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Phil92sud
1 critique
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2,0
Publiée le 4 septembre 2026
Un film surprenant sans beaucoup de dialogues des lenteurs des sous entendu certes mais on en sort déçu film intellectuel d'où la bonne note de la presse mais les spectateurs restent sur leur fin
Enzo et sa sœur Carla ont eu une enfance cabossée. Alors qu'ils entrent péniblement dans la vie adulte, qu'Enzo a une petite amie, que Carla entre à la fac, leur père (Bastien Bouillon) sort de prison. Enzo l'accueille à bras ouverts ; Carlo au contraire refuse de le revoir. Un passé longtemps tu ressurgit.
"La Frappe" traite d'un sujet douloureux, que la bande-annonce divulgâche malheureusement, alors que le film ne le révèle que progressivement : quel héritage un père abusif laisse-t-il à ses enfants ? Enzo, trop tôt sevré de l'amour de ses parents, est en demande. Sa sœur, plus lucide que lui, sait ce que ce manque cache. La violence se transmet et Enzo en fera la douloureuse expérience.
Le sujet est servi par une interprétation hors pair. Bastien Bouillon fait ici la démonstration de la richesse de son talent : il excelle non seulement dans les rôles de gentil gars (comme on le verra la semaine prochaine dans "Histoires de la nuit" par exemple) mais sait aussi déployer un jeu ambigu dans les rôles de sale type comme ici. Il est accompagné de deux révélations. Bravo à la directrice de casting pour avoir déniché Diego Murcia et Romane Fringelli, pépites de talent brut.
Hélas ces deux qualités là sont pénalisées par deux défauts rédhibitoires. Le premier est une caméra qui a décidé à tout prix de filmer les corps au plus près. Au risque de la myopie. Le premier plan, à fleur de peau, annonce la couleur. La suite est à l'avenant. Conséquence : le spectateur passe le film à reculer dans son siège et à régler ses lunettes de vieux presbyte.
Autre défaut : le tempo trop mou d'un film qui ne dure qu'une heure quarante cinq mais qui semble pourtant bien long faute de rebondissements.
Un jeune homme de 19 ans voit dans la sortie de prison de son père l'espoir de reconstruire sa famille, même si sa soeur aînée n'est pas du même avis. Une vérité longtemps enfouie va alors peu à peu resurgir... Pour son premier long-métrage, Julien Gaspar-Oliveri s'attaque à un sujet lourd et sensible, il faut au moins lui reconnaître ce courage. Côté réalisation, j'ai trouvé l'ensemble maladroit et manquant de finesse, malgré une brochette de comédiens plutôt crédibles. Je n'ai donc fait qu'effleurer ce drame pourtant profond, nous renvoyant fatalement à une actualité malheureusement nauséeuse. Un film presque trop tiède pour un sujet brûlant ! Site CINEMADOURG . free . fr
La Frappe de Julien Gaspar-Oliveri plonge dans les ravages de l'inceste et dans cette contradiction psychique terrible qui consiste à continuer d'aimer celui qui a détruit une partie de soi. Enzo (Diego Murgia), 19 ans, et Carla (Romane Fringeli), 20 ans, vivent livrés à eux-mêmes. Lorsque leur père Anthony (Bastien Bouillon) sort de prison, le jeune homme s'accroche à la possibilité de reconstruire une famille. Sa sœur refuse cette illusion et tente au contraire de maintenir celui-ci à distance.
Bastien Bouillon est terrifiant dans ce film de Julien Gaspar-Oliveri. Des micro-expressions, des regards, des silences qui glacent. Le casting réunit deux jeunes talents brutes : Diego Murgia, fragile, hanté et habité par les traumatismes qui n'arrivent plus à rester silencieux. Quant à Romane Fringeli, elle marche sur le fil du rasoir, dit non et tente de tourner la page, mais ce père revient et vient progressivement faire s'effondrer le peu d'équilibre trouvé avec son frère... On retrouve également Héloïse Volle, que nous avions adorée dans Les filles du ciel. Une réalisation minutieuse où la dégradation et l'implosion des êtres se retrouvent filmées comme il est rarement le cas au cinéma !
Le film devient particulièrement dérangeant lorsqu'Anthony retrouve une place presque ordinaire. Enzo ne cherche pas uniquement son agresseur, il cherche encore son père. Reconnaître pleinement ce qu'il a subi signifie dès lors faire s'effondrer la représentation paternelle qu'il tente désespérément de préserver. Carla suit le mouvement inverse, elle pose les limites et refuse cette reconstitution familiale. Deux stratégies psychiques incompatibles face au même traumatisme.
Cette chute libre se lit jusque dans les corps. Un sourire contredit un regard, le silence remplace la parole et les cris ne permettent même plus de réellement communiquer. Le traumatisme n'est jamais réduit à une démonstration spectaculaire. Il affleure dans les gestes, les respirations et cette proximité devenue équivoque. La Frappe place ainsi le spectateur devant une désorganisation progressive, celle d'un garçon dont les mécanismes permettant jusque-là de continuer à vivre finissent par céder.
Largement autobiographique c'est là un récit impactant de Julien Gaspar-Oliverie où les non-dits deviennent évidences et où les corps parlent plus que les mots ! Loin de tout manichéisme le film invite le spectateur à recomposer le Drame de l'inceste . Le film est porté par des comédiens d’une incroyable justesse en la personne de Diego Murgia et Romane Fringeli . Quant à Bastien Bouillon il est glaçant dans son rôle de "Prédateur" .
L'affiche ne donne pas trop envie et en plus je n'ai pas adoré la façon de filmer et pourtant ... Plus le film avance plus on veut comprendre, et petit à petit on comprend. Sans voyeurisme. D'ailleurs le mot principal n'est pas prononcé, jamais. Pas besoin, on l'entend quand même, à l'intérieur de nous. Et on comprend les dégâts colossaux, visibles et invisibles, que laisse ce fléau toujours d'actualité.
vu en compétition au FFA 2026. La grande force de ce film est de faire ressentir la violence sans forcément la montrer. L'incapacité à verbaliser les maux de l'enfance est terrible. Interprétations magistrales, Pas forcement toujours agréable à regarder et ressentir du fait de son sujet, mais impecablement mis en scène
J’ai été particulièrement bouleversé par ce premier long métrage depuis sa découverte à la Semaine de la critique à Cannes. La mise en scène au plus près des corps, les comédiens qui crèvent l’écran, c’est un film qui marque et qui mérite d’etre vu au cinéma !
le film et le thème m'ont mis mal a l'aise, but rechercher sans doute pour installer l'état d'esprit des deux jeunes personnages. de bonnes scènes, d'autres moins, je pense etre passé a côté du film. ou pas.
Ca prend absolument pas, le film est paraît long, on comprend ce qu'il va se passer au bout de 30min. Le sujet est important, c'est bien. Mais le contenu autour est vraiment moyen.
Ce qu'on transmet, ce qu'on inculte, ce qu'on fait subir à ses enfants. l'Amour d'un enfant pour ses parents pour son foyer, les dépendances malgré les douleurs, malgré le passé. Cette force incroyable de la jeunesse qui souhaite avancer malgré les chaînes qui la tiennent. Beau film sur toute la complexité des relations familiales, des liens et des horreurs qui s'y créent parfois.
Un film qui surprend par sa lumière. Alors que le sujet — la violence intrafamiliale — pouvait laisser craindre une œuvre dure, le film fait un choix fort et juste : ne jamais filmer la violence elle-même, mais s’attacher à ses ondes de choc, à ce qui se reconstruit ou se fracture après. Cette pudeur dans la mise en scène rend le propos d’autant plus puissant.
Le casting est remarquable de justesse, chaque acteur portant les silences et les non-dits avec une grande finesse. Mais c’est surtout la mise en scène de Julien Gaspar Oliveri qui marque : une vraie révélation, avec un regard singulier, sensible, qui sait où poser sa caméra et surtout où ne pas la poser. On sent une vraie maîtrise pour un résultat aussi maîtrisé qu’émouvant.
Je vais être très sévère avec les critiques dithyrambiques à l affiche de ce film: beaucoup trop de pathos ; les scènes du marché me paraissent très peu réalistes, peu cré autre part une autre scène emblématique du film ou les scènes père et l enfant se retrouvent au cours d une sieste ou on ose montrer l initiative de l enfant de renouer le contact physique avec son papa et c est le père qui le fuit !! La scène d anniversaire aussi chôquante qu improbable. .Enfin la dernière scène hystérique entre le héros et sa fiancée me paraît être du grand n importe important : choquer pour choquer.