé, en se concentrant sur les derniers mois de la vie de l'écrivain. C'est d'utilité publique dans une époque où l'Histoire est tant malmenée.
jean l.
jean l.

178 abonnés 257 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
Orwell 2+2=5 est un immense film indispensable aujourd’hui alors que la multiplication des régimes « illiberaux «  met en danger la démocratie partout dans le monde
L’arrivée de l’AI non maîtrisée rajoute au péril d’une société où tout sera contrôlé
Chaque jour tous nos gestes sont suivis et bientôt surveillés
Le film de Raoul Peck est un avertissement essentiel
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse