La Frappe
Note moyenne
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39 critiques spectateurs

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selenie

7 473 abonnés 6 704 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2026
Si rien n'est jamais dit, déclaré ou divulgué tout est pourtant clair et compréhensif confirmé surtout par ce conflit frère-soeur sur comment agir ou réagir au retour du père indigne. Le retour est fait de non-dits de silences, et d'un certain malaise souvent où le rire nerveux permet de passer à autre chose et de taire l'impensable, à refouler des souvenirs qu'on veut oublier. Dès les premiers plans, on constate l'insistance du réalisateur sur les corps endormis de la fratrie, à la fois montrant leur complicité et intimité et en se focalisant sur de très gros plans, sur la peau, puis ensuite sur les visages marquées par les émotions difficilement cachées et dont les silences ou les regards en racontent à la fois trop et pas assez. Mais finalement le plus intéressant reste le père qui doit aussi surtout à un choix de casting aussi audacieux et judicieux avec l'acteur Bastien Bouillon en contre-emploi, lui qu'on a surtout l'habitude de voir dans des rôles sympathiques et/ou à fort capital empathique. Le contraste est fort et évident, comment montrer que les agresseurs sont souvent des personnes "sympas" au-dessus de tout soupçon. C'est le gros points fort du film, l'acteur permet des nuances jamais insignifiantes face à des enfants pris au piège de leurs émotions et beaucoup moins maîtres de leurs actions-réactions. A conseiller.
Site : Selenie
traversay1

4 514 abonnés 5 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2026
On aurait aimé apprécier davantage le premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri,, mais quelque chose résiste au contact de ses personnages qui s'expriment peu et oscillent entre tendresse et animosité. Le film tarde à faire apparaître tous les éléments de compréhension de l'intrigue et en particulier les relations entre un frère et une sœur et celles de ceux-ci avec leur père qui sort de prison. D'emblée, le réalisateur s'attarde en plans très serrés sur la peau de ses deux jeunes protagonistes. Tout le film sera marqué par des gros plans de visages, comme élément essentiel de mise en scène. On sait où cette dernière souhaite nous emmener, au plus près des corps, dans un rapport épidermique qui a du sens par rapport aux traumatismes du passé. Mais cette volonté paraît trop évidente et démonstrative, sans laisser l'espace nécessaire pour prendre du recul et comprendre mieux le déni, la violence ou la haine. Le sujet est important et rarement traité dans le cinéma français, mais davantage de dialogues et beaucoup de gros plans en moins auraient peut-être permis de rendre le film plus poignant. Après, c'est le parti pris de son réalisateur et la chose que l'on ne peut lui reprocher est d'avoir été jusqu'au bout fidèle à la forme qu'il entendait donner à son récit, âpre jusque dans ses anfractuosités.
velocio

1 551 abonnés 3 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2026
Dans "La frappe", film sur une situation dans laquelle l’indicible est de mise, les silences et les non-dits ont autant d’importance, voire plus, que les dialogues. Preuve en est particulièrement donnée dans une scène prouvant que Enzo et son père n’ont finalement rien à se dire, la conversation entre eux se matérialisant par une série de dérapages sur le circuit de karting. Les personnages, en particulier Enzo, en quelque sorte prisonnier de son passé auprès de son père, sont très souvent enfermés dans un cadre très resserré, avec des gros plans sur la peau et sur le visage. Le rôle principal du film, celui d’Enzo, est interprété de façon particulièrement bouleversante par le jeune comédien belge Diego Murgia, qu’on avait découvert en 2023 dans un rôle secondaire dans l’excellent "Dalva", d’Emmanuelle Nicot, film sur la reconstruction d’une adolescente victime d’inceste. Quant à Bastien Bouillon, souvent présent dans des rôles de « gentil », il prouve, après Aux jours qui viennent, sa très bonne aptitude à interpréter des rôles de personnage trouble et inquiétant. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Sylvain P

394 abonnés 1 437 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2026
Filmé au plus près des visages pour en capter les émotions et contribuer à une atmosphère claustrophobique, La Frappe est un uppercut d'une rare précision. Enzo (Diego Murgia, impérial dans un rôle difficile) accueille son père qui sort de prison. On comprend qu'il a été, avec sa soeur, victime d'inceste par ce père envoûtant. Les parcours des victimes, si différent, se répondent comme en ping pong. On en sort secoué.
Guiciné
Guiciné

213 abonnés 1 356 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2026
La Frappe ne m’a malheureusement pas convaincu. La mise en scène, parfois chancelante, peine à donner du rythme au récit, tandis que certains dialogues, trop drus et parfois difficiles à comprendre, n’arrangent rien. Les acteurs font ce qu’ils peuvent, mais le scénario reste trop faible pour parvenir à maintenir réellement mon attention. Dommage.
Michel C.

373 abonnés 1 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2026
J’ai été immédiatement piégé par ce premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri, qui installe dès ses premières minutes une atmosphère de confusion extrême. Quelle force et quelle puissance dans cette réalisation (au titre particulièrement subtil) ! Elle sème le trouble par une mise en scène ambiguë où les frontières de l'intimité physique « habituelle » entre un frère et une sœur apparaissent totalement brouillées. L’ombre des agressions du père, Anthony — admirablement interprété par Bastien Bouillon —, se dessine petit à petit à travers des silences criants de malaise.
Enzo (Diego Murgia) incarne à la perfection la fracture et la déconstruction liées à ce passé incestueux. Emprisonné dans son trauma, magnifiquement mis en relief par une caméra à l’épaule intimiste et immersive, le jeune homme sort du cadre par des comportements violents. Il se révèle incapable de saisir la main tendue par Roxane (Héloïse Volle) ; toute en légèreté, celle-ci reste complètement à l’écart du mal qui le ronge, n'en possédant pas les clés. À l'opposé, sa sœur Carla (Romane Fringeli), bien plus lucide, a réussi à se libérer et à se protéger en rejetant viscéralement ce père.
Ce drame étouffant et perturbant rappelle d’autres œuvres majeures sur le sujet, comme « Un amour impossible » de Catherine Corsini ou « Les Chatouilles » d’Andréa Bescond et Éric Métayer. Le film repose sur un trio d'interprétations remarquables : Diego Murgia, totalement à nu, Bastien Bouillon dans un rôle si délicat, et Romane Fringeli, naturelle et sauvage. Une performance……!!**
LLDS76
LLDS76

35 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2026
Un film hyper fort qui m'a remué dans tous les sens. Un casting de très haut niveau, avec des performances incroyables. Ce silence écrasant est si vrai. Merci pour ce sujet, ce traitement et ce scénario quoi !!! J'ai aussi été subjugué par l'image, les rendus de peaux, la lumière crue et douce à la fois, les cadrages des visages toujours justes, signifiants et puissants. Un grand premier film !
Bart Sampson

417 abonnés 865 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2026
La Frappe est un premier long-métrage aussi courageux que nécessaire, porté par une composition à contre-emploi de Bastien Bouillon. Dans ce drame familial présenté à la Semaine de la Critique à Cannes et que j'ai découvert en avant première à la cinémathèque, Julien Gaspar-Oliveri ausculte avec pudeur les séquelles spoiler: d’un inceste
et la persistance de l’emprise paternelle.

Bastien Bouillon, souvent associé à des personnages bienveillants, livre ici une performance saisissante dans la peau d’Anthony, un père brutal et prédateur dont le retour de prison vient fissurer la fragile reconstruction de ses deux enfants. Son interprétation physique, tendue, presque animale, installe un malaise constant et crédibilise cette figure d’homme dont l’emprise criminelle survit à l’incarcération.

Au-delà du sujet difficile, La Frappe est avant tout un film sur l’amour qui tente de subsister sur les décombres d’une enfance fracassée. Le scénario, en partie autobiographique, évite le jugement et la leçon de morale pour se concentrer sur la confusion des sentiments et les silences qui en disent plus long que les dialogues. La relation entre Enzo (Diego Murgia) et Carla (Romane Fringeli), divisés entre espoir de reconstruction et refus de renouer, structure un récit à la fois intime et universel.

Julien Gaspar-Oliveri impose une réalisation nerveuse, sensorielle, qui colle aux corps et aux peaux pour traduire la violence sourde du trauma. Au final La Frappe est un film dur, éprouvant, mais d’une grande dignité, qui pose avec justesse la question de la reconstruction après spoiler: l’inceste
.
Arthur Brondy

308 abonnés 1 507 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2026
C’est le film coup de poing de la rentrée. Julien Gaspar-Oliveri signe un premier long métrage brillant affrontant le délicat sujet de l’inceste. Enzo et Carla sont frères et soeurs. Lorsque leur père Anthony est libéré de prison, Enzo cherche à rétablir un lien familial. Mais l’illusion ne va pas résister à la réalité des traumatismes. Le film est fort car il parvient à plonger le spectateur dans le malaise des souvenirs. Sans presque jamais aborder frontalement le sujet, on comprend le drame qui a frappé la vie des jeunes personnages, l’emprise, le charisme, le secret, la violence. C’est puissant, impressionnant. Mention spéciale aux compositions de Delphine Malausséna qui apporte au film un élan d’émotions supplémentaire.
Domvill
Domvill

37 abonnés 225 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2026
si le thème du film est intéressant, le traitement est poussif : une caméra sans cesse en mouvement, des gros plans à fleur de peau , des sourires et des cris qui remplacent les dialogues..
Toute la première partie est très longue à démarrer...Le spectateur est témoin du blocage de la parole et la fin est quelque peu perturbante.
Nathbar
Nathbar

69 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2026
Ce film aborde le thème des conséquences ravageuses que subissent des enfants victimes d'inceste et du devenir de l'adulte qu'ils essaient tant bien que mal de construire ; La colère, la haine, le pardon, l'amour, tous les sentiments y sont traités.
La caméra du cinéaste approche chaque personnage au plus près au point que l'on ressent et devine ce qui se passe dans l'esprit de chacun.
Mention spéciale au jeune Diego Murgia, phénoménal qui semblerait bien candidater au prix du meilleur espoir de l'année, en tout cas on peut lui présager un avenir très prometteur !
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2026
Très bien fait avec un jeu des jeunes acteurs exceptionnels
Sur un sujet particulièrement difficile
dumas.n
dumas.n

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2026
J’ai vraiment beaucoup aimé ce film. Il est assez dur, mais qui m’a surtout marqué par la manière dont il raconte son histoire sans tout expliquer directement.

Le film repose beaucoup sur les silences, les regards et les non-dits, ce qui rend certaines scènes encore plus fortes. J’ai particulièrement aimé la mise en scène de Julien Gaspar-Oliveri. La caméra est très souvent proche des personnages, notamment de leurs visages et de leurs corps. Les gros plans et les mouvements de caméra donnent une impression d’enfermement et permettent de ressentir ce que vit Enzo sans qu’il ait forcément besoin de le dire. Le réalisateur utilise aussi beaucoup le hors-champ, ce qui laisse certaines choses à notre imagination.


spoiler: La fin m’a particulièrement marqué parce qu’elle montre jusqu’où la violence et le traumatisme peuvent continuer à influencer Enzo. Le film ne cherche pas vraiment à donner une réponse simple, mais plutôt à nous laisser avec un malaise et des questions.


Pour moi, La Frappe est donc un film très réussi, surtout grâce à sa mise en scène, à ses acteurs et à sa façon de traiter un sujet aussi lourd.
Tony
Tony

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2026
Un point de vue sur la province beaucoup trop parisien. On ne comprend pas où ça se passe, malgré les efforts de Bastien Bouillon qui peine à rendre crédible son personnage. Mention spécial pour les jeunes acteurs qui sauvent cette famille reconstituée.
Florence Bruaux
Florence Bruaux

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2026
Un film original dans sa narration, percutant, troublant, la douleur de cette famille transpire par tous les pires de la peau créant une angoisse oppressante tout s explique vers la fin, un vrai suspense dire que certains critiques dévoilent la fin... Quelle bêtise ! Ne lisez pas les critiques avant d'y aller surtout 
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