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Film très fort. Un aspect méconnu des exactions commises contre la population native au Chili, en Argentine. Mise en scène sobre et percutante. Grande présence des acteurs. Musique originale.
A voir absolument pour réveiller certaines consciences. Excellent film qui dénonce la cupidité et la cruauté des colons tout-puissant au Chili et en Argentine. Voilà une part de l'histoire méconnue et remise en lumière. Les grandes familles de notables, en dépit de leur chrétienté, ont construit leur empire sur le génocide des natifs. Elles ont toutes du sang sur les mains.
Des scènes choquantes, des longueurs, des personnages antipathiques (à part les autochtones victimes) et une fin bizarre...
«La laine souillée de sang est invendable». Cette phrase prononcée par un représentant du gouvernement chilien résume à elle toute seule le déni du génocide des populations indiennes autochtones au Chili.
On le sait que l'histoire est écrite par les vainqueurs. Moi qui n'aime pas les films trop longs, j'aurais voulu que le film dure un peu plus longtemps.
Film violent mais magnifique. Nécessaire. A voir et à revoir. J'y retourne ce weekend.
On le sait que l'histoire est écrite par les vainqueurs. Moi qui n'aime pas les films trop longs, j'aurais voulu que le film dure un peu plus longtemps.
Film violent mais magnifique. Nécessaire. A voir et à revoir. J'y retourne ce weekend.
Parti au bout de 30 minutes : un rythme très lent, une complaisance rare devant la violence, des passages incessants de l'anglais à l'espagnol qui n'apportent rien, bref une perte de temps.
Un film assez dur avec des images violentes qui n'apportent pas grand chose à l'histoire. Difficile peut être de faire un film sur un sujet aussi délicat.
La deuxième prise fut heureusement la bonne. La première avait été gâchée par des endormissements, escamotant des séquences entières. En particulier la dernière, qui s’achève sur l’île de Chiloe et le magnétique regard caméra de Kiepja l’insoumise indienne... La caféine avait fait son effet. Et la volonté de ne rien manquer cette fois des 97 minutes de ce film impressionnant. Davantage encore quand on lit qu’il s’agit du premier long-métrage du réalisateur, Felipe Gálvez Haberle.
Beaucoup d’éléments rarement croisés au cinéma se trouvent dans « Les Colons ». Le décor d’abord, naturel, grandiose, crépusculaire, le Chili de la Patagonie et de la Terre de feu, ses terres ultimes face au Cap Horn. Celles inchangées que j’avais sillonnées il y a trente ans, avec ces pampas à perte de vue, flanquées de forêts, de lacs, de glaciers et des premiers sommets des Andes. Le format carré de l’image (35 mm) restitue l’infinie profondeur de champ de ces contrées désertées.
Les hommes, l’époque et leurs enjeux ensuite. 1901, un trio d’hommes de main, deux mercenaires britannique et américain et un métis indien réquisitionné. Un trio à la solde du colon José Menendez, qui les charge d’ouvrir une route jusqu’à l’Atlantique pour ses moutons, en éliminant au passage les autochtones.
La première scène plante l’inhumanité du meneur, Alexander MacLennan. Les suivantes sont à l’avenant. Avec en point d’orgue une tuerie d’indiens et des viols. Notre trio de tueurs, en mettant un peu de côté l’indien Secundo, complice torturé par la mauvaise conscience, tombera sur encore plus cinglés qu’eux, une horde de soldats perdus emmenée par le colonel Martin, qui n’est pas sans rappeler le Kurz de Joseph Conrad (Brando dans Apocalypse now).
Etonnant de voir MacLennan terrorisé et violé à son tour par Martin, qui a démasqué son imposture, sa veste rouge n’étant pas celle d’un lieutenant, comme il le prétend, mais d’un simple soldat. Son collègue Bill prenant pour sa part une balle dans le crâne, pour avoir trop braillé que McLennan était anglais, alors qu’il est écossais, injure impardonnable aux oreilles de Martin. Ambiance…
A ce théâtre de la cruauté, succèdent d’autres scènes « intimistes », avec d’autres protagonistes et sans carnage cette fois, situées sept années plus tard. Menendez en son palais, entouré de sa fille, d’un prêtre salaisien, et de leur hôte arrivé du nord, de Santiago, un certain Vicuña, missionné par l’Etat central chilien pour enquêter sur les meurtres des indiens. Et pour, surtout, tenter de tisser des liens entre les ennemis d’hier, avec l’ambition de bâtir l’unité de la jeune nation chilienne, entre Chiliens, Colons et Indiens.
Après l’exposition de l’extermination, le réalisateur s’attache dans cette deuxième partie à confronter les points de vue, difficilement réconciliables, et à décrire les enjeux politiques, ambigus, de l’enquête. Même si nous ne rencontrons aucune difficulté à faire la part du mal (omni présent) et du bien (rare), le film évite de tomber dans un manichéisme simpliste.
La grande force du film, c’est de revisiter le genre mythique du western, décor monument-al (valley…) et affrontement du bien et du mal, pour révéler un fait de l’histoire du Chili, un massacre à grande échelle longtemps méconnu des Chiliens eux-mêmes.
Les acteurs font de leur mieux pour servir des personnages peu ragoûtants et, pour tout dire, assez sommaires, le réalisateur préférant une quasi égalité de traitement entre les protagonistes à une hiérarchisation qui lui aurait permis d'approfondir les figures clefs de cette tragédie : Menendez, Secundo et Kiepja, éventuellement Vicuña.
Mention spéciale toutefois pour les acteurs Sam Spruel (Martin) Alfredo Castro (Menendez) et Marcelo Alonso (Vicuña). Les gentils de l'histoire sont également marquants. Camilo Arancibia en Segundo (superbes gros plans sur ses yeux communiant avec ceux des chevaux). Et celle qui nous offre l'émotion, la tension, de la scène finale, Mishel Guaña en Kiepja.
Quant à la musique, signée Harry Allouche, que l’on trouvait insupportable le premier soir, on la trouvait pertinente le deuxième, sa tonalité martiale, percussive et dissonante se prêtant bien à cette chasse à l’homme en bande organisée. Avec en contrepoint ironique, une ballade-berceuse traditionnelle, All The pretty Horses, arrangée par Allouche.
Pour en savoir beaucoup plus sur le contexte historique du film, les fiches Wikipedia sur Menendez et le génocide du peuple Selk'nam donneront un bon aperçu. A compléter par l’interview de l’historien espagnol José Luis Alonso Marchante à L’Obs-rue89 en 2015 (Choc au Chili : l’histoire cachée du génocide et du « roi de Patagonie »).
Beaucoup d’éléments rarement croisés au cinéma se trouvent dans « Les Colons ». Le décor d’abord, naturel, grandiose, crépusculaire, le Chili de la Patagonie et de la Terre de feu, ses terres ultimes face au Cap Horn. Celles inchangées que j’avais sillonnées il y a trente ans, avec ces pampas à perte de vue, flanquées de forêts, de lacs, de glaciers et des premiers sommets des Andes. Le format carré de l’image (35 mm) restitue l’infinie profondeur de champ de ces contrées désertées.
Les hommes, l’époque et leurs enjeux ensuite. 1901, un trio d’hommes de main, deux mercenaires britannique et américain et un métis indien réquisitionné. Un trio à la solde du colon José Menendez, qui les charge d’ouvrir une route jusqu’à l’Atlantique pour ses moutons, en éliminant au passage les autochtones.
La première scène plante l’inhumanité du meneur, Alexander MacLennan. Les suivantes sont à l’avenant. Avec en point d’orgue une tuerie d’indiens et des viols. Notre trio de tueurs, en mettant un peu de côté l’indien Secundo, complice torturé par la mauvaise conscience, tombera sur encore plus cinglés qu’eux, une horde de soldats perdus emmenée par le colonel Martin, qui n’est pas sans rappeler le Kurz de Joseph Conrad (Brando dans Apocalypse now).
Etonnant de voir MacLennan terrorisé et violé à son tour par Martin, qui a démasqué son imposture, sa veste rouge n’étant pas celle d’un lieutenant, comme il le prétend, mais d’un simple soldat. Son collègue Bill prenant pour sa part une balle dans le crâne, pour avoir trop braillé que McLennan était anglais, alors qu’il est écossais, injure impardonnable aux oreilles de Martin. Ambiance…
A ce théâtre de la cruauté, succèdent d’autres scènes « intimistes », avec d’autres protagonistes et sans carnage cette fois, situées sept années plus tard. Menendez en son palais, entouré de sa fille, d’un prêtre salaisien, et de leur hôte arrivé du nord, de Santiago, un certain Vicuña, missionné par l’Etat central chilien pour enquêter sur les meurtres des indiens. Et pour, surtout, tenter de tisser des liens entre les ennemis d’hier, avec l’ambition de bâtir l’unité de la jeune nation chilienne, entre Chiliens, Colons et Indiens.
Après l’exposition de l’extermination, le réalisateur s’attache dans cette deuxième partie à confronter les points de vue, difficilement réconciliables, et à décrire les enjeux politiques, ambigus, de l’enquête. Même si nous ne rencontrons aucune difficulté à faire la part du mal (omni présent) et du bien (rare), le film évite de tomber dans un manichéisme simpliste.
La grande force du film, c’est de revisiter le genre mythique du western, décor monument-al (valley…) et affrontement du bien et du mal, pour révéler un fait de l’histoire du Chili, un massacre à grande échelle longtemps méconnu des Chiliens eux-mêmes.
Les acteurs font de leur mieux pour servir des personnages peu ragoûtants et, pour tout dire, assez sommaires, le réalisateur préférant une quasi égalité de traitement entre les protagonistes à une hiérarchisation qui lui aurait permis d'approfondir les figures clefs de cette tragédie : Menendez, Secundo et Kiepja, éventuellement Vicuña.
Mention spéciale toutefois pour les acteurs Sam Spruel (Martin) Alfredo Castro (Menendez) et Marcelo Alonso (Vicuña). Les gentils de l'histoire sont également marquants. Camilo Arancibia en Segundo (superbes gros plans sur ses yeux communiant avec ceux des chevaux). Et celle qui nous offre l'émotion, la tension, de la scène finale, Mishel Guaña en Kiepja.
Quant à la musique, signée Harry Allouche, que l’on trouvait insupportable le premier soir, on la trouvait pertinente le deuxième, sa tonalité martiale, percussive et dissonante se prêtant bien à cette chasse à l’homme en bande organisée. Avec en contrepoint ironique, une ballade-berceuse traditionnelle, All The pretty Horses, arrangée par Allouche.
Pour en savoir beaucoup plus sur le contexte historique du film, les fiches Wikipedia sur Menendez et le génocide du peuple Selk'nam donneront un bon aperçu. A compléter par l’interview de l’historien espagnol José Luis Alonso Marchante à L’Obs-rue89 en 2015 (Choc au Chili : l’histoire cachée du génocide et du « roi de Patagonie »).
Une histoire méconnue :un propriétaire terriens, en 1901 (José M'entendez )ds le chili du sud en terre de Feu, veut civiliser ces terres fertiles, immenses,en massacrants les indigènes locaux (les indiens.)Il embauche 3 hommes un métis (bon tireur),un mercenaire mexicain (tueur sans scrupules), un nb ex soldat écossais,soit disant ex lieutenant).Le métis ne peut tuer ses congénaires;il veut de l'argent pour acheter un cheval et s'installer .)C'est un passé méconnu du Chili avant que la nation ne soit créée de façon homogène. L'histoire d'une aristocratie blanche qui veut déposséder les populations autochtones de leurs terres et ouvrir une brèche sur l'atlantique.Un émissaire "communiste" envoyé par le président de l'époque en 1908 veut notifier ces événements dans l'histoire et constitution du pays.
Bande son étudiée, images pfs floues et instables ex lors des chevauchées( camera de poings ?)
Bande son étudiée, images pfs floues et instables ex lors des chevauchées( camera de poings ?)
Ce premier long métrage, dont le réalisateur a passé 9 ans pour le faire exister, met en lumière une page méconnue de l'Histoire du Chili, l'extermination du peuple autochtone par les colons. Composé en deux parties bien distinctes, la première se rapprochant du western, la seconde plus verbale, le film pêche par son austérité peu engageante. Si la puissance du film aurait été égale à la beauté des images ( certaines violentes ) ,le souffle nous aurait emporté bien davantage.
Un beau western qui dévoile une page d'histoire de l'Amérique aussi classique que peu connue. Dans l'ensemble le film se tient bien, tant au niveau du scénario, de la mise en scène, du montage que du jeu. Malgré la gravité du propos, on passe un bon moment.
Film déroutant avec une longue première partie au rythme très lent et des personnages auxquels il est difficile de s'intéresser, hormis l'homme métis. Quelques scènes horribles, mieux vaut le savoir, ponctuent cette partie. La deuxième partie, très courte, est plus intéressante avec une dernière séquence qui ( enfin !) fait surgir l'émotion.
Film très marquant et à la fois dur, mais avec une histoire pareille il n‘y a pas lieu de faire un film joyeux. On apprend l'une des courtes périodes sombres du Chili : un genocide atroce sous Menéndez contre les Indiens.
Film qui était nécessaire. Toujours sous le couvert des bonnes intentions, comment sommes-nous tant violents! 1901, leur intégrité physique étaient massacrés . 2021...les massacres à l'intégrité psychologique est tout aussi violent, peut-être qu'on le comprendra qu'en 2101?
Film vu, les images sont belles tout comme l'action, mais c'est un peu décousu et je me suis perdu .
Une œuvre ambitieuse avec un certain style, qui se plante sur un récit peu compréhensible et des zoom sur des têtes de chevaux en mouvements qui apportent peu. Les animaux étant ici plus les hommes que leurs montures. On le savait déjà. Je n'en suis pas ressorti ni ému, ni grandi.
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